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dimanche 23 août 2015

Signe Hasso

Signe Hasso est une actrice d'origine suédoise, naturalisée américaine, née Signe Eleonora Cecilia Larsson à Stockholm (Suède) le , décédée à Los Angeles (Californie, États-Unis) le . Formée à l'école (Dramatens elevskola) du Théâtre dramatique royal — "Kungliga Dramatiska Teatern", abrégé Dramaten, en suédois — de Stockholm, elle débute au théâtre en 1933 et joue au Dramaten jusqu'en 1939. Ayant épousé en 1932 le chef opérateur et réalisateur suédois Harry Hasso (1904-1984), elle sera désormais connue sous le nom de Signe Hasso (et ce jusqu'à la fin de sa carrière, bien qu'ayant divorcé en 1941). La même année 1933, elle débute au cinéma et tourne en tout treize films suédois jusqu'en 1941. Sollicitée par Hollywood en 1940, elle émigre aux États-Unis (où elle s'installe définitivement) et se retrouve sous contrat à la RKO puis à la Metro-Goldwyn-Mayer, au moment où une autre actrice d'origine suédoise, Greta Garbo, vient de se retirer (en 1941), laissant donc une place vacante. Mais après quinze films américains de 1942 à 1950 (et, cette dernière année, un film suédois d'Ingmar Bergman), Signe Hasso met quasiment un terme à sa carrière au cinéma : par la suite, elle apparaît seulement dans sept autres films, disséminés entre 1954 et 1998. Mentionnons également un film allemand en 1953, dont elle n'est pas actrice mais réalisatrice (unique contribution à ce titre, en collaboration avec son ex-mari Harry Hasso). Si elle délaisse le grand écran, Signe Hasso est en revanche active à la télévision, dès les années 1950, participant aux États-Unis à bon nombre de séries et téléfilms, de 1951 à 1985. De plus, elle joue occasionnellement au théâtre à Broadway (quatre pièces, entre 1941 et 1957). Pour sa contribution au cinéma, une étoile lui est dédiée sur le Walk of Fame d'Hollywood Boulevard.



                                 

Comme la plupart des artistes de son temps, le cinéaste Cecil B. DeMille participe à l’effort de guerre durant cette année 1944 en tournant ce biopic sur le docteur Wassell, devenu héros de la Seconde Guerre mondiale à la suite du sauvetage d’une douzaine de marins éclopés condamnés à l’oubli sur l’île de Java en 1942. Exemplaire, son attitude courageuse et désintéressée a fait de lui un véritable héros national au point que ses mémoires ont fait l’objet d’une adaptation quasiment immédiate. Aux commandes de cet hymne cocardier dédié à tous les médecins qui servent dans l’armée, DeMille ne peut s’empêcher d’ajouter des coquetteries stylistiques qui dénaturent quelque peu son propos. Kitsch à souhait, l’ensemble tombe de temps à autre dans le ridicule lorsque l’infirmière javanaise danse au milieu des soldats ou encore lorsqu’il décrit une Chine exotique aux couleurs de carte postale. Ces séquences hautement improbables plombent une oeuvre dont la structure narrative en flash-back mal maîtrisée indique l’embarras des auteurs du script.
Très inégal et souvent ennuyeux, le spectacle se suit d’un oeil distrait grâce à la qualité d’interprétation de Gary Cooper. Ce dernier met toute son autorité naturelle et son capital sympathie au service d’un rôle finalement assez superficiel. Si la réalisation est irréprochable, on ne peut pas en dire autant d’une histoire qui manque sérieusement de suspense et qui se dilue dans des digressions parfaitement inutiles. Lourd durant la quasi totalité de la projection, le métrage devient franchement indigeste dans ses dix dernières minutes où le spectateur doit subir les remises de médailles et autres récompenses, avec pléthore de phrases cocardières du plus bel effet en temps de guerre, mais irritantes aujourd’hui. Oeuvre de propagande destinée à soutenir le moral des troupes à un moment crucial, L’odyssée du docteur Wassell est assurément un film mineur dans la brillante carrière d’un auteur qu’on a connu bien plus inspiré. L’odyssée du Docteur Wassell est basé sur des faits réels qui se sont déroulés en 1942. Alors que les japonais sont sur le point d’envahir l’île de Java, l’armée américaine ne peut évacuer que les personnes valides. Le Docteur Wassell choisit de rester sur place avec une douzaine de grands blessés, bien décidé à les sortir de ce guêpier. Cecil B. DeMille tourne ce film alors que la guerre bat son plein (le film sortira au moment du débarquement en Normandie) ;  son film exalte donc le courage et met en relief les grandes valeurs humaines, mais il le fait de façon remarquable. Le déroulement du récit montre une perfection assez rare, jusque dans les moindres détails, l’histoire fourmillant de facettes, de personnages au caractère bien dessiné pour se révéler au final très prenante, sans aucun temps mort. 



