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lundi 31 août 2015

Wilfrid Hyde-White

Wilfrid Hyde-White est un acteur anglais, né à Bourton-on-the-Water (Gloucestershire, Angleterre, Royaume-Uni) le , décédé à Los Angeles — Quartier de Woodland Hills — (Californie, États-Unis) le .
Son nom est parfois écrit sans trait d'union (voire seul crédité), et son prénom quelquefois orthographié Wilfred. Au théâtre, il débute en 1922 à Londres, où il retrouve au St James's Theatre, en 1951, Vivien Leigh et Laurence Olivier, dans César et Cléopâtre (Shaw) (en) et Antoine et Cléopâtre. Tous trois reprendront ces deux pièces jusqu'en 1952 à Broadway (New York), où Wilfrid Hyde-White se produit au total à cinq reprises (entre 1947 et 1973).
Au cinéma, il participe à son premier film en 1934 et à son dernier en 1983, se partageant entre les films britanniques et américains. Mentionnons deux de ses rôles les plus marquants, celui de Crabbin dans Le Troisième Homme (1949), et celui du Colonel Pickering dans My Fair Lady (1964).
À la télévision, de 1953 à 1983, il tourne des téléfilms et des séries (Columbo, Mission impossible, La Quatrième Dimension...). Enfin, il se produit à la radio de 1962 à 1965, dans une comédie radiophonique de la BBC, The Men from the Ministry .



                 


Jack Lee Thompson ! De prime abord, le seul nom du réalisateur ne m’engageait guère à découvrir ce film d’aventures anglais des années 50. Pourtant, malgré toutes les réserves qui vont être émises par la suite, Aux frontières des Indes fait partie des films les plus regardables de ce piètre cinéaste. Il faut dire qu’en France, nous ne connaissons son oeuvre qu’à partir des années 60 et l’étonnant succès de l’insipide Les Canons de Navarone. Auparavant, il avait tout de même mis en scène quatorze autres films dont ce "western aux Indes". Pour pouvoir apprécier ce dernier, il vous faut donc absolument ne plus penser à cette impressionnante liste de films médiocres qui a suivi, des Nerfs à vif à Kinjite en passant par les sommets de ridicule que constituent Le Mystère des treize ou encore L’Or de MacKenna. Mais ne nous acharnons pas plus longtemps sur cette sinistre filmographie et revenons à cette sorte de "chevauchée fantastique" transposée aux Indes au début du siècle, un film qui, malgré ses nombreux défauts, possède le mérite non négligeable de ne presque jamais ennuyer le spectateur.
 Les dix premières minutes, quasi muettes, sont vraiment impressionnantes et laissaient présager un film beaucoup moins conventionnel qu’il se révèlera être. Le film débute par l’assassinat du père du futur prince après que les rebelles ont envahi le palais avant d’y mettre le feu. Un travelling arrière part du monarque en gros plan, le visage livide, pour s’élever et le découvrir encerclé par les musulmans qui viennent de faire irruption dans la salle du trône : un mouvement de caméra vraiment très réussi et qui se termine par la mort du monarque transpercé par une dizaine de sabres. 



   

Les scènes et les plans suivants montrent la fuite du jeune prince, l’attaque et le siège d’Haderaba sans presque qu’aucune parole ne soit proférée. Ce long prologue mouvementé est soutenu par une partition qui acquiert toute son ampleur dans ce superbe démarrage mais qui se fera malheureusement trop discrète par la suite ; une partition signée Mischa Spoliansky, espèce de symphonie "malhérienne", mélange d’éléments bouffons et de grandeur romantique. Après quelques envolées superbement grandiloquentes, un silence brutal correspondant à un changement de point de vue se révèle encore être une idée de mise en scène qui fonctionne à merveille ; ce plan d’ensemble voyant le palais princier se consumer possède une force exceptionnelle par la brusquerie du silence qui se fait. Une utilisation judicieuse de l’image (superbes Cinémascope et photographie de Geoffrey Unsworth) et du son qui va se raréfier au fur et à mesure de l’avancement du film. Celui-ci se poursuit avec encore quelques scènes spectaculaires à la figuration impressionnante, avant que l’on entre à l’intérieur des appartements du gouverneur de la ville où le calme règne encore à ce moment-là. Nous prenons alors connaissance de la situation, qui jusqu’à présent ne nous avait pas été plus explicitée, et des personnages qui vont ensuite devoir prendre place à bord d’un vieux train et traverser des centaines de kilomètres à travers des paysages désertiques et grandioses mais extrêmement dangereux.



