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samedi 1 août 2015

Trish Van Devere

Trish Van Devere, née Patricia Louise Dressel, est une actrice américaine née le 9 mars 1943 à Englewood Cliffs, New Jersey (États-Unis).
Trish Van Devere fut l'épouse du cinéaste George C. Scott, de 1972 à la mort de celui-ci en 1999.
Genie Award de la meilleure actrice étrangère en 1980.
Comédienne des années 70 à la séduction discrète, Trish Van Devere fut l’épouse de George C. Scott avec qui elle tourna plusieurs films : « LES COMPLICES DE LA DERNIÈRE CHANCE », « LE JOUR DU DAUPHIN », « THE SAVAGE IS LOOSE », l’angoissant « L’ENFANT DU DIABLE » et même une version télé de « LA BELLE ET LA BÊTE » !
Elle est apprentie pickpocket dans « HARRY IN YOUR POCKET », journaliste dans « LE MESSAGER DE LA MORT ». Elle joue une productrice télé meurtrière dans un « COLUMBO ».



                  


Richard Fleischer réalise un superbe polar désenchanté et crépusculaire avec The Last Run, titre plutôt méconnu de sa filmographie bien fournie. Cette dimension crépusculaire est d'ailleurs bien plus parlante avec le titre original (quel titre français ridicule tout de même) qui illustre bien la nature de baroud d'honneur signifiée par les actes menés par le personnage de George C. Scott. Ancien bandit retiré des affaires depuis neuf ans, Harry Garmes (George C. Scott) vit une existence solitaire dans une petite cité portuaire au Portugal. On découvrira qu'il abandonna la vie criminelle pour s'installer avec sa famille mais la mort accidentelle de son fils suivi du départ de sa femme en fait désormais un être éteint et reclus. La longue introduction le voyant bricoler sa voiture puis faire vrombir son moteur sur les routes désertes du Portugal illustre bien le caractère éteint de cet homme désormais plus animé au contact de sa machine qu'à celui des humains. C'est uniquement là qu'il se sent encore vivant et c'est précisément ce qui va l'inciter à reprendre du service en acceptant dernier job, conduire le tueur évadé Paul Rickard (Tony Musante) et sa fiancé Claudie (Trish Van Devere) en France. La remarquable première partie quasiment sans action (si ce n'est la scène d'évasion) sert donc à poser les liens qui vont unir le trio. Paul jeune chien fou rouleur de mécanique va d'abord prendre de haut le "fossile" Garmes avant d'être virilement mis au fait de ses capacités intactes (géniale séquence où Scott accepte sans répondre les petites humiliations de Musante avant de le prendre à part pour une rouste sévère). On constate ainsi le fossé entre les deux générations de malfrat avec un Scott taciturne, professionnel et vigilant s'opposant à un Musante expansif et arrogant.



            


C'est ces différences qui vont créer un surprenant triangle amoureux avec une Claudie de plus en plus séduite par la droiture (et la fragilité qu'elle dissimule) de Garmes. Fleischer dépeint cela avec brio s'appuyant sur ses acteurs sans surligner par le dialogue tel ce moment où Paul envoie Claudie séduire Garmes pour l'amadouer et que surprise par la douceur et le respect de celui-ci on la devine amoureuse en un plan sur son regard soudain moins superficiel. L'enjeu de la fuite s'ajoute ainsi à celui du choix de cet homme attentionné et synonyme de sécurité. Le film connu un tournage quelque peu mouvementé où John Huston initialement engagé quitta le navire après une bagarre avec George C. Scott, ce dernier trouvant également le moyen de se battre avec Tina Aumont qui devait au départ jouer le premier rôle féminin repris par Trish Van Devere. Dans tout ce tumulte George C. Scott et Trish Van Devere tombèrent amoureux se marièrent après le tournage. 


                 


Cela se ressent à l'écran dans le lien sobre et touchant unissant leur personnage et constitue vraiment le ciment du film, le superbe score de Jerry Goldsmith restranscrivant bien cette mélancolie latente. Ce n'est qu'une fois les enjeux chargé de cette facette émotionnelle que l'action peut se manifester car désormais impliquante. Les morceaux de bravoures sont peu nombreux mais rondement menés avec le savoir-faire habituel de Fleischer avec un gunfight tendu dans une usine abandonnée et surtout une longue poursuite en voiture sur les routes sinueuses de la campagne portugaise, tout en dérapages effrénés et tôle froissée. Le final résigné et poignant fait merveille à nouveau grâce à l'alchimie entre Scott et Van Devere comme leur ultime échange où ils nient pudiquement leurs espoirs et attentes surtout le dernier regard de Claudie trahissant à nouveau ses vrais sentiments. Source : http://chroniqueducinephilestakhanoviste.blogspot.fr/2013/01/les-complices-de-la-derniere-chance.html



