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samedi 31 octobre 2015

Bernard Fresson

Diplômé d'HEC, Bernard Fresson décide d'abord de se lancer dans une carrière de sportif professionel puis entre finalement à l'école d'art dramatique Tania Balachova. Tout en commençant une solide carrière théâtrale, en travaillant notamment Jean Vilar, il débute au cinéma à 28 ans avec un petit rôle de soldat allemand dans le film Alain Resnais, Hiroshima mon amour.
Mais, c'est réellement à la fin des années 60 avec ce même réalisateur que ce comédien à la silhouette carrée se distingue notamment dans Je t'aime, je t'aime ou La guerre est finie. Dans les années 70 et 80, il obtient des rôles plus importants et sa gentillesse bourrue séduit de nombreux réalisateurs : Henri-Georges Clouzot avec La Prisonnière, Costa-Gavras avec Z, Claude Sautet dans Max et les Ferrailleurs, Mado et Garçon !, pour lequel il est nommé au César du meilleur acteur dans un second rôle.
Pourtant, il n'interprète des premiers rôles que dans de rares films : Jeudi on chantera comme dimanche en 1967 et Le Guêpiot en 1981. Capable de tourner indifféremment en espagnol, italien, en allemand ou en anglais, il est également sollicité par les réalisateurs étrangers tels que Anatole Litvak, John Frankenheimer ou Samuel Fuller.
Dans les années 90, il apparaît de plus en plus à la télévision sans toutefois abandonner le théâtre et le cinéma. Ainsi, il tourne sous la direction de Nicole Garcia dans Place Vendome - qui lui vaut une deuxième nomination aux César - et L' Adversaire et dans un genre différent, Le Pacte des loups de Christophe Gans



                                

Max et les Ferrailleurs est un film franco-italien réalisé par Claude Sautet, sorti en 1971
Max n'est pas un policier comme les autres ; solitaire et intransigeant, il ne vit qu'avec une seule idée en tête : arrêter des malfaiteurs en flagrant délit. Par la faute d'un indicateur trop bavard, il ne peut mettre un terme aux agissements d'une bande de pilleurs de banques. Max rencontre par hasard un ancien ami de régiment, Abel, qui se confie à lui sans savoir qu'il appartient à la police. Abel s'est acoquiné avec une bande de "ferrailleurs" de Nanterre. A défaut de grands truands, Max va s'efforcer de piéger ces amateurs dont il va téléguider les agissements.
Il fait la connaissance de l'amie d'Abel, Lily, une jeune prostituée allemande. Se faisant passer pour Félix, un banquier, il devient son client attitré. Par son étrange comportement Max fascine Lily. Il lui sera dès lors aisé de lui donner tous les éléments qui amèneront la jeune femme à pousser Abel à commettre un hold-up "facile" contre la banque de Félix. Et Abel et sa bande sont pris en flagrant délit par Max lui-même. Lily, arrivée au dernier moment, assiste à l'arrestation d'Abel. Max lui dévoile la vérité et lui promet qu'elle ne sera pas inquiétée. Cependant, le commissaire Rosinsky, chargé de retrouver les complices, arrête la jeune femme. Max le somme de la relâcher, inquiet autant pour la jeune femme que sur ce qui le mettrait en cause. Devant le refus obstiné du commissaire qui n'a jamais apprécié les méthodes de Max, celui-ci le tue et se laisse arrêter en flagrant délit sous le regard de Lily.



              
       
Sautet met en scène un policier psychopathe qui rêve d'un monde simple, tranché, expéditif. Max n'est pas l'inspecteur Harry mais ses méthodes sont aussi peu orthodoxes. On apprend au mi-temps du film que, n'ayant pas trouvé de pouvoir suffisant dans le métier de procureur, il a démissionné pour être à même de fournir des preuves de la culpabilité des criminels.
Ce monstre froid, héritier d'une riche famille, habite un studio désincarné. En face de lui, la bande de ferrailleurs, grands enfants et parasites sociaux vit une bohème chaleureuse. Naviguant entre ces deux mondes, Lily et le commissaire Rosinsky seront tout autant que les ferrailleurs les victimes de Max.
Premier opus de la « série des noms », des films auxquels Claude Sautet donne pour titre le nom d’un ou plusieurs des personnages principaux, Max et les ferrailleurs est l'histoire policière d’un inspecteur qui, tiraillé par ses échecs et son désir d'être utile à la société, devient l’instigateur d'un hold-up. 

                                          




C’est aussi l’analyse d’une relation amoureuse fondée sur la frustration qui conduit le personnage de Max jusqu'à une fin tragique.
La structure du scénario est claire et relativement linéaire, axée sur la préparation minutieuse du piège tendu par l'inspecteur. Les éléments se mettent en place avec vraisemblance, laissant toujours la possibilité d'un basculement, comme quand Max se décide subitement à téléphoner à Abel. La tension monte progressivement et atteindra son acmé dans l'une des scènes finales, quand l'inspecteur constate que le prix de son succès est de perdre dans la honte la femme dont il vient de tomber amoureux.

Cette structure permet au spectateur de prendre le temps de faire connaissance avec le milieu assez particulier des "ferrailleurs", riche en personnages hauts en couleurs.
On retrouve le duo des Choses de la vie avec Michel Piccoli dans le rôle d’un Max, puritain et compassé, et Romy Schneider, dans celui de Lily, la jeune prostituée.

Comme on le sait, Claude Sautet remonte la plupart de ses films. Il touche cependant très peu à celui-ci qui était l’un de ses préférés. Le film connut pourtant un succès modéré (393 400 entrées à Paris).



                       


Au départ, les producteurs envisagent de donner le rôle de Max à Yves Montand, puis à Alain Delon. Les deux déclinent l’offre, au grand soulagement de Claude Sautet qui souhaite le proposer à Michel Piccoli. Celui-ci entre si bien dans le personnage qu’il arrive sur le tournage avec sa garde-robe toute composée, coiffé d’un chapeau type doulos et vêtu d’un costume trois-pièces déniché chez un spécialiste du vêtement pour policier en civil.
Pour le personnage de Lily, Claude Sautet pense d’abord à Marlène Jobert qui refuse sèchement de jouer le rôle d’une prostituée. Catherine Deneuve réfléchit deux mois puis refuse à son tour. Romy Schneider, en revanche, l’accepte immédiatement après avoir lu un synopsis de trois feuillets.
Claude Sautet eut du mal à trouver la fin de son histoire. Dans une première version, Abel se vengeait de Max en le tuant et finissait condamné à mort. Dans une autre, Lily rendait visite à Abel en prison qui l’interrogeait sur ses sentiments pour Max. Celle finalement choisie possède incontestablement plus de force. Wiki 


                             

