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mercredi 27 janvier 2016

Valentina Cortese

Ses seize ans atteints, bien déterminée, Valentina Cortese  quitte la Lombardie pour Rome, afin de s'intégrer le plus rapidement possible dans la vie artistique. Trop jeune pour être admise à l'Académie d'Art Dramatique, elle est provisoirement accueillie à l'Ecole de diction de la "Scalera Films" dirigée entre autres par Guido Salvani, celui-là même qui, deux ans plus tard, lui confiera son premier rôle cinématographique, certes court, dans «L'orizzonte di pinto» (1940). Sans attendre, elle enchaîne avec «Le grand homme de Venise» (1941), recevant les encouragements de Rossano Brazzi, le courageux et séduisant héros de cette histoire de cape et d'épée. Puis, en parfaite ingénue, blonde et diaphane, elle est séduite et abandonnée par le non moins fougueux Amedeo Nazzari dans «La cena delle beffe/Le dîner des illusions» (1941), film attaqué par la censure catholique à cause de l'apparition du premier sein nu sur un écran italien, en l'occurrence celui de Clara Calamai, la grande vedette de l'époque. Darryl F. Zanuck, producteur pour la Twentieth Century Fox, l'introduit dans «Thieve's highway/Les bas-fonds de Frisco» (1949) en grande partie tourné dans la ville au célèbre fog venant du Pacifique. Elle y tient le premier rôle féminin, son salaire est devenu respectable et son nom transformé en Cortesa. “Prêtée” à la MGM pour «Malaya» (1949), elle campe une chanteuse italienne, égarée dans un tripot malais, qui s'éprend d'un ancien détenu incarné par Spencer Tracy.(http://encinematheque.fr/oeil/Y020/index.asp)



                                  

La Maison sur la colline (1951).L'idée de départ est excellente ce qui peut faire regretter que le thème de «l'usurpation d'identité» n'est pas été beaucoup plus exploité dans la suite de l'intrigue. Reste que malgré ce problème ainsi qu'un final qui aurait gagné à être moins conventionnel, ce film ne mérite certainement les reproches cinglants qu'à eu cette oeuvre par son réalisateur, Robert Wise. Surtout que ce dernier montre son incontestable efficacité réussissant parfaitement à faire régner une tension extrême dans certaines scènes et montrant l'ancien monteur qu'il était dans une séquence totalement remarquable de ce point de vue-là, celle de la voiture dont les freins ne répondent plus. Mais là où on peut totalement rejoindre le point de vue du réalisateur c'est quand il ne tarissait pas d'éloges envers l'actrice principale Valentina Cortese, qui donne une interprétation parfaite apportant un grand plus au film. Un autre point plaisant, c'est que la réalisation s'inspire très visiblement de celle d'Hitchcock, en particulier «Soupçons» le verre de jus d'orange remplaçant le verre de lait. Sans faire partie des oeuvres majeures de Robert Wise, «La Maison sur la colline» a tout de même le grand mérite d'être prenant du début jusqu'à la fin. Certainement pas le meilleur film de Robert Wise, on est loin de "Marqué par la haine" ou de l'exceptionnel "Maison du diable", mais une fois encore le réalisateur fait preuve d'une maîtrise de la mise en scène remarquable. Wise ne laisse rien au hasard... et ça se voit ! Le souci du détail, la quête de l'excellence permet au film de décoller, de créer une tension présente tout du long, et ce, malgré la faiblesse de l'interprétation, notamment masculine. Un très bon film, Un film qui lorgne énormement sur Hitckock , avec talent .


                 

Réalise par Robert Wise en 1951, " La Maison sur la Colline " est un mélange de mélodrame et de thriller qui possède une premiere partie un peu poussive, mais qui s'avère bien plus intéressant par la suite. L'histoire parle d'une rescapée, Victoria Kowelska, des camps de concentration qui prendra l'identité d'une amie décédée et partira à San Francisco pour y eduquer le fils de cette dernière. Elle y épousera là-bas Alan Spender, le tuteur du jeune garçon, ce qui ne sera pas sans conséquence . Dans le rôle principal, nous retrouvons Valentina Cortese qui s'avère satisfaisante dans ce rôle pourtant assez ambigu, par contre la performance de Richard Basehart n'a rien de franchement mémorable, surtout dans les séquences les plus importantes du film. Mais le tout se suit agréablement grâce évidemment à une mise en scène d'un Robert Wise toujours aussi inspiré ( et qui ressemble par bien des aspects au style d'un certain Alfred Hitchcock ) et à une photographie très classe de Lucien Ballard. Il ne s'agit donc pas pièce maîtresse dans la filmographie de ce cinéaste, mais d'une oeuvre qui est tout de même à découvrir.(http://www.allocine.fr/film/fichefilm-20075/critiques/spectateurs/)