                              

En 1979, l’oeuvre de Stuart Rosenberg, AMITYVILLE, LA MAISON DU DIABLE, provoque l’engouement d’un public avide de “sensations fortes”. Le surnaturel et son adjuvant "ectoplasmique" attire les foules au sein des salles obscures pour assurer aux producteurs perspicaces de solides retours sur investissement. À ce titre, Garth H. Drabinsky propose au cinéaste Peter Medak de réaliser un film de maison hantée. Notamment à l’origine de NEGATIVES (1968), GHOST IN THE NOONDAY SUN (1973) et quelques épisodes de série télévisée (AMICALEMENT VÔTRE, COSMOS 1999...), l’artiste tente une aventure d’autant moins périlleuse qu'il bénéficie d’un prestigieux casting. Magnifique dans PATTON (1970), George C. Scott retrouve sa partenaire entre autres fictionnelle dans THE DAY OF THE DOLPHIN (1973) ou THE SAVAGE IS LOOSE (1974), Trish Van Devere. Melvyn Douglas, Jean Marsh et Helen Burns se joignent aux premiers pour révéler une fois de plus toute l’étendue de leur talent. Basé sur l’excellent scénario de Russel Hunter, THE CHANGELING bêtement rebaptisé L’ENFANT DU DIABLE sur notre territoire, constitue une histoire de fantôme apparemment classique. Magnifiée par la musique de Rick Wilkins, la rencontre d’un pauvre veuf et d’un Esprit fort émouvant se déroule dans les subtiles décors créés pour l’occasion par Reuben Freed tandis que les nombreux sursauts qui ne manquent pas de secouer le plus rodé des fans du genre doivent en partie au judicieux montage de Lilla Pedersen.  L’œuvre de Peter Medak emprunte d’abord au Fantastique classique, celui précisément apparenté aux traditions gothiques et romantiques. De fait, la demeure hantée affiche une configuration labyrinthique conforme à celle de ses ancêtres «frénétiques». 


   

Pièces imbriquées les unes au sein des autres, immenses bibliothèques, boiseries surchargées, épais tapis et gigantesques lustres caractérisent une résidence qui aurait tout aussi bien pu «intervenir» dans les nouvelles de Poe. De même, l’immense parc adjoint à la bâtisse rappelle au spectateur les innombrables textes ou films au sein desquels le pauvre protagoniste doit affronter les enchevêtrements inextricables d’une «geôlière champêtre» particulièrement redoutable. Course effroyable à travers bois dans RENDEZ-VOUS AVEC LA PEUR (Jacques Tourneur, 1957) ou tentative de fuite hors du jardin de LA MAISON DU DIABLE (Robert Wise, 1963) se soldent parfois par un cuisant échec. Une indexation thématique pour le moins signifiante (orage ; bise d’automne) tend à renchérir une atmosphère que le public reconnaîtra sans peine. Fort de ce principe, le réalisateur exploite toutes les ressources offertes par l’anthropomorphisme dont font habituellement l’objet châteaux, abbayes ou simples maisons du genre.


                

 A l’image du “Château d’Otrante” (Horace Walpole, 1764), de celui «d’Udolphe» («Les Mystères du château d’Udolphe», Ann Radcliffe, 1794) ou de la maison Usher («La Chute de la maison Usher», Edgar Allan Poe, 1839), l’ultime refuge du veuf exhibe des fenêtres qui semblent observer le visiteur, une porte assimilable à une bouche et un charisme exacerbé par les nombreuses contre-plongées rendant presque palpable la massivité disproportionnée du lieu. Si ce dernier ne «veut être habité» explique Leah Harmon, c’est en raison d’un passé évidemment chargé. Faute d’en révéler tous les mystères, contentons-nous de relever ici l’influence de l’intertexte littéraire et cinématographique sur une trame, laquelle aborde pêle-mêle le «fils renié», le «testament caché», les «jalousies enfouies» ; le tout bien-entendu ensanglanté par une ultime tragédie dont la victime "ectoplasmique" demande bientôt réparation. Rien de bien nouveau dans tout cela. Cette fidélité aux règles et esthétiques de l’Épouvante traditionnelle soumet l’intrigue à un traitement relativement conventionnel, celui de l’investigation occulte. Source : http://www.devildead.com/indexfilm.php3?FilmID=1414

1 commentaire:

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