.

.

mardi 4 août 2015

Roy Kinnear

Roy Kinnear est un acteur anglais, né Roy Mitchell Kinnear à Wigan (Comté du Grand Manchester, Lancashire) le , décédé d'une crise cardiaque à Madrid (Espagne) le .
Roy Kinnear débute au théâtre dans les années 1950, après sa formation à la Royal Academy of Dramatic Art de Londres, et jouera sur scène jusqu'en 1988.
Au cinéma, s'il apparaît dans deux films en 1945 et 1955, sa carrière démarre véritablement en 1960 et se poursuit jusqu'à son décès prématuré à l'hôpital en 1988, à la suite d'une chute de cheval, durant le tournage en Espagne du Retour des Mousquetaires (sorti en 1989), dans lequel il interprétait pour la troisième fois le rôle de Planchet, à chaque fois sous la direction de Richard Lester, avec lequel il collaborera à plusieurs reprises (le réalisateur, très marqué par ce décès, prendra alors sa retraite).
À la télévision, il joue dans des séries et téléfilms, entre 1961 et 1988.


                                


Il est intéressant de noter que Sidney Lumet a souvent fait appel à des acteurs européens (Vanessa Redgrave, Anna Magnani, Anouk Aimée...), a adapté régulièrement des romanciers du vieux continent ou qu'il a souvent tourné en Angleterre (The Offence). On sent ainsi chez lui une forte inclinaison du côté du cinéma européen, inclinaison d'autant plus sensible qu'il s'est toujours tenu à l'écart de Hollywood. The Deadly Affair en est un bel exemple : adapté d'un roman de l'auteur britannique John Le Carré, tourné à Londres, on y trouve un casting européen où se croisent James Mason, Simone Signoret (il retrouvera le couple d'acteurs deux ans plus tard dans une adaptation de La Mouette de Tchekhov) et Harriet Andersson. C'est la deuxième adaptation de John Le Carré au cinéma - après L'Espion qui venait du froid réalisé par Marin Ritt l'année précédente - et certainement la plus fidèle à l'univers de l'écrivain avec The Tailor of Panama de John Boorman. On retrouve dans l'adaptation de Paul Dehn (scénariste de Goldfinger mais aussi de L'Espion qui venait du froid, et qui travaillera de nouveau avec Lumet en 1974 pour Le Crime de l'Orient-Express) cette complexité des personnages et cette vision en demi-teinte du monde de l'espionnage qui singularisent l'œuvre de Le Carré. Le public est alors tout acquis aux pétaradantes aventures de James Bond qui, en 1966, ont déjà été par quatre fois portées au cinéma. Sidney Lumet prend le contrepied de cet engouement pour une vision décomplexée et fantaisiste de l'espionnage pour s'intéresser, comme le fait John Le Carré, au côté anti-romanesque et parfois même trivial du métier. A contrario de son travail de mise en scène sur Point Limite, il efface tout ce que le récit pourrait apporter comme tension et nervosité au profit d'un rythme alangui. Il détourne les codes du récit d'espionnage alors en vigueur, reléguant l'intrigue en arrière-plan, l'effaçant au profit d'un drame plus profond, plus sourd qui est celui de Dobbs.. 



           

Laisser les personnages prendre le dessus sur l'intrigue est une constante du cinéma de Lumet ; et en œuvrant dans un genre habituellement dédié à l'aventure et au suspense, cette volonté de ramener l'homme au cœur du récit n'en est que plus évident. On devine rapidement que ce qui intéresse avant tout Lumet, c'est de faire le portrait de Charles Dobbs, personnage tragique magnifiquement incarné par James Mason. Dobbs est un homme vieillissant quelque peu perdu dans la complexité des relations internationales de cette période de Guerre Froide. Il est tout aussi perdu dans sa vie privée, se conduisant de manière presque servile à force d'amour pour son épouse nymphomane. Son engagement dans son travail, sa volonté d'aller au delà des apparences est une ultime tentative pour pouvoir à nouveau se regarder dans une glace. Mais c'est un leurre et il ne peut trouver dans son travail, qui n'est qu'un succédané à sa véritable vie, cette paix intérieure qu'il appelle de tous ses vœux. Comme plus tard dans The Offence, Lumet montre que l'homme est incapable d'isoler sa vie privée de sa vie professionnelle, les deux s'interpénètrant constamment, se contaminant l'un l'autre.


