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lundi 29 février 2016

Roland Armontel

Roland Armontel, né Auguste Louis Magnin, le à Vimoutiers (Orne), et mort à Paris XVe le est un comédien français de théâtre et de cinéma. Il est inhumé dans le cimetière ancien d'Asnières (Hauts-de-Seine).Il débuta très jeune puisque enfant il se produisait aux côtés de Max Linder. Au théâtre, il se produit dans de nombreuses pièces, en particulier  : Le Train pour Venise de Louis Verneuil, Les Jours heureux de Claude-André Puget, Bichon de Jean de Létraz, La Bonne Soupe de Robert Thomas, Messieurs mon mari, Mon bébé, Il faut marier maman, Une femme par jour, etc. Au cinéma, il apparait dans plus de 80 films entre 1932 et 1979.Comédien très fin, Roland Armontel est tout aussi crédible dans des emplois plus sérieux. Il n’est, pour s’en convaincre, que de le voir en commissaire Martin dans «L’ange rouge» (1948) de Jacques Daniel-Norman, avec Paul Meurisse, en juge d’instruction dans «Le martyr de Bougival» (1949) de Jean Loubignac ou en docteur Fezin, qui abrite des gangsters, dans «Maigret voit rouge» (1963) de Gilles Grangier. Vers la fin de sa carrière, l’acteur se réfugie sur le petit écran, apparaissant dans plusieurs épisodes des «Aventures de Tom Sawyer» (1968), dans «La poupée sanglante» (1976) avec Yolande Folliot ou encore dans un épisode des «Cinq dernières minutes» (1977), avec Jacques Debary.


                                 

Les Petites du quai aux fleurs est un film français réalisé par Marc Allégret, sorti en 1944. Un brave libraire qui élève seul ses quatre filles les emploie toutes dans sa boutique. Elles sont surtout intéressées par leurs histoires sentimentales. Rosine (Odette Joyeux), la plus jeune, tombe amoureuse de Francis (Louis Jourdan), le fiancé d'Édith (Simone Sylvestre), l'aînée. Francis la repousse, Rosine annonce qu'elle va se suicider. Bertrand (Bernard Blier), un étudiant en médecine, décide de l'en empêcher en veillant sur elle. Après quelques péripéties, tout finit par s'arranger. Édith garde son fiancé, le père (André Lefaur), auquel on a caché l'aventure, retrouve le cours habituel de sa vie, et une nouvelle histoire commence entre Bertrand et Rosine. Aux côtés des acteurs déjà confirmés que sont Odette Joyeux et Bernard Blier, on trouve de jeunes comédiens alors au début de leur carrière : Louis Jourdan, Danièle Delorme, Gérard Philipe, Daniel Gélin. C'est la dernière apparition à l'écran d'André Lefaur. Odette Joyeux raconte: "André Lefaur, mon père dans cette histoire, était notre doyen. Il savait nous amuser avec gentillesse, ayant toujours en réserve de petites histoires à nous raconter. Avec Bernard Blier, Gérard Philipe, Danièle Delorme, nous étions des gamins par rapport à lui et ne pouvions que prendre plaisir à l'écouter. Ce tournage s'est déroulé sous le signe de la bonne humeur [...]".Christian Gilles,Le cinéma sous l'Occupation - 1940-1944; interviews exclusives, L'Harmattan . L'entrée en matière et l'issue se tiennent malgré la confusion qui s'invite au bout d'un quart d'heure. On compatit totalement avec ce père sans compagne obligé de se coltiner les frasques de ses quatre filles dont une, amoureuse du prétendant de sa soeur, veut se supprimer.


   

Or, ce valeureux père constitue la prestation la plus attachante du lot, charmant, on l'excuse d'avance quel que soit son comportement (impayable quand il pousse la chansonnette !), on voudrait le déplacer dans un film qui en dirait plus et mieux. Il y a bien Bernard Blier en sauveur désintéressé, la juvénile Danièle Delorme si vive, si naturelle, le distingué Gérard Philipe si beau, si grave, des présences indéniables sauf qu'elles tournent à vide... On oublie vite les autres têtes d'affiche, hélas desservies par des échanges bavards, des situations trop peu reliées entre elles... Un tournage à Paris avec scénario au synopsis prometteur probablement gâchés par quelque calamité due à la guerre (sortie officielle en 1944).


