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vendredi 25 mars 2016

Movie Birds

“Birdman” récompensé aux Oscars, le webmagazine d’Arte “Blow up” a décidé de se pencher sur la représentation des oiseaux au cinéma. On passe ainsi du documentaire pur et dur (“Le Peuple migrateur”) aux dessins animés, où l’oiseau est parfois synonyme de liberté (“Le Roi et l’Oiseau”), des oiseaux qui attaquent en groupe (“Les Oiseaux” d’Hitchcock) aux oiseaux qui tombent du ciel (“Take Shelter”). (http://www.lesinrocks.com/inrocks.tv/blow-les-oiseaux-au-cinema/)


                   


1957, Claude Lelouch est à Moscou comme caméraman d’actualités. Au cours d’une visite aux studios Mosfilm, il a l’occasion d’assister au tournage de Quand passent les cigognes. Séduit par son lyrisme et sa modernité technique, il le fait découvrir au directeur du Festival de Cannes. Quelques mois plus tard, en 1958, c’est la consécration pour Mikhail Kalatozov. Sous le soleil de la Croisette, Quand passent les cigognes remporte la consécration suprême : la Palme d’or. L’aventure ne s’arrête pas là, le film remporte également l’Oscar du meilleur film étranger à Hollywood ; rares sont les films qui ont cumulé les deux distinctions. Le réalisateur russe se voit couronner pour une œuvre à part dans sa filmographie. Mikhail Kalatozov, né Kalatozishvili en 1903 en Géorgie, est reconnu pour trois œuvres majeures. Tout d’abord Le Sel de Svanétie en 1930, première inspiration romantique de l’auteur, ensuite pour Lursmani Cheqmashi, mis en boîte un an plus tard et qui causa quelques soucis à Kalatozov, le film étant taxé de négativisme par les autorités suprêmes. Pour pénitence, Kalatozov est réduit à des tâches administratives dans l’industrie cinématographique. Cette mise au pilori va se prolonger jusqu’en 1939, date qui marque le début de la Deuxième Guerre mondiale et "l’ascension" de Kalatozov en tant qu’Administrateur en chef de la production cinématographique soviétique. Pendant cette période, l’activité artistique tourne au ralenti et Kalatozov, occupé par ses fonctions, n’a que de trop rares occasions de s’adonner à sa passion. Envoyé comme attaché culturel à Los Angeles, il découvre le cinéma américain de King Vidor et de Vincente Minnelli, des auteurs qui auront une grande influence sur sa manière de traiter le mélodrame. Il ne reviendra réellement derrière la caméra qu’après 1950. En 1957, Kalatozov tourne sa troisième œuvre majeure : Quand passent les cigognes. Staline décède en 1953, Nikita Khrouchtchev prend les rênes du régime. Lors du 20e Congrès du Parti Communiste en 1956, le nouvel homme fort dénonce le culte de la personnalité et les crimes de son prédécesseur. Le régime entreprend une longue et pénible déstalinisation. Sur les plaies de l’Empire s’éveille un courant artistique appelé le thaw.


           

Un nouveau cinéma émerge, bien évidemment, toujours contrôlé, mais allégé de sa rhétorique marxiste et de son idéologie réaliste socialiste. Cette libération permet au cinéma russe, et à Kalatozov en particulier, de transcender son œuvre et son talent. C’est la révélation : si The Forty First de Grigori Chukhrai, réalisé en 1956, est le film le plus important de l’ère post-Staline, Quand passent les cigognes est pour sa part le premier chef-d’œuvre de ce tournant historique. Quand passent les cigognes est une histoire d’amour sur fond de Deuxième Guerre mondiale, une diatribe sur la guerre, un mélodrame psychologique sur les choix d’une femme et les conséquences de sa décision. Le film a souvent été qualifié de mètre étalon, de référence par les historiens du cinéma. Des qualificatifs qui peuvent parfois rebuter un spectateur qui s’attend dès lors à un cinéma inaccessible. On est loin du compte. Plus qu’un exercice de style, c’est une splendide histoire d’amour que nous offre Kalatozov.