                            


La croisade pour la vérité menée par Dobbs est en outre ambigüe, sa volonté d'élucider l'affaire et de prouver qu'il s'agit d'un meurtre et non d'un suicide venant du fait qu'il a besoin d'exorciser cette culpabilité qu'il ressent au fond de lui, Fennan s'étant suicidé peu après leur rencontre et ses supérieurs l'accusant d'être en partie responsable de sa mort. On peut ainsi lire constamment l'enquête selon un double point de vue, celui du complot ou celui de la culpabilité de Dobbs, une ambiguïté du regard qui annonce encore une fois The Offence, film jumeau que Lumet tournera également en Angleterre. Ainsi, lorsque Dobbs découvre que sa femme, Ann, sort avec un ancien de ses amis (Dieter Frey, interprété par Maximilian Schell), il intègre immédiatement cette information dans le cadre de son enquête, faisant reposer ses conclusions sur le fait qu'Ann lui ait avoué que le jeune homme avait jusqu'à la veille repoussé ses multiples avances. Élucider la mort de Fennan devient au final bien moins important pour le pays que pour Dobbs lui-même, ce dernier ayant transposé tous ses doutes et ses angoisses dans cette enquête, comme l'inspecteur Johnson de The Offence qui doit absolument se prouver la culpabilité d'un suspect pour conserver son équilibre mental. Source : http://www.dvdclassik.com/critique/m15-demande-protection-lumet



            


Que de chocolat...que de chocolat...mais quel bonheur! La fantastique rencontre d'un chocolatier lègendaire (moins misanthrope que Johnny Depp) et d'un petit garçon gènèreux et dèbrouillard qui ne reçoit des friandises qu'une seule fois par an et qui passe devant chaque jour devant une chocolaterie, mystèrieusement fermèe et d'où s'èchappe l'odeur la plus dèlectable! Mais voilà que le directeur de l'usine, Willy Wonka en question, organise un concours, dont le gagnant recevra des friandises jusqu'à la fin de sa vie! Rèalisateur de tèlèvision très rèputè, Mel Stuart s'associe avec le formidable Gene Wilder en noeud pap', chapeau haut de forme orange et veste mauve pour adapter le best-seller inoubliable du gallois Roald Dahl! Entre les dèlirantes chorègraphies et les confiseries gèantes, c'est la fête en cette annèe 1971! Haut en couleurs, c'est une petite merveille qui invite au rêve, un favori pour prèparer comme il se doit les fêtes de fin d'annèe ou grand spectacle, chansons, caramel gèant et chocolat se marient fort bien! A relever parmi les chansons celle de Leslie Bricusse et Anthony Newley, « Oompaloompa-dompadee-doo » . Dèsolè, mais c'est supèrieur au remake de Tim Burton, ce qui n'est pourtant pas facile... 
Avant la version de Tim Burton, il y a eu cette version datant de 1971 avec le génial Gene Wilder dans le rôle de Willy Wonka et qui est parfait pour jouer ce personnage énigmatique et malicieux. Charlie et la chocolaterie est doté d'un certain délire, d'un humour qui me plaît (il y a par moment de l'humour noir), c'est une jolie histoire et même si le style du film de Mel Stuart a vieilli (surtout si on le compare au film de Tim Burton) il n'en reste pas moins très agréable à suivre avec Willy Wonka et ses amusants Oompa-loompas.


   


Certes, ce film est vieux, dépassé, les chansons sont un peu nazes et l'humour ne fait pas toujours mouche (sans parler de la tronche des Oompa-Lompa ! mon dieu, la crise de rire !)
Pourtant il y a au début du film des petites scènes, sans grand intérêt pour l'intrigue, mais très drôles (le patient chez le psy, etc) qui posent le caractère absurde de ce monde onirique.
Cependant le grand intérêt de ce film est Gene Wilder qui porte ce film et le sauve dès sa première apparition (qui arrive bien tard) en incarnant à merveille un Willie Wonka bipolaire. Il y a dans son comportement un petit (voire gros) quelque chose de très dérangeant, cette impression qu'il a tout manigancé depuis le début afin de voir s'il restait un peu d'espoir dans l'Humanité, qui ne pourrait se trouver que dans l'innocence d'un enfant.


                             

Le personnage de Wonka m'a profondément ému (lors de mes deux visionnages) dans les dernières minutes lorsque l'on pénètre dans sa pièce, dans son intimité où tout n'est que moitié. Comme si cet homme, qui a perdu confiance en l'Humanité n'était plus qu'une moitié et cherchait à combler un vide profond dans son existence. Je regrette profondément que dans son film (qui n'est pas mauvais, on passe un bon moment devant), Burton ait escamoté cette idée en rendant le personnage de Wonka beaucoup plus plat, moins creusé (son "mal-être" est expliqué par son père dentiste). Avec Wonka-Wilder, la part de mystère reste (il pourrait aussi bien être malheureux, car c'est un homme profondément malheureux, pour une autre raison qui reste inexpliquée). Ce paradoxe entre un homme qui vit pour faire plaisir aux enfants (c'est un confiseur quand même !) et qui ne peut avoir confiance en eux, est à mes yeux très intéressant et trop peu exploité chez Burton.(Après je n'ai pas lu le livre de Dahl, peut-être que mon interprétation de Wonka est complètement à côté de la plaque par rapport à ce que voulait l'auteur. Mais - et ça demande confirmation - il me semble que Dahl était conseiller sur le tournage du film). Source : http://www.allocine.fr/film/fichefilm-52931/critiques/spectateurs/star-4/

1 commentaire: