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lundi 30 novembre 2015

Charles McGraw

Charles McGraw est un acteur américain né le et mort le Un excellent acteur de composition qui ne faut surtout pas oublier car je me répète souvent c'est aussi grâce à ces acteurs que le cinéma a pris une dimension encore et toujours plus grande. L'acteur principal dégage beaucoup de jeu mais aussi ce genre de personnages très souvent oubliés. Charles McGraw vient de la radio et alors qu'il anime une émission en direct, il sera découvert par un chasseur de talent, c'était un métier à la mode à l'époque. Son personnage est très apprécié des aficionados que nous sommes et nul ne peut oublier un tel visage ses prestation dans les divers genre auxquels il tourna sont très nombreuse: western, polar, aventure, guerre... et fut très apprécié par: Anthony Mann, Alfred Hitchcock, Stanley Kubrick, Richard Bartlett... Mais les amateurs de polar l'auront vite découvert à travers ce portrait puisqu'il était dans L'énigme du chicago express le policier qui escortait une témoin très important. Il faut reconnaitre que cette acteur aima jouer des rôles de policier chose qui lui réussit plutôt bien comme aussi et sans doute dans le genre qui nous intéresse le western. En effet pas moins de 11 participations viendront enrichir une carrière des plus honorables et à retenir dans le western des oeuvres très intéressantes comme: Joe Dakota, Libre comme le vent, La ruée vers l'ouest, ...James


                                  

Au seul nom de Richard Fleischer, le cinéphile avide de grand spectacle ne peut s’empêcher de penser aux nombreux grands films d’aventures magnifiquement mis en scène par ce cinéaste, un artiste pourtant réduit au statut de simple technicien par la majorité de la critique. 20.000 Lieues sous les mers (1954), Les Vikings (1958), Barrabas (1962) ou encore Le voyage fantastique (1966), autant de grandes oeuvres qui, pourtant, témoignent non seulement d’une maîtrise sans failles des outils techniques, mais souvent aussi d’une ingéniosité visuelle et d’une ampleur romanesque enthousiasmantes. Avec une inventivité égale, certains de ses films ont su retranscrire l’âpreté et la violence de notre société - Le temps de la colère (1956), L’étrangleur de Boston (1968), L’étrangleur de la Place Rellington (1971), Les flics ne dorment pas la nuit (1972) - voire de les pousser dans une direction extrême avec le célèbre film d’anticipation Soleil Vert (1973).
Fleischer fut certainement le premier qui sut le mieux utiliser le nouveau format Cinémascope (apparu en 1953) à des fins plastiques. Fils du grand animateur Max Fleischer (le créateur de Betty Boop et de Popeye) et ancien étudiant en médecine, le réalisateur avait des dispositions pour s’intéresser aux évolutions techniques de son mode d’expression. Du Cinémascope jusqu’aux effets spéciaux révolutionnaires du Voyage Fantastique, en passant par l’usage du split screen dans L’étrangleur de Boston, à chaque fois l’outil est mis au service d’une efficacité dramatique et visuelle de tous les instants. Avant de signer à la Fox et de bénéficier ainsi de budgets plus élevés, Richard Fleischer travailla quelques années à la RKO où il fut engagé en 1942 pour diriger des courts métrages. Il y réalisa ensuite plusieurs petits thrillers tels que Armored Car Robbery (1950), dans lesquels il démontre toute son habileté. L’énigme du Chicago Express marque le sommet de cette période ainsi que la fin de ses années RKO.



   

L’énigme du Chicago Express fait partie de ces petits films de genre qui font assez peu parler d’eux mais qui se révèlent, après leur vision, comme des œuvres plutôt jouissives de par leur dynamisme et leur efficacité dépouillée de toute pesanteur intellectuelle. Un véritable film de série B qui emporte le spectateur par son rythme et son simple postulat de départ. Dans son prologue, avant que les personnages principaux montent dans le train, le film recourt aux codes visuels du film noir (milieu interlope, rues nocturnes, flics bourrus, éclairage expressionniste avec son noir et blanc contrasté qui découpe l’espace en zones claires et sombres). Une première scène d’action, où l’on découvre un tueur tapi dans l’ombre grâce aux perles tombées du collier cassé de la veuve sous protection, en est un parfait exemple. 



                                

Mais le film de Fleischer s’avère être plutôt un thriller trépidant, le scénario et la mise en scène donnant en fait la priorité au mouvement et au rythme, bien plus qu’à une science de la composition plastique. D’autant que, fait rare, aucune musique ne vient scander les péripéties du scénario. C’est donc bien la réalisation, seule, qui donne le tempo au récit.
Fleischer parvient à créer une tension continue grâce aux incessants déplacements de ses personnages, dont bien entendu le policier chargé de la protection du témoin. Toujours sur le qui-vive, ce dernier ne cesse de parcourir le train express de long en large afin d’accomplir sa mission. Lorsque le film s’accorde une pause, c’est-à-dire quand on arrête de sillonner les couloirs étroits et les compartiments, ce sont les jeux de regard qui maintiennent le trouble et l’anxiété. Le détective Brown, monté sur un ressort, devient le pivot de ces scènes, toujours prêt à bondir pour retourner une situation critique à son avantage. 


   



Ce policier dur et impitoyable est interprété par Charles McGraw, second rôle célèbre habitué aux rôles de flics et de truands dont celui du tueur sadique de T-Men d’Anthony Mann. Excepté lors d’une séquence où on le voit hésiter devant une tentative de corruption, et malgré un sentiment de culpabilité du à la mort de son partenaire, Brown ne montre quasiment aucune faille, ne dévoile rien de sa psychologie.
Mais la psychologie n’a rien à faire ici. Seuls comptent la vitesse et le mouvement. Fleischer utilise avec une grande dextérité les panoramiques pour suivre ses personnages dans ce lieu exigu, et pour traduire le sentiment diffus de danger. Le cinéaste use parfois des panoramiques croisés autour des personnages qui conservent plus ou moins leur position, mouvements de caméra qu’il associe parfois à un montage assez cut, renforçant ainsi cette impression d’entraînement dans l’action. 


                               


Les travellings en profondeur ne sont pas en reste et contribuent à projeter le spectateur dans ce tourbillon visuel. Cependant tout ce dispositif technique reste quasiment invisible tant la fluidité de l’ensemble emporte le morceau. Fleischer se permet même un raccord de toute beauté et d’une grande pertinence lorsqu’il enchaîne un plan serré des roues du train roulant à toute vitesse après un plan nous montrant la veuve sous protection qui, dans l’énervement et la frustration de sa situation, lime ses ongles sur le même rythme frénétique. On le dit et on le répète : 70 mn de bonheur cinéphilique mené à un train d’enfer.
A côté de quelques grands films à suspense se déroulant dans un train, domaine dans lequel Hitchcock s’était particulièrement illustré, il faut compter avec ce Narrow Margin. 