Il pleut sur Santiago est un film franco-bulgare réalisé par Helvio Soto, sorti en 1975. Il est très tôt, ce matin du mardi 11 septembre 1973. Un jeune militant de l'Union Populaire prévient les autorités du palais présidentiel de Santiago, "la Moneda", du déclenchement probable d'un coup d'état. En effet une certaine agitation est perceptible dans le port de Valparaiso où l'on assiste à des mouvements suspects de navires de guerre. Le président Allende est alors prévenu et refuse l'avion mis à sa disposition pour quitter le pays. Il décide d'affronter ses adversaires et tente de règler cette crise depuis la Moneda. Dans Santiago la résistance populaire s'organise mais celle-ci est vite écrasée par les armes et les chars des insurgés. Le combat trop inégal ne durera que quelques heures avant que la Moneda soit prise d'assaut et que le Président Allende s'écroule sous les balles de ses adversaires. L'ordre rétabli , le Général Pinochet, chef de la junte militaire, prend ses fontions à la tête du pays. Pendant ce temps le monde entier apprend, avec stupeur, en plus de l'exécution du Président Salvadore Allende, celle de l'immense poète chilien, Pablo Neruda. C'est un film témoignage très poignant et captivant que nous offre Helvio Soto. Il nous fait assister avec une grande précision à ce coup d'état sanglant, à travers les yeux d'un journaliste français.Tout aura en fait commencé le 4 novembre 1970. Ce jour là, après plusieurs tentatives électorales, le candidat socialiste Salvadore Allende est élu Président de la République du Chili, à la surprise générale. La majorité de la population est en liesse car l'espoir revient dans ce pays marqué jusque là par de criantes inégalités. Toutefois pour les Etats Unis, l'arrivée de ce régime socialiste en Amérique Latine bouleverse l'ordre mondial. Avec le concours de la toute puissante CIA, les américains vont préparer une action par l'intérieur du pays afin de neutraliser la politique gouvernementale en place et dont les principales mesures sont de réduire l'inflation et rétablir les libertés. L'irrémédiable mécanique se met alors en place avec le concours des camionneurs, des mineurs, des commerçants et de la grande bourgeoisie. Les grèves paralysent le pays et sa situation économique devient des plus précaires.




Il ne reste plus, ce 11 septembre 1973, qu'à prendre le pouvoir en brisant par les balles et la torture le rêve de liberté de millions de Chiliens. Le sinistre Général Pinochet, à la tête de l'armée, va pouvoir alors commencer ses crimes et ses forfaiture en imposant à son pays, avec le concours de ses complices, une dictature qui ne s'achèvera qu'en 1990. Mais durant ces 17 années , les massacres et les actes de barbarerie se seront multipliés et auront fait des milliers de victimes. Cette journée si déterminante ne peut que bouleverser les témoins que nous sommes de ce drame. Ces trois heures de combat et ce dernier discours pathétique, l' appel au secours de Salvadore Allende à la Nation, ne peuvent que rester gravés dans les mémoires. Cette réalisation de Helvio Soto est un pur chef-d'oeuvre et un des plus grand moment dramatique du cinéma. Naicho Petrov est un Président Allende très crédible à l'écran. Il faut également rendre hommage à tous ces acteurs et actrices qui ont accepté de participer à ce film.. La liste est longue. Par leur talent et leur interprétation, accompagnés par la merveilleuse musique d'Astor Piazzolla ils ont rendu un vibrant hommage à la démocratie et dénoncé avec finesse et véhémence le "cancer" qui porte atteinte à celle-ci, le fascisme.


                           


Je me souviens qu'à cette terrible époque, partout dans le monde les manifestants descendus dans la rue entonnaient au nom de la liberté: "Ils ont tué Allende, mais le peuple est debout!!!". Malgré tout ce que ce peuple a subi, il est toujours debout et le tyran est mort...
Film historique ... Retraçant avec une trés bonne véracité les faits du coup d'etat fasciste de 1973 qui a renversé (et assassiné) le sociale Président ALLENDE pour laisser place à la pourriture humaine qu'a été PINOCHET. Les Chiliens peuvent dire "Merci" à la CIA (US Secret Service) pour avoir soutenu ce putch militaire sanglant le 11 Septembre 1973, Palais de la Moneda, Santiago du Chili. Il aura fallu 25 ans aux Chiliens pour retrouver la liberté, mais à quel prix ? Combien de jeunes (et moins jeunes) hommes assassinés par les fascistes sont morts durant cette période ?... Leur seul tort étant de ne pas être des fascistes ... Le réve de bien des Chiliens est que PINOCHET pourrisse en enfer et que tous les fascistes soient exterminés, un par un. Source : 
http://www.senscritique.com/film/Il_pleut_sur_Santiago/critique/21376818

vendredi 30 octobre 2015

Eva Gabor

Eva Gabor, née le 11 février 1919 à Budapest (Hongrie), morte le 4 juillet 1995 à Los Angeles (Californie), est une actrice américaine d'origine hongroise.Elle est principalement connue pour son rôle de Lisa Douglas, l'épouse du personnage d'Eddie Albert : Oliver Wendell Douglas, dans la série Les Arpents verts. Ses deux sœurs, Zsa Zsa Gabor et Magda Gabor, étaient également actrices. Toutes les trois sont aussi connues pour leurs nombreux mariages et divorces.
En 1939, elle épouse Eric Drimmer, un physicien suédois, puis divorce en 1942. L'année suivante, elle se remarie avec Charles Isaacs, et divorce en 1950. De 1956 à 1957, elle est mariée à John Williams, un physicien américain. En 1959, elle épouse Richard Brown, et divorce en 1972. Puis elle se remarie en 1973 avec Frank Gard Jameson, et divorce finalement en 1983. Eva Gabor décède le , à l'âge de 76 ans, d'une insuffisance respiratoire et d'une pneumonie, à Los Angeles (Californie), à la suite d'un accident où elle perdit l'équilibre et tomba dans sa baignoire à Mexico, où elle passait ses vacances. Elle est inhumée au Westwood Village Memorial Park Cemetery, à Westwood (Californie). Elle est enterrée non loin de Eddie Albert, son coéquipier dans Les Arpents verts, décédé le 26 mai 2005, à l'âge de 98 ans.


                               

The Mad Magician (John Brahm) : Vincent Price, l'homme au masque de cire de 1953, est devenu un prestidigitateur en 1954 : l'illusion du relief s'inscrit ici dans l'univers de la magie et des fantasmagories.Don Gallico est un maître dans la conception d'illusions, lesquelles sont vendues par son employeur, M. Ormond, aux magiciens célèbres comme Rinaldi. Il est aussi un maître de déguisement et la conception de masques réalistes. Quand Don se lance dans sa propre carrière en tant que Gallico le Grand, ses rêves sont brisés par Ormond et il se tourne vers le meurtre pour se décharger de ses frustrations... 
Acteurs : Vincent Price, Mary Murphy, Eva Gabor, John Emery, Donald Randolph, Lenita Lane, Patrick O'Neal, Jay Novello   
Pas un chef d'oeuvre mais c'est intéressant et distrayant. Les variations sur la dérive criminelle, la prestidigitation, les faux-semblants ne sont pas mal, certains seconds rôles ont une épaisseur humoristique et enfin Vincent Price est vraiment très bon. Il en est au début de son vedettariat, il ne cabotine pas encore trop. Source : http://www.allocine.fr/film/fichefilm-9416/critiques/spectateurs/



                   

