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lundi 28 mars 2016

Jennifer O'Neill

Jennifer O'Neill est une actrice américaine née le à Rio de Janeiro (Brésil). Après des débuts en fanfare dans Rio Lobo et surtout Un été 42, et malgré Otto Preminger, Blake Edwards, Tom Gries, Luigi Zampa, Luchino Visconti (un brillant - et inattendu - second rôle féminin dans L'Innocent, en parfaite antithèse de Laura Antonelli) et David Cronenberg par la suite, la carrière de la superbe Jennifer O'Neill (qui fut un mannequin renommé dès 1962) n'a pas tenu ses promesses, sombrant dès la fin des années soixante-dix dans la série B (ou Z) d'horreur ou d'action.
À la télévision, dans les années quatre-vingt, l'actrice tient encore la vedette dans la série Espion modèle (où elle renoue avec sa première activité et forme avec Jon-Erik Hexum un couple des plus "glamour") et compose une somptueuse Messaline, puis disparaît quasiment des écrans, se contentant d'apparitions de plus en plus discrètes. En revanche, elle a publié plusieurs livres depuis 1999 (son autobiographie Surviving Myself fut le premier). Jennifer O'Neill a été mariée neuf fois.


                                 


Un été 42 (1971) - Ce film sur le passage à l’âge adulte (le thème central chez Mulligan) joue sur plusieurs tableaux. Sans pomper les œuvres, il rappelle par certains aspects le style de Mike Nichols (Le Lauréat en particulier car il présente des similitudes aussi dans les grands faits du synopsis) et de façon plus lointaine, certains films sur la jeunesse des années 1950-60 (comme A l’est d’Eden avec James Dean) sans partager leur côté tumultueux et rebelle. Lorsqu’il tourne cet Été 42 (1971), Robert Mulligan a déjà à son actif le film judiciaire ‘humaniste’ Du silence et des ombres (1962) ; viendront L’Autre (1972) et Un été en Louisiane (1991), dernier opus, autour de rivalités amoureuses entre adolescents dans les années 1950. En 1942 Hermie (Herbert en VF) a 15 ans. C’est l’été et il n’est pas attiré par les jeunes filles de son âge. Sur la plage apparaît une créature souriante et un peu éthérée. Aimanté par Dorothy (Jennifer O’Neill, révélée l’année précédente par Rio Lobo, vue aussi dans Scanners et héroine de L’emmurée vivante de Fulci), il arrive à l’approcher avec ses rodomontades d’ado transi. Les réponses de Dorothy sont légères et bienveillantes. Hermie l’admire, aimerait en faire la première étape de sa vie d’homme, il est relié seulement au présent, tâche de satisfaire les pressions de son âge et de s’en émanciper. Dorothy le laisse faire, elle semble accepter tout, détachée, sans projets ni reliques à chérir. Une romance insoluble est en train de se dérouler : elle permet à l’un de grandir et à l’autre de se consoler, sans avoir vocation à passer la saison, sinon dans les souvenirs. Un été 42 est un mélo élégant et sensible même lorsqu’il joue au teen movie voire flirte avec le potache (sauf à la rigueur le premier quart-d’heure, jusqu’à la rencontre). 



           

Le film centré sur les ados débouche sur une véritable rencontre : partant sur un effet nostalgie, il devient plus largement mélancolique, mais autrement lumineux, mettant le corps tout entier et non plus seulement un pied dans le monde adulte. Hermie change de regard sur ce qu’il connaît, prend conscience de lui. Le dernier tiers avoue toute la gravité des enjeux et de ses personnages, perce des ‘images’ pour révéler, pudiquement, des abymes de tristesse. Le film connaît un grand succès (grande référence aux USA), sa bande-son The summer knows un encore plus large. Des remake plus ou moins avoués auront lieu (Maléna en 2000 avec Monica Belluci s’en inspire, Stealing Home en 1988 avec Jodie Foster est considéré par des membres de l’équipe d’Un été 42 comme une copie), ainsi qu’une suite officielle (Class of 44). Passion sans lendemain pour l'un des plus beaux mélodrames jamais tournés! Un homme se souvient quand il avait quinze ans, sa famille était venu passer l'été dans l'île! il y avait beaucoup moins de maisons et beaucoup moins de gens que maintenant! 