Si ce film n’a pas la l’humour et la malice d'Une femme disparaît, il a pour lui un grand sens du rythme, une concentration sans relâche sur son sujet et une très belle gestion de l’espace, d’autant que la plupart des plans réalisés ont du se révéler d’une grande complexité dans leur exécution. Richard Fleischer signe l’un des plus beaux fleurons du thriller de série B. Une petite œuvre qui connut un franc succès à sa sortie et qui eut une influence certaine sur la production filmique et télévisée. On peut rappeler d’ailleurs qu’un remake de L’énigme du Chicago Express fut tourné en 1990 par le réalisateur Peter Hyams: Le seul témoin avec Gene Hackman et Anne Archer. Une grosse production, des acteurs célèbres, des extérieurs à foison mais une audace moindre, un tempo moins assuré et une réalisation qui s’éparpille et perd en intensité… quand la série B enterre la série A. Source : http://www.dvdclassik.com/critique/l-enigme-du-chicago-express-fleischer



                  


Après nous avoir inquiétés par deux fois en cette année 1953, André de Toth revient enfin en bonne forme, nous rassurant sur ses capacités et ne faisant pas mentir sa réputation, celle d'être un des réalisateurs de série B les plus doués de sa génération. Oubliés le très médiocre The Last of the Comanches (Le Sabre et la flèche) et l'ennuyeux The Stranger Wore a Gun (Les Massacreurs du Kansas) avec pourtant, dans ce dernier, déjà Randolph Scott. Ces deux derniers films n'avaient pas grand chose pour retenir notre attention, pas plus le scénario que la mise en scène. Si l'intrigue de Thunder Over the Plains s'avère dans l'ensemble sans réelles surprises, André De Toth se fait enfin à nouveau plaisir avec sa caméra, multipliant les travellings et panoramiques savants pour notre plus grand plaisir. A ce jour, il s'agit probablement, techniquement parlant, de son film dont l'exécution se révèle la plus parfaite. Moins dépaysant et mouvementé que Le Cavalier de la mort (Man in the Saddle), moins jubilatoire que La Mission du Commandant Lex (Springfield Rifle), La Trahison du Capitaine Porter vient néanmoins prendre place juste derrière ces deux très belles réussites. On a déjà vu un bon nombre de westerns débutant juste à la fin de la guerre de Sécession et nous décrivant la situation où se trouvaient les vaincus, spoliés par les Carpetbaggers qui faisaient du profit sur leur dos. Le Texas était à l'époque un des deux Etats non encore entrés dans l'Union ; il était alors gouverné par l'armée d'occupation qui était obligée de faire respecter les lois édictées par le gouvernement, même si ces dernières s'avéraient très souvent d'une injustice flagrante pour les Texans. 



   


Les tensions entre habitants et nouveaux venus étaient alors exacerbées, les Texans haïssant tout autant les profiteurs du Nord que les militaires chargés de soutenir et protéger ces derniers. La première chose intéressante dans le film d'André De Toth est l'exposition concise et efficace de cet état de fait, de cette période difficile de l'après-guerre civile. Puis vient la présentation des personnages dont l'écriture se révèle être également assez riche, tout au moins concernant les principaux protagonistes. Le Capitaine Porter (très bien campé par un Randolph Scott que l'on avait guère l'habitude de voir presque tout du long vêtu de la tunique bleue) est tiraillé entre son devoir et le fait qu'il soit lui même texan, dégoûté par les missions qu'on lui confie, les traitements qu'on fait subir à ses compatriotes : « Ils ont perdu la guerre mais ils ont droit au respect. » Porter est un homme droit et doté d'une grande noblesse morale, préférant l'humiliation à la sauvegarde de sa réputation. 


                                   

Il a de plus à lutter contre son Colonel (très bon Henry Hull ; rappelez-vous, le journaliste exubérant du dytique Jesse James / Frank James réalisé par Henry King et Fritz Lang) qui ne veut surtout pas se poser de problèmes de conscience quant à la justice ou l'injustice des ordres venus de Washington, voulant surtout ne pas faire de vagues, ne pas déplaire à ses supérieurs à deux ans de la retraite. Quant à sa jeune épouse (Phyllis Kirk a rarement été aussi jolie et, pour ne rien gâcher, elle joue ici parfaitement bien), elle vit quotidiennement dans la peur que son mari se fasse tuer par des mécontents, la haine des habitants retombant sur elle par la même occasion. Elle n'arrive pas à se créer des liens dans la région, doit constamment supporter les regards malveillants et vivre quasiment recluse ; il lui en faudrait bien moins pour être sur le point de craquer. Source : http://www.dvdclassik.com/critique/la-trahison-du-capitaine-porter-de-toth

dimanche 29 novembre 2015

Nick et Nora


Nick, gentleman détective (After the Thin Man) est un film américain réalisé par W. S. Van Dyke, sorti en 1936. Nick et Nora Charles sont de retour à San Francisco après avoir résolu leur dernière affaire à New York. Voilà qu'une autre leur tombe sur les bras. Leur amie, Selma, est soupçonnée d'avoir assassiné son fiancé. Nick est convaincu de son innocence. Aidé de Nora, il se lance dans l'enquête.
Deuxième volet de la série des "Introuvable" qui se trouve être encore meilleur que le premier par un rythme encore mieux maîtrisé et une intrigue policière beaucoup plus claire. Bien évidemment le duo magique Myrna Loy-William Powell fonctionne toujours à mort avec son très grand lot de dialogues tordants. Les situations où notre couple sophistiqué de détectives (et de leur chien Asta qui a même ici une petite épouse et des chiots!) suscitant le rire sont aussi très nombreuses. On est déguste vraiment ce film avec jubilation du début jusqu'à la fin. Le plus curieux dedans est l'interprétation de James Stewart dans le second rôle d'un personnage plutôt négatif. Sachant que l'acteur n'était pas encore la star que l'on connait et qui représentera l'homme toujours bon pendant des décennies, c'est dans un total contre-emploi qu'on peut le voir ici. Raison de plus pour savourer cet opus qui a mon avis a tout pour être le meilleur de la série. 
Alors qu’ils rentrent de voyage et aspirent au calme, Nora et Nick sont invités, pour le 31 décembre, par la tante riche et guindée de Nora. Le mari de la cousine de Nora a disparu et cette invitation est un prétexte pour demander à Nick de le retrouver. Il s’agit en réalité bien plus qu’une simple fugue et l’affaire va se révéler plus complexe que prévue… Deux ans après l’énorme succès de L’Introuvable (The thin man), la MGM décide de lui donner une suite. Dashiell Hammett est appelé pour écrire l’histoire de base et bien entendu le couple Myrna Loy / William Powell est reformé. 



