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mardi 23 février 2016

Stuart Gordon

Stuart Gordon est un producteur, réalisateur et scénariste américain, né le à Chicago (Illinois) C' est un réalisateur un peu foufou qui a commencé à faire ses armes au milieu des années 80. Il est surtout connu pour son premier film, Re-Animator, sorti en 1985. On a pu alors découvrir un cinéaste passionné par Lovecraft et les expérimentations organiques ou visuelles à la manière d’un Cronenberg de l’époque. Après ce premier film, le public a injustement délaissé Stuart Gordon alors que la plupart de sa filmographie est toute aussi intéressante. Stuart Gordon commence d’abord sa carrière comme metteur en scène au théâtre. Après avoir terminé ses études, il fonde l'Organic Theatre. Cettre troupe de théâtre est réputée dans la région de Chicago pour avoir produit plusieurs pièces avant-gardistes, nottament les créations de David Mamet. Sur un coup de tête, il décide de réorienter sa carrière vers le cinéma. Gordon présente le scénario pour Re-Animator aux acteurs de sa troupe de théâtre en espérant que ceux-ci voudront bien y participer! Ceux-ci sont plutôt consternés que Gordon quitte l'Organic Theatre pour réaliser un film d'horreur de mauvais goût!! Le réalisateur n'abandonne pas son projet et Re-Animator, sort en salles en 1985.(http://www.horreur-web.com/filmo/stuartgordon.html)


                 


Oeuvre culte qui donne grave dans l'humour macabre, le burlesque, en multipliant par dix les situations classiques du genre, le "Re-Animator" de Stuart Gordon marque le festival d'Avoriaz 1986 par ses facultès à rendre risible les sèvices les plus effrayants! L'inoubliable Herbert West et son fluide miracle ramènent à la vie des cadavres dèjà bien charcutès! Ici, on shoote les têtes tranchèes ou on les promène dans des sacs de sport; les chapelets d'intestins se dèroulent comme des tentacules; et les thorax cèdent à la pression d'instruments chirurgicaux! Dans ce dèlire mèdico / èrotico / burlesque qui illustre façon gore les vieilles expressions populaires, Stuart Gordon abat la carte du toujours plus loin! Malgrè les hauts de coeur, les zygomatiques se reposent pas souvent nous donnant quelques scènes d'anthologies comme la tête coupèe du docteur Hill qui lèche les seins de la belle Barbara Crampton! Un grand classique de l'horreur qui reçut une mention spèciale horreur à Avoriaz...  A sa manière, ce film réussit l’exploit d’être aussi effrayant que la nouvelle de l’écrivain H.P. Lovecraft dont il s’inspire. Cette adaptation a longtemps été considérée par les amateurs comme le film le plus gore du cinéma. Le « Braindead » de Peter Jackson n’était pas encore passé par là. Le film révéla le réalisateur Stuart Gordon et l’acteur Jeffrey Combs. Ce dernier joue magnifiquement un jeune docteur froid et buté prêt à braver tous les interdits pour réaliser son obsession : faire revivre les morts grâce à un sérum fluorescent de son invention. Les scènes de lobotomies et la résurrection d’un chat ne sont rien à côté de la boucherie qui suit avec les macchabées devenus incontrôlables.



          

Le contexte médical et scientifique intensifie les horreurs qui se déroulent sous nos yeux. Le summum étant atteint avec le professeur décapité dont la tête et le corps ont été « réanimés » séparément par Herbert West. On a juste envie de vomir lorsque la tête tranchée lèche le corps nue d’une jeune femme ! Le dénouement infernal, avec ses cadavres devenus fous et les intestins vivants qui saisissent notre jeune médecin, est très Lovecraftien. Le personnage de l’infirmier joué par Bruce Abott, fasciné par Herbert West, partagé entre le doute et la curiosité, est intéressant. Les dernières secondes du film sont émouvantes, terribles et (presque ?) sans espoir. Evidemment, le film s’adresse à un public averti. Côté technique, la photographie a perdu de sa superbe avec les années. Néanmoins, ce film devenu culte reste incontournable pour tous les amateurs.  Ce film est pour moi une surprise totale. Premièrement, il m'a surpris, car je ne le croyais pas aussi bon. Après, il m'a également surpris, car je m'attendais à quelque chose de bien différent. En fait, quand je pensais à Re-Animator, j'imaginais un film gore et drôle dans la lignée de Braindead et autres classiques du genre. Cependant, en le regardant, j'ai dû constater que ce n'est pas vraiment le cas.



