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mardi 26 janvier 2016

Susan Hayward

Susan Hayward était arrivée en Californie, appelée par David O. Selznick, qui, cherchant la Scarlett O'Hara de son " Autant en emporte le Vent ", crut l'avoir trouvée dans un numéro du Saturday Evening Post de 1937. Physiquement, elle aurait effectivement constitué un choix idéal. Malheureusement, le " test " qu'elle tourna se révéla désastreux et brutalement, Selznick lui dit : " Regagnez votre Brooklyn et inscrivez-vous dans un cours dramatique. Nous verrons dans deux ou trois ans... ". C'était très mal connaître cette rousse volontaire et têtue. Au lieu de faire comme le suggérait Selznick, elle s'incrusta, parvint à décrocher un modeste contrat de six mois chez Warner, où on lui fit fréquenter le cours dramatique du studio. En réalité, seule sa beauté captivait et c'est comme simple ornement qu'on la fit débuter à l'écran dans " Hollywood Hotel ", où son nom ne parut même pas au générique. On la laissa bien vite partir sans autre forme de procès. Une starlette de plus ne mangeant pas tous les jours à sa faim ! La Paramount consentit à lui accorder une nouvelle chance et, avec cette firme, elle signa un contrat de 350 dollars par semaine. Son premier film lui donna trois partenaires de choix : Gary Cooper, Ray Milland, et Robert Preston. Mais " Beau Geste " était exclusivement un film d'hommes relatif à la Légion Étrangère : encore un semblant de rôle décoratif. Cependant, elle était au travail, l'avenir s'annonçait moins sombre (http://www.jesuismort.com/biographie_celebrite_chercher/biographie-susan_hayward-5186.php)

                           

 Alerte aux marines fait partie des films de série tournés entre 1941 et 1945 alors que les Américains étaient engagés jusqu’au cou dans la Seconde Guerre mondiale. Ils avaient pour but, outre le divertissement et la propagande, de maintenir ou remonter le moral des troupes ainsi que des civils restés au pays. Dans le lot sortiront des chefs-d’œuvre mémorables comme Casablanca de Michael Curtiz et, dans une optique plus proche du film qui nous intéresse ici, Aventures en Birmanie de Raoul Walsh ou Les Sacrifiés de John Ford. Il faut donc aussi replacer le film réalisé par Edward Ludwig dans le contexte de l’époque pour en accepter au préalable toutes les conventions : le rictus sadique et méchant (insupportable aujourd’hui) collé sur les "bridés", apparemment tous ravis de tuer ; la vision diabolique de l’ennemi et au contraire tout à fait héroïque des Alliés ; le manichéisme ambiant... Eh bien, malgré cette mise en conditions et l’absence de préjugés,  il est difficile de trouver quelque chose à sauver de ce film belliciste d’une totale médiocrité ! La déception est d’autant plus grande que l’idée de départ (pas mauvaise au demeurant, qui aujourd'hui connaît les Fighting Seabees ?) et le scénario ont été écrits par Borden Chase qui signera plus tard les merveilleux scripts de La Rivière rouge de Howard Hawks et Vera Cruz de Robert Aldrich, et qui collaborera surtout à trois des westerns de l’association miraculeuse formée par Anthony Mann et James Stewart. Contrairement à ces réussites, le scénario est ici très mal construit, mélangeant maladroitement humour plutôt balourd et romance sans intérêt avec l’éternel triangle amoureux pas crédible une seule seconde, film de guerre (comme il se doit) sans énergie ni vrai progression dramatique et même, le temps d’une scène ridicule, comédie musicale (la vision de John Wayne se lançant avec la grâce d’un éléphant dans une danse endiablée est vraiment pénible).



           


Le manque flagrant de moyens (quasiment une transparence par scène) n’est malheureusement pas contrebalancé par une mise en scène inventive. Au contraire, celle-ci se révèle très terne, sans aucune personnalité ni aucun rythme. Les seules visions assez originales sont celles des combats entre bulldozers alliés et tanks ennemis qui virent même au surréalisme du fait de l’utilisation pour ces scènes de maquettes qui pourraient être les ancêtres des Playmobil ! L’interprétation n’apporte aucune consolation et abaisse au contraire le niveau du film si cela est encore possible : John Wayne a rarement été aussi inexpressif (pourtant il est défini par le personnage féminin comme un rustre caractériel et soupe au lait) et sa mort ne nous touche absolument pas tout en permettant à la morale d’être sauve ; Dennis O’Keefe est aussi charismatique qu’un portemanteau, et la seule question que nous nous posons en voyant Susan Hayward est de savoir si elle n’a pas eu une dispute avec sa coiffeuse avant le tournage tellement cette bonne actrice est peu mise à son avantage ici.


