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mercredi 2 septembre 2015

Elga Andersen

Ayant perdu son père pendant la Seconde Guerre mondiale,  Elga Andersen espère d'abord devenir danseuse, tout en développant ses connaissances des langues étrangères, l'anglais et le français particulièrement. Elle arrive à Paris en 1953, pour devenir interprète. Elle mène une vie de bohême, fréquente des artistes et pose pour des photos de mode. C'est comme cela qu'elle est remarquée par André Hunebelle et débute dans Les Collégiennes sous le nom d'Elga Hymen.
Elle prend des cours de chant et est l'interprète des chansons du film Les Canons de Navarone en 1961. À l'origine, c'est pour elle que Gilbert Bécaud écrit Et maintenant (paroles de Pierre Delanoë), qui figure sur son 2e disque 4 titres sorti en 1962 (Toi le musicien de Gilbert Bécaud et Louis Amade, chez Fontana ref. 460.778, et le premier disque de 1961, Paris a le cœur tendre, chanson écrite par Marcel Camus, musique d'Henri Crolla, pour son film Os Bandeirantes, chez Fontana ref. 460.732 - plus de détails).
En 1961, elle fut la marraine de promotion de l'école des Mines de Paris.
Après un premier mariage avec l'architecte parisien Christian Girard, elle épouse en 1978 le producteur américain Peter Gimbel (en). Il lui permet de prendre pied en Amérique. En 1971, elle apparaît dans le film Le Mans de Lee H. Katzin, et dans la série télévisée française Aux frontières du possible.


                             


Bonjour tristesse (1958) : C’est un des plus beaux titres au monde, clarté et réserve côte à côte. Il a été choisi par Françoise Sagan, une jeune fille écrivaine au regard en dessous, pour un roman écrit si tôt qu’il en éblouît toute l’époque. Comment imaginer la rencontre entre la petite Française et Otto Preminger, le cinéaste américain au visage de brute et au toucher de velours, colosse faussement prussien et amateur de fresques ambitieuses (Exodus, Carmen Jones, Le Cardinal) ? La monstruosité juvénile, au cœur de la carrière de Françoise Sagan, marquée par la précocité contre-nature du talent, est un motif premingerien : souvenez-vous six ans auparavant de la frêle Jean Simmons dans Angel Face (Un si doux visage), assise derrière son piano, jouant distraitement et fomentant d’obscurs crimes derrière son grand front de rêveuse. “L’angel face” du film, ici, c’est Jean Seberg. Découverte par Otto Preminger pour son Sainte Jeanne, qui fixa à tout jamais sa coupe monacale toute courte, on la voit faire, dans ses essais, une apparition encore pleine de gaieté : “Hello, je m’appelle Jean Seberg et je veux absolument faire du cinéma.” Si filmer une jeune fille, c’est filmer la perte de sa gaieté, alors Otto Preminger est l’homme de la situation.
Jean Seberg est ici une fille à papa brillante et rongée par un souvenir. Quelques mois auparavant, dans le Sud de la France, un drame à trois s’est joué entre son père, elle-même et la maîtresse de son père.La Côte d’Azur n’est jamais si belle que filmée par des Américains, qui savent en restituer toute la grandeur factice : éblouissement du soleil, noirceur de l’arrière-pays, jeu des apparences.


   

Le casting joue parfaitement des recrutements de circonstance, associant des acteurs à la densité hétéroclite : désinvolture de David Niven (le père), élégance de Deborah Kerr (l’amante), habitée pour l’unique fois de sa carrière par un certain érotisme, vulgarité un peu canaille de la Française Mylène Demongeot (la petite amie du père). La concision saganienne de l’anecdote (la jalousie de la fille envers l’amante va atteindre des proportions tragiques) est approfondie, posée, comme “étalée” par la sérénité du Cinémascope, le brillant des couleurs, l’amplitude des mouvements de caméra qui inscrivent l’histoire éphémère d’une jeune fille au firmament glacé du drame. Jean Seberg a encore cette fraîcheur ébouriffée, teintée déjà de ce désarroi qui l’empoisonna quelques années plus tard. Vastitude de la mise en scène, resserrée lors de ces travellings vers des visages féminins où il s’agit de saisir au plus près ces obscurs objets du désir qui animent les pensées des toutes jeunes femmes – Jean Simmons, Linda Darnell, Gene Tierney et Jean Seberg.