Certes "Gigi" n'a pas la puissance évocatrice des "Quatre cavaliers de l'Apocalypse", la puissance de "Comme un torrent", la beauté d'un "Américain à Paris" ou le culot d'un "Petit coin aux cieux", mais, à mi-chemin entre la fable et la comédie musicale, le film demeure encore aujourd'hui inclassable, dans cet étroit registre de l'inouï et de l'inconcevable que seul le grand Vicente Minelli détient aujourd'hui encore la clé. Dans cette comédie qui n'a rien des autres comédies romantiques tant l'incursion sociale est présente dans le destin de cette jeune fille enjouée, Leslie Caron brille de mille feux, enfilant l'écrin d'or et de de feu que lui confectionne Minelli. Son rôle demeurera inoubliable, éclipsant la mise en scène et le brio de son réalisateur. Mais là était bien le génie de Minelli, savoir s'effacer, courber l'échine derrière sa caméra pour rendre au grand public la magie du cinéma populaire. Ne vous fiez pas à ce que dit le personnage de Gaston LACHAILLE: "It's a Bore !" car "Gigi" est loin d'être ennuyeux/se. Satire des milieux sociaux imprégnée d' une magnifique palette de couleurs, de personnages "hauts en couleur" et de chansons entraînantes, ce film est comme PARIS: charmant.Sans doute un de mes flims préférés: une comédie à peine satirique, très musicale, enlevée, fleurie, colorée, avec des Louis Jourdan et Maurice Chevalier au beau fixe, une Leslie Caron très mûrie sept ans après Un Américain à Paris mais tellement gamine, des travelings de son escalier à faire se pâmer un réalisateur et des arrêts sur image chez maxim's à faire rêver d'envie, un bijou! Une perle!


      


Un film de qualité devenu obsolète. Une curiosité permettant d'intercepter un concept de l'époque consistant à intégrer des personnages chaleureux dans des environnements somptueux dont la mission était d'acquérir une attention au même niveau que tous les protagonistes de l'histoire. Des comédiens dont les motricités et les états d'âmes sont accentuées par des décors grandioses. C'est un foisonnement continuel de couleurs, de gaîtés et de joie de vivre dans un scénario insignifiant bypassé rapidement par un visuel conséquent sur de biens agréables féeries citadines et champêtres que cette triplette de comédiens Français mettent très correctement en valeur. Les mélopées ne laisseront pas un grand souvenir mais elles ont l'avantage d'entretenir la tenue d'un produit montrant un cinéma en très très bonne santé financière. Dans de merveilleux costumes, du bois de Boulogne en passant par chez Maxim's une avalanche de figurants assurent la luminosité de certains endroits mythiques de la capitale. 


                               

Tout ceci permet de passer un agréable moment en éteignant un moment son monde le temps de ces diners mondains, de ces ballades Parisiennes et de ces parties de campagnes bien naives. Un bon film c’est comme un bon vin, ça vieillit bien, mais des fois ça peut laisser un goût bizarre dans la bouche. Dans ce cas, on dit que le vin est bouchonné, je crois. Et bien ce film d’époque, commence par un dérapage qui aurait du mal à passer aujourd’hui. Le discours de Maurice Chevalier en pervers, entouré de petites filles qui ressemblent à des proies, c’est limite. Pour un peu, je croyais qu’on avait affaire à un biopic sur Francis le Belge, le serial killer. Heureusement la comédie reprend le dessus, entre musical et conte de fées moderne, le tout sans baguettes magiques, mais avec hauts de forme et redingote, c’est assez marrant. La mise en scène est virtuose et pro... Source : http://www.allocine.fr/film/fichefilm-3000/critiques/spectateurs/recentes/

jeudi 29 octobre 2015

Mel Tormé

Né le 13 septembre 1925 à Chicago, Melvil Howard Tormé est le fils d'un couple d'immigrés juifs russes surnommés Torma, transformé en Tormé à leur arrivée à Ellis Island. Le fils prodigue débute sa carrière prolifique à l'âge de quatre ans en chantant « You're Drinving Me Crasy » dans un restaurant de sa ville natale, le Blackhawk Club. Alors qu'il y déjeune avec ses parents, le groupe résident du restaurant, le Coon-Sanders Orchestra, apprend qu'un tout jeune fan se trouve dans l'assistance.Il propose alors à Mel de monter sur scène. Sa voix les marque tellement qu'ils proposent à l'enfant de revenir chanter une fois par semaine avec eux, lui offre 15 dollars par représentation et le dîner pour sa famille. C'est le début d'une longue carrière dans le show business. Sa fascination pour la batterie naît également à cette période. Ildevient acteur radio à neuf ans et publie sa première chanson àquinze. Un an plus tard, Chico Marx l'engage dans son orchestre commebatteur et chanteur (1942-1943). Comme si cela n'était passuffisant pour un adolescent, il co-écrit avec Bob Wells la chanson« The Christmas Song » popularisé par Nat King Coll en 1946et devenue un immense standard de Noël. Après avoir tenu quelques petits rôles au cinéma et une fois libéré de ses obligations militaires, il monte une formation vocale, Mel Tormé and his Mel-Tones.


                

L'ensemble enregistre avec Artie Shaw juste après la fin de la guerre. Devenu populaire, il se lance dans une carrière de soliste, se produisant à la radio, à la télévision, au cinéma et au cabaret. 
C'està cette période qu'un Disc-Jockey d'une radio le surnomme « The Velvet Frog » (le brouillard de velours) pour décrire sa voixsi particulière de crooner. Mel Tormé détestait ce surnom qui,pour lui, ne reflétait pas son amour pour le jazz.Durantles années 50 et 60, il enchaîne lesenregistrements et perfectionne son chant jazz, s'inspirantde son idole, Ella Fitzgerald. Son association avec Marty Paich,pianiste et arrangeur de renom, aboutit à l'album Prelude To a Kiss. Suivent Tormé,Back in Town et Mel Tormé Sings Shubert AlleyPendant presque dix ans, il stoppe ses enregistrements studio avant de revenir avec Mel Tormé A New Album,enregistré à Londres en 1977 avec le Chris Gunning Orchestra et le saxophoniste Phill Woods. Sa carrière prend un nouvel élan dans les années 80. Les goûts du public changent et on assiste à un regain d'intérêt pour les grands standards de jazz. 


   

C'est avec le concours de George Shearing que Mel Tormé débute en 1982 une longue et fructueuse collaboration discographique, quasiment jusqu'à sa mort et presque exclusivement sur le label Concord Jazz. Le succès est alors publique et critique, sauf en France où on le connaît peu et où les puristes lui tournent le dos. Désamour partagé puisque Mel Tormé n'était pas tendre avec le public français qu'il accusait de ne rien y entendre au jazz.  Touche à tout génial,Mel Tormé laisse autant de grandes chansons que de scripts pour la télévision, de livres, de rôles pour le cinéma ou de subtils arrangements musicaux. Hyper actif et passionné, on lui doitnotamment le livre The Other Side OfThe Rainbow qui retrace sonexpérience comme directeur musical des émissions de télévision deJudy Garland sur CBS dans les années 60. À noter aussi la biographie du batteur Buddy Rich en 1993, Traps,The Drum Wonder qui, commelui, suscitait l'admiration ou l'indifférence, mais certainement pasl'unanimité. À sa mort, le 5 juin 1999 à Los Angeles, Mel Tormé laisse derrière lui plus de 200 enregistrements et quelquesclassiques du patrimoine musical comme « Born To The Blue »,« The Christmas Song », « Welcome To the Club »,« Stranger in Town » ou « California Suite ».Bing Crosby dira de lui qu'il était le plus fantastique« performer » musical  qu'il n'ait jamais connu. Benjamin Mathieu

Perico

Cuba, 1958. Même s'ils ne le réalisent pas encore, la situation commence à sentir le roussi pour Batista et sa clique. En effet, dans la Sierra, Castro et ses compagnons avancent sur La Havane et leur victoire n'est plus aussi utopique que ça. Dans les coulisses, la Mafia anticipe déjà le changement de régime et entreprend de retirer ses billes de l'île. Simple employé d'un casino, Joaquin accepte, suite à une demande de son frère, de garder une valise remplie de liquide. Il ne peut pas deviner qu'avec ce geste fraternel, il vient de mettre les doigts dans un engrenage impitoyable. Régis Hautière et Philippe Berthet jouent la carte de la nostalgie dans Perico. Tel un film de l'âge d'or d'Hollywood, l'album reconstitue à la lettre la fin de l'époque mythique où le rêve américain se cassa les dents pour la première fois sur la réalité de la géopolitique mondiale. Les décors sont grandioses et humides et le contexte historique est rempli de zones d'ombres propices aux mystères et autres complots. 