            

Ce deuxième film se révèle plus travaillé et plus abouti que le premier : l’histoire est plus complexe, les situations plus inventives, les dialogues mieux finis, l’humour plus fin. Le rythme est soutenu, sans aucune faiblesse à mi-parcours. L’intrigue devient de plus en plus obscure au fur et à mesure que le film avance jusqu’au dénouement final qui est assez surprenant. Parmi les seconds rôles, on  remarque la présence de James Stewart, grand acteur en devenir, ici dans l’un de ses premiers rôles. Très frais, très relevé, Nick, Gentleman Détective est incontestablement le meilleur de la série des Thin Man.Le couple Loy / Powell fonctionnait si bien (et la MGM axait sa communication sur la grande entente entre les deux acteurs/personnages) qu’une bonne partie du public était persuadé que les deux acteurs étaient mari et femme. Il avait une grande confusion entre les acteurs et leurs personnages.En réalité, les rapports étaient un peu tendus. Myrna Loy était notamment mécontente du peu de scènes où elle apparaissait comparativement à William Powell. L’actrice avait d’ailleurs engagé dès 1935 une procédure pour tenter de casser son contrat avec la MGM. Source : http://films.blog.lemonde.fr/2011/02/23/nick-gentleman-detective/
Bonus :
                                 
                               

Heureux parents d'un Nickie junior, Nora et Nick Charles n'ont pas le temps de pouponner qu'une affaire urgente les appelle à la campagne, dans la fastueuse propriété de Long Island du colonel MacFay, un proche du père défunt de Nora.
Ce dernier, en froid avec Phil Church, un ancien de ses hommes furieux de s'être fait doubler dans on ne sait quelle combine pas très légale et qui lui réclame désormais une importante somme d'argent en dédommagement des dix années qu'il a passé en prison à sa place, a viré paranoïaque suite au compte à rebours prophétique qui lui a été envoyé : lorsque Church rêvera pour la troisième fois de la mort du vieille homme, celle-ci se réalisera dans les moindres détails. Chose promise, chose due, le colonel s'en est allé rejoindre son créateur. Nora et Nick entrent alors en piste et se rendent compte, souvent aux dépens de monsieur, que l'affaire est plus compliquée qu'elle n'y paraît : entre future héritière, passé trouble, maîtresse et comploteurs, nombreux étaient ceux qui auraient pu souhaiter la mort du richissime et totalitaire colonel. D'autant plus compliquée que les cadavres s'amoncellent maintenant sur leur route et que gravitent autour de l'affaire trahisons adultérines et fausses identités.
Another Thin Man est la troisième enquête de la famille Charles, qui compte désormais un détective de plus, toujours sous la direction de W. S. Van Dyke (crédité W. S. Van Dyke II au générique). La structure du film est toujours la même, aussi je ne m'y attarderai pas outre mesure comme j'ai pu le faire dans la critique du précédent opus (After the Thin Man) : les candidats se bousculent, les pistes se multiplient et se croisent et Nick résout l'affaire en solitaire avant d'appréhender le coupable au cours d'une réunion plénière à laquelle se sont invités spontanément tous les suspects (pour une fois). 


            


Le fond de l'intrigue compte toujours moins que la désinvolture avec laquelle elle est résolue (quoique After the Thin Man s'attachait d'avantage à l'histoire), plus besoin de s'en étonner maintenant. Idem pour le couple qui ne s'arrête pas d''enfiler les verres de scotch et les coupes de champagne.
A part ça Asta ramène toujours des indices dans sa gueule et semble prendre plus à cœur son devoir de grand frère du petit Nickie que ses maîtres trop occupés à sillonner les bars et les hôtels de New York à la recherche du ou des tueurs. Le comique de répétition commence à faire son effet (la scène d'ouverture est très drôle et ressemble à s'y méprendre à celle d'Ace Ventura), de même que le charme de Myrna Loy. Source : http://www.senscritique.com/film/Nick_joue_et_gagne/critique/38743464

samedi 28 novembre 2015

Louis Seigner

Louis Seigner, né le à Arcisse, hameau de la commune de Saint-Chef dans l'Isère, et mort le , dans l'incendie de son appartement parisien, est un acteur français de cinéma et de théâtre.
 Passionné dès l'enfance pour le cinéma muet et le théâtre ambulant Grégoire, il se forme à Lyon, débute dans son premier rôle à dix-sept ans et s'installe rapidement à Paris pour suivre les cours du Conservatoire national supérieur d'art dramatique, puis les cours de Firmin Gémier et entrer au théâtre de l'Odéon. C'est au Conservatoire qu'il rencontre sa future femme Marie Cazeaux.
En 1930, il crée avec Jean Nohain et Claude Dauphin la Compagnie théâtrale radiophonique, avec laquelle il interprète des dramatiques sur les ondes. Il est engagé en 1939 à la Comédie-Française par l'écrivain Édouard Bourdet, qui en est alors l'administrateur général.
Durant sa carrière, il tourne dans plus de 150 films et incarne plus de 200 rôles au théâtre, interprétant notamment plus de 1 500 fois Le Bourgeois gentilhomme. Au cinéma, il incarne très souvent les notables ou hommes d'affaires.
Il fut professeur au Conservatoire et doyen de la Comédie-Française.


                                


Paris, Palace Hôtel est une production franco-italienne réalisée par Henri Verneuil en 1956.
Françoise est manucure dans ce grand hôtel parisien. Ayant prodigué ses soins à un quinquagénaire riche et distingué, M. Delormel, elle est abordée par un garçon sympathique qui lui propose de la raccompagner dans une somptueuse voiture. Qui est Gérard? Important fabricant de réfrigérateurs, comme il l'affirme? Bien plus simplement mécano dans un garage. Françoise se prétend pour sa part la fille de Delormel. Celui-ci, amusé et indulgent entre dans la combinaison des mensonges et permet aux amoureux de passer un excellent Noël en dépit d'une escale pas trop méchante au commissariat.Françoise Noblet, une jeune manucure du Paris Palace Hôtel, ne peut s'empêcher d'être éblouie par le luxe qu'elle côtoie sans pouvoir y goûter. Aussi accepte-t-elle assez facilement, quoique sans enthousiasme excessif, l'invitation à réveillonner que lui adresse un client fortuné, Henri de Lormel, séduisant quinquagénaire. Dans l'ascenseur de l'hôtel, Françoise fait la connaissance de Gérard, un titi parisien qui était censé apporter une Cadillac mais l'a gardée pour lui. Débrouillard, il saisit aussitôt sa chance et se fait passer pour un riche homme d'affaires, Brugnon, tandis que Françoise prétend être la fille de Lormel. Les deux imposteurs vont se découvrir...