                              

Trois jours à vivre est un film français réalisé par Gilles Grangier, sorti en 1958.
Simon Belin est un acteur qui fait les tournées de province avec sa compagnie. Bien que talentueux, il n'a jamais eu la chance de véritablement briller sur scène. C'est toujours Bérimont qui tient les grands rôles. Un jour, Simon est témoin d'un meurtre. Sous la pression de la justice, mais aussi de son agent qui y voit une belle occasion de publicité, Simon identifie un suspect, Ferrari, dont il n'est pas certain de la culpabilité. Devenu la coqueluche de la ville, Simon Belin remplace bientôt Bérimont en tant qu'acteur vedette. Mais Ferrari s'évade et le menace, il n'a plus que 3 jours à vivre…
Unique témoin du meurtre d’un gros bonnet du milieu, Simon, jeune acteur ambitieux faisant partie d’une troupe itinérante, gagne la une des journaux, du fait de cette publicité inattendue, il obtient le rôle dont il rêvait.
 Convoqué pour être confronté à l’assassin présumé, Lino Ferrari, Simon, qui guigne toujours les gros titres, affirme le reconnaître, malgré de sérieux doutes. Devenu une vedette, il coule des jours tranquilles en compagnie de Jeanne, l’habilleuse de la troupe, jusqu’au jour où Ferrari s’évade et menace de lui régler son compte d’ici trois jours. Apeuré, Simon confesse sa lâcheté à Jeanne et, sur les conseils de celle-ci, projette de quitter le Havre pour New York après la dernière représentation en cette ville.


   
   


Malgré la présence de la police dans le théâtre, Ferrari, réellement innocent et n’ayant plus rien à perdre, s’apprête à abattre Simon lorsque Jeanne s’interpose entre les deux hommes. Profitant de la confusion, la jeune femme entraîne Ferrari au-dehors et tente en vain de le séduire pour l’occuper le temps que Simon prenne la mer.
 En désespoir de cause, elle le tue, et malgré la pitié qu’elle ressent pour Simon, la pire chose qu’elle puisse éprouver pour un homme, elle se retrouvera à son chevet à la suite d’une tentative de suicide théâtrale et sera acquittée pour légitime défense.
Gélin assez fade et Ventura hélas sous-employé. Ce film est sympa mais aurait mérité un face-à-face entre la proie et le prédateur...

                          

Audiard: "Alexandre rejoue Lorenzo demain à Rouen." "Le pauvre vieux..." "Il est ravi!" "Ah non, je parlais de Lorenzo.
Petit film de samedi soir, très daté (ah ! le portrait du mirobolant Président René Coty dans les commissariats !),qui manque un peu de rythme, qui ne vaut guère que par quelques traits du dialogue d’Audiard, par le comportement vénéneux de Jeanne Moreau et par la présence physique de Lino Ventura qui manque, toutefois, un peu de distance par rapport à l’immense acteur qu’il deviendra.



                 


L’histoire est loin d’être insignifiante, suffisamment originale pour retenir l’attention et assez bien racontée (un peu poussivement, on l’a dit). Le meilleur en est le regard narquois posé sur ce petit monde des tournées théâtrales minables, quittant le casino de Fécamp pour le Kursaal de Saint-Valéry en Caux, dans une sorte de course effrénée pour l’oubli de leur propre médiocrité. Un regard un peu plus appuyé (et un peu plus inspiré, disons-le), et ce ramassis de minables se retrouvera quelque jour dans la bouilloire méchante de La fin du jour ; un peu plus tendrement considéré, c’est le trio pathétique, désolant et délicieux desGrands ducs… Quoi qu’on en dise et qu’on qu’on y fasse, cinéma et théâtre sont des mondes à part, moins connivents qu’adversaires, se méprisant et se jalousant tout à la fois dans une impossible concurrence. Et, à dire le vrai, à part quelques beaux Guitry (notamment Le Comédien) et Les enfants du Paradis, je ne vois pas beaucoup d’hommage à cet art …(http://dvdtoile.com/Thread.php?43668)

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