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mardi 1 septembre 2015

Shirley MacLean

Nommée d'après Shirley Temple, Shirley MacLean Beaty est née à Richmond, en Virginie. Son père, Ira Owens Beaty fut professeur de psychologie, administrateur de l'école publique et agent immobilier. Sa mère, Kathlyn Corinne (née MacLean), était un professeur d'art dramatique, originaire de Wolfville, en Nouvelle-Écosse au Canada. Le jeune frère de Shirley est l'acteur, scénariste et réalisateur Warren Beatty; il changera l'orthographe de son nom quand il deviendra acteur. Ils sont élevés dans la religion baptiste.
Elle est notamment connue en France pour ses deux rôles en compagnie de Jack Lemmon dans les films de Billy Wilder La Garçonnière en 1960. et Irma la douce en 1963
Elle a été pressentie pour être la partenaire de Louis de Funès dans Sur un arbre perché, mais c'est Géraldine Chaplin qui a finalement joué dans ce film réalisé par Serge Korber (1971).
Elle est oscarisée en 1983 pour son rôle dans Tendres Passions (Terms of Endearment), de James L. Brooks.Elle a écrit plusieurs livres sur le New Age, la réincarnation et sur sa carrière à Hollywood.
Shirley MacLaine a été faite Chevalier de la Légion d'honneur le .
Elle est évoquée dans un des 480 souvenirs cités par Georges Perec, dans son texte Je me souviens. Wiki 


                             


La GarçonnièreC.C. BAXTER est employé dans une société d’assurance new-yorkaise. Célibataire, il n’hésite pas à prêter son appartement à ses supérieurs en quête de relations extra-conjugales. En échange de ce service, le jeune Baxter se voit offrir un nouveau poste dans la société. Tout semble se dérouler à merveille jusqu’à ce que le chef du personnel s’encanaille de la jeune liftière dont CC est secrètement amoureux …Après avoir réalisé Some like it hot dont le scénario fût co-écrit avec IAL Diamond, Billy Wilder cherche un sujet qui lui permettrait de réitérer cette association qui manqua de peu l’Oscar en 1959. Depuis quelques années il traîne une idée que lui inspira Brève rencontre de David Lean. Il le raconte en ces termes : "Un homme marié avait une liaison avec une femme mariée et cet homme utilisait l'appartement d'un copain pour ses débats amoureux. Je m'étais toujours demandé ce qui se serait passé si l'ami en question avait pénétré dans la chambre juste après le départ des deux amants. Je sentais là un personnage original et intéressant et j'avais pris quelques notes à ce sujet." Manifestement ces quelques notes aboutirent à un travail inspiré puisque la récompense manquée l’année précédente par le duo Wilder/Diamond s’offrit enfin à eux. Ce scénario où tous les mécanismes de la dramaturgie sont exploités avec talent est d’une habileté sans faille. Le spectateur passe ainsi du rire aux larmes en un clin d’oeil et vit chaque obstacle du protagoniste avec émotions. Les scènes s’enchaînent avec fluidité et les effets dramatiques sont savamment calculés. A titre d’exemple, la scène où CC Baxter découvre le miroir cassé de Fran est pleine d’intensité… Wilder s’affranchit de dialogue, il lui suffit d’un objet et d’un regard pour exprimer toute la peine du pauvre Lemmon !


                
                   
La richesse du scénario vient également d’une caractérisation forte des personnages. En premier lieu CC Baxter est un "monsieur tout le monde" auquel le spectateur peut facilement s’identifier. Mêlant humour, lâcheté et tendresse il est cet employé qui veut réussir par tous les moyens. Les aventures auxquelles il est ensuite mêlé et ses confrontations avec ses voisins (les Dreyfuss), le poussent à redéfinir ses objectifs. A partir du troisième acte, on assiste alors à la genèse d’un être humain, remettant en cause le système pour un amour auquel il croit enfin. Aux yeux du docteur Dreyfuss, CC Baxter devient enfin un "Mensch" (autrement dit "un être humain") et le public est comblé ! A ses côtés Fran représente une féminité fragile et douce. Manipulée tout au long du récit par un mâle dominant et cynique, elle finira par ouvrir les yeux et découvrir le vrai sens du mot "Amour" …



A côté de ce duo, Sheldrake et la clique des patrons donnent une image décadente et machiste du cadre dirigeant. Ici la critique de Wilder est satyrique. A travers ces personnages, il fustige le mâle américain, et d’une certaine façon s’attaque directement à l’ "american dream".Pour interpréter CC Baxter, Wilder fait à nouveau confiance à Jack Lemmon et lui offre son plus beau rôle. C’est avec un talent immense qu’il habite chaque face de son personnage. Cette seconde collaboration avec Billy Wilder donnera ensuite naissance à quatre autres films dans lesquels il continuera de briller. A ses côtés, Shirley McLaine interprète Fran. Elle passe de la joie à la plus cruelle des désillusions avec une facilité déconcertante. Et c’est tout en finesse qu’elle exprime la fragilité de son personnage. Pour faire face à deux comédiens d’une telle sensibilité, Wilder choisit Fred Mac Murray pour incarner l’ignoble Sheldrake.