                                    

Le film a surpris la critique internationale par sa rupture avec le cinéma de propagande que la Russie avait coutume de proposer. Si la Palme d’or cannoise de 1958 se démarque par son lyrisme et son aversion pour la guerre, il faut également souligner son expérimentation formelle typique du cinéma russe des années 20. Au même titre que The Forty First, Quand passent les cigognes a insufflé de la vie dans la production cinématographique de l’ère post-stalinienne, que ce soit avec La Ballade d’un soldat du même Chukhrai en 1959, L’Enfance d’Ivan d'Andrei Tarkovski en 1962 ou bien encore Soyez les bienvenus de Eugène Klimov en 1964. Toutes ces œuvres participent d’un même renouveau : c’est une période faste faite de découvertes et d’expérimentations.(http://www.luchonmag.com/Les-cigognes-arrivent-a-Saint-Mamet_a2606.html)


                                


Comment aborder aujourd’hui Le Samouraï ? Car il ne s’agit pas seulement du point culminant de l’œuvre de Jean-Pierre Melville, ni même d’un simple chef-d’œuvre d’un sous-genre - le Film noir à la française en l’occurrence. Le Samouraï est plus que tout cela : c’est une synthèse, un pivot, tout ce qui a précédé mène à lui, ce qui suivra en découlera. Héritier ingrat et infidèle du Film noir américain, celui que Melville vénère, celui de Quand la ville dort, du Coup de l’escalier et quelques autre encore, il influencera tous ceux qui se risqueront dans le polar, en particulier du côté du continent asiatique, les citer tous serait fastidieux - à ce propos, dissipons une légende : si Chow Yun-Fat s’appelle Jef dans The Killer, c’est dû à une invention de l’auteur des sous-titres anglais, non à une volonté d’hommage à Melville - le film s’en charge très bien lui-même. Jusqu’au Deuxième souffle, Jean-Pierre Melville réalisait des films. A partir du Samouraï, il produira des films de Melville. Le style jusqu’à présent en gestation parvient enfin à maturité, l’adjectif "melvillien" fait son entrée dans les dictionnaires de cinéma et son système se met en place, et tournera jusqu’à s’étouffer lui-même, mais ceci est une autre histoire. La rencontre entre Delon et Melville aurait dû se produite avant Le Samouraï. Le réalisateur lui avait en effet proposé le projet Main pleine, que la star avait refusé, prétextant son souhait de se consacrer à une nouvelle carrière outre-Atlantique. Après le succès du Deuxième souffle, Delon exprime son souhait de travailler avec l’homme au Stetson. Celui-ci lui représente le scénario de Main pleine, sans lui préciser qu’il a été tourné par Michel Deville sous le titre Lucky Jo. Delon donne son accord, mais les droits sont impossibles à récupérer. Melville lui offre alors le rôle de Gerbier dans L’Armée des ombres, déjà en gestation. L’acteur refuse et lui demande s’il n’a pas un autre projet qui lui tiendrait à cœur. Melville ressort alors un vieux scénario original écrit en 1963, et se rend chez Delon pour le lui lire. Delon l’interrompt au bout de quelques temps : « Ca fait sept minutes et demi que vous lisez votre scénario et il n’y a pas encore l’ombre d’un dialogue. Cela me suffit. Je fais ce film. Comment s’appelle-t-il ? » . Melville lui répond : Le Samouraï. Sans dire un mot, il lui demande de le suivre dans sa chambre. Le réalisateur découvre alors un décor ascétique : un lit de cuir, un poignard et un sabre. Le rôle semble fait pour lui. Du reste, il est vraisemblable que ce soit le cas, Melville sachant parfaitement comment séduire la star.



            

Jusqu’à présent, Melville subissait l’influence de ses maîtres ; il s’en affranchit avec Le Samouraï. Il prend ce qui l’intéresse, que ce soit dans le Film noir ou le chambarra. Peu importe que l’essence du genre se perde parfois en chemin, ce qui intéresse Melville c’est parfois une simple iconographie. Le ton est d’ailleurs donné par la phrase d’introduction : le réalisateur crée son propre Bushido pour le faire correspondre à l’histoire qu’il a imaginée. Il n’a que faire du code d’honneur des sabreurs nippons, ce qui l’intéresse c’est la figure du loup solitaire et blessé. Melville se sert dans ce qu’il croit, ou surtout veut comprendre du genre. Jusqu’à présent sous-jacente, l’abstraction fait son entrée dans le système Melville. Elle ne domine pas encore le film dans sa totalité, ce qui sera le cas dans les derniers films.