               


Alors, il est vrai que quelques scènes peuvent être vues comme assez comiques, cependant dans mon optique, ce film rentre beaucoup plus dans le gore macabre que dans le gore drôle. Le personnage du Docteur Hill en est le parfait exemple. Quand il déambule avec sa tête dans les mains, même si cela peut paraître drôle au début, on s'aperçoit vite qe l'image est plutôt macabre, voire malsaine. Cependant, cela n'est pas du tout négatif, bien au contraire. En fait, j'ai vraiment apprécié cette ésthetique macabre de Re-Animator, qu'on ne trouve malheureusement pas souvent dans les films d'horreur, surtout dans les actuels. L'ambiance, elle-aussi s'inscrit dans ce même style, et est assez particulière. Le scénario est assez intéressant. Il utilise une idée de base plutôt connue de l'imaginaire de tout le monde, et la transforme en un récit qu'on suit avec intérêt. Ce n'est pas hyper développé, et quelques idées sont abordée de façon trop rapide, mais c'est quand même bon, et bien plus que sympathique. Pour le reste, je dirai donc, que Re-Animator est un film d'horreur comme il y en a peu. Quelques moments où l'on sourit, mais il s'agit avant tout d'un film à ésthetique macabre et ambiance plutôt sombre. L'histoire sans être sublime est intéressante et bien racontée. Tout cela fait donc de ce film une oeuvre de qualité indiscutable, vue par beaucoup comme culte, et ce n'est pas faux en un certain sens. Bref, pour être tout court, un bon film, à voir sans hésiter. (Allociné)


                       
                             

Un an après re-animator, Stuart Gordon réalisa "from beyond". Accompagné par la même équipe (Yuzna a la production, Combs et Crampton pour les acteurs) ce film fut moyennement bien accueilli par les critiques lors de sa sortie. Beaucoup plus axé sur l’érotisme et le fantastique, cette déception vient peut-être du fait que à l’époque, les gens attendaient une sorte de « re-animator bis » de la part du réalisateur. Pourtant, malgré les quelques petit défauts dont nous parlerons plus loin, cette oeuvre est une réussite. S’inspirant encore une fois d’une nouvelle de Lovecraft, l’histoire axé autour de la glande pinéale (glande du cerveau régulant les pulsions sexuelle) se révèle assez originale pour se permettre des scènes osées accumulant les allusions sexuelles monstrueuses à peine dissimulées . A cet effet, comment rester de marbre devant la plutôt jolie Barbara Crampton, habillée en prêtresse sado masochiste se léchant les doigts après avoir caressé le sexe de Tillinghast?. Ou encore, comment ne pas trouver drôle cette scène au cours de laquelle le policier (Ken Foree acteur dans « zombie ») en slip rouge essayant de poignarder une espèce de gros vers phallique a l’aide d’un petit couteau. Les effets spéciaux sont principalement axé sur les transformations indescriptibles du lubrique Dr Prétorius. Ces derniers, sont efficaces et se rapproche par certains côtés aux effets du film « the thing » (avec un budget plus modeste). Malgré tout, ce film n’est pas gore. On dira plutôt qu’il est organique, des fluides corporels suintent de tous les pores de la peau de Prétorius, des liquides se déversent dans un amas de chair disloqué. On remarquera d’ailleurs que Brian Yuzna poussera le bouchon plus loin lors du final de son film « society ». Car même si ici il ne réalise pas, on sent tout de même la patte de l’auteur. Pour ceux qui on aimé "society" ou plus récemment « horribilis », c’est du bonheur !!. Mais le film perd malgré tout des points lors de ses 20 dernières mn..Stuart Gordon réalise à nouveau un film tiré d'une œuvre de H.P.


           

Lovecraft, avec la même équipe que son chef-d'œuvre précédent : Re-Animator. Jeffrey Combs est comme à son habitude fantastique (notamment à la fin du film où chauve, déluré et à la glande pinéale sortie, il se voit asservi de pulsions anthropophages). Quant à Ken Foree et Barbara Crampton, ils demeurent fidèles à eux-mêmes, Foree en flic bourru à l'humour cocasse et Crampton, encore une fois dénudée, immortalise le genre avec une scène en dessous SM des plus torrides... Stuart Gordon va en effet plus loin avec From Beyond, dépassant ses limites dans le gore et l'outrageux pour notre plus grand plaisir. Si certaines scènes s'avèrent répétitives voire souvent presque ratées dans leur enchainement (les transformations de Pretorius notamment), le long-métrage s'avère absolument jouissif dans sa forme, très prenant et surtout bien gore, le réalisateur américain ne perdant rien de son mauvais goût. Cependant, et ce avec plus de moyens, Gordon n'arrive pas à égaler sa pièce-maitresse, le cultissime Re-Animator.                          


                   


Après Re-Animator voici que Stuart Gordon nous revient avec un nouveau film mélangeant science et horreur. Si Aux portes de l'au-delà est moins réussi il n'en reste pas moins un bon petit film d'horreur qui après une première demi-heure un peu trop calme démarre enfin en nous offrant plusieurs scènes de gore et la présence d'étrange créatures et aussi la présence d'une très sexy Barbara Crampton. La mise en scène manque parfois de punch mais l'ambiance est assez inquiétante et mystérieuse pour maintenir notre intérêt tout au long du film. Si vous aimez le genre Aux portes de l'au-delà n'est pas à négliger car il vous fera passer un bon moment. (Allociné) 

2 commentaires:

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  2. fortress avec Christophe Lambert est très bien

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