.

.

mardi 12 janvier 2016

Thomas Mitchell

Excellent comédien de second plan,Thomas Mitchell mit son allure débonnaire au service d'une grande variété de rôles dans des films aussi importants que Place aux jeunes (1937), Autant en emporte le vent, Quasimodo, Monsieur Smith au sénat (tous trois en 1939), et La vie est belle (1946). Il a été en outre récompensé de l'Oscar du meilleur acteur dans un second rôle en 1939 pour l'interprétation de Doc Boone dans La Chevauchée fantastique de John Ford. Il fut également avec Walter Huston la co-vedette du western d'Howard Hughes qui lança avec scandale la carrière de Jane Russell, Le Banni (1943). Fait méconnu : après Bert Freed, qui le joua d'abord dans un épisode télévisé datant déjà de 1960, Thomas Mitchell reprit sur les planches le rôle mythique du lieutenant Columbo, quelques années avant que ce personnage ne fasse la gloire de Peter Falk à la télévision. Ce fut d'ailleurs le tout dernier rôle de sa carrière, car c'est durant cette même tournée théâtrale qu'il succomba à un cancer à l'âge de 70 ans. Il fut marié avec Rachel Hartzell, puis Ann Stuart Breswer.


                                


Les Clés du royaume (The Keys of the Kingdom) est un film américain réalisé par John M. Stahl et sorti en 1944, d'après le roman éponyme de A. J. Cronin.
Un prêtre catholique écossais, l'abbé Chisholm, aux idées peu conventionnelles dans l'Angleterre divisée entre diverses confessions, est envoyé en Chine, où il se refuse à convertir les Chinois à coup d'argent et de pression, mais par le seul rayonnement de son témoignage. Il traverse des années de guerre, d'épidémies et de disette, et gagne la confiance des habitants, ainsi que celle des trois religieuses européennes qui sont envoyées pour l'aider, après la méfiance des débuts.Épique et magistral, Le roman de Cronin est pourtant bien adapté dans cette version cinématographique légèrement édulcorée. Grégory Peck, y montre un talent qui ne le délaissera jamais, malgré les pointures déjà bien en place l'encadrant dans cette prestigieuse distribution où il fait figure de débutant. Un film que je revoie souvent et qui ne perd rien de son charme. J'adore ce film: ce n'est que le 2ème film de Gregory Peck, alors âgé de 28 ans. Le flashback sur l'existence de ce prêtre est passionnant. L'acteur est formidable à toutes les époques, toutes les étapes de ce long cheminement. Le missionnaire prend vie grâce à une interprétation irréprochable. Cet homme intègre est la vraie belle surprise du film. Son parcours est fascinant.
Je vous conseille ce très beau film où Gregory Peck nous éblouit par sa stature et son sens moral à toutes épreuves dans l'adversité. Excellente séance inspirée à tous et toutes. 
 


   
           
Acteur doté d'un vrai charisme et d'une belle présence à l'ècran, Gregory Peck, qui porte bien la soutane, s'est tout naturellement tourné vers des rôles de personnages forts et héroïques! Dans "The Keys of the Kingdom" de John M. Stahl, il est le père Francis, un jésuite envoyé en Chine pour restaurer une mission catholique mise à mal par la guerre! Un rôle pour le moins surprenant (mais souvent remarquable dans sa façon de jouer) qui lui a valu une première nomination aux Oscars! Même si Stahl ne signe pas son meilleur long-métrage, avec des longueurs qui risquent de faire bailler quelques « cloches » , ce drame religieux, d'après le fort beau roman de A. J. Cronin, n'en demeure pas moins honorable dans son adaptation!


                             


Voir Vincent Price en révérend n'est pas monnaie courante contrairement au petit vieux Edmund Gwenn qui en a vraiment l'allure (les conseils qu’il donne au jeune missionnaire Chisholm / Peck sont souvent de grande valeur). Musique d'Alfred Newman (monsieur 7 Oscars) qui reçut ègalement une nomination, tout comme la direction artistique et la photographie! C'est "The Lost Weekend" (en toute logique) qui rafla la plupart des statuettes en 1946 laissant "The Keys of the Kingdom" repartir bredouille! Les voix du Seigneur sont impénétrables... Source : http://www.allocine.fr/film/fichefilm-22377/critiques/spectateurs/


                 

Ne vous fiez surtout pas à son titre français extrêmement ridicule, qui ferait passer La Péniche de l'amour (1942) pour un soap-opéra d'AB Production. En réalité, "Moontide" est un très beau drame romantique, offrant ainsi à Jean Gabin son premier rôle dans une production US. Réalisé par Fritz Lang (non crédité car il assura la réalisation le temps de quelques jours), la réalisation fut finalement confiée à Archie Mayo qui nous offre un surprenant drame réalisé en noir et blanc et entièrement tourné en studio (les décors et les problèmes acoustiques sont là pour nous le rappeler). Avec la participation de Salvador Dalí (ce dernier aurait participé à la séquence où Jean Gabin se retrouve complètement ivre dans le bar, puisque l'on y retrouve un clin d'œil aux célèbres tableaux des montres molles à travers le plan où apparaît une pendule molle où les aiguilles sont remplacées par des bouteilles). Ajoutez à cela une très belle distribution où l'on retrouve dans les principaux rôles : Jean Gabin (Bobo), Ida Lupino (Anna), Thomas Mitchell (Tiny) & Claude Rains (Nutsy), tous les quatre dans entraînant au cœur d'un drame à la fois sombre et romantique, où notre Jean Gabin national excelle dans la langue de Shakespeare.
Archie Mayo a remplacé Fritz Lang après seulement quatre jours de tournage pour mettre en scène cette jolie bluette. Si le scénario est on ne peut plus prévisible - même le "rebondissement final" prend des allures de coup d'épée dans l'eau -, le film bénéficie de la présence de notre Jean Gabin national en exil à Hollywood - with a French accent loin d'être totally ridiculous - et de celle de la rafraîchissante Ida Lupino. Le décor de cette barge en bord de mer apporte également un certain cachet à cette oeuvre, avec un final sur ce quai des brumes formellement assez impressionnant et prenant.



