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dimanche 24 janvier 2016

Rhonda Fleming

Rhonda Fleming (née Marilyn Louis) est une actrice américaine d'origine irlandaise, anglaise et française, née le à Hollywood, Los Angeles.1943: elle accepte de retourner à Los Angeles où la 20th Century Fox lui propose de signer un contrat. Son prénom étant jugé trop commun, elle est renommée en Rhonda pour faire concurrence aux stars de l’époque : Lana Turner, Ava Gardner ou Rita Hayworth. Elle est créditée pour la première fois au générique de La Maison du docteur Edwardes, qu'elle tourne en 1945 sous la direction d'Alfred Hitchcock. Cette belle rousse promènera sa silhouette superbe dans bon nombres de westerns signés pour la plupart par Alan Dwann, Lewis Foster ou John Sturges (Règlement de comptes à O.K. Corral).Découverte par David O. Selznick, c'est lui même qui lui trouva son pseudo d'artiste et la lança dans le grand bain et devint l'idole des cinéphiles pour, je me répète, une plastique pleine de sensualité.La plupart des westerns qu'elle tourna furent des succès surtout chez Dwann qui su exploiter un talent évident. Cette actrice a tout mon respect tant je l'adore.James


                               

Avec Tennessee’s Partner, Alla Dwan fait son retour dans l’Ouest américain du 19ème siècle réalisant du même coup peut-être son plus beau film, en tout cas également le préféré du cinéaste, un western tendre et mélancolique, plus préoccupé de s’appesantir sur les personnages et les relations qu’ils entretiennent entre eux que par l’intrigue, même si cette dernière est loin d’être inintéressante. En tout cas, le scénario est remarquablement bien construit et mené de main de maître. Nous sommes à l’époque de la ruée vers l’or dans une petite ville californienne dans laquelle l’établissement le plus assidument fréquenté est l’accueillant "Marriage Market" tenu par "The Duchess" (Rhonda Fleming), une rousse sculpturale entourée d’une kyrielle d’autres belles jeunes filles à marier. La maîtresse de maison est amoureuse de l’élégant Tennessee (John Payne), un joueur professionnel cynique possédant une bien piètre opinion de l’âme humaine. The Duchess et Tennessee, partenaires en amour mais aussi professionnellement, puisque non seulement le charme des filles aide à remplir les caisses mais en plus les gains récoltés grâce aux cartes viennent s’y ajouter. Une telle manne financière vient à faire naître des jalousies et beaucoup de joueurs cherchent ainsi à provoquer l’inébranlable Tennessee, le traitant de tricheur pour pouvoir s’en débarrasser en état de "légitime défense". Mais intelligemment, ce dernier ne préfère pas faire attention aux provocations, au grand dam de ses adversaires qui repartent bredouilles. Certains notables détestant le joueur tentent alors d’employer les grands moyens en embauchant des tueurs à gage. Pas de chance ! Justement le jour où Tennessee est sur le point d’être abattu par l’un d’entre eux, entre en jeu Cowpoke (Ronald Reagan), un cow-boy de passage qui lui sauve la vie en abattant le tueur. C’est le début d’une grande amitié entre deux hommes de caractères, de moralités et de tempéraments totalement différents. Cowpoke est un homme foncièrement honnête, d’une naïveté confondante, ne disant jamais le moindre mal de quiconque et prêt à défendre le premier venu. Pour l’interpréter, nous trouvons un Ronald Reagan inattendu certainement dans son plus beau rôle, celui d’un homme très attachant par sa candeur et sa gentillesse, un personnage qui tranche avec les héros habituels du western. Cowpoke est venu en ville attendre sa promise qui doit arriver par le River Boat. Tennessee, en apprenant l’identité de la fiancée de son nouvel ami, une aventurière cupide de sa connaissance (l'une de ses nombreuses anciennes amantes), se doutant qu’elle n’en veut en fait qu’à son argent (son prénom, Goldie, est loin d’être innocemment choisi), fait tout son possible pour la faire repartir. Il y réussit mais Cowpoke, se sentant ridiculisé, le maltraite violemment avant de se rendre compte que Tennessee n’a agit de la sorte que pour lui venir en aide.



   


Le final sera tragique mais nous n’en dévoilerons pas ici la teneur ; il est là pour nous rappeler que, contrairement à ce que son titre français ridicule a pu nous faire croire, il ne s’agit pas d’un western humoristique. Et pourtant le début du film aurait pu aussi nous induire en erreur : le générique se déroulait sur une chanson entraînante, la première séquence voyant Chubby Johnson tenter de faire se lever sa mule couchée au milieu de la rue se révélait cocasse tout comme la suivante montrant Rhonda Fleming donner des conseils de bienséance à ses filles (dont l’une d’elle, si vous faites très attention, n’est autre qu'Angie Dickinson), toutes légèrement vêtues de tenues affriolantes. Ce qui a immédiatement plu au réalisateur à la lecture de l’histoire originale de Bret Harte (auteur dont il collectionnait les livres) étaient les relations entre les deux hommes et l’atmosphère de mélancolie qui s’en dégageait, le tout au milieu d’un tableau brossant les effets de la fièvre de l’or en Californie. 


                 
Ayant collaboré pour la première fois de très près à l’écriture, avec les nombreux scénaristes qui ont participé à son élaboration, Dwan a remarquablement bien retranscrit ces éléments et l’on peut dire qu’il a réussi un western au ton unique, à la fois doux et grave, léger et tragique. C’est aussi à partir de ce film qu’on a pu admirer la perfection plastique du travail de John Alton et de Van Nest Polglase ; si leur travail était déjà superbe au travers de quelques séquences dans les films précédents, il est ici constamment splendide et il aboutira à une sorte de perfection esthétique dans le suivant, Slightly Scarlet. Le placement de bouquets de fleurs colorés au milieu des plans, l’harmonie des couleurs primaires et (ou) pastels dans les intérieurs, la profondeur des noirs, la douceur des travellings, la magnificence de la contre-plongée sur la table de jeu enfumé à côté de laquelle tranche la robe rose de Rhonda Fleming, la beauté des ombres et des clairs obscurs… tout cela donne une patine et une splendeur visuelle unique à cet intimiste Tennesse’s Partner qui culmine, esthétiquement parlant, dans ce plan final de sépulture crépusculaire en haut d’une colline.(http://www.dvdclassik.com/critique/le-mariage-est-pour-demain-dwan)



                             


Le Cirque fantastique (1959) :Les numéros sont spectaculaires, les personnages sont dépeints sommairement mais ils sont tous intéressants. Tout est convenu et attendu mais on passe un bon moment. Attendu, oui…les histoires d'amour qui détendent l'atmosphère et rapprochent les ennemis d'hier. Le triste banquier qui se déride et montre que lui aussi "aurait voulu être un artiste". Les drames provoqués par le saboteur qui a infiltré la troupe sont (presque) tous sans graves conséquences et son identité constitue la seule surprise du film. Bref, on est surpris par presque rien mais c'est joli, spectaculaire et touchant, pas seulement pour la nostalgie "include" lorsque l'on redécouvre ce genre de films liés à notre enfance dès lors que l'on a passé les 40 ans. Par moment, on se rend compte que ce n'est pas un grand qui est aux manettes à la façon laborieuse de filmer une scène sensée être spectaculaire (le combat entre un homme et un lion par exemple) et le manque de moyens est parfois visible. On assiste au déraillement d'un train mais Cecil (B. DeMille) n'était cette fois ci pas dans le coup. D'autre part, de manière toutefois moins gênante que dans un film ultérieur (Circus World), on retrouve quelques comédiens qui ont pris un bon coup de vieux, Vincent Price, un petit coup (Il interprète le Monsieur Loyal du cirque), Gilbert Rolland, un peu plus marqué (le funambule)…et surtout Peter Lorre (le clown blanc). Tout ceci ne fait pas pipi loin mais moi, je ne boude pas mon plaisir. D'autant plus que par chez moi, on ne voit pas souvent de spectacles de cirque de cette envergure. Le dernier en date était géré par une famille dont tous les membres -sauf la grand mère- assuraient des numéros, et même souvent plusieurs numéros chacun. 



                 

Tous drapés dans des collants qui avaient du servir à autre chose avant, ils ont défilés pendant 1 h 30 dans des numéros qui auraient plu à mes grands parents en 70 avant Patrick Sébastien. Çà faisait très début de siècle mais le précédent et çà rappelait les souvenirs d'enfance de certains acteurs et actrices dont les parents étaient acrobates de "rue" ou dresseurs de puces. Bref, j'ai adoré mais j'ai pas fait un tabac avec ma sortie et de plus, je me suis fait cracher à la gueule par le lama (authentique mais je ne pense pas que ce soit lié à mes propos sur sa compatriote Yma Sumac). Avec Big Circus, c'est le bonheur dans une toute petite galette, même pas besoin de sortir la bagnole et tu peux proposer illico une 2ème séance à peu de frais. 



                  


D'autant plus que sur ce film, entre 2 romances ou entre 2 évènements dramatiques, on voyait à l'oeuvre d'authentiques célébrités du cirque de l'époque : Dick Walker (et ses tigres), Tex Carr (et ses chimpanzés), Dick Berg (et ses otaries), Hugo Zacchini (l'homme canon), les Flying Alexander (Trapèze volant), Gene Mendez (un fildefériste), etc…Bref, du plaisir concentré pour toute la famille... De nombreux films se déroulent dans le milieu du cirque, dans le genre film à grands spectacles, eux aussi avec un casting All Stars, les principaux sont : Le plus grand cirque du monde d'Henry Hathaway (1964). Trapèze de Carol Reed (1956). Sous le plus grand chapiteau du monde de Cecil B. DeMille (1952). Ces 3 films ayant été édités en DVD, on peut espérer une édition du film de Newman...qui est passé à la télévision, mais pas hier. Et sinon, parmi les autres films hautement recommandables, je peux signaler 3 Lon Chaney, Freaks (+ L'inconnu qui figure sur l'édition collector du précédent) et Larmes de clown de Victor Sjöström (http://filmsnoirs.canalblog.com/archives/2014/03/13/29425309.html)

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