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samedi 6 février 2016

Gordon Flemyng



Gordon Flemyng est un réalisateur britannique né le  et mort le . Il a également réalisé de nombreux épisodes de séries TV dont certains de Chapeau melon et bottes de cuir et Le Saint entre autres. Ecossais ,directeur de six longs métrages de cinéma, plusieurs films de télévision et de nombreux épisodes de séries TV, dont certaines qu il a également écrit et produit. Flemyng dirigé deux Dalek des années 1960 : le Dr Who et les Daleks (1965), et envahissent la Terre de Daleks: 2150 AD (1966) ainsi que The Last Grenade (1970).Parmi ses séries T.V., on note : The Edgar Wallace Mystery Theatre , Le Saint , The Avengers , Le Baron , Crown Court , ITV Playhouse , Target ,  Cribb , Le rapport Brack, One Summer , Wish Me chance , Le projet de loi , Bergerac , Taggart ,  Lovejoy , Minder et Ellington . En 1968, Flemyng réalisé un film d'Hollywood avec un casting all-star, The Split , policier avec Jim Brown , Ernest Borgnine et Gene Hackman , basé sur un roman de Donald E. Westlake .Flemyng meurt à Londres à l'âge de 61 ans.




                  

"Les Daleks envahissent la Terre" est un film franchement plaisant, et plutôt drôle. C'est un étrange objet que celui-ci, une oeuvre vraiment unique, que l'on ne peut comparer à rien d'autre. Gros délire que voici, il paraît plutôt kitsch, pour ne pas dire, à certains instants, assez niais. Mais le résultat est assez bon pour que l'on passe outre ce côté enfantin ( voulu, il n'y a pas de doute là dessus ), et que l'on cherche à plus se concentrer sur le fond que sur la forme. Cela fait vraiment plaisir de voir un film comme celui ci, et qu'est-ce que ça devrait arriver plus souvent, sérieux ! Pour tout vous dire, en plus d'être amusant, ce métrage est complètement rafraichissant : on est quand même loin des films de SF badass et sombre que l'on connaît de nos jours. Mais attention, celui ci ne leur est pas réellement inférieur; en fait, on ne peut pas les comparer, tout simplement ! Une oeuvre telle que celle-ci, c'est très rare, d'autant plus qu'elle n'est pas du tout stupide : tout est bien écrit, bien pensé, rien n'est laissé au hasard. Bon, on ne criera ni au chef-d'oeuvre ni au génie, mais c'est franchement bien fait, suffisament pour demeurer satisfait. Personnellement, c'est la première adaptation de Docteur Who que je vois : je n'ai jamais lu de bouquin ou aperçu un épisode de la série. Oui, je suis inculte. A propos de ce personnage, en tout cas. Pour commencer, la mise en scène est assez sympathique, plutôt bonne : elle fait son taf. Gordon Flemyng reprend son poste, et nous livre un travail appréciable et plaisant. Il matine son oeuvre de légèreté et d'humour, et ce sans que cela ne passe mal. Et avec son humour et sa légèreté, voilà un métrage qui traite d'invasion extraterrestre de manière détachée et amusée. Dans son genre, c'est un bon métrage, assez recherché et plutôt original, il faut bien le dire : des films comme ça, cela ne court pas dans les rues ! D'accord, les films ne courent pas. Bref, passons. Pour les acteurs, c'est vraiment bon. Déja, on a droti à des seconds rôles assez bien fournis, et interprétés par de bons acteurs, qui rendent le casting de qualité.



           



Par contre, le point qu'il faut souligner : la prestation du grand, du très grand Peter Cushing ! Oui, je ne cesse de vous en parler, mais que voulez-vous, je l'adore cet acteur !
Nous démontrant toute l'étendu de son talent, Cushing parvient à amener son charisme à son personnage; il lui offre une certaine crédibilité, surtout que Who est ici très comique. Disons juste qu'il a un talent tel qu'il parvient à rendre un personnage comique et fantasque charismatique et sérieux. Que dire de plus? Il paraît étonnement vieilli, d'autant plus lorsque l'on regarde l'année : 1966. Pas trop tard, mais les années 70 se prolifaient à l'horyzon, et l'on sent qu'il commençait à ne plus se faire tout jeune. En tout cas, il possède toujours autant de classe et de présence, c'est sûr !