   


Jean Gabin est un docker qui se prend d'entrée de jeu une cuite dantesque : cette introduction bénéficie d'un montage au taquet avec des images toutes floutées voire totalement surréalistes - ce corps de femme qui se dématérialise sous les yeux hébétés de notre Jean saoul comme un polonais - et des images en surimpression - un cadran dont les aiguilles sont en forme de bouteilles de bière - qui donne à l'ensemble un côté assez vertigineux. Notre Jeannot se réveille avec un mal de crâne terrible et commence à frémir lorsqu'on lui apprend que, durant la nuit, un type a été étranglé : vu son instinct de bagarreur et le regard qu'il porte à ses propres mains (il a, qui plus est, la casquette du type en question sur sa trogne), il est loin d'être serein, des conneries du passé semblant subitement remonter à la surface. Il tente de garder la tête froide et s'improvise dans la foulée le héros d'un soir en sauvant une jeune femme de la noyade. La chtite - fragile Ida - semble toute perdue et il décide de la prendre sous son aile et sur sa barge.


                                  


Notre Jean se définit plus comme un "gitan" que comme un "paysan" et ce flirt à peine entamé, il décide de se faire la malle, laissant la gâte en plan sur la barge - po le genre à se lier, le gars. Mais l'amour peut frapper les plus endurcis, et le voilà-t-y pas qui fait machine arrière pour revenir tout transi vers son Ida. Une menace plane tout de même sur notre Jeannot : l'un de ses vieux comparses tient absolument à ce qu'il reprenne la route avec lui (un drôle de pacte semble les lier), quitte, en cas de refus, à le dénoncer pour ce meurtre - l'a-t-il commis ou non, suspense terrible... Mais Jean tient bon la barre et commence une nouvelle vie bien paisible avec l'Ida. Son comparse ne semble, lui, point décidé à abandonner l'affaire si facilement...


                                  

Somptueuse séquence finale avec la silhouette tout en ombre d'un Jean, ravagé par la haine, qui fonce sur sa proie. Cette soudaine montée de tension ravit, le ventre mou du film n'ayant formellement rien de vraiment extravagant. Certes l'alchimie entre Jean et Ida est au rendez-vous mais cette petite romance diablement romantique nous laisse quand même un peu sur notre faim. On est bien content de voir la petite gueule d'amour de Gabin fondre pour cette ardente Ida mais ce petit côté rose-bonbon va bien cinq minutes... Archie Mayo semble un peu s'endormir aux manettes et on trépigne en pensant au gars Fritz qui a abandonné l'aventure à peine commencée. Mais bon, le film demeure dans l'ensemble plutôt plaisant, permet à Gabin de briller outre-Atlantique et c'est déjà pas si mal pour une première - et avant dernière - tentative. (http://shangols.canalblog.com/archives/2010/04/13/17562520.html).

3 commentaires:

  1. http://turbobit.net/roewkbarlfix.html
    http://r18---sn-aigllnlz.googlevideo.com/videoplayback?initcwndbps=4073750&ipbits=0&mime=video%2Fmp4&sparams=dur%2Cid%2Cinitcwndbps%2Cip%2Cipbits%2Citag%2Clmt%2Cmime%2Cmm%2Cmn%2Cms%2Cmv%2Cnh%2Cpl%2Cratebypass%2Csource%2Cupn%2Cexpire&signature=46BB85D802F11902A371847593C7A4976890D63E.0CF1F5502F8ED3665026D1CA8A3CBE29B3CED6A6&key=yt6&fexp=9416126%2C9420452%2C9421513%2C9422596%2C9422843%2C9423282%2C9423662%2C9423671%2C9424776%2C9426214%2C9426858%2C9426904&nh=IgpwcjAzLmxocjE0KgkxMjcuMC4wLjE&lmt=1392718040033507&dur=5687.402&source=youtube&ratebypass=yes&itag=18&sver=3&expire=1452657065&upn=Ybohh2lWnrM&id=df9e56741948d7a2&mn=sn-aigllnlz&mm=31&ms=au&mv=m&mt=1452635347&pl=32&ip=2a02%3A2498%3Ae002%3A88%3A61%3A%3A2&title=MAYO+++La+P%C3%A9niche+de+l%27amour

    RépondreSupprimer
  2. Jamais vue cette "péniche de l'amour" , ça m'a l'air un peu mélo mais pour Gabin ,et en espérant qu'il ne soit pas doublé...et puis ça me change des toons!
    Merci Corto,pour ce voyage dans le temps.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Cette curiosité est une bonne surprise et possède quelques scènes très intéressantes ...bonne journée !

      Supprimer