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vendredi 29 janvier 2016

Michael Lonsdale

Né le 24 mai 1931 d'une mère française, et d'un père anglais, Michael Lons­dale est un acteur français.   Après avoir passé son enfance entre la France, l'Angle­terre et le Maroc, il découvre le théâtre grâce à sa rencontre avec Roger Blin en 1947. Passionné d'art drama­tique, il est alors élève du cours de Tania Bala­chova.  Dès 1956, il multi­plie les petits rôles au cinéma, notam­ment dans les films de Gérard Oury et de Jean-Pierre Mocky. Il fait même une appa­ri­tion en prêtre dans Le Procès d'Orson Welles. Mais c'est François Truf­faut qui lance véri­ta­ble­ment sa carrière ciné­ma­to­gra­phique en lui offrant deux rôles, l'un dans La Mariée était en noir en 1967, l'autre dans Baisers volés en 1968. Des années 50 à nos jours, Michael Lons­dale joue dans des dizaines et des dizaines de films pour le cinéma et la télé­vi­sion. Il croise ainsi la route de nombreux réali­sa­teurs de renom, tels que Louis Malle, Jean Eustache Jean-Jacques Annaud ou encore Luis Bunuel… Les films dans lesquels il tourne sont d'une extrême variété. Le comé­dien fait preuve d'une grande ouver­ture dans ses choix artis­tiques. Il joue aussi bien dans des films « d'avant-garde » que dans de grosses produc­tions holly­woo­dienne, comme un James Bond en 1979, ou Munich de Steven Spiel­berg en 2005.


               


Le souffle au coeur : avec ce film, Louis Malle évoquait un sujet relativement complexe: à savoir l'inceste mais avec un tact et une pudeur incroyable. Dijon en 1954. Famille Bourgeoise composée des trois enfants, dont le plus jeune étant agé de quatorze ans part en cure avec sa mère. A partir de là, la relation unissant la mère et son fils va franchir un cap pour finalement franchir la ligne de l'interdit. On n'est pas étonné que le film ait provoqué un véritable tollé à sa sortie en 1971, à cause, bien évidemment de la relation incestueuse que Malle a fait naître entre ses deux personnages principaux. Un film qui s'est avéré bien dérangeant pour tous les critiques et censureurs de l'époque. Louis Malle, en parallèle signe avec ce film une critique relativement acerbe de la bourgeoisie des années 50. Une magnifique Léa Massari qui reprend de nouveau le rôle d'une femme dont les pulsions adultérines semblent incontrôlables. Bon accueil au Festival de Cannes, nomination pour le meilleur scénario et beau succès public, pour Louis Malle, ce film est une réussite sur quasiment tous les points de vue. A noter tout de même qu'en mai 1971, lors de l'émission Post-Scriptum, Louis Malle était venu présenter le film, la conversation tournait bien entendu autour du thème de l'inceste. Suite à ça l'émission fut arrêté et Italiques en prit la succession.Un portrait incisif d'une bourgeoisie française des années 50 mais Louis Malle ne tombe jamais dans l'excès ou la facilité. La relation entre le personnage de la mère et son fils Laurent est intense et cela transpire à l'écran. Le ton est juste et démonstratif, Léa Massari magnifique et le reste du casting convaincant.



            

On retrouve ici les thématiques "malliennes":la grande bourgeoisie et ses turpitudes que Malle connait bien mais qu'il ne juge pas,le goût de la provocation et de la liberté,le difficile passage de l'adolescence à l'âge adulte...Lea Massari rayonne de beauté,Benoit Ferreux me paraît un peu gauche mais peut être le rôle en est la cause.Film intéressant sur une époque(1954),une classe sociale qui peut aisément tricher ou mal se conduire car elle ne manque de rien au niveau matériel.Un petit bémol toutefois: pourquoi les jeunes portent-ils tous des cheveux longs alors qu'on est en 1954!?(même remarque qu'on pourrait faire de manière encore plus accentuée à Pasolini pour Salo se passant dans les années 40). Avec "Le souffle au coeur", Louis Malle rèussit à aborder le sujet dèlicat de l'inceste avec autant de tact que de pudeur! L'action se situe dans la belle ville de Dijon en 1954 dans une famille bourgeoise de trois enfants dont le cadet, âgè de quatorze ans, atteint d'un souffle au coeur, se voit contraint de partir en cure où sa relation avec sa mère va se resserrer au point de finir par franchir la ligne des interdits!