                                       

 Ce dernier hésite longtemps avant d’accepter le rôle. Lorsque le scénario s’offre à lui il travaille alors pour Disney, dont il vante les parcs d’attractions dans des spots publicitaires. Le rôle cynique qui lui est alors proposé risque de nuire à son image. Mais finalement, il ne peut résister à la tentation de travailler avec Wilder. Il s’empare du rôle et campe un Sheldrake manipulateur et sans scrupule.
Enfin, on ne peut parler des talents réunis autour de ce film sans évoquer le travail du décorateur français Alexandre Trauner ! Après avoir oeuvré aux côtés de Marcel Carné dans Les enfants du paradis, il rejoint l’équipe de La garçonnière pour monter des décors qui seront récompensés par un Oscar. A l’image des rues New-Yorkaises qui ouvrent le film, la compagnie d’assurance qu’il imagine est un immense espace où les hommes se concentrent sans pouvoir se parler.


                                       

En dehors de ce lieu, l’appartement de CC est une cellule exprimant la solitude.
 Un petit canapé face au poste de télévision, un réfrigérateur rempli de pizzas et une absence de touche féminine donnent autant d’éléments sur la personnalité du héros…
En 1993 lors d’une interview accordée au Nouvel observateur, François Forestier demande à Billy Wilder quels sont ses films préférés. Celui-ci répond "Le Gouffre aux chimères, avec Kirk Douglas, en 1951. Et La Garçonnière, avec Jack Lemmon". Parmi trente films qui sont pour la plupart des chefs d’œuvre, La garçonnière occupe une place à part. A mi-chemin entre ses comédies pures (Certains l'aiment chaud , Sept ans de réflexion…) et ses drames plus cyniques (Boulevard du crépuscule, Assurance sur la mort), cette comédie satyrique mêle les genres avec talent et offre au spectateur une œuvre totale, dont l’excellence fût récompensée par cinq Oscars dont celui du meilleur film.
Source : 
http://www.dvdclassik.com/critique/la-garconniere-wilder


                 

Excellente comèdie musicale à grand spectacle et portrait d'une taxi-girl un peu poire qui, d'un èchec sentimental à l'autre, verse toutes les larmes de son corps! Après la dèfection de Gwen Verdon pour cause de maternitè, c'est Shirley MacLaine, l'une des actrices les plus douèes pour le chant et la danse, qui fut choisie pour le rôle de Charity! Le budget colossal du film permit à Bob Fosse de s'offrir Sammy Davis Jr pour six minutes et un "Rythm of Life" qui restera à coup sûr dans les annales des ballets cinèmatographiques! A savoir que le film a nècessitè six mois de tournage, une bonne dizaine de numèros musicaux et d'extraordinaires reconstitutions qui ont coûtè plus d'argent qu'aucune autre comèdie musicale jamais portèe à l'ècran! De magistrales chorègraphies, l'abattage de Shirley MacLaine et un humour qui n'empêche pas le mèlo font de "Sweet Charity" une rèussite du genre... 
Remake musical de "Nuits de Cabiria" de Fellini, Oscar de meilleur filme étranger 1958, avec la remarcable Jiulietta Massina, Palme d'Or de la meilleure actrice la même année. C'est un de mes filmes préférés, je suis tombé sur le charme de Shirley MacLaine en savourant chaque moment tenu avec brio par cette actrice qui incarne un personnage qui a le coeur l'innocence et la naïveté d'une Amélie Poulain. Personnage absolument attachant. Les coregraphies de Bob Fosse sont absolument inventives et impeccablement maîtrisés, plus intéressantes à mon avis que le déjà remarquable West Side Story. 
Une belle réussite que cette charmante comédie musicale bien qu'on peut les numéros musicaux un peu trop long. Mais bon le film dans son aspect est plus qu'irréprochable et surtout il y a Shirley MacLaine qui interprète à la perfection cette femme desesperement seule et qui recherche le grand amour. 



           

Le reste de la distribution est aussi excellente. Les deux fins qu'à réalisé Bob Fosse pour ce film sont toutes les deux excellentes puisqu'elles concordent parfaitement avec le reste du film. Mais il n'est pas interdit d'avoir une legère préférence pour le "Happy End" plutôt que pour l'autre fin qui laisse une impression amère. Ce film est un très bon début de carrière dans le cinéma pour le peu prolifique mais néanmoins excellent Bob Fosse. Une très belle comédie musicale, pleine de vie et de beauté visuelle. Adapter Les Nuits de Cabiria en comédie musicale semblait suicidaire, mais finalement Bob Fosse réussit son sontrar avec un certain brio, grace à des numéros assez impressionnants (très "70's") et une réelle sincérité dans le propos. De plus, les couleurs sont très bien rendues, et c'est réellement un très beau spectacle. D'autant plus que l'énergie, le charme et la sensibilité de Shirley MacLaine conviennent à merveille au personnage de Cahrity. A noter les présences symathiques de Sammy Davis Jr et Ricardo Montalban. Un enchantement. Source : http://www.allocine.fr/film/fichefilm-36779/critiques/spectateurs/

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