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dimanche 14 février 2016

Alec Guinness

Sir Alec Guinness, de son nom complet Alec Guinness de Cuffe, était un comédien britannique, né le 2 avril 1914 à Londres, mort le 5 août 2000 à Midhurst, dans le Sussex, d'un cancer du foie. Tout en travaillant dans le secteur publicitaire, il suivit des études d'art dramatique au Fay Compton Studio of Dramatic Art et débute sa carrière de comédien en 1936 dans le théâtre londonien Old Vic. En 1941, il s'engagea dans la Royal Navy. En 1946, il tourne dans Les Grandes Espérances, de David Lean. Il jouera ensuite dans Oliver Twist et De la coupe aux lèvres un an plus tard. Il est une figure emblématique des Studios Ealing, notamment par ses prestations dans les comédies Noblesse oblige (Kind Hearts and Coronets), en 1949 (où il interprète huit rôles différents dont celui d'une femme) et Tueur de dames (The Ladykillers), en 1955 (où il partage la vedette avec Peter Sellers). Il est aussi un familier des films de David Lean puisqu'on le retrouve entre autre dans Oliver Twist (1948), Lawrence d'Arabie (1962), Docteur Jivago (1965) et surtout Le Pont de la rivière kwaï (1957) où son interprétation du colonel Nicholson lui apporte un oscar et un Golden Globe. Il tient également le rôle d'Hitler en 1973 dans Les Dix derniers jours d'Hitler (Hitler: The Last Ten Days). Une autre génération de spectateurs le connaît également pour son rôle d'Obi-Wan Kenobi dans la Guerre des étoiles, un rôle qu'il détestait ouvertement et dont il qualifiait les répliques de banales : ironie du sort dans ce parcours classique où l'acteur trouve la célébrité auprès du public fan de ces films.


                               


Dans l’Angleterre Edwardienne, Louis d’Ascoyne Mazzini (Dennis Price) est le fils d’une aristocrate reniée par sa famille pour avoir épouser un chanteur d’opéra italien. A la mort de celle-ci, la famille refuse que sa dépouille repose dans le caveau familial. Pour Louis, le coup est dur. Mais quand, suite à un coup du sort, un membre de la famille d’Ascoyne est responsable de la perte de son emploi, là il décide que c’en est trop est qu’il est temps de remettre les pendues à l’heure. Pour se venger et reconquérir son titre de noblesse, Louis d’Ascoyne Mazzini, décide alors d’assassiner tour à tour les huit individus qui sont encore devant lui dans l’ordre de succession.
S’il ne fallait retenir qu’une comédie Ealing, ce serait sûrement « Kind hearts and Coronets » (« Noblesse oblige ») tant cette oeuvre frôle la perfection. Le miracle du film est d’aborder un sujet morbide avec un personnage central immoral, tout en conservant une certaine légèreté et une drôlerie à toute épreuve. L’immoralité du film est toutefois relativisée par la dernière image du film. Une concession aux bonnes moeurs de l’époque, mais le film n’ pas vieilli d’un iota, et reste tout à fait réjouissant à regarder aujourd’hui.
Un scénario bien construit, des dialogues qui font mouche au service d’un humour noir des plus cyniques. Ainsi, Louis imagine une manière originale d’éliminer chacune de ses victimes en fonction de leurs passions.

   

Et évidemment est il besoin de souligner le tour de force d’Alec Guinness dans le rôle des huit membres de la famille d’Ascoyne qui vont être les cibles de Louis? Alec Guinness était déjà un grand homme de théâtre à l’époque et avait tourné dans deux adaptations de Dickens signées David Lean (« Great Expectations » et « Oliver Twist) mais « Kind hearts… » a vraiment posé le comédien en véritable star du cinéma.
Alec Guinness a tenu à interpréter la totalité de la famille d'Ascoyne. Le film doit sa célébrité à cette composition multiple et explosive, servie par des dialogues incisifs et absurdes. Un sommet de l'humour noir.