           


Une gentille comédie sentimentale réalisé par Henri Verneuil dans laquelle Charles Boyer, qui représenta de longues années le charme français masculin dans les studios d'Hollywood, joue un Casanova bon et galant samaritain! Par une sèrie de quiproquos la veille de Noël, qui sert ici de trame à ce "Paris Palace Hôtel" (grand hôtel parisien), l'acteur est accompagnè par un casting prestigieux dont la belle Françoise Arnoul et par des seconds rôles pittoresques: Louis Seigner, Julien Carette et Raymond Bussières! Une comédie sympathique dans le style des années 50! A découvrir...



                                

Le Bourgeois gentilhomme (1958) : De toutes les pièces de théâtre que j' ai vues au sujet de ce film interprété par des comédiens de la Comédie française, c'est de loin le meilleur. Je l'ai projeté de nombreuses fois en film 16mm pour l'Education Nationale.jamais ce film m'a lassé.En plus j'ai la chance de l'avoir trouvé en DVD... Il faut absolument se le procurer, c'est un chef-d'oeuvre... Si vous aimez Molière et cette superbe pièce "en prose" créée il y a plus de 300 ans et toujours excellente, alors la meilleure version c'est celle-ci (et pourtant j'en ai vu de nombreuses) : avec un Louis Seigner épatant de naïveté en Monsieur Jourdain, Jacques Charon et Robert Manuel, respectivement maitre à danser et maitre de musique, fats et profiteurs de ses libéralités pécuniaires à souhait, Jean Piat en Cléonte amoureux de Lucile (Michèle Grellier) fille de ce bourgeois et qui arrivera à ses fins (le mariage) par un stratagème (la distinction de mammamouchi) . Et puis il y a Georges Descrières en Dorante retors comme il se doit pour flatter Monsieur Jourdain et lui "emprunter" quelques pistoles afin de plaire à cette Dorimène (Maria Sabouret) à qui on peut seulement déclamer "belle marquise vos beaux yeux me font mourir d'amour"
Clairement c'était un spectacle "de qualité" (sic) de la Comédie Française en 1958, filmé en couleurs.


   

L'oeuvre est égale à ce que j'attendais avec, bien sûr, la marque de son époque (1958).
La bande son, restaurée, est plutôt meilleure que dans la plupart des films de la marque René Chateau...
J'espère que les éditeurs feront un effort pour le remettre sur le marché à un prix abordable afin que les nouvelles générations redécouvrent cette oeuvre de théâtre filmé qui était la première du genre !
La famille Seigner est une famille d'artistes merveilleux.Louis Seigner pour nous en est le patriarche, et fut un bourgeois gentil homme extraordinaire.



         


À pleines mains est un film français de Maurice Regamey sorti en 1959.
En Espagne, des malfaiteurs volent un important stock de papier filigrané destiné à la fabrication des billets de banque. En France, ils engagent Besnard, spécialiste en fausse monnaie, pour faire le travail de l'impression. Mais après avoir imprimé les clichés, Besnard est blessé par des gangsters et une journaliste, se mêlant de l'affaire, vole les fameux clichés.Près de Barcelone un fourgon de la "Banque d'Espagne", transportant du papier destiné à l'impression des billets de 1.000 pesetas, a été sauvagement arraisonné (3 morts) par une bande de faux-monnayeurs français prêts à tout pour se procurer le précieux chargement. La police tente de les empêcher de mettre en circulation deux milliards de faux billets… Un polar de Maurice Regamey, adapté et dialogué par Michel Lebrun.
"Excellent film policier, tant par la mise en scène que par la construction dramatique du scénario.
Tous les personnages sont justes, pleins de vie et parfaitement interprétés. A l'intérêt de l'intrigue s'ajoute celui d'un document intéressant sur l'activité de chaque protagoniste - qu'il soit du bon ou du mauvais côté - et sur le cadre de l'action, qu'il s'agisse de la ville, d'un hôpital, de la rue, ou d'une imprimerie clandestine."

Un petit policier année 60, rythme pépère et seconds couteaux au tableau, le scénario propose des choses intéressantes seulement le réalisateur n'arrive pas à en tirer partie. Le film se regarde tout de meme, pour l'ambiance et les seconds roles ...“ Version du "Cave se rebiffe" acérée, épurée et violente, l'humour en moins, mais la noirceur zonarde en bonus. Sans contre-façon, une perle. ” Source : http://www.vodkaster.com/films/a-pleines-mains/714411

jeudi 26 novembre 2015

Appelez-moi l 'organisation !


Appelez-moi Monsieur Tibbs (titre original : They Call Me MISTER Tibbs!) est un film américain réalisé par Gordon Douglas, sorti en 1970.
Trois ans après « Dans la chaleur de la nuit » de Norman Jewison, Sydney Poitier reprend le rôle de l’inspecteur Tibbs sous la houlette du prolifique réalisateur Gordon Douglas. L’acteur noir est à l’époque une valeur montante du cinéma américain. Martin Landau apparaît dans un rôle secondaire moins incisif, celui du prêtre. Je donne une mention particulière au jeune garçon qui joue le rôle du fils de l’inspecteur Tibbs. Ce film n’est pas aussi emballant que le premier opus de 1967 mais il ne manque pas de finesse, l’enquête laissant son lot d’incertitude quant à l’éventuel coupable. Quelques rebondissements relancent le doute mais mon intuition de départ était la bonne concernant le tueur. Au spectateur de le découvrir.  Le seul moment de vie, c’est le tête-à-tête entre Tibbs/Poitier et son fils, et le face à face final, avec le « méchant », là il se passe quelque chose. Là le jeu hiératique de Poitier prend du sensLes personnes soupçonnées vont s’accroître au fur et à mesure. Il va même devoir se battre pour trouver des indices. Un des personnages féminins s’appelle Puff en VO. En VF, ils n’ont pas trouvé un autre moyen que de l’appeler « Pouf » ou par autre chose de moins connotée. Cela donne en VF un côté comique involontaire. Une raison de plus de favoriser la VOST. Le film montre bien que Virgil Tibbs ne laisse pas insensible la gente féminine. Cet aspect se retrouvera dans les films avec un autre personnage emblématique de la blaxploitation : Shaft. Malgré ce qui lui arrive, il conserve son intégrité et sa dignité jusqu’au bout, comme on l’a rarement vu au cinéma pour un homme de couleur et pour l’époque. Cela est appréciable et mérite d’être souligné. Sa manière de descendre les escaliers en biais lui donne une certaine classe et un côté décontracté.