                 

Le caractéte de l'île et la singularité de la mer étaient beaucoup plus remarquables à cette époque là! Pour qu'un garçon ne meure pas d'ennui, il fallait que sa famille soit sûre que d'autres familles du voisinage fournirait à l'île son contingent d'enfants! Pendant l'été de 42, il y avait Hermie, Oscar son meilleur ami et Bernard, son second meilleur ami! ils s'étaient donnés le nom de "Trio terrible"..."Cette maison isolée ètait celle qu'elle habitait! Personne depuis la première fois qui l'avait vu (Magnifique Jennifer O'Neill, dont la beauté illumine le film), ni rien de ce qui lui est arrivé ensuite, ne lui a donné une telle sensation de peur et de confusion! Aucun des êtres qu'il a connu n'a autant fait pour le rendre plus sûr de lui ou plus incertain, plus persuadé de son importance et de son insignifiance"...Ce chef d'oeuvre subtil aux saveurs nostalgiques touche la corde sensible grâce à la mise en scène de Robert Mulligan et à la musique mythique (et oscarisée) de Michel Legrand! Ni sensiblerie ni érotisme, mais un ton toujours juste, grave, émouvant et poétique! Un grand moment de cinéma...(Allociné)



                   


On sent bien qu' « Opération clandestine » n'est pas l'œuvre la plus personnelle de Blake Edwards, ayant en plus souffert d'un montage chaotique dû au producteur du studio. Ce qui se voit d'ailleurs à travers quelques transitions, ce qui paradoxalement donne une certaine singularité à l'entreprise, lui évitant d'être trop linéaire. Le résultat n'est pas grandiose, et Michael Crichton, scénariste, a beau avoir renié le film, il se suit pourtant avec un certain plaisir. Dynamique, bien mené et évoquant un sujet encore tabou à l'époque (l'avortement), on a ainsi droit à quelques vraies bonnes séquences et même à certaines réflexions intéressantes sur le sujet. James Coburn réussit de son côté l'exploit d'être à la fois pas du tout crédible et excellent en pathologiste aux méthodes ressemblant plus à celle d'un flic que d'un médecin. « Opération clandestine » n'est pas forcément une œuvre sur laquelle on a des millions de choses à dire, la faute peut-être à son aspect presque bancal, mais que l'on est toutefois plutôt content d'avoir vu. Au vu de ce thriller on peut dire que Blake Edwards est plus doué pour la comédie mais Opération Clandestine reste (malgré un style très téléfilm) un thriller médical (d'après une histoire de Michael Crichton) relativement plaisant à suivre ; Opération Clandestine doit beaucoup à James Coburn qui porte ce petit film sur ses épaules. Il est très à son aise en docteur très cool à qui on ne la fait pas. A l'exception notable du "Jour du vin et des roses", pour moi plus grande et plus forte oeuvre ciné sur le thème de l'alcoolisme avec "Le Poison" de Billy Wilder, les tentatives de films de Blake Edwards en dehors du registre de la comédie, pour donner lieu à quelque chose d'impersonnel, m'ont jamais particulièrement emballé ; "Opération clandestine" fait partie de ceux-là. 



    


Reste que si on oublie que c'est un Blake Edwards, qu'on ne trouve aucune trace du style personnel du cinéaste, c'est malgré tout un film très efficace porté par un rythme impeccable, par un James Coburn ayant du charisme à revendre et par une bonne intrigue qui sait se faire des fois surprenante. On ne passe pas un grand moment de cinéma mais les 100 minutes du film passe assez rapidement et sans déplaisir. Opération clandestine et Deux hommes dans l'ouest ont été désavoué en leur temps par l'immense Blake Edwards. Charcutage et remontage chaotique sont le fait du studio ayant commandité ces deux films. Opération clandestine, inédit en dvd, est tiré d'un scénar de Michael Crichton, mis en musique par Roy Budd, et porté par James Coburn. 


                 

L'intrigue est certes anémique, mais ce film réserve de beaux moments : la relation attachante entre le Dr Carey et sa compagne, les violences inatendues infligées au héros, le charme indéniable de Coburn ... font de ce petit film une curiosité à recommander à tout malade cloué au lit, un dimanche après-midi. Disons le tout net, les thrillers ne sont pas ce que Blake Edward a fait de mieux. Là, loin des comédies qui ont fait son succès, le réalisateur de "The party" ou de "Diamants sur canapé" s'emberlificote un peu les pinceaux en tissant la toile de cette "Opération clandestine". Certes, James Coburn saisit l'occasion qui lui est donnée pour affirmer un peu plus son talent, mais l'ensemble demeure, hélas, bien inégal. L'intrigue, aussi mince qu'une feuille de papier à tabac, laisse trop à désirer. (Allociné)                                       

3 commentaires:

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    http://sv10.onlinevideoconverter.com/download?file=g6i8f5i8j9a0j9b1&title=Op%C3%A9ration%20clandestine%20(film%201972).avi&v=5i-F_i-Pb5w

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  2. Merci beaucoup pour le coup de projecteur pour cette actrice, en effet, pleine de charme qu'il est intéressant à découvrir...

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