Aperçu : http://www.dargaud.com/bd-en-ligne/perico-tome-1,2641-d4ab870b1bcf180da8fc51714d2e2cc8


Au milieu du tumulte, les auteurs se sont focalisés sur Joaquin, un jeune homme, certes ambitieux, mais particulièrement innocent. Le hasard et différents événements vont l'obliger à fuir, un magot dans ses bagages, une trop belle femme à ses côtés et des affreux à ses trousses. Thriller mâtiné de road-movie sur fond d'Histoire, le scénario souffre de la trop grande diversité de ses lignes narratives. Résultat, Hautière se voit forcé de multiplier les explications pour faire avancer son récit. Cela se fait malheureusement au détriment de l'ambiance générale. À plusieurs reprises, de longs récitatifs cassent le rythme de lecture et, par la même occasion, une partie du suspens. Avec des titres comme Sur la route de Selma, L’œil du chasseur et Pin-Up, Berthet s'est érigé en spécialiste de l'Amérique des années cinquante et soixante. Il se retrouve donc en terrain connu avec Perico. Élégance et finesse du trait sont au rendez-vous. Par contre, malgré tout son talent, le dessinateur semble s'être contenté de dérouler son art en se limitant à réutiliser des « trucs » graphiques éprouvés. Il ressort des planches une impression de déjà vu qui va bien au-delà de la simple reconnaissance d'un style établi. Les fanatiques de l'artiste seront certainement ravis. Source : http://mobile.bdgest.com/index.php?P=B&A=203327&chaineid=201894o203320o201892o207089o207436o205512o203203o197200o203327o197893o


                   


Suite et fin de Perico, polar noir bien serré de Régis Hautière et Philippe Berthet… Au programme : corruption, Mafia, Cuba, jolies filles et suspense !
Ce second tome de Perico s’ouvre quelque part entre Miami et Hollywood. Pour un service rendu à son frère, la vie de Joaquin a basculé. Le jeune serveur sans histoire s’est retrouvé au coeur d’une affaire de blanchiment d’argent et de trafic de drogue. Il devient alors l’homme à abattre. À ses trousses : les sbires du président cubain, les truands de la pègre locale et… la Mafia ! Il est totalement inexpérimenté ; eux sont des tueurs professionnels. La chasse à l’homme a commencé et, déjà, les cadavres jonchent leur parcours. Un pur polar… 2e volet du diptyque Perico… une histoire qui inaugure « Ligne noire », une nouvelle collection de bandes dessinées dédiée au polar.                       Ce second album de Perico est écrit dans la tension d’un dénouement proche, où le suspense grandit à chaque instant,  sous le contrôle de Régis Hautière (Le Dernier Envol, Au-delà des nuages, L’étrange affaire des corps sans vie, Abélard, Aquablue…).

Aperçu:http://www.dargaud.com/bd-en-ligne/perico-tome-2,2642-b472518ea660a3d61272673cc3b71941


Ce dernier signe un scénario haletant, s’appropriant au passage un univers rétro qui dépayse immédiatement : celui des années 50, âge d’or des grandes familles mafieuses qui régnaient sans partage sur le continent américain.Un excellent polar, sombre et nerveux.
C’est dans ce monde qu’un jeune serveur cubain va tenter le tout pour le tout : partir vivre son rêve américain avec une valise pleine de billets appartenant à un parrain local… Sans expérience, le jeune homme va alors devoir faire face à des poursuivants qui ne lâchent rien. Une course-poursuite effrénée, rythmée par une pluie de cadavres. Le scénariste joue avec nos nerfs non sans un certain talent.
Le dessin de Philippe Berthet (Nico, Pin-up, XII Mystery…) est pour sa part reconnaissable par son style graphique rétro, aux lignes claires et arrondies. Un graphisme plus original qu’il n’y paraît, orné d’une édition sur papier à l’ancienne (papier journal). Comme cela avait été fait pour la série Nico. Une bonne idée qui a toujours son effet. En conclusion, Perico est un excellent polar, sombre et nerveux. A ne pas manquer.Source:http://publikart.net/perico-tome-22-une-bd-de-regis-hautiere-et-philippe-berthet-dargaud/

mercredi 28 octobre 2015

Ingrid et Roberto

Au printemps 1949, alors qu'ils tournent le film “Stromboli” sur l'île du même nom, l'actrice et le réalisateur entament une relation amoureuse qui va faire scandale. L'écrivain et critique de cinéma François-Guillaume Lorrain, qui publie un livre sur le sujet, raconte.
Que s’est-il passé à Stromboli au printemps 1949 ? Sur cette île perdue entre l’Italie et la Sicile, un homme et une femme avaient rendez-vous avec l’histoire du cinéma. Elle, c’est Ingrid Bergman, la Suédoise devenue star hollywoodienne avec Casablanca (1942), la muse d’Alfred Hitchcock, avec qui elle vient de tourner Les Amants du Capricorne (1949), après Les Enchaînés (1946) et La Maison du docteur Edwardes (1945). Lui, c’est un Romain de souche, Roberto Rossellini, l’auteur de deux films monumentaux sur la Seconde Guerre mondiale, Rome ville ouverte (1945) et Allemagne année zéro (1948). En devenant un couple à Stromboli, Rossellini et Ingrid Bergman vont tout à la fois déclencher un scandale international et ouvrir une série de chef-d’œuvres modernes sans précédents : Europe 51 (1952), Voyage en Italie (1954), Jeanne au bûcher (1954)… A l’occasion de la réédition estivale de Stromboli, nous avons rencontré l’écrivain et critique de cinéma François-Guillaume Lorrain, qui a reconstitué l’odyssée humaine et artistique du film dans L’Année des volcans (éditions Flammarion). Cet étonnant roman de cinéma plonge dans la réalité de l’époque avec, tout à la fois, un souci de vérité et une envie de mettre en scène les protagonistes de l’affaire Stromboli, dans laquelle une femme folle de jalousie joua aussi un grand rôle : Anna Magnani voyait Rossellini, son amant officiel, lui échapper… De cette aventure volcanique, François-Guillaume Lorrain parlera le 7 juillet à 20h au Grand Action, à Paris. Et nous dit presque tout, sans attendre, ici.