                                  


Puisque ce film a parfois été comparé à Stagecoach, le wagon remplaçant ici la diligence, nous constatons d’emblée que les personnages sont aussi typés que dans le classique de John Ford, la différence étant que, malheureusement, leur évolution psychologique n’a pas lieu au cours de ce voyage qui aurait pu être initiatique ; tels ils sont au départ, tels ils seront à l’arrivée. L’odieux trafiquant d’armes, l’honnête officier britannique, le conducteur hindou à la langue bien pendue, la courageuse gouvernante, la femme du gouverneur patriote n’auront pas profité de cette aventure pour se voir enrichis par un scénario bien mené, mais finalement sans aucune originalité, de Robin Estridge. Cela n’aurait pas été bien grave si la qualité de la mise en scène de Jack Lee Thompson avait été constante et si la virtuosité du début avait perduré tout du long. C’est pourtant loin d’être le cas. Alors que, outre le début déjà évoqué, certaines autres séquences méritent d’être signalées, toutes les scènes dialoguées sont platement filmées, assez inintéressantes, et cassent le rythme du récit d’autant plus que les dialogues ne sont pas forcément mémorables et que la direction d’acteurs laisse à désirer. Dvdclassik.


                                 


Le Milliardaire serait l'un des plus mauvais films de George Cukor et l'un des moins brillants de la filmographie de Marilyn Monroe. Let's Make Love, son titre original, sort sur les écrans en 1960. A l'affiche, Marilyn Monroe et Yves Montand. Ce dernier incarne Jean-Marc Clément, un milliardaire français, qui apprend qu'il sera la risée d'une nouvelle comédie musicale (éponyme du titre original du film). Curieux, il assiste à une répétition de la troupe de Broadway et tombe sous le charme de la principale interprète féminine, Amanda Dell. Alors que ses jambes, gainées de noir apparaissent à l'écran, avant son visage, elle chante : « My name is... Lolita... and uh... I'm not supposed to... play... with boys!/ I just adore his asking for more but my heart belongs to daddy » (paroles et musique de Cole Porter, le film est nominé aux Oscars en 1960 dans la catégorie Meilleure musique pour une comédie musicale). La comédienne le prend pour un acteur qui auditionne pour le rôle de Jean-Marc Clément. Le Milliardaire laisse faire et Amanda décide de le prendre sous son aile. Pour la conquérir, l'homme d'affaires tente de s'initier à l'art de divertir. Ses professeurs ne seront autres que Milton Berle pour l'humour, Bing Crosby pour le chant et Gene Kelly pour la danse. Ils jouent leurs propres rôles mais ne figurent pas au générique.


   


Toute l'intrigue du Milliardaire est construite autour d'un quiproquo dont la levée marque le dénouement du film. La situation est déstabilisante de par sa nature et de par ses implications pour le héros masculin. Jean-Marc Clément est dérouté par les codes de cette industrie dont il ne connaît pas les règles malgré tous les enseignements qu'il reçoit. L'amour le fragilise. Cukor multiplie les gros plans sur le visage de Montand pour montrer combien son personnage est désœuvré dans cet univers, en dépit de la stratégie pour le conquérir, et à travers lui l'amour d'une femme. Et quelle femme ! Marilyn Monroe est sexy. Ses tenues de scène : justaucorps et robes moulants, corsets et autres légèretés la mettent divinement en valeur.

