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jeudi 17 mars 2016

Dana Andrews

Dana Andrews suit les cours d'art dramatique de la Pasadena Playhouse, avec laquelle il débute sur scène en 1935 dans Cymbeline. Ses rôles devenant progressivement plus importants, il est remarqué par un agent de Samuel Goldwyn. Bien qu'il n'ait tenu, en neuf mois, qu'un rôle secondaire dans The Westerner (Le Cavalier du désert) de William Wyler (1939), son talent est jugé suffisamment prometteur pour que Goldwyn revende la moitié de son contrat à 20th Century Fox ; il devient ainsi l'un des tout premiers acteurs à bénéficier d'un split contract. Hormis quelques rares premiers rôles dans des films de série B ainsi que dans Tobacco Road (La Route du tabac) de John Ford (1941), Dana Andrews ne tient alors que des seconds rôles, dont le plus notable est celui du chef du trio de cow-boys victimes d'un lynchage dans The Ox-Bow Incident (L'Étrange Incident) de William Wellmann (1943). Sa performance dans ce film, qui ne lui vaut que des louanges, incite Fox et Goldwyn, dont plusieurs vedettes (Henry Fonda et Tyrone Power notamment) ont été appelées sous les drapeaux, à lui confier des rôles plus importants. Exempté de service du fait de son âge et de sa situation de famille (il est marié et père de deux enfants), le voici promu vedette, d'abord de films de guerre, dont le fameux A Walk in the Sun (Le Commando de la mort) de Lewis Milestone (1945), puis de drames, mélodrames et films noirs dans lesquels, afin de mettre en valeur son charme et attirer la clientèle féminine alors majoritaire, il incarne des personnages « romantiques ». C'est dans ce domaine qu'il tient ses plus beaux rôles, principalement sous la direction d'Otto Preminger : Laura (1944), Fallen Angel (Crime passionnel, 1945), Daisy Kenyon (Femme ou maîtresse, 1947) et Where the Sidewalks Ends (Mark Dixon détective, 1950) ...(http://www.universalis.fr/encyclopedie/dana-andrews/)


                               

La question de la dualité, voire même de la gémellité, hante la filmographie de Fritz Lang, et ce aussi bien dans ses intrigues qu’à un niveau extra-diégétique : depuis le double rôle incarné par Brigitte Helm dans Metropolis jusqu’au diptyque hindou qui suivra son départ des Etats-Unis, beaucoup de choses semblent chez lui devoir aller de paire, comme pour traduire numériquement une constante préoccupation autour de la nature contradictoire de l’homme, de cette âme tourmentée par la lutte entre le Bien et le Mal, entre la lumière et l’obscurité, entre la légèreté et le drame. C’est ainsi qu’en 1945, il avait livré un fascinant duo de films réunissant Joan Bennett et Edward G. Robinson - La Femme au portrait, habité d’un certain optimisme, puis La Rue rouge, totalement désenchanté - comme pour proposer deux regards, deux visions, autour d'une même histoire. En 1956, après la parenthèse que représenta Les Contrebandiers de Moonfleet au sein d’une quasi-décennie presque entièrement consacrée au drame policier, c’est de nouveau avec un prodigieux diptyque que Fritz Lang achèvera sa carrière américaine : à La Cinquième victime succédera ainsi L’Invraisemblable vérité, deux films sombres et épurés mettant en scène Dana Andrews mais aussi, et surtout, la plupart des obsessions du cinéaste. Fritz Lang n’a pas encore terminé Moonfleet lorsqu’on lui soumet le premier scénario d’un projet alors nommé News is Made at Night, inspiré d’un roman récemment écrit par Charles Einstein, The Bloody Spur. L’auteur s’était inspiré d’un fait divers particulièrement sordide des années 40, durant lequel un jeune homme d’à peine 18 ans, William Heintert, avait étranglé puis démembré une fillette. Mais, fin connaisseur du fonctionnement des groupes de presse, Einstein doublait son intrigue policière d’une critique du milieu médiatique, et notamment sur les rivalités hiérarchiques entre les différentes rédactions et les différents services. En 1954, cela trouve chez Fritz Lang un écho d’actualité dans la manière dont sont télédiffusées les audiences sénatoriales impliquant Joseph McCarthy, et il se trouve ainsi particulièrement intéressé par la dimension documentaire du roman d’Einstein, bien plus semblerait-il (d'après ses carnets d’annotation) que par la partie policière. Il s’inspire alors des travaux du psychanalyste Robert Lindner, et notamment d’un chapitre d’un ouvrage intitulé The Fifty Minute Hour, dans lequel est détaillé le cas d’un jeune criminel obsédé par sa mère. A la convergence de ces inspirations se dessine ainsi progressivement la figure du meurtrier qui sera incarné par John Drew Barrymore (fils du grand John Barrymore et futur père de l’actrice Drew Barrymore) : à titre d'exemple, la phrase écrite au rouge à lèvres par l’assassin, de « Help me, for the love of God ! » dans le roman deviendra « Ask mother » dans le film...


