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dimanche 10 janvier 2016

Burt Young

Burt Young, né Gerald Tommaso De Louise le à New York dans l'état de New York, est un acteur américain. Il est surtout connu pour son rôle de Paulie Pennino dans la saga Rocky. Il suit les cours de Lee Strasberg dans la prestigieuse école d'art dramatique Actors Studio. Après quelques petites apparitions dans des polars tels que Chinatown (1974) et Le Flambeur (1974), c'est le réalisateur Sam Peckinpah qui dévoile le talent de l'acteur dans le rôle d'un assassin dans Tueur d'élite (1975), film dans lequel il retrouve un de ses amis : l'acteur James Caan. Son jeu d'acteur spécifique est d'incarner à l'écran le plouc de la classe ouvrière italo-américaine. Son jeu solide impressionne suffisamment le réalisateur John G. Avildsen qui l'engage pour jouer son rôle le plus significatif, Paulie, le beau-frère de Sylvester Stallone, dans Rocky. C'est la consécration pour l'acteur qui se retrouve nommé pour l'Oscar du meilleur second rôle. Il est par ailleurs l'un des trois acteurs (les autres sont Stallone et Tony Burton) à apparaître dans tous les Rocky. Il retrouve ensuite la direction de Sam Peckinpah dans Le Convoi (1978). Sylvester Stallone lui confie à nouveau le rôle de Paulie dans l'intégrale de la saga Rocky.(Wiki)


                                

Né pour vaincre (Born to Win) est un film américain d'Ivan Passer sorti en 1971. J.J. est un de ces nombreux paumés qui hante les bas-fonds new-yorkais, à la recherche de sa dose quotidienne de came, alors que son épouse Véronica, dont il vit séparé, se prostitue pour se procurer de l'héroïne dont elle est fortement accro. S'ensuivent combines médiocres et sordides arrangements avec son principal fournisseur, un dealer nommé "l'Affreux" auquel il doit une forte somme d'argent. Et ce ne seront ni son copain Billy qui mourra d'une dose volontairement trafiquée ni sa petite amie Parm qui vont lui être d'un grand secours...
Sorti la même année que le célèbre Panique à Needle Park, ce premier film américain d’Ivan Passer déjoue les attentes habituellement liées à ce type de sujet. Point de naturalisme glauque ici mais une discrète abstraction de l’environnement composé essentiellement de personnages dont la caractérisation est réduite à une fonction dramatique. Les évènements déchoyant le héros s’enchaînent avec la précision dérisoire et implacable d’une horlogerie. Le ton a lui aussi quelque d’unique: amoral, détaché, dédramatisé (il n’y a qu’une scène de manque et elle n’est pas surchargée d’effets) mais secrètement chargé de compassion.
Enfin, ce qui contribue à faire de Born to win un film à part, c’est que le précieux esprit de Frank Borzage s’y manifeste dix ans après la mort du maître.



            
La simplicité nimbée d’humour avec laquelle est présentée cette rencontre entre deux marginaux, la femme plus forte et pourtant plus inquiète que son homme et sa foi quasi-absurde dans son amoureux qui ne cesse de replonger rattachent directement Born to win à Man’s castle. Karen Black est ici une actrice digne de Loretta Young. Son visage chargé de larmes s’éloignant dans la voiture de police n’est pas montré plus de trois secondes mais il n’est pas près de s’effacer de nos mémoires. Un titre ironique comme le film avec son héros qui semble hyper cool et sûr de lui. En fait plus on n'avance dans le film et plus on se rend compte qu'il ne maitrise rien, n'étant que le jouet de la drogue, des dealers et des policiers. Le casting est sympa et l'idée générale intéressante...(https://filmsnonutc.wordpress.com/2012/08/30/ne-pour-vaincre-ivan-passer-1971/)



                  


Un Sam Peckinpah certes mineur mais divertissant et attractif, cela me réconcilie avec ce cinéaste talentueux qui m'avait laissé sur ma faim avec "Chiens de paille"!! "Le convoi" est un film loufoque teinté d'un petit délire du metteur en scène d' une course poursuite entre des chauffeurs de camions cylindrés et un shérif à travers plusieurs états d'Amérique qui me fait penser au récent "Boulevard de la mort" dont Quentin Tarantino a copié quelques plans de ce film. Et la chasse aux camions prend une ampleur médiatique phénoménale au point que la religion s'en mèle (rire). J'ai passé un bon moment devant ce film bourré d'humour. Coup de chapeau pour les scènes d'actions fort bien réussites, les messages de radios des routiers qui accompagnent le film, les ralentis, les paysages desertiques du Texas magnifiques. Kris Kristofferson incarne à merveille le héros viril au coté de la séduisante Ali Mac Graw, de Burt Young et mention pour Ernest Borgnine dans la peau du méchant hilarant. A visionner.« Convoy » est l’archétype même du Road-Movie. D’abord, d’un point de vue de sa construction. L’intrigue se développe à mesure qu’on avance sur la route. Le film revêt aussi toutes les caractéristiques du Road-Movie dans le sens où il est profondément américain, visuellement onirique et radicalement anarchiste. Tant du point de vue de la forme que du point de vue du fond. Les plans choisis par Peckinpah de la « road », des trucks, des grands et magnifiques espaces naturels, sont à la fois autant des images d’Epinal de l’Amérique, que des hymnes à la liberté, propre à l’esprit américain et revendiquée par les routiers, mais sans cesse menacée par l’autorité. D’ailleurs l’analyse sérieuse des répliques et des situations révèle les féroces critiques adressées aux institutions.



Les forces de l’ordre sont corrompues, abusent de leur pouvoir, et font preuve de racisme. Les médias se révèlent tout aussi manipulateurs que les politiques. Si le film de Peckinpah, ne semble pas dépourvu de quelques longueurs, et baisse de régime dans l’action, il n’en reste pas moins l’expression d’un anarchisme captivant, drôle et beau. Tout le contraire des productions super razoir pondues par les anars de la nouvelle vague. Notre adulation aujourd’hui encore pour ces tchatcheurs bobos et franchouillards révèle bien la superficialité de notre soit disant gauchisme s’agissant des sujets du quotidien populaire français.Irrévérencieux et jubilatoire, ce film est une attaque frontale de Peckinpah contre l'ordre et le système. Les flics y sont montrés au mieux comme des imbéciles, au pire des brutes sadiques, et les hommes politiques des marchands de tapis méprisants, déconnectés du peuple mais sachant tirer profit de toutes les situations. Un hymne à la liberté, aux grands espaces et à l'amitié. Le franchissement du désert par la troupe de camions pour gagner le Nouveau-Mexique est un morceau d'anthologie. Démodé certes, mais à voir.

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