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lundi 18 janvier 2016

Vivants !!

L' Enterré vivant (1962).Comment, mais comment peut-on vivre dans un endroit pareil? Imaginez un châteaux perdu au milieu de nulle part entouré d'un cimetière et de marais particulièrement lugubres,c'est invivable pour le commun des mortels à moins d'être misanthrope ou maniaco-dépressif. Justement le personnage principal de cette histoire signée Edgar Poe souffre d'une psychose qui va finir par le rendre de fou,il a peur d'être enterré vivant. D'après lui il aurait contracté une maladie qui ressemble à la mort en apparence mais il serait vivant dans sa tête,sa psychose va prendre une tournure plus dramatique quand il épouse une charmante jeune femme... Ce gothico-horrifique est globalement excellent même si il faut reconnaître que les multiples rebondissements de l'intrigue ne sont guère surprenants surtout pour ceux qui ont l'habitude de voir les films de Roger Corman mais c'est bigrement efficace. Le tout baignant dans une atmosphère bien sombre avec de superbes décors. Que demander de plus? Plus qu'une simple appréhension, l'idée d'être enterré vivant tourne à l'obsession pour Guy Carrell. Persuadé que son père l'a lui-même été après avoir fait une crise de catalepsie laissant toutes les apparences de l'état moribond, il se met à orienter sa vie selon cette idée fixe. Ainsi il se construit un mausolée grand luxe avec cercueil à ouverture automatique au moindre mouvement de sa main, vivres pour plusieurs semaines, trois possibilités de sorties différentes et - si aucune des trois ne fonctionnaient le moment voulu... sur l'échelle des probabilités c'est quasiment impossible - des bâtons de dynamite ! Et en cas d'échec de ces derniers : un verre de poison violent. Il est donc paré à tout dans l'éventualité où sa phobie prendrait corps. Le seul problème est que sa femme, pour le ramener à la raison, lui fait détruire ce caveau 5 étoiles et quand il fait une crise de catalepsie et est déclaré mort, c'est au cimetière du village qu'il sera envoyé. Par chance, des pilleurs de tombes passeront par là...


   


Un vrai enthousiasme pour ce film claustrophobe impeccablement bien joué (bon en même temps, de Ray Milland il ne faut pas attendre autre chose, excellent il fut, excellent il restera), des seconds rôles qui ne sont pas en reste : Hazel Court, comme à son habitude, livre une performance dans la subtilité, quant à Richard Ney, sa fraîche naïveté apporte l'ultime pierre à cet édifice de qualité signé par un Roger Corman en grande forme.Ce film est magnifique:beau à regarder avec une mise en scène et une ambiance tout à fait réussies.Du grand cinéma fantastique mais aussi film médical et policier et c'est par ses cotés là que se trouvent les failles.On ne peut pas faire n'importe quoi sous prétexte qu'on se trouve dans l'imaginaire et si les décors peuvent refléter les gouts du réalisateur le scénario lui doit respecter une certaine logique.Ce n'est pas agréable de ne pas tout comprendre et le personnage de la sœur du heros est vraiment raté car semeur de fausses pistes qu'il sera impossible de justifier intellectuellement .Je crois que pour pas grand chose on est passé tout prés d'un chef-d'œuvre du genre. (http://www.allocine.fr/film/fichefilm-54214/critiques/spectateurs/star-4/).


                              


Je suis vivant ! (1971).Même s'il est inférieur au très beau Qui l'a vue mourir ? Lado signe encore un giallo à découvrir, Je suis vivant ! fait partie des réussites du genre avec un côté fantastique pas désagréable. La première heure est vraiment le meilleur moment de ce giallo singulier durant laquelle notamment Lado parvient vraiment à se servir de la ville de Prague en l'intégrant dans l'atmosphère mystérieuse de ce film renforcée par une belle musique de Morricone. L'histoire est tout de même originale, un homme en catalepsie que tout le monde croît mort mais ce dernier conscient va se remémorer ses derniers jours pour savoir comment il s'est retrouvé dans cet état, l'intrigue est donc pas mal mais la dernière demi-heure faiblit jusqu'à l'acte final que l'on avait deviné. Malgré ses imperfections Aldo Lado signe clairement un giallo à découvrir qui devrait plaire aux amateurs du genre.Présenté comme un "giallo déviant" (car il s'écarte résolument des canons du genre, pour épouser la fibre paranoïaque propice au contexte du Rideau de Fer), ce polar haletant, dont photographie est particulièrement soignée, bénéficie de la participation de (au moins) deux acteurs de renom : Jean Sorel, fleuron français du cinéma d'auteur (chez Visconti, Duvivier, Bunuel, ou encore dans le méconnu et admirable films à sketches "De l'amour", de Jean Aurel, d'après Stendhal) ; et, surtout, Ingrid Thulin, muse de Bergman alors couverte d'honneurs, que Lado fut estomaqué de pouvoir enrôlé dans son tout premier film ! Plutôt qu'un traditionnel giallo, il s'agit d'une thriller esthétisant en terre communiste, avec toute la mythologie totalitaire et sectaire que cela peut véhiculer...