                             


Enfin, des seconds rôles pittoresques ou savoureux (à la Walter Brennan ou Thomas Mitchell) ne sont même pas de la partie pour rattraper le coup.
Dans la lignée des films de guerre de l'époque, sérieux mais assez primaires quant aux messages qu'ils dégagent. En effet, c'est le bon film patriotique des courageux et gentils américains face aux méchants Japonais, méchants et cruels (il suffit de regarder d'ailleurs le visage haineux donné aux Japonais lors des séquences de bataille pour se donner une idée... Ceci dit, l'ensemble se laisse voir sans la moindre difficulté et on appréciera un trio d'acteurs tout à fait convaincants : Joh Wayne, Susan Hayward et Dennis O'Keefe. Acceptable. (Dvdclassik et Allociné)


                            

Si "The Conqueror" de Dick Powell a mauvaise réputation aujourd'hui, ce n'est pas parce qu'il est mauvais en soi mais plutôt parce qu'il a été tourné dans le désert du Nevada où avaient été effectués des essais nucléaires quelques mois auparavant, essais qui seraient responsables de nombreux cancers contractés ensuite par les membres de la distribution artistique et de l'équipe technique du film! Sur ce revenons à l'essentiel où John Wayne n'hésite pas, tel un Brando dans "The Tea House of the August Moon", à se brider pour incarner un surprenant Gengis Khan! A ses côtés, la magnifique Susan Hayward et quelques gueules du cinéma américain tels que Ted de Corsia ou Lee Van Cleef complètent la distribution! Bien enlevée, cette biographie de Gengis Khan n'en demeure pas moins plaisante à suivre... Tout d'abord il y a john wayne en jeune genghis khan,il n'a pas le physique de jack palance et ce n'est pas sa petite moustache qui le rend crédible,mais cela n'a vraiment aucune importance.Ce qui compte c'est le cinéma.Ce film en est du vrai des années 50,il ne manque rien dans l'aventure:des dizaines de chevaux qui tombent comme on n'en verra plus jamais,plein de figurants qui s'en donnent à coeur joie,des femmes super belles qui dansent pour notre plaisir,de la passion,de l'amour,de la trahison en veux tu en voila .Bref,du grand spectacle hyper rétro avec en plus un scénario totalement invraisemblable et une fin à la morale monstrueuse ...Louez le vite mais si vous n'êtes pas cinéphile abstenez-vous.Film doté d'une bien mauvaise réputation, " Le Conquérant " à pourtant suffisament d'atouts à son actif pour nous faire passer un moment de cinéma sans réel ennui. En effet, la photographie ne manque pas d'élégance, la BO de Victor Young est très réussi et la mise en scène de Dick Powell nous propose quelques belles séquences. Mais bon, cette superproduction n'a pas du tout un casting approprié - John Wayne n'est pas du tout fait pour le rôle de ce chef Mongol, la rayonnante Susan Hayward ne semble pas totalement impliquée par son personnage -, et l'histoire n'est guère palpitante.



                           

Au final, cela donne que l'on se retrouve devant une oeuvre qui n'a certes rien de catastrophique, mais qui aurait mériter d'être tout de même bien plus flamboyante. Cette superproduction a subi les conséquences d'un événement particulier. Les scènes extérieures furent tournées dans le désert où eurent lieu des essais nucléaires en 1953. Presque la moitié de l'équipe de tournage a développé par la suite un cancer, lequel entraîna le décès de 46 personnes, dont la plupart des vedettes et du metteur en scène, des années plus tard. De plus, ce fut un désastre commercial à sa sortie, malgré le prestigieux plateau de vedettes. Le choix de John Wayne est l'une des plus grosses erreurs de casting de l'histoire du cinéma américain, tout comme celui de Susan Hayward qui s'ennuie à mourir et doit se demander ce qu'elle est venue faire dans cette galère. John Wayne est risible avec ses fausses moustaches autant qu'il est peu crédible dans le rôle de Temujin. John Hoyt est tout aussi caricatural qu'hilarant dans le rôle de Shaman, avec son chapeau ridicule. Par ailleurs, quelques longueurs inutiles comme la scène des danseuses cassent le rythme du film.




                

Malgré ces quelques défauts, "Le Conquérant" reste agréable à visionner et permet de passer un bon moment de détente. Toutefois, un réalisateur comme Raoul Walsh ou Henry King aurait su donner l'impulsion et le rythme nécessaire avec un acteur comme Jack Palance ou Yul Brynner.    Carrément considéré comme un des plus mauvais films de tous les temps, "Le Conquérant", plus connu pour les effets nucléaires tragiques sur une grande partie de l'équipe de tournage que pour ses qualités cinématographiques quasi-inexistantes, ne mérite pourtant pas cette réputation désastreuse. Bon d'accord John Wayne n'est pas une seule seconde crédible en Gengis Khan, la belle Susan Hayward donne l'impression de se demander ce qu'elle fout là sur chaque plan, la prose qui compose les dialogues est pompeusement ridicule et aurait tendance à faire ricaner et le scénario se distingue par son incroyable côté répétitif. Mais il y a quelques belles fulgurances dans cet ensemble, comme la séquence d'ouverture pas trop mal réussie. Ces dernières ne suffisent peut-être pas à empêcher ce film d'être mauvais mais il ne mérite certainement pas d'être considéré comme un des pires du cinéma. (Allociné)                                                                 
                                  

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