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lundi 7 septembre 2015

Clerks

Glandeur et décadence ;Écrit en un mois, tourné en vingt et un jours en 16 mm noir et blanc pour moins de 30 000 dollars, Clerks est une petite épicerie de cinéma dans un monde d'hypermarchés. Kevin Smith, le réalisateur, a filmé dans la supérette de Leonardo, New Jersey, où il travaillait pour payer ses études de cinéma. Nécessité oblige, le film va donc multiplier les scènes de dialogues. Et pas n'importe quels dialogues : "Une femme fait jouir un homme : facile. Un homme fait jouir une femme : talent" est le rare exemple qu'on puisse décemment citer ici. Si la critique américaine a parlé de "Godot grunge" à propos de Clerks, c'est que l'humour obscène des joutes verbales remplace avantageusement l'action. Dante et Randall, 22 ans, émettent ainsi force considérations plaisantes sur Le retour du Jedi ou l'auto-fellation, tandis que Veronica dévoile un pan méconnu de la sexualité féminine. Le tout, comme un clin d'œil potache aux études ratées des protagonistes, est divisé en chapitres absurdement titrés "paradigme" ou "syntaxe". Fauché mais inventif, Clerks multiplie les gags avec un élan et un sens du rythme tout à fait appréciables. Et comme le souligne Kevin Smith : "À ma connaissance, personne n'avait jamais fait de film sur une épicerie." Source : http://www.arte.tv/guide/fr/011820-000/clerks-les-employes-modeles.
Tous les charmes d'un film sans moyens, le cinèma tel qu'on l'aime! Une complète rèussite où Kevin Smith nous offre une succession de moments d'anthologies! L'argument, la journèe mouvementèe d'un caissier de supèrette durant laquelle on retrouve Brian O'Halloran et Jeff Anderson, deux des personnages de "Dogma", "Chasing Amy" et "Jay and Silent Bob Strike Back". Parmi les scènes rèussies de "Clerks", on retiendra la discussion hallucinante sur l'engagement politique de "Star Wars" ou le dialogue percutant et tordant du nombre de pipes qu'a fait la petite amie de Jeff Anderson! 



           

Pour beaucoup, un film culte de toute une gènèration! A ne pas manquer en tout cas car tout est passionnant, bricolè et dèsopilant dans son oeuvre, sans grandes stars hollywoodiennes, à l'ècoute de son temps! C'est à dècouvrir absolument en version originale pour être en totale immersion avec cette supèrette...
Clerks est le film fauché par excellence, l'oeuvre faite sans moyens et raccordée avec des bouts de ficelles qui propose quelque-chose d'original, voire même d'alternatif. Chaque choix de réalisation est une astuce pour palier aux contraintes budgétaires. Par exemple, Kevin Smith a dû tourner sur son lieu de travail de nuit, pendant les horaires de fermeture : c'est pourquoi Dante ne peut pas ouvrir le rideau de fer lors de l'ouverture du magasin.


                 

Le film ne possède pas vraiment d'histoire, l'intérêt réside dans les clients de Dante et son ami Randal, qui sont tous aussi cinglés les uns que les autres. Les deux compères essayent tant bien que mal de les servir, avec un mépris non-dissimulé. Leur regard blasé sur leur travail et leurs conversations de jeunes adultes sont hilarantes. Les dialogues sont tournés en plan séquence, la caméra ne faisant que panoter d'un personnage à un autre pour suivre la discussion. Cela permet aux acteurs de jouer avec beaucoup de naturel, même si quelques répliques ne sonnent pas toujours justes. Ce naturel, couplé avec l'ambiance palpable des années 90 donne un charme monstre à ce petit film sans grande prétention. Une réussite. Source : http://www.allocine.fr/film/fichefilm-10141/critiques/spectateurs/star-4/ - Bonus : 


                                

Lorsque l’on se retrouve douze ans plus tard avec des personnages et un univers que l’on a créés, qui plus est sont devenus cultes, il apparaît évident que les choses se doivent d’avoir évolué, même si les antécédents doivent être cités pour les novices. Et Clerks 2 de ne pas déroger à la règle. Donc, n’en déplaise à certains, cette suite n’est pas un simple copier-coller du premier opus. Non. Il s’agit d’un film qui cite son aîné pour montrer et démontrer comment les choses ont changé. Ou pas. Premier signe clair de changement, le passage à la couleur. Si évidemment cette transition se fait en douceur pour les nostalgiques du premier film, on sent clairement que Smith à voulu passer par cette étape transitoire pour montrer que les choses seront désormais différentes malgré un passif bien ancré et non renié. Les citations référentielles à Clerks, premier du nom, sont aussi évidentes. Sauf que la partie de hockey sur le toit à été remplacée par une démonstration de danse et que les virées en voitures sont plus l’occasion de faire le point que d’affirmer certaines théories. Même l’éternelle et savoureuse discussion sur Star Wars se voit approfondie (nouvelle trilogie et succès planétaire du Seigneur des anneaux, la nouvelle référence, oblige). De plus, là où Clerks se suffisait à lui-même en enchaînant un certain nombre de chapitres placés autour d’un axe principal, Clerks 2 se concentre plus sur son épine dorsale à laquelle se sont greffées quelques saynètes inqualifiables. Est-il alors besoin de justifier le fait que, même s’ils sont toujours collés aux murs pour dealer, Jay et Silent Bob ont eux aussi tourné leur âme vers d’autres horizons. Et ce n’est qu’un début. Car évidemment, si le monde change et évolue, il en va de même pour nos deux héros, ces deux maîtres à penser, ces deux philosophes des temps modernes.




         

Même si Randal est toujours aussi affirmatif et catégorique avec de belles interrogations sur les déviances sexuelles, sa rencontre avec un ancien camarade de classe (énorme Jason Lee) va l’entraîner là où il a toujours refuser d’aller: l’observation et l’analyse de sa vie. Et Dante dans tout ça? Toujours le même. Posé mais indécis sur la vie et les femmes, grand angoissé de l’avenir qui préfère foncer tête baissée dans des histoires d’amour irréfléchies et surtout non maîtrisées qui vont irrémédiablement le mener vers une destinée qu’il refuse de s’avouer. Bref, Clerks 2 est un film sur le constat, un film où l’heure de se poser des questions a vraiment sonné. Désormais, tout le monde a mûri (pour ne pas dire vieilli), les élucubrations comme les sentiments, et le film permet de véhiculer une constatation assez proche de Dogma. Car si la version de la religion par Smith était prétexte à affirmer que peu importe ce en quoi nous croyons tant que l’on y croit, ici l’affirmation exprime le fait que peu importent nos choix de vie tant que nous sommes heureux. Certes cette vision de la vie peut paraître naïve, mais on sait pertinemment que Smith y a mis les formes suffisantes (on vous rassure, il possède toujours ce sens inné de la provocation) pour ne pas tomber dans un pathos lourd et sans intérêt et que pour chaque fan du réalisateur et de son univers, ce film puisse s’inscrire logiquement dans la continuité de son œuvre. Source : http://www.filmdeculte.com/cinema/film/Clerks-II-1560.html

4 commentaires:

  1. https://yib6f4.1fichier.com/
    https://voel0v.1fichier.com/

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  2. hello Corto
    j'aime bien ce Kevin Smith, c'est un cinéaste avec un univers vraiment a part.Ses films sont souvent bourrés d'idées,et se laisse revoir avec plaisir.
    Donc merci pour ces 2 Clerks.
    radisnoir

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  3. Hilarant, très bonnes répliques, un film qui ne se prend pas au sérieux... et pourtant il y a matière à réflexion(s) ;-)

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