             


Avec une oppressante atmosphère kafkaïenne, justement accentuée par le quartier de Mala Strana (le titre original du film, que Lado ne parvient pas à imposer en France, laissant le distributeur céder à la facilité de ce "Je suis vivant !" qui pourrait faire fuir le cinéphile trop regardant - ou trop précieux) à Prague, où a vécu Kafka. Bref, une belle surprise, bien au-dessus des prétentions ordinaires du genre, qui en ravira tout amateur éclairé. Le film reste un excellent giallo, mais qui semble plus influencé par Buñuel, ou les surréalistes en général, que par Bava. Ce qui confère au film une atmosphère étrange où le héros voit des images défiler devant ses yeux et qu'il tente alors de se souvenir à tout prix. Les souvenirs étant la seule chose le raccrochant à la vie au fond. Et puis, le propos du film sur le pouvoir reste assez sensé, on peut y voir une critique de ce pouvoir et de ceux qui le détiennent. En France ce genre de scène devrait être programmé à une heure de grande écoute que ça ferait pas de mal à certains! Et puis l'interprétation des différents acteurs est fabuleuse, tout comme la mise en scène.(http://www.allocine.fr/film/fichefilm-21498/critiques/spectateurs/).


                 


Une excellente surprise! Frank Darabont, futur réalisateur de l'inoubliable "The Shawshank Redemption", met ici en scène la vengeance d'un époux bafoué, déterminé à punir sa femme et son amant qui l'ont enterré vivant après avoir tenté de l'assassiner! Tim Matheson campe cet homme brisé qui passe de l'amour à la haine pour la séduisante Jennifer Jason Leigh! Tandis que William Atherton, le journaliste de "Die Hard", interprète son rival, un mèdecin cupide! Digne de figurer dans une anthologie de suspense à l'écran, "Buried Alive" ("Un mort bien vivant" ou Enterré vivant" sous le titre français) est une terrible vengeance d'outre-tombe qui mérite une petite réhabilitation, ne serait-ce pour la vènèneuse et sublime Jennifer Jason Leigh! Ne pas confondre avec le "Buried Alive" de Gérard Kikoïne qui dure 87 minutes, alors qu'ici la fiche précise bien (bien qu'incomplète) une durée de 93 minutes pour le film de Darabont...Il est étonnant de constater que derrière ce téléfilm horrifique se cache le réalisateur des magnifiques (pour ne pas dire cultes) Les évadés (1994) & La ligne verte (1999). Avec Enterré vivant (1990), Frank Darabont réalisait son tout premier long-métrage, un vigilante-movie où il est question d'un assassinat. Un couple qui bat de l'aile, la femme trompe son mari et décide de l'éliminer avec l'aide de son nouvel amant. Sauf que le mari n'est pas tout à fait mort, enterré vivant, il décide de revenir voir sa femme, découvre le pot-aux-roses et finit par se faire justice lui-même. Un premier film qui n'évite pas les fausses notes et des acteurs décevants, mais il faut bien reconnaître que Frank Darabont aura su maintenir tout au long une atmosphère pesante et angoissante.



   



Franck Darabont (Freddy 3, Le blob, La mouche 2, Les évadés, La ligne verte, The mist, The Walking dead (TV)) est un scénariste/réalisateur de génie qu'il n'est plus nécessaire de présenter aujourd'hui.
En 1990, sur une histoire de David A. Davies et un scénario de Mark Patrick Caducci, il réalisa son premier film pour la télévision américaine Enterré vivant, dont le titre original s'intitulait Buried Alive. Un casting de haut vol fut constitué : Tim Matheson (Magnum force, 1941, Wolf lake (TV), En Territoire ennemi : Mission Colombie), Jennifer Jason Leigh (Hitcher, Backdraft, Rush, J.F partagerait appartement, eXistenZ, Les sentiers de la perdition, In the cut, The machinist, Greenberg), William Atherton (S.O.S Fantômes, Piège de cristal, 58 minutes pour vivre, L'affaire Pélican, Le dernier samouraï), Hoyt Axton (Super Jaimie, Shérif fais-moi peur, Gremlins). L'histoire narre la vie de couple houleuse des Goodman, la jeune épouse ne supportant plus de vivre dans la ville complètement isolée de Castle Rock et rêvant de luxe à Beverly Hills. Ce rêve paraît justement réalisable, quand son gynécologue qui se révèle être aussi son amant met en place un plan machiavélique pour la débarasser de son mari. La musique de ce film fut signée par le compositeur français Michel Colombier qui a collaboré sur de nombreux films (Purple rain, Soleil de nuit, Cop, Dark Summer) et avec de nombreux artistes (Claude Nougaro, Serge Gainsbourg, Madonna).(http://www.ciao.fr/Buried_Alive_Enterre_vivant_1990_DVD_Zone_2__Avis_1411887).

1 commentaire:

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