                                 


Formé par Alberto Cavalcanti au GPO Film Unit (légendaire unité documentaire britannique), le réalisateur Robert Hamer était l’un des fleurons de l’écurie Ealing et même si sa carrière fut bien trop brève (il est mort à 52 ans), il a réalisé au moins deux chefs d’oeuvre inoubliables : « Kind hearts… » et « It Always Rains on Sunday » (Il pleut toujours le dimanche, 1947) et une poignée de très bons films (« The long memory » en 1953 et « Father Brown » en 1954). Source : http://www.cinemaderien.fr/kind-heart-and-coronets-1949/


                                


Décidément, j'aime les films historiques britanniques: ils sont bien faits, crédibles, élégants... Et on apprend quelque chose. Cromwell, c'est l'aventure du parlementarisme anglais! Evidemment, celui-ci a évolué. Mais on a ici la représentation tangible de son essence. Un pays gouverné par les représentants du peuple et qui doivent rendre des comptes à ce même peuple. C'est l'essence-même de la Démocratie... pourvu que les Députés jouent le jeu avec sérieux et honnêteté intellectuelle. Le film nous montre à la fois les forces et les faiblesses d'un tel système de gouvernement.En cela Cromwell est un film qu'il faut montrer à ses enfants dès qu'ils ont suffisamment de connaissances en matière d'Histoire. Car il faut en effet avoir quelques connaissances de base et "suivre"! Les dialogues sont percutants et bien écrits. Les débats parlementaires sont bien rendus. Certains reprocheront aux scènes de bataille d'être "fades": je leur répondrai que si Cromwell porte sur une période de guerre civile, les scènes guerrières ne sont pas l'essentiel dans cette oeuvre qui aurait pu (à la limite) s'en dispenser totalement. Non! L'intérêt essentiel de ce film réside dans l'argument politique. Evidemment, Cromwell n'était pas un "tendre": il était certainement ce qu'on appellerait de nos jours un "psycho-rigide". Il était un Puritain... Une sorte de personnage qui ne trouve pas son égal dans notre culture française. Mais un Robespierre n'était-il pas, à sa manière, un Puritain?? Ce qui nous amène à dire que les collégiens français apprendront aussi que la France n'a pas été le seul pays à avoir décapité son roi...



           



A consommer sans modération!    Pour illustrer l'histoire aux adolescents et leur faire aimer,rien de mieux qu'un bon film, respectueux autant que possible des faits forcements approximatifs du passé...Celui-ci me semble parfait:réalisation soignée,costumes et décors impeccables et 2 grands acteurs qui restituent autant que faire se peut la personnalité des 2 hommes qui modifièrent la politique de l'Angleterre.Le coté têtu et borné de Charles I et le coté puritain torturé de O.Cromwell sont parfaitement rendus ce qui était l'essentiel.Le coté film d'aventure est inexistant,le cinéma se mettant au service de l'histoire.Tout excès artistique n'aurait pu que nuire au passé...Il fallait rester le plus sobre possible pour ne pas faire rêver le spectateur...L'époque est trop lointaine et il est sage de ne pas se prendre pour Visconti.


                             


Superbes réalisations et décors pour un film passionnant. Cependant, l'ensemble est un peu trop théâtral et on regrette que le film insiste plus sur le personnage de Cromwell que sur son oeuvre. De plus, le film manque un peu d'envergure et oubli un peu les intrigues de la cour, certains personnages clé et la rivalité avec les autres royaumes européens. Un film bien supérieur aux réalisations actuelles tant par la qualité que par l'image. Un must à voir pour tous les fans d'histoire. Un bon film historique, sans faute importante ni de faille au niveau de l'époque. On peut seulement reprocher que peut-être Cromwell n'était pas si positif que ça, lorsque a la fin il est idéalisé. Toutefois, c'est un beau moment de cinéma, avec une très belle reconstitution historique et des costumes de premier choix. Le casting est quant a lui impressionnant, avec Richard Harris et Alec Guinness, encore meilleurs que d'habitude.(Allociné)                                                             

1 commentaire:

  1. https://6pfa15.1fichier.com/
    (Mot de passe : libertyland)
    http://uptobox.com/b8sd1z5388s5

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