           

Pourquoi la rencontre d’Ingrid Bergman et de Rossellini est-elle restée un mythe du cinéma moderne ?
Parce qu’elle tient du miracle. C’est la rencontre de deux mondes de cinéma qui n’avaient aucune chance de se rencontrer. Aujourd’hui, on a du mal à le mesurer car tout communique, le travail d’un metteur en scène français ou italien peut intéresser une actrice américaine sans que ça paraisse étrange. Tout le monde connaît tout le monde. A l’époque, le simple fait qu’Ingrid Bergman ait d’abord pu découvrir, dans une salle de cinéma de New York, un film de Rossellini, c'était alors Rome ville ouverte (1945), est le premier miracle. C'est ainsi qu'elle s’est intéressée à ce cinéaste italien dont elle ignorait tout jusque-là. Quand Rossellini reçut la lettre qu'elle lui avait écrite, il ne savait pas qui était Ingrid Bergman, il n’avait vu aucun de ses films ! Qu’ils travaillent ensemble avait tout d’impossible. Et c’est justement ça qui va intéresser Rossellini : parce que c’est impossible, il va faire Stromboli.


C’est Ingrid Bergman qui provoque tout avec cette lettre à Rossellini : en lui écrivant, cherche-t-elle un autre cinéma ou un autre homme ?
Dans son cas, la distinction est difficile. Cela tient à un aspect troublant de son histoire personnelle : elle naît en 1915 et dès 1918, l’année où meurt sa mère, elle est filmée par son père, qui va mourir lui aussi trop tôt, en 1927. Mais pendant ces neuf années, entre ses 3 ans et ses 12 ans, il filme encore et encore la petite Ingrid. A l’époque, personne ne fait de home movies. Cela donne à Ingrid Bergman une place à part : elle va être déterminée par ce regard d’un homme adulte sur elle, et elle ne va cesser de rechercher d’autres regards comme celui-là tout au long de sa vie. Son père, le photographe Robert Capa, dont elle est la maîtresse en 1945-1946, et Roberto Rossellini ont le même type de physique, ce sont trois séducteurs bruns. 
Il faut à Ingrid Bergman beaucoup de courage ou d’audace pour envisager cette aventure de cinéma loin de tous ses repères…


                                

Elle a vécu une première rupture quand elle a quitté la Suède, elle a plus ou moins réussi à ne pas perdre son âme à Hollywood. Robert Capa, qui est un trompe-la-mort et a pris tous les risques dans ses reportages, lui a fait aimer la liberté, et elle a pris conscience qu’elle est bien plus qu’une marchandise hollywoodienne. Alors, elle se lance ! Elle a une volonté digne de Jeanne d’Arc, le rôle qui l’a marquée plus que tous les autres. Mais il y aussi chez elle un grand manque d’assurance. La caméra lui renvoie une image sublime et elle en a besoin car elle se trouve trop grande, elle est embarrassée par son corps. Rossellini sent tout de suite sa fragilité.
On a le sentiment, en voyant Stromboli, que c’est justement ce qu’aime Rossellini : la fragilité d’Ingrid Bergman, ou le fait que sa beauté n’est peut-être pas parfaite. Il veut casser son image hollywoodienne ?



                   

On connaît les réactions du producteur Howard Hughes quand il a vu le film : il était scandalisé de voir Ingrid Bergman aussi moche ! Et c’est vrai qu’elle est mal habillée dans le film. Mais son personnage est moderne : elle joue une femme étrangère à tout. Etrangère à Stromboli, étrangère à son mari, étrangère à sa propre image et même étrangère au monde. Il faut qu’une porte s’ouvre pour la sauver, la réconcilier avec la vie. Ce personnage renvoie Ingrid Bergman à ce qu’elle vit, de manière transcendée. Rossellini a compris qu’elle est une prisonnière qui cherche la lumière. Et c’est le rôle qu’il lui fait jouer dans son film. Il s’inspire de sa réalité à elle. Quand, au cours du tournage, elle tombe enceinte de lui, il intègre cela à l’histoire. Il est au plus près de la vérité. Il filme Stromboli à la manière d’un documentariste et, en mettant en scène Ingrid Bergman, il réalise presque une sorte de documentaire sur elle, et sur l’amour qui naît entre eux. C’est très nouveau et ça va marquer le cinéma mondial.
Mais pour Ingrid Bergman, le tournage devient une épreuve et même un chemin de croix, écrivez-vous… Elle sort d’un système hollywoodien où tout était huilé, elle se retrouve avec des pêcheurs siciliens, elle est complètement perdue. Rossellini l’oblige à faire de nombreuses prises sur le volcan, qui lui brûle les pieds. Elle est enceinte, il prend tous les risques. Le volcan est oppressant, c’est une menace permanente. Les gens ne sont pas très accueillants. Et le scandale que provoque sa relation avec Rossellini prend une ampleur terrible. L’Amérique la harcèle. Ses amis se détournent d’elle. Il n’y a qu’Hemingway qui la soutient. On peut voir Stromboli en comprenant la souffrance non seulement du personnage que joue Ingrid Bergman, mais celle de l’actrice. Le film est aussi passionnant pour ses coulisses quand pour ce qui se passe à l’écran. Vous dites dans L’Année des volcans qu’Ingrid Bergman restera hantée par cette expérience…



   

L’aventure Stromboli va propager ses ondes très longtemps. Qui a vu Sonate d’Automne (1978) d’Ingmar Bergman comprend que ce n’est pas par un hasard innocent qu’il fit jouer à Ingrid Bergman le rôle d’une femme qui a sacrifié sa relation avec sa fille à sa carrière. Elle accepta ce rôle mais fit une dépression nerveuse pendant le tournage. Car c’est ce qui lui était arrivé avec Stromboli : en s’engageant avec Rossellini, elle divorça et sacrifia sa fille Pia, qui vivait aux Etats-Unis avec son père suédois et qu’elle ne revit plus pendant sept ans, par décision de justice. Cette histoire a énormément marqué les femmes, à l’époque. Elles ont eu de la compassion pour Ingrid Bergman. Elle avait tout joué et presque tout perdu.
Le couple Roberto Rossellini-Ingrid Bergman sera finalement moins fort que les films qu’ils auront fait ensemble…
Rossellini sent très vite qu’elle n’est pas la femme qu’il lui faut. Et elle, de son côté, comprend peu à peu qu’elle est entrée dans une nouvelle prison. Rossellini, tout en lui donnant la liberté qui va avec ses méthodes de travail, l’enferme dans sa logique. 