           

Côté vie privée, sa vie de famille avec sa femme et ses deux enfants va être impactée par son implication dans son travail. Malgré cela, il y a une bonne entente dans le couple qui ne met pas leur vie sexuelle de côté, même si les enfants sont présents dans la maison. Les scènes avec son fils sont intéressantes parce qu’elle montre bien la difficulté de faire comprendre à son enfant le sens des mots tels que responsabilité, respect, autonomie et que tout n’est pas facile lorsqu’on devient adulte. Les scènes avec sa fille sont traitées avec plus de légèreté et un certain humour. La dimension sociale du scénario se retrouve dans la présentation de la relation du couple et de la famille, à travers plusieurs personnages. Contrairement, au premier épisode qui développait une critique du racisme et de la brutalité policière. Il y a aussi une dimension politique que je vous laisse découvrir.



                  


La musique de Quincy Jones a un petit côté funky/jazzy agréable, tout en restant dans le ton du film.
La présence de Martin Landau, sortant depuis peu de la série Mission Impossible , donne un cachet supplémentaire à ce long métrage qu’il serait dommage de manquer. De plus, le développement du personnage de Mr Tibbs est intéressant parce qu’il permet au spectateur de s’intéresser autant à l’homme qu’au policier. Sidney Poitier continue d’étoffer, avec cohérence, son personnage qui a valu son Oscar et que l’on retrouve avec plaisir. Source : http://www.senscritique.com/film/Appelez_moi_Monsieur_Tibbs/critique/48479650



                                


L'Organisation (titre original : The Organization) est un film américain réalisé par Don Medford, sorti en 1971.
Un groupe de révolutionnaires vole une organisation de gros trafiquants de drogue. L’inspecteur Tibbs (Sidney Poitier) mène l’enquête.Dans les ténèbres de la nuit, six silhouettes masquées cambriolent une usine de meubles d'apparence respectable et subtilisent pour plusieurs millions de dollars d'héroïne ! Toutefois, il ne s'agit pas de cambrioleurs ordinaires, mais d'une bande d'anciens toxicomanes, devenus militants face à l'incapacité du gouvernement à combattre les problèmes de drogue de la ville. Ils contactent Tibbs, lui avouent le cambriolage et le supplient de leur venir en aide.
Troisième film de Poitier dans le rôle de l’inspecteur Tibbs (dont le célèbrissime « Dans la chaleur de la nuit » ) cette « Organisation » est bien poussive. Don Medford ne fait pas grand chose de son postulat de départ plutôt original. Son film se traine, ponctué par quelques séquences d’actions pas très nerveuses et passe à côté du film de complot qu’il aurait pu être.
Mou du genou.CAB .Un polar honnête et plutot satisfaisant au final. Rien de bien original ni de nouveau, mais n'en reste pas moins que le film reste assez agréable à suivre, avec un Sidney Poitier assez en forme. De plus, certains moments sont assez savoureux, grace à un aspect plutot détendu de l'oeuvre. Dommage que le scénario un peu touffu devienne à la limite de l'incompréhensible vers la fin, et que lors des vingt dernières minutes, les scènes d'actions s'enchainent sans réelle cohérence. DOmmage, car le reste du film s'avérait assez agréable, grace notamment à une musique tout à fait excellente et qui n'était pas sans rappeller celle de Lalo Schifrin dans Bullitt. 


   

San Francisco, deux heures du matin. Cinq hommes masqués et une jeune femme pénètrent dans une usine de meubles et s'emparent d'un stock d'héroïne d'une valeur de quatre millions de dollars. Le gérant est retrouvé assassiné. Virgil Tibbs mène l'enquête. Convoqué à un mystérieux rendez-vous par un coup de fil anonyme, le lieutenant découvre que ses interlocuteurs ne sont autres que les six jeunes cambrioleurs, qui forment une organisation révolutionnaire. Ceux-ci sollicitent son aide afin de mettre un terme aux agissements de l'«Organisation», puissante mafia locale qui dirige le trafic de drogue. Tibbs, quoique réticent de prime abord, finit par accepter la mission, sans en toucher mot à ses supérieurs...     

mercredi 25 novembre 2015

Scott Brady

Frère cadet de l'acteur Lawrence Tierney. Comédien aperçu beaucoup dans les films noirs de série B, Scott Brady, tout comme Arthur Hunnicut, avait un penchant pour la bouteille et était aussi coutumier des scandales, mais n'en demeure pas moins qu'il fut un excellent acteur de "western-movies b". Il incarnera des personnages de l'ouest aussi variés les uns que les autres. Il sera un Billy the kid chez William Castle (dans Billy the kid contre la loi), Sundance Kid chez Joe Kane (dans La horde sauvage).
Ses meilleurs western restent Ambush at cimarron pass (1958) et Johnny Guitare (1954). Dans le premier, on verra les débuts d'un jeune acteur prénommé Clint Eastwood. Scott Brady tournera beaucoup pour Joe Kane, R. G. Springsteen, Lesley Selander, des vrais bucherons de la série B comme je les aime. Il sera bien de rappeler que la majorité des westerns que tournera Scott Brady furent signés par le génial scénariste Alan Le May. Une fin de carrière très médiocre, dommage. Scott Brady fut très méconnaissable sur la fin de carrière la maladie mais aussi l'alcool et la drogue furent ses passes temps favoris.

                                  

He walked by night (1948) - Ce film policier, montrant avec force détail le processus d'enquête de la police de Los Angeles suite à l'assassinat d'un de ses agents n'est pas sans rappeler l'excellent La brigade du suicide, réalisé par Anthony Mann en 1947. Tout l'appareil de police est mis à contribution das une affaire particulièrement délicate : de nuit, un homme agresse un policier, puis fait varie son apparence physique comme son mode opératoire (hold-up, agression, de jour comme de nuit). Afin de triompher de cet homme "sans visage", on nous montre avec fierté un dispositif d'avant-garde, l'établissement d'un portrait le plus détaillé possible, avec l'aide des dernière technologies disponibles et des témoins des crimes. Une voix-off vient souvent appuyer le fastidieux processus d'enquête et d'interpellation. Il marchait la nuit marque également par sa tonalité très sombre, notamment lors d'une séquence très dure au cours de laquelle le personnage principal (qui est aussi le criminel, c'est assez rare pour le signaler) s'extrait lui-même la balle qui l'a blessée. Esthétiquement, le film a une belle patte, notamment grâce au réalisateur Alfred L. Werker, à qui l'on doit un des premiers Sherlock Holmes avec Basil Rathbone, Les Aventures de Sherlock Holmes ; Anthony Mann, bien que non crédité au générique, a au moins dirigé la scène finale dans les égouts, lieu atypique qui n'avait vraisemblablement jamais été utilisé auparavant au cinéma. La très belle qualité visuelle du film peut également compter sur l'apport du directeur photo John Alton, artisan régulier dans les films d'Anthony Mann (Marché de brutes, La brigade du suicide, Incident de frontière ou encore La porte du diable), et d'Allan Dwan ; les séquences nocturnes, qui occupent la quasi-totalité du métrage, en sortent magnifiées, avec des éclairages durs et directs, à l'aune des meilleurs films noirs. A signaler, la copie disponible sur le DVD signé Wild Side Video est de bonne tenue, bien que proposée dans une gamme low-cost, Vintage classics.


