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samedi 5 mars 2016

Edward Platt

Edward Platt est un acteur américain, né le à Staten Island, État de New York, et décédé le à Santa Monica, Californie.Ce fut un puissant baryton-basse , il fit ses débuts sur Broadway dans le Rodgers et Hammerstein musical Allegro . José Ferrer , qui a effectué ses débuts avec Platt dans la pièce de Broadway The Shrike, l'aide à obtenir son premier rôle au cinéma dans la version 1955 du film.Egalement en 1955, il  apparait dans Rebel Without a Cause mettant en vedette James Dean , Natalie Wood et Sal Mineo . Platt revient à Broadway en 1958 avec la comédie musicale Oh, capitaine! Jouant un rôle romantique. En 1959, il joue l'avocat de Cary Grant  dans North by Northwest . En 1959, Platt  joue aussi dans le film The Rebel Set , qui a été "repompé" par l'émission de télévision Mystery Science Theater 3000Platt est également apparu dans des épisodes de l'original Perry Mason , State Trooper (dans l'épisode "Who Killed Doc Robbins"), les hommes dans l' espace (dans l'épisode "From Another World"), Bonanza , "The Rifleman", Rawhide , Whispering Smith , The Outer Limits (dans le premier épisode de la saison "The Man with the Power"), The Dick Van Dyke Afficher (dans "A Game Of Cards de Nice friendly"), et The Twilight Zone .



                                

Jim Stark vient d’emménager à Los Angeles. Après une nuit d’ivresse, le jeune homme est arrêté par la police. Emmené au commissariat, il y croise Plato, emprisonné pour avoir tué deux jeunes chiens et Judy qui a fui le domicile parental. Le lendemain, il commence les cours au lycée Dawson et se retrouve rapidement pris à parti par Buzz et sa bande…Le 30 septembre 1955, James Dean trouve la mort au volant de sa Porsche Spider. La Fureur de vivre, dans lequel le jeune comédien participe à une course de voiture meurtrière, se transforme en dernier testament d’une icône de la culture américaine. Le film de Nicholas Ray sort sur les écrans le 27 octobre, son succès commercial est énorme, le mythe "Dean" est né. Cependant, il est trop simpliste de cantonner ce chef d’œuvre au portrait posthume d’un acteur culte. A travers ce quinzième long métrage, le réalisateur de Johnny Guitar dresse un tableau triste et fulgurant de trois adolescents en quête de repères. La symbolique qu’il utilise et le traitement de l’image qu’il applique à son film en font une œuvre sombre et poétique habitée par un comédien dont on oublie trop souvent le talent...


            


Tout au long du film les symboles s’enchaînent. Le premier plan de La fureur de vivre met en scène le jeune Jim Stark : allongé sur le bitume, il tient un jouet, puis se recroqueville, une sirène de police retentit. Cette entrée en matière n’a besoin d’aucun dialogue pour caractériser le personnage de Stark et définir la thématique principale du film. La position fœtale sur le sol, le jouet et les larmes qui coulent sur son visage décrivent l’incompréhension d’un adolescent et son refus de devenir adulte. La sirène de police représente l’autorité parentale à laquelle il se heurtera pour finalement accepter sa condition d’homme … 


Le père de Jim est représenté par des détails qui décrivent sa faiblesse : lors des scènes d’intérieur au domicile familial, le personnage, dominé par sa femme, est affublé d’un tablier ridicule qui caractérise sa soumission. Lorsque Jim le retrouve un soir, il est à genou, les mains au sol, et tel un animal domestique il paraît totalement assujetti … Nicholas Ray utilise également les couleurs pour véhiculer sa thématique : Judy, la petite amie de Jim, est d’abord présentée avec un rouge à lèvres criard et une robe dont le rouge électrique est renforcé par le technicolor. Métaphore de sa sexualité et de sa féminité en éveil, cette couleur réapparaît avec le blouson que Dean met pour participer à la course meurtrière.


                



Dans cette scène, le rouge évoque le sang, la violence et la destruction. La comparaison ainsi faite entre le passage à l’âge adulte (le rouge de Judy) et la mort (blouson rouge de Jim) accentue le romantisme du film de Ray. La symbolique passe aussi par la position des personnages lors du conflit entre Jim et ses parents : le plan décrit l’adolescent entouré de son père écrasé dans un coin de l’image et de sa mère située en position dominante sur un escalier. Tiraillé, Jim n’aura d’autre alternative que la fuite …


A cette volonté d’orienter sa grammaire cinématographique vers une symbolique omniprésente, Nicholas Ray choisit d’enrichir sa réalisation avec un cinémascope d’une grande beauté. Ce format permet de mettre en évidence la solitude des jeunes qu’il décrit. Sur chaque plan, on les découvre perdus au milieu de décors dépouillés et sans vie. Les rues de Los Angeles sont désertes, la maison dans laquelle le trio d’adolescents fuit est abandonnée et le planétarium, avec son allégorie sur la position de la terre dans le cosmos, leur prouve à quel point ils sont seuls. Ces images d’une beauté rare et triste sont appuyées par une partition sombre de Leonard Rosenman. Le compositeur qui dirigera plus tard le score de Barry Lyndon fait preuve de sensibilité ; ses notes distillées avec parcimonie annoncent les drames à venir et amplifient le lyrisme des plans de Ray.