                              

C’est un homme égoïste, qui vit à son propre rythme, avance sur son chemin sans en dévier. Mais les films qu’ils font ensemble sont des échecs publics. Ingrid Bergman s’enfonce dans un cinéma qui n’est plus vu, tout simplement.
Pourquoi le scandale que provoqua leur relation fut-il si violent ?
Parce qu’il entre en écho avec l’époque. Dans cet après-guerre, l’Amérique se replie sur elle-même, entre dans un climat xénophobe. Rossellini et Ingrid Bergman sont des victimes idéales. Il est considéré, à tort, comme un communiste, donc un ennemi, et elle, c’est l’étrangère qui a trahi Hollywood. Le journaliste qui écrit dans le magazine Life le premier article sur leur couple adultère est l’homme qui, trois ans plus tard, va forger le concept de jet set. Tout se mêle, le grand cinéma, le politique et la naissance de la presse people. Le retentissement est forcément énorme.
Source : http://www.telerama.fr/cinema/ingrid-bergman-et-roberto-rossellini-l-improbable-affaire-stromboli,114349.php

mardi 27 octobre 2015

Jim Hutton

Né à Binghamton, New York , Jim Hutton jouait au théâtre à l' armée quand il a été repéré par le réalisateur américain Douglas SIRK. Une de ses premières apparitions à l'écran était dans un épisode de The Twilight Zone (1959), dans lequel il a partagé la vedette avec Rod TAYLOR. A Hollywood, il a acquis une certaine reconnaissance auprès du public adolescent pour son rôle dans le film Ces folles filles d Ève (1960), où il est apparu avec Paula PRENTISS, une actrice avec qui il a fait équipe avec dans plusieurs de ses premiers films. Il est apparu avec elle dans "The Honeymoon Machine" à la fin de 1960, suivie en 1961 par L Américaine et l amour (1961) mettant en vedette Bob Hope et Lana Turner, et enfin La Guerre en dentelles (1962) en 1962. En 1966, Jim Hutton a gagné un public plus large dans Rien ne sert de courir (1966) avec Samantha Eggar et Cary Grant. En plus d'être un talentueux acteur comique, Jim Hutton a également été remarqué dans des rôles dramatiques comme dans le western Major Dundee (1965) de Sam PECKINPAH, puis retour à la comédie en 1965 avec Sur la piste de la grande caravane (1965) et en 1967 a joué dans Who s Minding the Store ? (1963). En 1968, Hutton est apparue dans le film de guerre de John Wayne, Les Bérets verts (1968), dans laquelle il a joué un Sergent des Forces Spéciales. Toujours en 1968, Jim Hutton est apparu avec John WAYNE dans Les Feux de l Enfer (1968), jouant le rôle de Greg Parker. Le film a été vaguement basé sur la carrière de puits de pétrole pompier Red Adair. A partir du début des années 1970, Jim Hutton a commencé à travailler presque exclusivement à la télévision. 


                   


Branle-bas au casino (The Honeymoon Machine) est un film américain réalisé par Richard Thorpe sorti en 1961. Le lieutenant de vaisseau Fergie Howard (Steve McQueen) et son ami l'ingénieur Jason Eldridge (Jim Hutton) décident lors d'une escale à Venise d'utiliser la puissance de l'ordinateur de leur vaisseau pour « faire sauter la banque » du casino. Utilisant une transmission par signaux lumineux entre le navire et la salle de jeux pour calculer les probabilités de sortie d'un numéro à la roulette ; ces signaux sont signalés à l'amiral Fitch qui les interprète comme un plan d'attaque codé des forces soviétiques depuis leur ambassade, contre les navires de la flotte américaine. La petite amie du lieutenant Howard (Brigid Bazlen) étant la propre fille de l'amiral, cela va déclencher une série d'hilarants quiproquos dans la pure tradition du théâtre de boulevard.
Dans cette comèdie aux scènario plutôt bien ficelèe, Steve McQueen campe un militaire de la marine amèricaine qui dècouvre que son ami informaticien, à bord du navire, a crèè un ordinateur calculateur surpuissant! il dètournent ce super cerveau pour faire sauter la banque du casino de Venise! Le ton lèger du film de Richard Thorpe (vieux routier de Hollywood) permet à McQueen de camper un personnage enlevè et truculent! Même si le hèros de "La grande èvasion" sait que malheureusement, il n'est pas fait pour ce type de rôle, "The Honeymoon Machine", malgrè les annèes, se laisse voir aujourd'hui avec un certain plaisir! Efficace et divertissant...Une comédie qui n'a pas une grosse réputation cependant même si elle ne casse pas trois pattes à un canard elle fonctionne assez bien avec une bonne équipe d'acteurs.


   

Quand le jeune trentenaire Steve McQueen tourna BRANLE-BAS AU CASINO, il sortait à peine des trois années de AU NOM DE LOI et venait de tourner LES 7 MERCENAIRES. Autrement dit, il était en passe de devenir une star très ‘hot’. C'est pourquoi le choix de cette comédie peut sembler incompréhensible.Le scénario, une arnaque au casino opérée par des marins qui détournent l’ordinateur de leur navire, aurait parfaitement pu donner lieu à un >AU THÉÂTRE CE SOIR: unité de lieu et d’action, quiproquos en pagaïe, portes qui claquent, vaisselle cassée, riches héritières, etc. On est dans la grande tradition du Boulevard pas bien subtil. Un exercice dans lequel tout le monde n’est pas forcément à l’aise. C'est le cas de McQueen qui n’a jamais été un ‘king of comedy’ et écope d’un personnage à la Tony Curtis d’officier débrouillard, filou et séducteur. Très mal dirigé, l’acteur grimace, virevolte, laisse déraper sa voix dans les aigus et roule des yeux globuleux. 


                               

Il n’est pas mauvais à proprement parler, juste pas DU TOUT à sa place.Le réalisateur l’a entouré de comédiens plus accoutumés à ce genre d’humour ‘sitcom’: ainsi Paula Prentiss est-elle délectable en riche héritière myope comme une taupe mais très sexy et Dean Jagger se montre-t-il excellent en amiral constamment outragé. Le numéro incongru de Jack Weston qui apparaît dans deux longues séquences en marin ivrogne qui voit des Martiens déséquilibre gravement le film tout entier.Avec sa réalisation d’une absolue platitude, sa photo suréclairée, ses décors de studio et ses pauvres plans d’extérieurs de Venise, BRANLE-BAS AU CASINO n’est visible aujourd'hui que par la présence de Steve McQueen, même s’il n’est franchement pas à son meilleur. C'est un document intéressant, prouvant qu'il n’a pas trouvé tout de suite sa place dans le star system hollywoodien et a dû tâtonner avant de s’imposer en icône du film d’action. http://wild-wild-western.over-blog.com/article-branle-bas-au-casino-1961-78568538.html



                                


Rien ne sert de courir est un film américain de comédie réalisé par Charles Walters, sorti sur les écrans en 1966Prenez une jeune et jolie femme qui accepte de partager son appartement à Tokyo (Samantha Eggar), un sèduisant homme d'affaires (Cary Grant) et un architecte sèlectionnè pour les Olympiades (Jim Hutton), secouez et servez! Vous obtenez ainsi une comèdie à caractère vaudevillesque de Charles Walters comme les affectionne si bien Hollywood dont le charme essentiel est de nous faire revivre en quelque sorte l'ambiance des J.O 1964 à Tokyo! Du moins par le biais de l'appartement 2A, situè au 235 rue Osako! Un gentil film aux multiples quiproquos où tout s'emballe lors de l'èpreuve olympique du 50 kms marche à travers la ville de Tokyo! Le personnage de Grant dira qu'il n'a jamais vu de course aussi ridicule même s'il commençait à avoir le rythme dans la peau! il faut dire que niveau sècuritè, c'est un vrai foutoir! Mais que c'est drôle de voir Grant courir en caleçon et casquette irlandaise. « Rien ne sert de courir » si l'on n’a Cary Grant en haut de l'affiche, un amour de Cupidon au pays du soleil levant dans ce qui fût son dernier rôle pour le cinèma avant de prendre une retraite bien mèritèe dans la parfumerie... 
A Tokyo, en plein pendant les jeux olympiques, un riche industriel et un jeune étudiant en architecture, par ailleurs athlète aux JO, vont élire domicile dans le petit appartement d'une jeune américaine vivant au Japon. 