                                          



Sorti en 1973, « Le serpent » est un film d’espionnage de facture ultra classique avec une intrigue emberlificotée en diable et une pléiade de stars de l’époque.
Le cœur du récit est le revirement de Vlassov (Yul Brynner) colonel soviétique qui fausse compagnie à son escorte à Paris pour déclarer vouloir collaborer avec les Etats-Unis.
Les services secrets français sautent sur l’aubaine et tente de négocier l’extradition de Vlassov en échange de renseignements.
Mais le colonel soviétique tient bon, face aux directeurs de la DST Berthon (Philippe Noiret) et Tavel (Michel Bouquet) chargés de l’interroger.
Accueilli par la CIA à Langley Vlassov est détenu dans un immense complexe militaro-scientifique et soumis à une impressionnante batterie de tests pour vérifier la véracité des ses informations.
Allan Davies (Henry Fonda) est chargé de diriger ses tests qui poussent dans ses derniers retranchement le soviétique repenti. Vlassov donne une liste de traitres allemands et français ayant noyauté l’OTAN tout en précisant qu’il n’a pas d’informations concernant les britanniques.



           


Alors que Davies s’apprête à faire le voyage en Allemagne pour appréhender les deux traitres désignés par Vlassov, il apprend que ces deux personnes sont décédées dans des circonstances troubles, soit par suicide soit par noyade.
Il comprend qu’il a été doublé d’autant plus qu’un mystérieux tueur avec un étui à tabac sur lequel apparait un serpent est présenté sur les lieux des meurtres  …
Du coté français, Berthon se trouve pris dans la tourmente des accusations, ce qui l’oblige à comparaitre devant les média pour plaider de son innocence.Ce grand déballage public met à jour son procès pendant la seconde guerre mondiale pour collaboration et son blanchiment par un agent soviétique.






Finalement, Davis parvient à déceler la supercherie chez Vlassov en découvrant une photo truquée ou il figure en compagnie d’un agent secret britannique Philip Boyle (Dirk Bogarde). Berthon est également contacté par Boyle qui lui révèle qu’il est un agent soviétique et lui propose pour échapper à la justice de fuir à l’Est.
Berthon refuse mais sa voiture est mitraillée en représailles ce qui le laisse grièvement blessé. Mais Davis fait pression sur Vlassov en le mettant en face des ses contradictions.
Il comprend qu’il est tombé dans le piège des soviétiques et a fait accuser des innocents pour déstabiliser le bloc de l’Ouest.


                                        

Il décide alors de renvoyer Vlassov à en URSS en échange de la restitution d’un pilote américain détenu prisonnier par les soviétiques. Présent lors de l’échange, Berthon est innocenté. En conclusion, « Le serpent » est un film d’un autre temps qui a selon moi salement vieilli. Tout y respire en effet l’ambiance de paranoïa et d’affrontement monolithique entre Est et Ouest qui perdurera jusqu’à la fin des années 80. Bien entendu les acteurs sont bons mais ne brillent pas particulièrement dans cette intrigue touffue. Les principaux défauts du film sont pour moi son manque de rythme et de suspens. Les gadgets technologiques de la CIA prêtent également à sourire, avec des armées de type en blouse blanche sensés écouter toutes les radios du monde entier et prendre des notes. Le seul intérêt de « Le serpent » réside pour moi dans le plaisir de voir réunis des grands acteurs américains charismatiques comme Brynner et Fonda dans un cadre français familier ou figure le toujours placide et mollasson Jean Noiret. Source : http://seth-chroniques.over-blog.com/article-le-serpent-henri-verneuil-98332147.html

5 commentaires:

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  2. Merci pour cette biographie de ce si beau visage que j'avais déjà croisé sans avoir réussi à lui mettre un nom dessus !

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    1. Je t'en pris Tinté !
      Autre chose , connais tu la formule pour accéder à nouveau au coin du cinéphile ?
      Merci d'avance et à bientot ..

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  3. J'ai pleuré le jour où j'ai appris sa mort...

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    1. Désolé Francis ...bonne fete du travail quand meme !!
      A bientot !

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