Le récit construit autour d’un scénario riche en conflits (père/fils, père/mère, jeunes/adultes) atteint son climax dans un final qui laisse transparaître un léger espoir. Le drame aboutit à la mort d’un enfant abattu sur une incompréhension des adultes et à la naissance d’un homme enfin libéré du joug parental. Cette tragédie à la fois simple et naïve permet au réalisateur de peindre avec poésie la fragilité d’une jeunesse en manque de repères et de mettre en scène un acteur hors norme…

A l’image des ses prestations dans Giant et East of Eden, James Dean étale ici son talent de manière insolente. Il joue ce personnage perdu entre l’enfance et l’âge adulte. A la fois naïf, rebelle et violent, il incarne les innombrables faces de Jim Clark avec un charisme rare. Elève de l’Actor Studio, Dean met en œuvre la méthode initiée par Strasberg : investi par son personnage, il donne l’impression de l’habiter. Chaque mouvement de son corps fait partie du personnage. Il est Jim Clarke et le restera sans doute jusqu’à sa folle échappée du 30 septembre 1955 …
(http://www.dvdclassik.com/critique/la-fureur-de-vivre-ray)



                                     


Pour la décennie qui nous concerne ici, La Patrouille de la violence est déjà le sixième western interprété par Audie Murphy. Autant dire que même si les années 50 furent les plus prolifiques pour le "comédien au visage poupin" (ce constat pouvant d’ailleurs également s’appliquer au western en général dont ce fut l’âge d’or), les suivantes ne laissèrent pas reprendre son souffle au "plus grand héros de la Seconde Guerre mondiale". Contrairement à ce que l'on aurait pu craindre, la qualité de ce corpus 60's demeura presque tout aussi honorable que le précédent malgré évidemment quelques petits ratés - Le Diable dans la peau (Hell Bent for Leather) de George Sherman. Le western de R.G. Springsteen, malgré la faible réputation de son réalisateur et sans posséder les qualités de ceux signés par Harry Keller, s’en sort relativement bien même s’il demeure dans l’ensemble assez moyen. Springsteen devant être souvent associé au producteur A.C. Lyles durant ces années, il allait de soi que son nom au générique pouvait faire craindre le pire au regard de ces productions non seulement fauchées mais de plus extrêmement médiocres. Les principales qualités de Bullet for a Badman pourraient alors provenir non seulement des magnifiques décors naturels mis à disposition de l’équipe de tournage, mais également du roman à l’origine du scénario écrit par Marvin H. Albert. Celui-ci fut déjà l'auteur du livre que John Sturges adaptera pour son psychologiquement très efficace Trésor du pendu (The Law and Jake Wade) ainsi que des ouvrages mettant en scène le détective le plus "cool" de la littérature policière, le fameux Tony Rome que campera à l’écran avec une délicieuse désinvolture Frank Sinatra dans deux films au moins tout aussi réjouissants réalisés par Gordon Douglas.En effet, si le scénario n’a pas le temps en à peine 75 minutes de fouiller plus avant la psychologie de ses personnages, il bénéficie tout du moins des situations assez originales du roman qu’il adapte. Jugez plutôt ce postulat de départ qui aurait facilement pu faire de ce film un très émouvant western mélodramatique (à défaut de l’être, La Patrouille de la violence se suit néanmoins sans trop d’ennui). Audie Murphy interprète un ancien Texas Ranger qui s'est marié avec l’épouse d’un de ses "collègues" après que celui-ci est passé du mauvais côté de la loi au point de se faire appréhender et jeter en prison. Mère d’un petit garçon à l’époque, la jeune femme s’était retrouvée seule du jour au lendemain ; le brave Logan s’était alors senti dans l’obligation de prendre soin d’elle et de l’aider à élever son fils, sans que celui-ci ne soit jamais mis au courant de l’existence de son véritable père.




Quelques années plus tard, le vil Sam, qui a réussi à s’évader, va essayer de récupérer ceux qu’il pense encore lui appartenir, ayant décidé dans le même temps d’assassiner celui qui a pris sa place au sein de son foyer. La milice qui se constitue pour le poursuivre après qu’il a cambriolé une banque ne sera composée (hormis l’angélique Audie Murphy) que de canailles bien plus préoccupées du butin provenant du hold-up que de l’homme à ramener. Ils sont tous prêts à s’entretuer pour s’accaparer l’argent alors que le petit groupe est acculé par des Apaches sur le sentier de la guerre... On imagine bien qu’avec tous ces éléments, les situations mélodramatiques développées, les énormes possibilités concernant les scènes d'action, les retournements de situations et les motivations de chacun, cette Patrouille de la violence aurait pu être grandiose, à la manière d’un film de Budd Boetticher ou d’Anthony Mann. Comme nous le disions en début de paragraphe, il ne se révèlera pourtant que plaisant ; mais c’est déjà ça de gagné !


                  

Car non seulement le couple de scénaristes, loin d’égaler Burt Kennedy ou Borden Chase, n'a ni le talent de ces derniers ni le temps d’approfondir les caractères ou les situations, mais l’interprétation s’avère de son côté très inégale. Si Audie Murphy est impeccable, tout aussi crédible en père de famille avec ses soucis ordinaires qu’en impitoyable tireur d’élite, Darren McGavin a du mal à nous convaincre dans la peau de ce salopard qui, dès la première séquence, afin de ne pas laisser de témoins, abat de sang-froid celui qui lui avait fourni les plans de la banque. Tenant le rôle souvent dévolu à Dan Duryea, il ne lui arrive évidemment pas à la cheville, ce qui rend bancales les relations entre les deux ex-amis qui avaient chacun bifurqué vers des chemins différents voire totalement opposés. Cela dit, la première séquence qui, à mi-film, nous rend le film enfin plus intéressant (les 40 premières minutes s’avérant assez laborieuses) est celle qui réunit de nuit les deux hommes et nous permet de comprendre les éléments de leur passé qui les ont amenés à cette inextricable situation. (http://www.dvdclassik.com/critique/la-patrouille-de-la-violence-springsteen)

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