                              

Il y a donc encore de la vie dans les rues de Paris, du côté de Jourdain ou du Châtelet, où l’on retrouve des traces de Bob le Flambeur. Il en va autrement des intérieurs qui, eux, semblent presque conçus pour le théâtre : la chambre de Jef est ascétique au possible, ne comprenant comme mobilier que le strict minimum ; seule la présence de l’oiseau en cage apporte de l’humanité à l’ensemble. Le 36 Quai des Orfèvres ne semble composé que de couloirs gris-vert éclairés de néon, à l’exception du bureau de François Perrier - mais la carte du Paris ancien affichée au mur en témoigne, cet homme appartient à une autre époque. Enfin, le club de jazz ressemble à tout sauf à une cave enfumée ; Ginette Vincendeau note d’ailleurs très justement que lors du dernier plan, les musiciens débarrassent la scène de leurs instruments tandis que les spectateurs quittent la salle.(Dvdclassik)


                               


Publiée aux Etats-Unis en 1970, l'histoire de "Jonathan Livingston le goèland" connut un succès immédiat! Sa soif d'apprendre toujours plus, son message de volonté et de dépassement de soi en ont fait un des rares ouvrages pour la jeunesse à avoir rencontré une audience internationale! Le réalisateur Hall Bartlett voulait être acteur et avait dèjà tenu quelques petits rôles lorsque Stanley Kramer lui permit de s'initier aux techniques de la mise en scène! Dans des images à couper le souffle, "Jonathan Livingston le goéland" fut tourné en dix mois avec un budget confortable et fut filmer dans les superbes extérieurs de Big Sur, Carmel, Yosemite, Mono Lake, et dans la Vallée de la Mort! Sur la somptueuse partition de Neil Diamond, qui compose ici une de ses plus belles musiques, Hall Bartlett signe un splendide film d'aventures, entre ciel et mer, d'un goéland épris de liberté! Planant...    Fable ultra planante, "Jonathan Livingston" est d'abord et avant tout un film à contempler tellement les images épurées sont belles, que ce soit dans les cadrages ou la photographie. On sent un vrai travail de conception et d'illustration de l'espace de vol de l'oiseau...D'autant que la séquence "paradis" surprend par une utilisation splendide du négatif qui donne un aspect étrangement onirique à cette partie du film. En revanche, il faut vraiment aimer ce genre de narration pseudo philosophique axée sur des préceptes plus ou moins zen sur comment vivre sa vie en étant soi même...Personnellement, je ne supporte pas... Heureusement, la voix off doit occuper 15 mn sur 1h30...Reste la musique de Neil Diamond, très marqué années 70, avec de grands élans vocaux-folk et beaucoup de violonades. Pas mon truc ,vraiment. Mais "Jonathan..." reste un film à voir....    En effet, c'est bel et bien un chef-d'oeuvre. J'avais 15 ans quand ce film est sorti et que je l'ai vu en salle. Inutile de dire que la leçon de vie a porté ! Un des films qui m'ont fait avancer dans ma jeune vie, quoi. Et je ne suis pas le seul. Il me semble qu'il n'existe pas encore en DVD. Ce serait vraiment dommage, pour ceux qui ne le connaissent pas, de devoir le découvrir en qualité moyenne par le peer-to-peer... A voir impérativement sur grand écran (au moins avec un vidéoprojecteur) et avec une bonne sono pour bien s'y plonger. Je ne saurais d'ailleurs trop recommander le CD de la bande-son signée Neil Diamond.


            

C'est sans la moindre hésitation que je donne le maximum d'étoiles à ce film. Il est plus qu'un film dans le sens où il est bien plus qu'un divertissement. Ce film change celui qui le regarde et il trouve un écho en chacun de nous. Les acteurs sont des oiseaux mais ce qu'ils racontent s'applique à nous tous. Il flotte tout au long de ce film un parfum de vérité absolue. De plus les musiques de Neil Diamond sont magnifiques. Je vous recommande vivement le film et le livre éponyme de Richard Bach. Laissez vous imprégner et laisser vous changer.Je m'étonne de ne pas encore voir de critique pour ce film... Une mise en scène extraordinaire pour une histoire qui l'est tout autant. Une musique magnifique collant parfaitement à l'image. J'ai vu ce film très jeune et il m'avait énormément marqué. Et maintenant encore, quand je le revois ou quand je réentend la musique, j'en ai les larmes aux yeux. Un chef d'oeuvre!! (Allociné)    

4 commentaires:

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  2. Zik : http://turbobit.net/ljvl6vu9n87l.html
    http://bitshare.com/files/1pbxx6pa/Neil-Diamond---Jonathan-Livingston-Seagull-OST.rar.html

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  3. Ah "Jonathan livingstone"...du cinéma comme on en fait plus.
    Reste a savoir si ça a bien vieilli, pas sur, mais je tente, un peu par nostalgie, merci Corto.

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