           

Au final, c'est tout le paradoxe entre des crimes terribles, sans réel motif, variant dans leur forme, et l'apparence angélisme de son auteur, qui est soulevé ; et Il marchait la nuit, comme La brigade du suicide, encense comme c'est de bon ton à l'époque la valeur des hommes qui font, parfois au prix de leur vie, respecter la loi dans la  jungle urbaine... L'amateur de film noir devrait trouver son bonheur dans ce film noir de Werker auquel Mann a apparemment grandement contribué. La vraie réussite tient à cette volonté de suivre les démarches de la police dans ses moindres détails, dans son côté le plus laborieux, le plus fastidieux (interrogatoires de suspects (fallait po traîner ce soir-là en ville avec une fine moustache), analyses en laboratoire des moindres éléments, établissement d'un portrait-robot, tournée sans fin dans les commissariats (au cas où le criminel viendrait de la "maison" vue sa connaissance des modes opératoires), auprès des livreurs de lait...) tout en illustrant le lot de frustration des inspecteurs - le côté "aiguille dans une botte de foin" - et, en parallèle, de suivre pas à pas le fameux criminel sans que jamais pour autant ses véritables intentions soient claires, évidentes...  Source : http://lefilmetaitpresqueparfait.hautetfort.com/archive/2015/03/23/il-marchait-la-nuit-1948.html .




                               


Un travail "en souterrain" de certains pour tenter de comprendre "l'esprit impénétrable et tortueux" de cet autre, deux aspects qui se retrouvent intelligemment illustrés dans la toute dernière partie du film, avec cette traque du tueur dans les égouts de Los Angeles - des séquences magnifiquement mises en image et éclairées par l'une des pointures du genre (John Alton), avec d'un côté la marche inexorable des flics dont le filet se resserre inexorablement sur le meurtrier (la lumière de leurs torches projetant une sorte d'écran de lumière dans les divers couloirs qui aboutissent à la salle du tueur, comme des murs qui avanceraient progressivement avant d'écraser sa proie), et de l'autre le rayon affolé de la lampe de notre homme traqué et paniqué, incapable de trouver une quelconque échappatoire). Malicieux jeu du chat et de la souris, entre de f(él)ins limiers du crime qui se doivent d'exploiter chaque piste et un malf-rat d'une rare intelligence qui semble avoir toujours un temps d'avance sur ses poursuivants. Source : http://shangols.canalblog.com/archives/2011/04/13/20881885.html



                                 
                             
Définition : Le syndrome chinois est l’hypothèse de la conséquence la plus grave d'une fusion d'un réacteur nucléaire, dans laquelle les éléments combustibles en fusion du cœur ou corium percent les barrières qui le confinent et s'enfoncent dans la terre. Par un concours de circonstance, le film de James Bridges est sorti peu de temps avant l’accident de la centrale de Three Mile Island (où le cœur du réacteur avait partiellement fondu), ce qui permit au film de faire parler de lui et d’acquérir une certaine notoriété. Malheureusement, ce film reste encore d’actualité aujourd’hui, notamment après les tragiques évènements de Fukushima… Pour invoquer ce syndrome, James Bridges nous fait suivre caméra à l’épaule une journaliste et son cameraman qui, après avoir filmé un documentaire dans une centrale où tout ne s’est pas déroulé comme prévus, vont tenter de montrer que l’incident était potentiellement dangereux, contrairement à ce que veulent faire croire certain… Bridges procède en faisant un habile et inattendus mélange des genres, le thriller « politique » et le film catastrophe, deux genres plutôt en vogue à l’époque et l’ensemble est assez efficace. Contrairement à ces centrales nucléaires, c’est parfaitement maitrisé et très bien ficelé. Caméra à l’épaule, il nous fait suivre l’avancement de l’enquête sans faute de rythme et en y instaurant quelques moments de tensions et d’intensités. C’est intelligemment traité, toujours en restant dans un cadre réaliste et encore aujourd’hui c’est d’actualité. Il aborde aussi le rôle des médias dans l’information où le sensationnalisme n’est jamais bien loin… Les personnages sont intéressants, bien écrits, bien traités et bien interprétés. En effet, que ce soit la ravissante Jane Fonda, le toujours excellent Jack Lemmon qui reçut justement le prix d’interprétation à Cannes pour ce rôle ou le jeune (et producteur du film) Michael Douglas, ils sont impeccable et rentre à merveille dans leur rôle.  


           


Ça c'est du cinéma : du vrai ! "Le Syndrome chinois" est un film de 1979 de James Bridges. C'est Michael Douglas qui a produit le film. Pour l'anecdote, ce film aurait dû à la base sortir juste après "Vol au-dessus d'un nid de coucou" que Michael Douglas avait aussi produit. Pensant que grâce au succès de ce dernier les studios lui feraient confiance, Michael Douglas voulait monter le film juste après "Vol au-dessus d'un nid de coucou" mais les pontes des studios n'ont rien voulu savoir. Michael Douglas a donc vraiment galéré pour obtenir les financements de ce projet mais il a réussi à se faire entendre : OUF ! Oui OUF car on serait passés à côté d'un excellent film, l'un des plus importants des années 1970 d'ailleurs. De quoi parle ce long-métrage ? "Le Syndrome chinois" nous fait suivre une journaliste (Jane Fonda) et son caméraman (Michael Douglas) qui filment sans que cela se sache un accident dans une centrale nucléaire alors qu'ils devaient réaliser un documentaire de routine. Pour ne pas ébruiter l'affaire, le film qui montre l'accident est placé sous scellé aux studios de la chaine de télévision qui emploie l'équipe de reporters. Le caméraman décide de voler le film car il entend bien révéler à la population ce qui s'est passé. 