   
          

Ce film est un enchantement de chaque instant. Imaginez une seconde la rencontre de Jacques Tati, Howard Hawks et Blake Edwards dans le décorum d'Ozu et vous aurez une idée de ce à quoi ressemble ce film merveilleusement drôle et entrainant, véritablement filmé sur place à l'époque des jeux d'ailleurs, ce qui lui donne un caractère authentique d'une grande valeur. Je n'avais jamais vu de film de Walters, je ne crois pas que ce soit un si grand cinéaste d'ailleurs, mais ce Walk, don't run est une vraie merveille. Petite comédie qui vaut plus par ses à côtés que par sa chair. Quoi que, le scénario n'est pas si mauvais, mais Walters est pataud, on le sait depuis l'incident "Good morning". Cary rend les armes dans un Japon années 60 en technicolor. On y croise les enfants de "Bonjour" qui auraient eu une télévision et regardent "l'Homme de la Plaine".


                              


L'acteur principal, Jim Hutton, ressemble d'ailleurs étrangement à une réincarnation de James Stewart. On y voit des bâtiments, des foules, des gadgets et des usines que n'aurait pas renié un Tati époque "Playtime". Un Japon florissant fantasmé par les Occidentaux, avec ses kimonos, ses bonsaïs et ses télécommandes, en plein Jeux Olympiques sur fond de guerre froide. Voilà pour la partie large, extérieure, respirable.
Mais ce qui nous occupe, c'est une histoire de co-location un peu étriquée. Deux hommes en mal de logement vont s'incruster chez une jeune femme. Le senior, Cary, joue les Cupidon, et passe le témoin (métaphore sportive de rigueur) au grand benêt. Littéralement, puisqu'il lui tient la main pendant le mariage final, et passe la bague au doigt à la rouquine par procuration. Et nous on sait que plus rien ne sera jamais comme avant. Cary rend les armes en sifflotant l'air de "Charade" et monte dans un taxi.
Source : http://www.senscritique.com/film/Rien_ne_sert_de_courir/critique/6411239

lundi 26 octobre 2015

Barbara Rush

Barbara Rush est une actrice américaine née le 4 janvier 1927 à Denver, Colorado aux États-Unis.

En 1948 diplômée de l'Université de Californie, Santa Barbara, Barbara Rush fait ses déduts sur scène à la Pasadena Playhouse avant de signer avec Paramount Pictures. Elle a fait ses débuts à l'écran dans le film de 1951: les Variations Goldberg et a joué aux côtés d' acteurs tels James Mason, Marlon Brando, Paul Newman, Richard Burton, Dean Martin, Frank Sinatra, et Kirk Douglas. En 1952, elle joue dans Flaming Plume avec Sterling Hayden et Victor Jory. En 1954, elle remporte le Golden Globe Award (meilleur espoir féminin) pour sa performance dans Le Météore de la nuit. Rush joue le rôle de l'épouse de James Mason dans le drame de 1956 Bigger Than Life.  Elle fut l'amourette de Dean Martin dans  The Young Lions et celle de l'ambitieux avocat Paul Newman dans Ce monde à part. Rush a commencé sa carrière  au théâtre et cela a toujours été une partie importante de sa vie professionnelle. En 1970, elle a obtenu le Prix Sarah Siddons pour la réalisation dramatique dans le théâtre de Chicago pour son rôle de premier plan dans Quarante Carats . Elle a commencé à travailler à la télévision dans les années 1950. Elle est ensuite devenue une interprète régulière dans les films de télévision, mini-série, et une variété d'autres spectacles y compris Peyton Place et le feuilleton All My Children.


                                     


Un astronaute découvre qu’une planète morte file droit vers la Terre et risque de la détruire lors de son passage. La réunion mondiale des chefs d’état et d’un aréopage impressionnant d’hommes de science n’y change rien : riant aux éclats devant les nouvelles inventions farfelues de prétendus spécialistes, chacun repart dans sa verte vallée sans se soucier de ces élucubrations infantiles. Pourtant, le choc est imminent et inévitable. Dans l’urgence, le docteur Hendron suggère de fabriquer, en dernier recours, une fusée capable d’atteindre Bellus, astre qui deviendra un satellite terrestre non sans avoir préalablement provoqué raz-de-marée et tremblements de terre. Cette nouvelle arche
contiendra un maximum de 40 personnes qui seront ensuite chargés de pérenniser le genre humain sur la nouvelle planète… Inscrit dans la grande tradition du film apocalyptique, devenu très à la mode à la fin du second conflit mondial et au début de la guerre froide, Le Choc des mondes dresse un tableau froid et pessimiste de l’avenir de l’humanité, en phase avec le traumatisme post-45 et la paranoïa naissante à l’aube du conflit américano-russe. Le film est une adaptation du livre éponyme (« When worlds collide ») écrit par Edwin Balmer et Philip Wylie. Les auteurs s’inspiraient fortement, au moment de bâtir leur intrigue, des chapitres bibliques décrivant l’Apocalypse et le déluge auquel dut faire face Noé. Conservant cette origine religieuse, Rudolph Maté entame et clôt son métrage par un plan de la Sainte Bible, qui, outre l’allusion très nette à l’Arche de Noé, constituera la seule évocation théologique.
Plus pragmatique, l’œuvre gravite continuellement autour de l’humanité et de son avenir plus qu’incertain. 


   
   

Bien que rangé dans le genre film-catastrophe (autant que dans celui de la science-fiction), Le choc des mondes n’offre que peu d’images de l’apocalypse annoncée, à l’exception de quelques plans réalistes de métropoles inondées ou de volcans en irruption, généralement sous la forme de stock-shots glissés au montage. Le cinéaste préfère créer avant tout un drame humain et se concentre pour ce faire sur la destinée d’un petit groupe d’hommes (un scientifique, sa fille, son amant, un millionnaire acariâtre et un pilote), microcosme représentatif à l’aune duquel est mesurée l’humanité toute entière. La raison est autant narrative que budgétaire : la Paramount, après avoir refusé une première approche de George Pal, n’accepte de tenter l’aventure que suite à la réussite financière de Destination Lune (également produit par Pal) et espère engranger un score relativement aussi élevé sans dépenser outre-mesure. 



