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jeudi 18 février 2016

Keith Carradine

Keith Carradine est issu d'une famille d'acteurs. Il est le fils de John Carradine, le frère de Robert Carradine et le demi-frère de David Carradine. Dès 14 ans, il développe des talents de musicien. Pendant ses études, le théâtre a été une de ses occupations.
En 1969, il auditionne pour la comédie musicale Hair, et se retrouve à Broadway pour un an de représentations. Un peu plus tard, il commence sa carrière d'acteur de cinéma avec Dialogue de Feu. La même année, il joue dans John McCabe sous la direction de Robert Altman. Pour le film Nashville en 1975, il reçoit le Golden Globe et l'Oscar de la meilleure chanson originale. Après Les Duellistes de Ridley Scott (1977), Keith Carradine accompagne le premier grand rôle de Brooke Shields dans La PetiteEn 2002, il prête sa voix à un personnage de Les Rois du Texas (King of the Hill). Il obtient un rôle dans la 1re saison de Deadwood (2004). Il devient ensuite père de famille dans la sitcom de Mel Gibson, Les Sauvages, jusqu'à l'annulation de la série en juin 2005. En 2006, il joue dansDexter (saison 2) le rôle d'un agent du FBI, puis l'acteur réapparait dans la saison 4 de cette même série. En 2012, il prête sa voix à Blake Dexter, l'un des personnages principaux du jeu Hitman: Absolution.




                  

S’il est désormais difficilement contestable que Ridley Scott a alterné durant sa carrière le bon et le franchement moins, on en oublie parfois à quel point ses débuts avaient été fulgurants, lorsque, jeune réalisateur de télé anglais approchant la quarantaine, il avait adapté Joseph Conrad avec ces Duellistes (enchaînant ensuite sur Alien puis Blade Runner, mais ceci est une autre histoire...). L’histoire donc de deux hussards de l’armée napoléonienne, D’Hubert et Féraud, engagés dans une absurde rivalité à mort pour des raisons qu’eux-mêmes finiront par ignorer. En effet, en plaçant comme préalable à toute leur relation l’indéfectible question de l’honneur, le film ne se concentre jamais sur le "pourquoi" de leur antagonisme, mais sur le "comment" et, en exposant les subtilités du règlement interne de l’armée impériale (interdisant par exemple les duels entre officiers de grades différents), pousse la logique de leur opposition jusqu’à l’absurde (les prouesses militaires de Féraud ne se justifiant ainsi probablement que par son avidité de revanche). Il y a quelque chose de sublimement pathétique dans l’orgueil de ces hommes qui, non seulement voient leur destin modifié par l’ampleur de cette rivalité, mais en viennent même à ne vivre leur existence que par le prisme d’icelle - le destin des femmes les fréquentant étant d’ailleurs un cruel révélateur à leur aveuglement. Il y a également presque quelque chose de mystique dans leur inappréhensible quête, en tout cas une tragédie qui dépasse l’entendement, et par l’insaisissabilité même de son postulat, Les Duellistes atteint ainsi une étonnante force dramatique, constamment renforcée par l’incroyable inspiration de la mise en scène de Ridley Scott. 



           

Le film étant rythmé par ses duels, Scott confère à chacun d’entre eux une intensité spécifique, que ce soit par son mode opératoire (à l’épée, à cheval, au pistolet...), par des jeux de cadrage ou de montage propres, ou par une gestion bien particulière de l’espace. On peut ainsi constater que, tout en se déroulant presqu’exclusivement en extérieurs (naturels, précisons-le, ce qui explique le faible budget d’un film semblant avoir coûté cent fois plus), Les Duellistes dégage un sentiment presque oppressant de cloisonnement, insistant sur la grande solitude de ses protagonistes, la brume quasi-spectrale les enveloppant ne faisant que les emmurer d’avantage dans leur obstination, que les confronter encore plus à leurs fantômes intérieurs. D’ailleurs, si Michael Moriarty et Michael York étaient au départ pressentis pour incarner Féraud et D’Hubert, on ne peut que saluer les performances de leurs remplaçants : Keith Carradine apporte à D’Hubert une secrète élégance qui ne fait que renforcer le mystère du personnage. 