                                   


La nuit américaine une technique permettant de tourner une scène de nuit en plein jour. C'est à dire de l'art de faire du vrai avec du faux, de produire des effets illusoires. Comme toujours chez Trufaut, on aura donc deux histoires : l'une lumineuse qui raconte la grande aventure du cinéma et l'autre plus tragique et souterraine qui souligne l'extrême solitude du créateur. Truffaut en Ferrand se filme tendu vers la réussite du film en montrant tout le travail qu'il faut faire pour en arriver là : le dialogue écrit sur le mur parce que l'actrice alcoolique ne sait pas son texte, la pluie artificielle le chat qui ne veut pas boire le reste du petit déjeuner, les caprices de la star qui exige le beurre en motte, le butane alimentant le feu de cheminée, l'usage du porte-voix pour faire accélérer un passant ou en ralentir un autre. Selon Michel Chion, la musique emprunte son style à la fois à Bach et à Vivaldi.montage rapide de détails techniques de tournages rythmés par la musique de Delarue, un chœur tragique Ferrand rêve toutes les nuits d'un petit garçon marchant, étrangement avec une canne, dans des scènes crépusculaires désaturées à la limite du noir et blanc. Il s'approche d'un cinéma pour y dérober les photos de Citizen Kane comme dans Les 400 coups, Antoine Doinel dérobait celles de Monika. Ferrand déclare à Alphonse qu, comme lui, il ne pourra être heureux que dans l'exercice de son métier et c'est pourquoi il faut s'y adonner. Curieusement Truffaut ne fait pas du metteur en scène un artiste mais un honnête artisan, un professionnel. Ce n'est donc pas un autoportrait bien qu'il l'interprète lui-même… mais avec un sonotone pour marquer la différence. 








Il ne retient que le côté lisse de sa personnalité, son aspect consensuel tonique, de grand amoureux du cinéma La nuit américaine est tournée aux studios de la Victorine de Nice au moment où ceux-ci connaissent de graves difficultés mais sont encore voués au cinéma. Ensuite ils seront investis par la publicité, par la télévision ou l'audiovisuel. Truffaut déclarait volontiers avoir pensé à Chantons sous la pluie, Huit et demi, Le Schpountz et Les ensorcelés. Le film dans le film raconte le tournage d'un film au scénario caractéristique des films commerciaux des années 50 (Le beau-père et la bru tombent amoureux l'un de l'autre). Casting hétérogène Jean-Pierre Aumont et Valentina Cortese sur le déclin en 1972 sont censés être des stars sur le tournage de Je vous présente Paméla. 



                


En revanche, la jeune chanteuse Dani, extérieure au milieu du cinéma en 1972, joue au premier degré le rôle de la stagiaire maîtresse de Jean-Pierre Léaud, le vilain petit canard ne se sentant pas intégré au milieu du cinéma qui d'ailleurs, de son coté le rejette. Jacqueline Bisset est la star nécessaire à la coproduction internationale de La nuit américaine ; Et Truffaut lui donne exactement ce rôle dans le film : une femme rendue fragile par les désirs qui s'accumulent autour d'elle. Décrire modestement mais avec une fascination bienveillante le monde factice du cinéma, "une unanimité de façade, un univers de faux-semblants où on passe son temps à s'embrasser, car il faut montrer qu'on s'aime comme dira l'un des personnages du film "(Antoine de Baecque, Serge Toubiana François Truffaut, 1996). (  CinémAction n°124. Le cinéma au miroir du cinéma. 2007.)                        

1 commentaire:

  1. https://archive.org/download/TheHouseOnTelegraphHillClassicFilm/the%20house%20on%20telegraph%20hill%20=%20classic%20film.mp4
    https://www.sous-titres.eu/films/house_on_telegraph_hill.html
    https://1fichier.com/?luk5w2izp0

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