Amanda Dell est une version, peut-être plus empathique, de ces personnages de femmes quelque peu ingénues que Monroe a l'habitude d'incarner. De fait, pour la première fois de sa vie, Jean-Marc Clément rencontre une femme qui ne s'intéresse pas à sa fortune. Amanda n'a d'yeux en réalité que pour sa co-star incarnée par Tony Randall, alias Tony Danton. Elle finira par céder aux avances du milliardaire qu'elle a pris l'habitude de défendre. Est-ce de l'amour ? Le scénario perd de sa crédibilité au fur et à mesure que le générique de fin approche. Car on voit l'industriel la séduire, mais jamais leur relation se construire.



Exemple quand elle accepte enfin de dîner avec lui, c'est pour permettre à son partenaire masculin de montrer ses talents au nouveau producteur du spectacle, qui n'est autre que le bras droit de Jean-Marc Clément. L'intérêt du film est relancé dans les dernières séquences du film, celles où Amanda peine à croire que Jean-Marc Clément est vraiment... Jean-Marc Clément. C'est d'autant plus ironique que le film repose sur l'idée qu'il sera aimé pour lui-même et pas pour ce qu'il représente. La construction narrative laisse entendre la thèse contraire dans cette version de Cendrillon revisitée par Cukor. Le réalisateur du mémorable My Fair Lady (1964) a pourtant fait de la comédie romantique une spécialité, tourne depuis en couleur et a réalisé sa première comédie musicale avec Une étoile est née (1954) avec Judy Garland.


A 34 ans, Monroe est à l'apogée de sa carrière et on ne le sait pas encore, tourne son avant-dernier film. Let's Make Love précède Les Desaxés (The Misfits, 1961) qui réunit Clark Gable et Marilyn Monroe. Deux acteurs avec lesquels Cukor a failli travailler quelques années plus tôt. Alors qu'il est écarté d'Autant en emporte le vent (1939), à cause de sa mésentente avec le producteur David O. Selznick, un mois avant le début du tournage de The Women (Femmes, 1939), il refuse de travailler sur Sept ans de réflexion (1955). L'une des perles de la carrière de Marilyn Monroe, à l'instar de Certains l'aiment chaud ou de Bus Stop. 



                      


L'anglais d'Yves Montand, de l'humour et quelques répliques cultes font de Let's Make Love un film plaisant. Surtout du fait des apparitions chorégraphiées de Marilyn Monroe. Son rôle a été renforcé dans le scénario par son époux d'alors, Arthur Miller qui n'est pas non plus crédité au générique. Le dramaturge a beaucoup contribué à faire exister Le Milliardaire. C'est lui qui suggère notamment Yves Montand. Le comédien français doit son entrée dans le casting à sa prestation dans Les Sorcières de Salem (The Crucible, 1957) de Raymond Bouleau au cinéma, deux ans après l'adaptation française de la célèbre pièce de théâtre produite en 1953. Simone Signoret, qui joue avec son compagnon dans ces productions, et Arthur Miller seront les victimes collatérales de Let's Make Love. La romance se poursuivra en dehors des caméras. 


Toute la crème masculine d'Hollywood est sollicitée pour interpréter Jean-Marc Clément. En vain. Charlton Heston, James Stewart, Rock Hudson, Cary Grant, Yul Brynner ont refusé de donner la réplique à Marilyn Monroe. Quant à Gregory Peck, il abandonne le projet parce qu'il estime que sa partition est réduite après le passage de la plume de Miller et craint les retards dont on dit Marilyn Monroe coutumière. Le Milliardaire n'a pas fait d'Yves Montand et de Marilyn Monroe, l'un des couples les plus mémorables du cinéma des années 60 et même au-delà (contrairement à la réalité), mais le film jouit d'un charme désuet qui opère toujours cinquante après sa sortie. Source : http://www.iletaitunefoislecinema.com/chronique/4082/le-milliardaire-lets-make-lovegeorge-cukor-1960

1 commentaire:

  1. https://c9u86s.1fichier.com/ (mdp : libertyland)
    http://noixxc.1fichier.com/

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