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samedi 13 février 2016

Catherine Samie

Catherine Céline Paule Samie est une actrice française née à Paris le 3 février 1933. Engagée dès le 1er septembre 1956, elle a effectué ses débuts officiels, le samedi 16 janvier 1960, dans le rôle de Marthe Bourdier dans Le Roi de Flers, Caillavet et Arène. Elle est sociétaire honoraire de la Comédie-Française et a également tourné pour le cinéma. En 1990, elle fut administrateur par intérim de la Comédie-Française pendant deux mois en tant que Doyen des sociétaires à la mort d'Antoine Vitez. Il est fortement conseillé de se procurer l'excellent ouvrage de Laurencine Lot sur Catherine Samie, 50 ans à la Comédie-Française. Catherine Samie, une enfant de Molière. À travers un large choix de photographies d'archives et de spectacles, nous feuilletons la carrière de la comédienne mais aussi tout un pan de l'histoire de la Comédie-Française. Cet album de photos est agrémenté par des témoignages signés, entre autres, Yves Gasc, Muriel Mayette, Claude Santelli. Un bel hommage, par une photographe qui sait regarder ses sujets.



                                        


Sept fois femme est prétexte à une suite de sept sketches illustrant sept aspects de la femme : romantique, réaliste, impudique, volage, jalouse, capricieuse, amoureuse. Le film est surtout une ode au charme et au talent de Shirley MacLaine qui interprète chacune des sept facettes de la femme de chacun des sketches. L'humour italien dévastateur et la patte de De Sica sont par moments un peu noyés sous le poids de la production internationale (casting hétéroclite où Vittorio Gassman côtoie Philippe Noiret et Michael Caine, tournage à Paris en langue anglaise...) dans quelques sketchs un peu poussif : Paulette (chaque sketch porte le nom de l'héroïne) où une jeune veuve cède aux avances d'un prétendant en plein enterrement par appât du gain, Maria Teresa où une femme trompée décide de se venger en cédant au premier venu, et Eve où Shirley MacLaine campe une mégère hystérique qui va tout faire pour empêcher une rivale de venir à l'Opéra avec la même robe qu'elle. De bonnes idées mais pas poussée assez loin (Maria Teresa pas loin de céder à la prostitution) et des histoires qui trainent en longueur. Shirley MacLaine campe une jeune femme cédant au plaisir de l'esprit uniquement et qui va rendre fous deux prétendant qu'elle a invitées chez elle. Le sketch le plus fou et osé du film avec Shirley MacLaine nue la plupart du temps et qui se termine en partie à trois. Des instants hautement folkloriques avec les deux hommes virant limite hystérique sous le charme provoquant de Linda et une ambiance psyché pop des plus agréables.
Une femme au foyer est délaissée par son mari écrivain qui fantasme sur ses créations littéraires de femmes libérées et excentrique. Mais quand elle se met à adopter le même genre de comportement pour plaire à son mari elle passe pour folle. Très belle prestation de Shirley MacLaine vraiment pathétique et touchante et la conclusion est vraiment belle.


           


Un couple adultère désespéré décide de se suicider ensemble par amour dans une chambre d'hôtel. Superbe huis clos où on passe du gros comique avec les messages enregistrés, la difficile organisation du suicide (qui tire sur qui en premier, ou alors des pilules ?) à une chute des plus triste et réussie, Shirley MacLaine est une nouvelle fois exceptionnelle.
Une jeune femme est suivie toute une après-midi par un homme (Michael Caine)) et va se livrer à un cache-cache des plus romantique avec lui. Le meilleur sketch du film, un charme fou tout du long grâce à une Shirley MacLaine mutine et espiègle et un Michael Caine timide et mystérieux tandis que le Paris retro 60's offre un cadre idéal au récit. Puis vient une conclusion des plus cyniques qui nous ramène brutalement sur terre. Inégal mais dans l'ensemble très réussi et plaisant.



                 

Un succès inattendu, un scénario formidablement bien écrit, une distribution en parfaite osmose avec l'histoire: Philippe Noiret, Annie Girardot, Marthe Keller, Michael Londsale, Edith Scob, Jean-Pierre Darras..."La vieille fille" fait parti des films français qu'on aime voir et revoir durant les grandes vacances d'été! Personne pourtant ne s'attendait au succès (surtout pas le distributeur qui n'en voulait pas...on croit rêver) et encore moins son réalisateur Jean-Pierre Blanc, spécialiste de la comédie à la française dont ce fût ici le premier long-métrage! Girardot en vieille fille, Noiret en célibataire endurci, une rencontre improbable et pourtant! Le film réserve de magnifiques moments dont la formidable scène du déjeuner entre Noiret et Girardot où il n'est pas toujours agréable de manger une pâtisserie avec l'odeur du hareng à côté! Que serait "La vieille fille" sans la mer et le soleil de Cassis dont le pittoresque coloré ont inspiré plusieurs artistes! Du très beau cinèma entre ironie et drôlerie avec deux acteurs formidables qui prêtent leurs talents à deux personnages timides qui n'ont pas été tellement gâtés par la vie, qui n'ont peut-être pas pris les bonnes décisions au bon moment ou qui n'ont pas osé faire des choses par la suite! Leur face-à-face n'en demeure pas moins sincère et touchant... C'est un film émouvant qui se laisse voir et revoir à l'envi tellement Philippe Noiret et Annie Girardot sont justes et touchants. Une histoire simple de deux âmes solitaires, paumées, qui s'apprivoisent mutuellement, apprennent à s'apprécier, à s'aimer, dans un petit hôtel d'une station balnéaire. À noter la présence d'un Michael Lonsdale étonnant. Voilà, plutôt que pleurer avec les autres la disparition de ce monument du cinéma français qu'était Philippe Noiret, j'ai préféré écrire cette critique en hommage à Monsieur Noiret, certainement le comédien français que je préférais.


         


J'ai revu ce film parce qu'il était de mon année de naissance, et, surtout parce que je souhaitais le revoir. Quel film ! Assez lent au début, on découvre les personnages peu à peu à travers les petites manies de chacun. Ce sont des stéréotipes fort heureusement. Comme ça, le film est bien plus amusant. Mais derrière cela se cache le portrait d'une vieille fille de 40 ans qui se laisse approcher par un célibataire endurci. Annie Girardot est somptueuse ! Philippe Noiret est divin ! Les seconds rôles sont très utiles au film. Grâce à Jean Pierre Darras, Maria Schneider, Michael Lonsdale, on passe par des moments savoureux. Bref : un petit bijou de film français !(Allociné) 

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