          

Gary Cooper porte admirablement son personnage, probablement l’un de ses meilleurs rôles au cinéma. La force épique de L’odyssée du Docteur Wassell montre encore aujourd’hui toute sa vigueur.
Dans son style et sa mise en scène inimitables, Cecil B. De Mille signe un essentiel du genre où le beau Gary Cooper assume pleinement le premier rôle d'un mèdecin qui fut un des hèros de la guerre du Pacifique! Recueilli de la bouche du Dr Corydon, M. Wassell, le rècit de ses aventures fut mis sur papier par le romancier James Hilton à la demande de De Mille qui passa sans dèlai à la mise en scène dans un film sur fond de guerre, d'aventure, d'humour et de bons sentiments qui n'a rien perdu de sa jeunesse ni de sa force! Au faits qui avaient traitès aux aventures du mèdecin dans la jungle de Java, le rèalisateur ajouta un certain nombre de clichès et d'images qui flattaient la fibre patriotique; apparemment, les spectateurs n'y firent aucune attention! Les seconds rôles sont superbes (mention à Dennis O'Keefe) et les flashs-back du docteur Wassell remarquables! Un grand classique hollywoodien pour un Gary Cooper au sommet de son art et de son charme où rarement l'acteur n'aura ètè aussi sèduisant que dans "The Story of Dr. Wassell". Et ce n'est pas ma mère qui vous dira le contraire... Source : http://www.allocine.fr/film/fichefilm-125559/critiques/spectateurs/



                               

"Cas de conscience" premier film réalisé par Richard Brooks (scénariste de Key largo), est un film particulièrement intéressant et intelligent. Sans ne donner aucun nom de pays, il montre la dictature dans un pays d'Amérique Latine. Aucun studio ne voulait tourner ce film, mais c'est grâce à l'insistance de Cary Grant que le film a pu être tourné. Le début du film raconte la vie d'un couple de touriste américain en vacances dans ce pays. Les conflits politiques, attentats vont rythmer les vacances du couple. Le film montre d'abord que la dictature ne respecte pas la vie privée ni la libertée individuelle. Le couple est ainsi embarqué manu-militari sans aucune raison. Ils ne sauront qu'à leur arrivée qu'ils sont là parce que l'homme (Cary Grant) est un grand neuro-chirurgien capable de sauver le dictateur atteint d'une tumeur au cerveau. Mais le médecin, sauvera t'il cet homme qu'au mieux il méprise et qui oppresse son peuple ? Tout le film tournera autour de ce sujet, sur l'essence d'un régime dictatorial, et sur la violence destructrice et auto-destructrice de l'Homme, dont la médecine ne peut que tenter de soigner les conséquences. Car finalement, la nature de l'Homme n'est elle pas auto-destructrice ? Vous l'aurez compris, le pamphlet politique se double d'une réflexion sur l'humanité et sur ce que nous sommes. L'étude d'un régime dictatorial, est d'ailleurs formidablement bien rendu. Il s'agit d'expliquer que le pouvoir est tenu par un homme et sa femme qui concentrent en eux tous les pouvoirs. Pour la France, cela pourrait être par une fille et son père. Le dictateur est bien entendu dans son esprit le sauveur de son peuple, peuple incapable de trouver seul le chemin du bonheur par la démocratie, le pays étant plongé dans l'anarchie. Le recours à la dictature est donc dans l'esprit du despote, la seule alternative. Ce film est donc passionnant à voir. Il permet de voir un affrontement verbal entre Cary Grant et José Ferrer, pour un final assez étonnant. A noter la présence de la belle Paula Raymond, malheureusement totalement écrasée par le sujet oppressant de ce film.


                 



Un chirurgien et son épouse sont en villégiature dans un état d’Amérique du Sud. Ce pays est dirigé de main de fer par le dictateur Farrago. Le couple est subitement arrêté et envoyé devant ce dernier qui est atteint d’une tumeur. Le Dr Ferguson est sommé de l’opérer pour lui sauver la vie. Venu du journalisme, Richard Brooks fut longtemps scénariste à Hollywood pour des réalisateurs tels que Huston, Siodmak, Dassin, Daves ou Sturges. Il décide de passer enfin à la réalisation en 1950 avec ce Cas de conscience. Artiste intellectuel et engagé, Brooks nourrit son cinéma de son fort intérêt pour les choses publiques et les conflits d’ordre politique et moral. Les émotions chez lui, bien présentes mais traitées sur un plan minimaliste, passent souvent au second plan ou du moins résultent des interrogations existentielles qui parcourent son œuvre. Sa vision critique des Etats-Unis, de son histoire et de ses institutions, a fait naître quelques films impressionnants comme De sang-froid, Elmer Gantry, Bas les masques, La Dernière chasse, Les Professionnels ou Meurtres en direct. 


                 

Les risques de moralisme et de didactisme ne sont pas loin avec de telles prétentions, et Cas de conscience tombe un peu dans ces travers. Mais il s’agit d’un premier film qui surtout pose une question déontologique fondamentale. Brooks ne peut pas encore ruer dans les brancards, et il opte donc pour un sujet universel qui l’installe d’entrée comme un cinéaste ambitieux et généreux sur le plan moral. Ce film, habilement construit bien qu’assez schématique, nous fait nous interroger sur le dilemme suivant : faut-il porter assistance à n’importe quel être humain en danger de mort, même le plus diabolique, d’autant que sa disparition pourrait se révéler positive pour un peuple victime de ses crimes ? Heureusement traité comme un thriller et non comme un pensum, Cas de conscience est assez nerveusement mis en scène et permet à deux comédiens fabuleux, Cary Grant (un peu à contre-emploi) et José Ferrer, de s’opposer brillamment. Ronny Chester .

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