                                     


Il n'est évidemment guère surprenant que le film ait susciter à sa sortie en 1971 une grande polèmique à cause de la relation incestueuse que Malle dèveloppe entre ses deux personnages principaux! Une relation encore plus dèrangeante pour les censeurs de l'èpoque que le rèalisateur peut s'instaurer d'actes tabous au fil des scènes sans imposer à aucun moment un jugement moral! Ni bien ni mal bien au contraire, laissant le spectateur libre de faire son propre jugement! Prestation magnifique de sensibilitè de Lèa Massari qui relève le jeu très faible des jeunes acteurs qui finissent par agacer! Mais par delà cette situation, Malle signe avec "Le souffle au coeur" un portrait incisif de la bourgeoisie des annèes 50 avec ce couple dont la femme trompe allègrement son mari gynècologue incarnè ici par Daniel Gèlin! Projetè à Cannes avec un bel accueil, ce film polèmique reçut même une nomination à l'Oscar du meilleur scènario avec en plus un joli succès en France...(Allociné)               


   


Glissements progressifs du plaisir est un film français d'Alain Robbe-Grillet sorti en 1974.
Ce film est une ode à Anicée Alvina, construit pour elle et autour d'elle et c'est tout simplement magnifique, les images sont à la fois troublantes et splendides distillant un érotisme subtil. La narration est déroutante mais c'est volontaire, on sait très bien que ces cellules aux murs blancs immaculés gardées par des religieuses n'existent pas, pas plus que les inquiétants sous-sols. Alors, ce qu'on voit ce sont (peut-être) les fantasmes de ses clients (puisque Olga et Anicée jouent le rôle de prostituées occasionnelles) mélangés aux siens (fantasmes lesbiens, fantasmes de domination, fantasmes de sang et de mort). Certes, il faut entrer dans ce genre de film, mais ces demoiselles nous aident bien, il suffit de se laisser entraîner. Le film se veut également un pied de nez aux institutions établies (police, justice, religion, ordre moral). A noter deux curiosités, d'abord la présence furtive (quelques secondes) de Catherine Robbe-Grillet et d'Isabelle Huppert, et puis cette magnifique démonstration d'anamorphoses sur les murs blancs par Anicée Alvina. La scène est d'une beauté à couper le souffle, et si le résultat fascine c'est parce que nous avons vu sa réalisation. Sans cela, le désintérêt remplace la fascination, et c'est sans doute ce que n'a jamais compris Yves Klein. Style particulier pas accessible à tout le monde, l'absurde donne bien souvent naissance à des oeuvres intéressantes et/ou provocatrices - comme en ce cas présent -; et surtout pour des scènes de cachot pas piqués des hannetons, malgré un effilochement singulier de l'histoire.





Sur la base d'un film policier, le rèalisateur Alain Robbe-Grillet propose une dèconstruction du rèel, qui livre une certaine idèe de la beautè cachèe derrière l'indicible! Malheureusement ici tout n'est que ennui avec comme toujours un goût pour les intrigues qui se font et de dèfont, les personnages qui se dèdoublent, se multiplient et se confondent! "Glissements progressifs du plaisir" se prèsente donc comme un polar avec des scènes abruptes et une bonne dose d'èrotisme qu'on a du mal à comprendre (le jaune d'oeuf, la peinture rouge...)! Si l'on accepte ce jeu d'intellectuel, le film peut plaire mais pour les autres le temps risque d'être long! Trop de tête et pas assez de tripes, de plus qu'est venu faire le grand Jean-Louis Trintignant dans cette histoire sans queue ni tête... Probablement l'un des plus cérébralement érotiques qu'il soit, ce film qui bénéficie de la rare et stupéfiante présence d'Anicée Alvina recèle des scènes inoubliables, en grande partie grâce à des jeux érotiques d'anthologie, littéraires et culinaires. C'est un peu comme si PERSONA avait été mis en scène par Andrzej Zulawski, VERTIGO par Walerian Borowczyk ou EMMANUELLE par... Philippe Garrel ! (Allociné)

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