                             
        
Un budget honorable en poche (près d’un million de dollars), Pal, en grand faiseur de spectacle, insiste pour que le casting soit modeste, ce qui lui permet d’investir davantage dans les effets visuels de l’œuvre, signés entre autres par Wolff et Jennings, deux artisans qui travailleront ensuite sur La Guerre des mondes (toujours produit par la Paramount et George Pal).
Malgré une fin réalisée à l’emporte-pièces (les peintures stylisées représentant Bellus font tache) et quelque peu abrupte (le bouquin préconisait l’exploration de la planète), Le choc des mondes constitue un divertissement réjouissant qui contient quelques scènes visuellement sensationnelles (il obtient d’ailleurs l’Oscar des Meilleurs effets spéciaux). Une belle lecture de l’apocalypse qui s’est affranchie de ses atours religieux pour ne conserver que la dimension ontologique, que Maté prend soin de soutenir continuellement au travers de vrais enjeux (même les amourettes ne sont jamais ennuyeuses, c’est dire !).
Source : http://www.cinemafantastique.net/Choc-des-mondes-Le.html


                
                                 

Cinéaste à la carrière bien remplie, l’américain Jack Arnold est surtout connu pour ses oeuvres de science-fiction toutes réalisées, entre 1950 et 1960, pour le compte de Universal Pictures. Durant cette période, cet habile artisan (qui finit sa carrière à la télévision) offrit aux fans de fantastiques quelques uns des plus grands classiques du genre, comme Tarantula! (1955) ou L'Etrange Créature du lac noir (1954).  Un peu méprisé de son vivant, Jack Arnold est aujourd’hui considéré comme l’une des personnalités majeures de l’histoire du cinéma, et ses films indémodables, après avoir bercé l’enfance de grands réalisateurs contemporains, comme Steven Spielberg et John Landis, continuent d’inspirer quantité de cinéastes.
Sorti sur les écrans américains en 1953, Le météore de la nuit est à la fois le premier long métrage et le premier succès de Jack Arnold. Le scénario est construit sur une histoire originale de Ray Bradbury. Et il laisse transparaître toutes les préoccupations humanistes et philosophiques de ce génial écrivain. Ainsi, on ne retrouve pas dans ce récit les habituels aliens belliqueux si chers à cette période du Maccarthisme. Au contraire, doté d'un bon sens critique, le film pointe du doigt les tendances paranoïaques des américains. Le titre original, It Came From Outer Space, imprimée sur une affiche sur laquelle apparaissent des citoyens effrayés, introduit d’ailleurs de belle manière le sujet développé par le film, à savoir la peur de l’étranger, de la différence.


           
   
Dans Le météore de la nuit, un vaisseau extra-terrestre s’écrase dans une zone désertique de l’Arizona. Pour assurer leur sécurité, et éviter d’effrayer les autochtones, les visiteurs se dissimulent dans la population en empruntant l’apparence de  certains des habitants de la région. Mais ils ne vont pas réussir à garder très longtemps l’anonymat (si leur ressemblance physique est étonnante, ils trahissent leur déguisement par une démarche très mécanique et l’absence d’expressions), et la population locale va alors avoir une réaction répulsive très agressive. Seuls un scientifique et une jeune institutrice vont adopter la bonne attitude en cherchant à communiquer, mais cela va-t-il suffire à éviter que cette rencontre du troisième type tourne en un violent affrontement xénophobe?
Plus : http://www.slate.fr/story/57277/ray-bradbury-cinema-truffaut-houston


Derrière la caméra, Jack Arnold s’attache à rendre les plans les plus efficaces possibles. Pour entretenir le suspense, il utilise une vue subjective, le spectateur se voyant placé selon le point de vue de l’alien. L’usage d’une lentille déformante, de type fisheye nous laisse supposer que la créature pourrait être un cyclope doté d’un oeil étrange. En face de la caméra, le jeu des comédiens qui simulent le plus grand effroi (bien aidé par l’excellente bande sonore d’Henry Mancini, l’un des compositeurs les plus doués de sa génération), achève de dresser le portrait imaginaire des extra-terrestres, qui se veut donc fortement terrifiant. Bref, Jack Arnold recycle avec habileté des méthodes subjectives traditionnelles, retardant le plus possible l’apparition à l’écran de ces fameux visiteurs de l’espace (hormis lorsqu’ils se présentent sous une apparence humaine, bien entendu).


                                   


En dernière partie de métrage, quand, surgissant de l’obscurité d’une mine, l’on aperçoit pour la première fois l’un de ces naufragés de l’espace, l’on se dit que Jack Arnold a sacrément bien fait de retarder l’échéance le plus longtemps possible. En effet, force est de dire que si ce ridicule monstre en caoutchouc dégage aujourd’hui un incontestable charme kitch, il est loin d’être aussi effrayant que voudraient nous le faire croire les comédiens. Bud Westmore, vraiment peu inspiré (il le sera nettement plus deux ans plus tard avec L'Etrange Créature du lac noir, l’un des monstres les plus réussis de l’histoire du cinéma) rivalise ici dans la médiocrité avec des bricoleurs fauchés comme Paul Blaisdell (la création de Westmore évoque d’ailleurs le monstre ridicule de It Conquered the World). Il faut croire que cinéaste est bien conscient de la piètre qualité du travail de son technicien, puisque, pour la rencontre finale entre l’équipage du vaisseau spatial et les héros, les aliens adoptent une apparence humaine (on se rend d’ailleurs aussi compte, fait étrange, que la structure du vaisseau est plus adaptée à leur physique d’emprunt que à leur véritable forme...).


                 



Le météore de la nuit séduit également par son casting, et notamment par ses premiers rôles. C’est Richard Carlson, l’un des grands noms d’Universal Pictures, qui s’est vu confié la tache d’interpréter le docteur John Putnam.  Rompu aux rôles d’intellectuels dynamiques, dans la plus pure tradition du serial, cet élégant comédien au profil de gendre idéal (il est également très à l’aise en cow-boy justicier ou en courageux officier) est, comme d’habitude, parfait, notamment quand il vole au secours de sa belle, retenue par les extra-terrestres. Le Météore de la Nuit n’est pas le seul film qui vu collaborer Richard Carlson et Jack Arnold, on les retrouvera deux ans plus tard tous les deux au générique L’étrange créature du lac noir.
C’est Barbara Rush qui est chargée d’entretenir la touche glamour du Météore de la nuit. Cette comédienne à la jolie filmographie (Le bal des maudits, en 1958, avec Marlon Brando, Dean Martin et Montgomery Clift, marque le sommet de sa carrière), qui a oeuvré pour la Paramount et Universal Pictures, nous envoûte ici par son charme.


 

C’est une certitude, le noir et blanc lui va à ravir, quelque soit l’attitude qu’elle adopte. Dans certains plans, comme lorsqu’elle joue sa «réplique» alien, debout dans le désert, le port haut, la jeune femme dégage une beauté style «femme fatale" rivalisant avec celle des plus grandes stars de l’époque. A coté de cela, elle peut aussi afficher une certaine fragilité ingénue, qui rend bien efficace les quelques séquences romantiques. Enfin, elle prouve également qu’elle fait une scream queen très performante, les hurlements horrifiés qu’elle pousse lors de ses rencontres avec les créatures étant très riches en décibels.




                                  



Dernier acteur a avoir un rôle d’importance, Charles Drake incarne un personnage qui se veut le symbole de la bêtise humaine. En shérif xénophobe, il fait un petit tour du coté des bad guys - lui qui était plus habitué au rôle de gentils -,  même si l’officier Jake Warren n’est pas à proprement parlé un méchant. Il faute plutôt par ignorance et son comportement va d’ailleurs s’adoucir en deuxième partie de métrage. Une changement progressif d’attitude, qui suit grossièrement celui de l’opinion publique et qui va amener une fin ouverte sous forme de happy end, qui colle parfaitement à l’optimisme général du cinéma de Jack Arnold. Source : http://www.scifi-universe.com/critiques/6914/le-meteore-de-la-nuit