                               


Vraiment, un très grand acteur à découvrir de toute urgence. Niveau effets spéciaux, c'est pas trop folichons, mais c'est pas dégueulasse non plus. C'est correct, tout simplement, et cela passe bien avec le côté fantasque et comique de la chose. Disons juste que de tels méchants dans un film sérieux, cela en aurait fait pleurer plus d'un ! D'horreur, hein... Mais ces méchants, je les adore. t c'est purement personnel, mais je les ai trouvé aussi drôle qu'attachant. Tout du long, je n'ai pas pu m'empêcher de penser une chose à leur propos : "pauvres doubleurs". Alors eux, sérieusement, ils ont du prendre cher au niveau de la gorge ! Une bonne bande-sonore vient parachever un tout sympathique et relaxant. A voir si l'on aime ce genre de métrages, parce qu'il est clairement une excellente comédie. Très appréciable.(A killing Joke)



                                 


C'est un des personnages de polar qui a le plus inspiré les scénaristes et, en même temps, l'un des plus maltraités. Parker, le gangster impavide, a été adapté dans tous les sens par Hollywood. Pour mémoire, Parker a été créé dans les années 60 par Donald Westlake, auteur prolifique qui, pour l'occasion, a signé Richard Stark. De sa saga riche d'une bonne quinzaine de titres, Westlake affirmait avoir voulu «dépouiller le récit de toute émotion», attribuant à Parker une détermination et une pugnacité à glacer le sang. Dans sa simplicité, l'idée en a manifestement inspiré plus d'un. John Boorman avait réussi à lui donner la gueule de l'emploi avec Lee Marvin dans Point Blank (1967). Ce qui était déjà mieux que Mel Gibson dans Payback (1999) de Brian Hegeland, ratage à peu près complet à partir du même roman. Passons sur Slayground (1983) de Terry Bedford, avec Peter Coyote, quasi invisible, pour noter qu'Alain Cavalier avec Mise à sac (1963) et Jean-Luc Godard avec Made in USA (1966) ont également puisé dans les romans de Stark. Dans ce paysage plutôt fourni, The Split (1968) de Gordon Flemyng prend des allures de curiosité. Car le film, tragiquement intitulé Le crime, c'est notre business en français, est à peu de chose près diamétralement opposé au projet de l'auteur, à part, peut-être, la distribution de gros durs : Ernest Borgnine, Gene Hackmann, Warren Oates, Donald Sutherland... Ainsi, le rôle de Parker a été confié à Jim Brown. Noir, bâti comme une armoire normande, amoureux transi d'une gentille fille, il est l'exact contraire du Parker de Stark, blanc, sec comme un coup de trique et dénué de tout sentiment. L'idée est séduisante, d'autant qu'elle a probablement été dictée par un clin d'oeil. Le roman raconte en effet le casse de la recette d'un stade de foot.



           

Une ficelle sur mesure pour Jim Brown qui fut, avant d'embrasser une carrière poussive au cinéma, une des plus grandes stars de ce sport. Hélas, cela ne lui a pas vraiment porté chance. Jim Brown eut une petite heure de gloire avec Tom Gries, pour les 100 Fusils, film dans lequel quelques scènes de cul soft avec Raquel Welsh firent un scandale aux relents méchamment racistes. A noter que, contrairement à O.J. Simpson, autre vedette du foot reconvertie dans le cinéma, Jim Brown s'est juste contenté de détruire la voiture de son épouse après une dispute dantesque en 2002. Ce qui lui a quand même valu quelques semaines de taule. Il n'y a pas de justice. (Bruno Icher) .C'est typiquement le genre de film auquel on ne peut résister: un pitch de Richard Stark qui est un mélange des 7 MERCENAIRES (le recrutement de l’équipe et de l'ULTIME RAZZIA (le braquage pendant un évènement sportif), la réunion de trois vedettes des 12 SALOPARDS et une brochette de seconds couteaux à n’en pas croire ses yeux.On friserait l’extase. Mais le protagoniste est hélas, Jim Brown. Ex-footballeur physiquement impressionnant, mais ne dégageant aucune humanité, pas une once d’humour ou de vrai charisme.



                


Il plombe gravement le film et s’avère incapable d’animer les séquences avec sa femme Diahann Carroll, qu’on dirait sorties d’un mauvais ‘soap’ télé. Probablement conscients de ses lacunes, les producteurs l’ont très bien entouré: Julie Harris surprenante en cerveau du coup, Ernest Borgnine revenant aux emplois de brute bornée de ses débuts. On le voit tabasser Brown dans une séquence évoquant TANT QU'IL Y AURA DES HOMMES. Warren Oates est très bien en génie de l’électronique asthmatique, Donald Sutherland a une sacrée présence en flingueur énigmatique et Gene Hackman apparaît pendant les vingt dernières minutes en flic ripou mais intelligent. Autrement dit, que du très beau lingeTourné en CinémaScope, musiqué par Quincy Jones – on a même droit à quelques chansons légèrement hors-sujet – LE CRIME, C'EST NOTRE BUSINESS déçoit au bout du compte. C'est une mécanique bien huilée, avec son lot de fusillades, de poursuites en voiture, d’érotisme soft et de coups de théâtre, mais à peu près dénuée d’âme et de sous-texte. Tous les personnages sans exception étant antipathiques, voire odieux, on suit cela d’un œil de plus en plus indifférent, sorti de sa torpeur grâce aux numéros de quelques cabotins qu’on aime de toute façon. La preuve par 9 que n’est pas Kubrick qui veut…À noter – car c'est suffisamment rare pour s’en réjouir – qu’à l’heure où sont écrites ces lignes, la plupart des comédiens de ce film datant de plus de 40 ans, sont toujours de ce monde...(wild-wild-western)



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