           

Débute alors pour le cinéaste un travail titanesque sur le scénario que lui a apporté Casey Robinson, pour tenter de gommer la masse des invraisemblances ou des facilités scénaristiques qui l’habitent (certaines demeureront, il faut bien le dire) et pour surtout tenter de rendre crédibles et claires les tensions et les enjeux internes au groupe de presse. A l’aide de son conseiller technique, Mike Kaplan, Lang étoffe sa description, apprend le jargon du métier, et tente de restituer le bouillonnement des bureaux de la manière la plus efficace qui soit. Il y a, au final, du Ben Hecht de The Front Page (la pièce qui donna notamment La Dame du vendredi de Howard Hawks ou Spéciale Première de Billy Wilder), dans l’énergie qui se dégage de ce constant état d’urgence (les téléphones qui sonnent, les coursiers qui courent, les téléscripteurs qui s’emballent...) comme dans l’ironie avec laquelle Lang décrit les rapports de force, par exemple, entre le patron de l’agence télégraphique (Loving, incarné par un George Sanders idéal pour le rôle) et le rédacteur en chef du journal (Griffith, incarné par Thomas Mitchell).


                 

Il y a ainsi, comme évidemment dans les films qu’aura inspiré la pièce de Ben Hecht, une véritable dimension comique, à la limite de la screwball, dans toutes les séquences intérieures à l’immeuble du groupe de presse (où de larges cloisons vitrées fractionnent la narration, permettant de mener plusieurs actions indépendantes simultanément) ; mais une comédie mordante, pleine de sévérité, qui repose sur l’absurdité des comportements arrivistes des différents protagonistes. Ce qui rend ces personnages drôles autant que glaçants, c’est la manière dont ils sont prêts à tout pour atteindre leurs objectifs, tout en reprochant aux autres de faire de même. De façon assez symptomatique, Lang semble peu s’intéresser à la dimension "humaine" de son histoire : la mort du patron est rapidement évacuée, et tout ce qui pourrait tenir de l’ordre ou du sentiment ou de la morale est ici rapidement balayé. Ce qui le motive, c’est justement "l’inhumanité" à laquelle chacun succombe pour parvenir à ses fins : aux hommes, ambitieux et lâches (même Mobley, qui paraît comparativement infiniment plus honorable que les autres, n’hésite pas à offrir sa fiancée comme appât au tueur...), s’opposent ainsi des femmes vénales et manipulatrices, et dans cette comédie des bassesses, Lang ne résiste pas, occasionnellement, à faire preuve d’une ironie cinglante.(http://www.dvdclassik.com/critique/la-cinquieme-victime-lang)


                             


Johnny Reno (1966) :Les années 1960 n'étaient que peu propices pour le western hollywoodien classique. Après le décès d'une des figures phares du genre, Gary Cooper, et la retraite de deux autres, John Ford et Randolph Scott, les vedettes de la conquête de l'Ouest qui demeuraient se maintenaient tant bien que mal dans des resucées fatiguées de leurs succès d'antan. John Wayne passait ainsi une longue période aride en westerns de qualité entre El Dorado et son dernier coup d'éclat qui était son dernier film tout court, Le Dernier des géants en 1976, dans lequel il retrouvait James Stewart, encore moins bien loti que lui. Tout un genre était en train de s'effacer, alors que la relève, les westerns spaghettis d'un Leone ou les opéras violentes d'un Peckinpah, attendait son tour avec de moins en moins de patience. Toute la ville est coupable est une de ces productions de série B, qui tentaient encore d'attirer le chaland avec des vedettes revenues de tout. Il émane ainsi une tristesse douce-amère de l'apparition de Dana Andrews, trop vieux pour effectuer les cascades les plus simples, et d'une Jane Russell dans un de ses derniers films, juste le reflet d'une beauté physique qui se fanait irrémédiablement. Le maquillage épais et les perspectives les plus avantageuses n'étaient alors plus que des subterfuges devant le cruel passage du temps. Néanmoins, cette assemblée d'acteurs prêts à être mis au débarras s'en tire pas trop mal d'affaire. Le cadre très modeste d'une histoire qui enfile les thèmes connus du genre, dont la prison assallie n'est pas le moindre et une référence manifeste au film de Howard Hawks cité plus haut, leur permet en effet de briller timidement une dernière fois. La solidité sans ambition de la mise en scène et la bande originale agréablement enjouée se dressent enfin comme des piliers dignes de confiance pour ce western arrivé au bout d'un cycle.




   


Un shérif détient par hasard un prisonnier en fuite puis il débarque dans une ville qui n'est pas la sienne. Toute la ville et surtout le maire et ses complices ne sont pas très rassurés de son arriver. Que se passe t-il ? que cache t-ils ? l s'agit la et comme je l'ai souvent dis des production du sinistre A.C LYLES qui reprend les acteurs veillissant leurs accordant un salaire pour la dureé du tournage et faisant des western sans eclat mais qui pour la plupart possède des qauliteé non négligeable,alors bien sur il ne faut surtout pas s'attendre a y voire un western etincellant d'action rhytmé du debut a la fin,mais surtout l'emploi des stock-shot a répétition et des longueur souvent fade mais c'est ainsi pour cette periode chez paramount,moi je suis très client L'occasion est de voir un des derniers films avec l'actrice iconique Jane Russell. Western bien correct. Sources : http://forum.westernmovies.fr/viewtopic.php?t=582 et http://www.mulderville.net/critiques/1138/toute-la-ville-est-coupable


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