         


Parallèlement une enquête est menée à la centrale mais celle-ci est bâclée. Un des directeurs technique de la centrale (Jack Lemmon) fait de son côté son enquête et décide de s'allier (plutôt involontairement) à la journaliste et à son caméraman. On suit ainsi leur enquête, les pressions et techniques d'intimidation qu'ils subissent. C'est excellent ! Oui c'est excellent car c'est très bien mis en scène, très bien expliqué (la notion de "Syndrome chinois" est parfaitement bien explicitée), bien documenté, bien joué, etc. Honnêtement, c'est du haut niveau ! Il y a beaucoup de suspense dans ce film. Le sujet est extrêmement grave et cela se reflète dans la réalisation. Ce n'est pas une comédie mais bien un drame. Le film s'interroge sur les dangers du nucléaire mais n'en fait pas non plus un brûlot. Ce qu'il dénonce surtout ce sont les comportements humains inadéquats et la corruption. C'est filmé de façon sérieuse mais avec une certaine virtuosité. Le montage est parfait. Les acteurs sont bien dirigés et ils jouent très bien. Rien à redire. C'est particulièrement intéressant et le scénario est franchement de qualité. Très bon moment de cinéma à compléter avec "Le Mystère Silkwood" de Mike Nichols. Source : http://www.allocine.fr/film/fichefilm-1117/critiques/spectateurs/star-4/

mardi 24 novembre 2015

James Gleason


James Gleason est un acteur et scénariste américain, né le  à New YorkNew York, et mort le  à Woodland Hills (États-Unis). Calvitie , mince et une voix rocailleuse , Gleason joue les caractères durs mais chaleureux, généralement ,ses films se situent à New York. Il a joué dans plusieurs films avec son épouse Lucille. Gleason a co-écrit Broadway Melody,  deuxième film à remporter le prix de l'Académie pour le meilleur film, et a eu un petit rôle non crédité dans celui-ci. Gleason a également co-écrit et brièvement apparu comme vendeur de hot dogs en ​​1934 dans  Change of Heart.  Dans la même année, il a joue le barman dans l'adaptation cinématographique de A Tree Grows in Brooklyn. Il apparait tous les Noël quand le classique de Frank Capra "Meet John Doe" est joué ; il est en effet le rédacteur cynique du journal de "John Doe". Gleason est aussi connu pour avoir jouer l'inspecteur de police Oscar Piper dans une série de six films pendant les années 1930. Nominé pour un Academy Award pour le Meilleur Acteur pour sa performance  dans le film 1941 Here Comes M. Jordan. Gleason est également apparu à la télévision, dans plusieurs épisodes de Alfred Hitchcock Presents, le Reed Hadley drame juridique Le Défenseur public, ABC 's The Real McCoys, et le Noël 1,957 épisode de John Payne' s The Restless Gun sur NBC.


                 

Mortimer Brewster, ancien célibataire endurci, retourne voir ses deux vieilles tantes qui, après l’avoir élevé, vivent désormais ensemble. Et avec lui sa nouvelle fiancée, Elaine. Il y retrouve ses cousins, Jonathan, accompagné d’un étrange et sinistre Docteur Einstein, et Teddy, ainsi nommé pour sa sympathique manie de se prendre pour l’ancien président Theodore Roosevelt. Mais la pire découverte est sans doute celle des actes de bienfaisance de ses tantes Abby et Martha, qui abrègent l’existence des vieilles personnes solitaires par des chocolats chauds relevés à l’arsenic.
Dans les trois semaines qui le séparent de son incorporation à l’armée, et de ses productions de guerre comme le célèbre documentaire de propagande Why we fight, Franck Capra tourne Arsenic and Old Lace, une comédie, une de plus. Capra, l’un des plus influents cinéastes, achevait une première partie de sa carrière, et, si la critique ne l’estimait pas toujours à sa juste valeur, le public et nombre de ses collègues ne se trompaient pas. 
Arsenic et vieille dentelle est l’aboutissement d’une décennie consacrée au genre de la comédie. L’importance de Capra pour ce genre est souvent soulignée, il en est la figure tutélaire. On reconnaît parfois en New York - Miami (1934) la première d’entre elles. Combien de films en reprendront le schéma, le style, les recettes ? Des répliques vives, spirituelles, un rythme soutenu, un couple mal assorti, souvent comportant un personnage loufoque, une présence implicite et latente de la sexualité, dans les premières années du code Hays, tels sont les traits principaux de ce genre. Et il devait connaître une grande richesse dans les années 1930, avec des personnalités aussi différentes et originales que Capra, Lubitsch, Gregory La Cava, Hawks, Preston Sturges.



   

Arsenic et vieille dentelle reprend certains de ses aspects, notamment l’inadéquation des mondes dans lesquels vivent Mortimer et ses tantes. La folie douce (mais pourtant inquiétante) qui règne chez les vieilles filles est source de nombreuses scènes comiques, qui rappellent presque parfois le slapstick et l’humour burlesque du muet. Et il y a Cary Grant. L’acteur de L’impossible M. Bébé et de The Philadelphia Story, Hawks et Cukor, incarnait un certain type d’acteurs de comédie, ceux à qui la sophistication, la souplesse, l’humour donnaient les rôles de gentlemen.  Au cœur des années de crise, la comédie était l’instrument le plus puissant de réaffirmation du rêve américain. Les pauvres sortent de la misère, les riches se rendent compte de la futilité de la richesse, chacun place finalement la communauté au dessus de son sort personnel, sauf quelques âmes damnées. Capra, qui a émigré à six ans en Californie, en 1903, depuis sa Sicile natale, l’avait senti plus que les autres. Ainsi de Clark Gable dans New York – Miami, Gary Cooper dans L’extravagant M. Deeds (M. Deeds Goes to Town, 1936). 


                              

Peu de tout cela dans Arsenic et vieille dentelle. L’engagement politique qui avait caractérisé les derniers films de Capra, Vous ne l’emporterez pas avec vous (You Can’t Take it With You, 1938), et M. Smith au Sénat (M. Smith Goes to Washington, 1939) semble ici absent. Pas de conflit entre nantis et dépossédés. Le conflit moral de Mortimer – que doit-il faire à propos de ses tantes ? – est traité de manière bouffonne. C’est donc une étrange comédie que Capra a offert au public, bien différente de sa production dans les années qui précèdent.
Avant toute analyse de cette spécificité, rappelons qu’une part importante du résultat final tient au peu de temps qu’il lui restait pour tourner ce film. 


                               


Le huis clos, qui souffle cette atmosphère étouffante, est bien sûr une conséquence de l’adaptation de la pièce à succès de Joseph Kesselring, Bodies in Our Cellar, dont les droits sont achetés par la Warner qui confie la réalisation à Capra. Pourtant Vous ne l’emporterez pas avec vous, d’après la pièce éponyme de George S. Kaufman et Moss Hart, prix Pulitzer en 1937, ne donnait pas une telle impression de « théâtre filmé ». Le décor unique d’Arsenic et vieille dentelle permet à Capra d’accélérer le tournage. 
L’humour subit également un traitement différent. On trouve dans Arsenic et vieille dentelle un humour noir plutôt inhabituel chez Capra. Les procédés comiques, s’ils restent assez inventifs, sonnent parfois de manière assez mécanique. Ainsi de ce qu’on appelle le « double take », promis à un grand avenir : Cary Grant entre en trombe dans une pièce où gît un cadavre, continuant quelques secondes avant d’en prendre conscience. L’humour ne tient pas, comme souvent dans les comédies, au marivaudage, mais à une situation désespérée, désordonnée, absurde. Pas de héros positif affrontant les injustices armé de ses principes. 