               

Quant à Harvey Keitel, dans le rôle de Féraud, il est absolument tétanisant, évoluant constamment sur le fil de la folie sans jamais basculer d’un côté ou de l’autre, et joue de l’absence concrète de motivations du personnage pour en renforcer l’inquiétante imprévisibilité (illustrée à merveille par sa fascinante dernière apparition). Mais, incontestablement, la plus grande qualité des Duellistes, la raison qui suffirait, indépendamment de tout ce qui vient d’être évoqué et qui ne fait qu’en renforcer la réussite, à en recommander urgemment la découverte, c’est sa magnificence visuelle. La picturalité des cadres et la richesse des atmosphères - convoquant aussi bien Vermeer que Turner - composées par Frank Tidy (dont c’était le premier travail au cinéma !), loin de ne composer qu’un livre d’images désincarné, ne font que renforcer la trouble atypicité d’un film à la splendeur rare, en tout état de cause - et selon nos critères - l’un des plus "beaux" de toute l’histoire du cinéma.(http://www.dvdclassik.com/critique/les-duellistes-scott)


                                 


Le Gang des frères James (1980) : Ancien collaborateur du grand S. Peckinpah, W. Hill réalisait là son 1er western. Retraçant le crépuscule du parcours de la bande des frères James en rassemblant plusieurs fratries d'artistes (les Keach, les Carradine, les Quaid, les Guest), il donne au film un surplus d'authenticité. L'histoire est limpide et elle est racontée de façon très sèche. Filmés aux ralentis, les impacts de balle déversent des flots de sang tandis que la puissance des armes est parfaitement retranscrite. Poussiéreux, sombre, sauvage, voilà un western bien brutal, qui nous montre un visage moins avenant du "Robin des Bois du Far West" tandis que les acteurs font plutôt dans la sobriété (le tout est dominé par le charisme de D. Carradine, suivi de près par son frère Keith). Agréable à suivre et bien mis en scène, un bon film méconnu qui vaut le détour.Les fratries d'acteurs que sont les Keach, les Carradine et les Quaid, composent ici l'un des fameux gangs (avec celui des Dalton) de l'histoire du Far West. On suit les dernières chevauchées des James-Younger. Quand bien même le frère de Stacy Keach détient le rôle du Brigand Bien Aimé, l'acteur David Carradine est limite, si ce n'est pas fait, de lui voler la vedette dans la peau de Cole Younger. On reprochera sans doute une fin vite expédiée sur l'assassinat de Jesse James (autant préférer le film plus récent avec Brad Pitt et Casey Affleck), mais la dernière scène d'action transcrit bien, dans son ralenti épique et des balles qui vrillent l'air, le premier sérieux revers du gang et la fin pour certains des membres. Un scénario pas tout à fait fidèle à des détails historiques ou chronologiques après moult recherches, pour un western qui au final s'avère plutôt bien! 



          

Nous suivons les dernières chevauchées du gang James-Younger traqué par les hommes de Pinkerton, jusqu'au fiasco de Northfield où les balles sifflent, vrillent dans l'air au ralenti pour perforer les chairs dans un final épique et désespéré pour les bandits combattant pour une cause depuis longtemps perdue. A noter que le personnage de Cole Younger vole un peu la vedette au fameux Jesse James. D'abord scènariste, Walter Hill a pris comme metteur en scène, le relais d'un certain Sam Peckinpah! Son "Gang des frères James" s'en ressent et se compose par des fratries d'acteurs tels que les frères Carradine, les frères Keach ou les grères Quaid! Ce qui frappe dans ce western solide et sans fioritures, ce sont les attaques furieuses, filmès souvent au ralenti, dans lesquels on aperçoit nettement le sang qui coule dû à l'impact des balles! Effets dèjà utilisè par Peckinpah dans sa mythique "Horde sauvage". Mais le film de Hill est plutôt une nouvelle version de l'histoire de Jesse James, "le brigand bien aimè", montrant chez ce rèalisateur, l'existence, à côtè d'un goût prononcè pour la violence, d'un rèel souci de l'exactitude historique! C’est souvent spectaculaire (l’attaque de la banque dans le final) et surtout jamais ennuyeux...


                 

Avec le gang des frères James, W.Hill a réalisé sa Horde Sauvage. Même situation de traque, même regard désenchanté sur les hommes, même nostalgie dans les dialogues, même utiisation du ralenti lors des gun fights...mais l'original reste supérieur dans la communication des émotions. En effet Le Gang... bénéficie d'une photo soignée mais assez froide. De même, la complicité entre les membres traqués est présente (grâce à la bonne idée de regouper de vrais frères au casting) mais moins forte que dans le chef-d'oeuvre de Peckinpah. Enfin malgré sa durée assez courte, le film met du temps à démarrer et accuse des longueurs. En revanche, Hill compense ces faiblesses par sa maîtrise parfaite du montage. Chaque fusillade, filmée comme toujours chez lui au ralenti, est un ballet chorégraphié de poudre et de sang de très belle facture. Un bon western, atypique. (Allociné)

3 commentaires:

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    https://dgb1cb.1fichier.com/

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  2. Merci Corto pour ce formidable "Duellistes", je vais revoir ca avec plaisir.

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    1. Etrangement méconnu du grand public , ce Duéliste ...régale toi !!

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