               


Cary Grant est une sorte de pantin, sans personnalité, qui court après les évènements sans les contrôler. L’histoire d’amour paraît presque secondaire dans ce film, les  « bluettes à la Capra » dont se moquaient certains critiques sont bien loin. Est-ce le climat de l’époque qui jette ce voile noir  sur la comédie ? Une crise que l’effort de guerre n’a pas encore résorbée et dont la longueur a fini par lasser les espérances surgies du New Deal, une participation imminente et non unanime à la guerre européenne. On notera bien évidemment la coïncidence avec la sortie du premier « film noir » américain, le Faucon maltais de John Huston. La communauté s’est dissoute, jusque dans sa forme élémentaire, la famille. Mortimer se rend compte à la fin qu’il ne fait plus partie de la famille. Ils ne parlent plus entre eux, ne peuvent plus échanger des paroles sensées. La moralité n’a plus de sens : trouverait-on des femmes plus gentilles qu’Abby et Martha ? La grâce a quitté les personnages de Capra, qui n’on pas, comme dans It’s a Wonderful Life (1947), un ange derrière eux. La menace n’est pas l’occasion d’un dépassement de soi, d’une démonstration de courage, mais reste présente, sourde, et a un accent étranger. Ainsi de cet étrange docteur Einstein, dont le nom résonne étrangement au regard des évènements qui allaient venir. Carl-Loris Raschel 


                                  


Aujourd’hui
en France, Taïkoun, le plus gros budget jamais monté à l’époque par la RKO (trois millions de dollars), demeure le seul film assez connu du réalisateur Richard Wallace avec Sinbad le marin tourné la même année. C’est Maureen O’Hara qui était au départ pressentie pour tenir le rôle féminin principal de cette superproduction de prestige pour le studio mais les producteurs préférèrent qu’elle fasse partie de la distribution de Sinbad aux côtés de Douglas Fairbanks Jr ; le personnage de Maura échut finalement à Laraine Day. Non pas que Miss O’Hara soit mauvaise actrice, tout au contraire, mais nous ne pouvons que nous réjouir de ce fait car sa "remplaçante" constitue de loin le clou du film, une femme d’une beauté époustouflante qui n’a jamais été aussi divinement mise en valeur qu’ici, le glorieux Technicolor aidant à faire ressortir ses magnifiques yeux verts émeraude. Si son nom ne nous dit plus grand chose de nos jours, rappelons qu’elle était l’interprète féminine de Correspondant 17 (Foreign Correspondant, 1940) d’Alfred Hitchcock, L’Odyssée du Dr Wassell (The Story of Dr Wassell, 1944) de Cecil B. DeMille et du Médaillon (The Locket, 1946) de John Brahm. Dans la peau de Maura, jeune fille placée jalousement sous globe par son père qui la considère comme la plus belle réussite de sa vie, et qui tombe néanmoins amoureuse d’un homme de terrain d’une classe nettement inférieure, elle offre une superbe performance et il vous sera difficile d’oublier son sourire, l’un des plus craquants qui soit. Pas étonnant que son mari dans la vie, Leo Durocher, le manager des Brooklyn Dodgers, ne faisant pas spécialement confiance en John Wayne en qui il soupçonnait un rival, fut constamment présent sur le plateau empoisonnant quelque peu l’équipe sur le tournage !



           

Il est assez dommageable que Taïkoun soit aujourd’hui plus célèbre pour cette anecdote que pour ses qualités propres ; ce fut effectivement un flop financier monumental (perte de plus d’un million de dollars) et pourtant il s’agit d’un bien bon film, de facture très classique et solidement écrit par Borden Chase.  Il offre à John Wayne l’occasion de changer un peu de registre. Si durant la première heure, on retrouve le Duke qui nous était habituel, fort de caractère mais chaleureux avec ses ouvriers et maladroit avec la gent féminine, la deuxième partie nous le fait découvrir dur, intransigeant et parfois haïssable. Paradoxalement, cela nous le rend encore plus humain puisque nous voyons le protagoniste "péter des plombs", douter, s’excuser, retomber dans la pire muflerie (« Dès que j’aurai gagné assez d’argent, je te rachèterai », dit-il à son épouse en la revoyant à l’occasion après qu’elle ait fini par fuir le domicile conjugal devenu infernal)... Sa performance d’un Johnny Munroe dont la vie professionnelle et la vie conjugale deviennent conflictuelles préfigure ici celle de Ted Dunson l’année suivante, le personnage obstiné de La Rivière Rouge (Red River) de Hawks, scénarisé également par Borden Chase. Avec le Capitaine Ralls du Réveil de la sorcière rouge (Wake of the Red Witch), ce sont trois rôles consécutifs qui sont là pour prouver que l’acteur était capable d’évoluer et de prendre des risques au moment même où il finissait définitivement par acquérir ses ultimes galons de star ; le nombre de chefs-d’œuvre qui s’enchaîneront à partir de là demeure impressionnant. 


                                             
                                

Dans Taïkoun, il est épatant même s’il a encore parfois tendance à cabotiner lors des séquences de séduction. Le couple qu’il forme avec Laraine Day reste parfaitement crédible et leur romance est attachante grâce à la complicité des deux acteurs qui opère à merveille. La partie sentimentale occupe une bonne partie du métrage, le reste étant consacré à la relation amour/haine qui unit la fille et son père (excellent Cedric Hardwicke) et à tout ce qui tourne autour de la construction du tunnel puis du pont avec les rapports qu’entretient Johnny Munroe avec ses hommes. Avec de tels éléments, les spectateurs attendaient probablement un film beaucoup plus fort dramatiquement et émotionnellement parlant. Il faut se rendre à l’évidence : Richard Wallace n’est ni Douglas Sirk ni King Vidor et son romantique mélodrame d’aventure manque singulièrement de souffle, de panache, de prestance et de fougue. Les décors de studio sentent trop le factice, la figuration paraît insignifiante et les rues de Tenango semblent ainsi singulièrement manquer de vie. Certains ne manqueront certainement pas de ricaner devant le coucher de soleil sur fond de toiles peintes lors de la séquence amoureuse dans le temple Inca en ruine même si ce côté carton-pâte continue de constituer pour d’autres (dont je fais partie) l’un des principaux charmes des films de studio hollywoodiens de l’époque. Source et suite : http://www.dvdclassik.com/critique/taikoun-wallace