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dimanche 23 août 2015

Richard Quine

Richard Quine, né le à Détroit et mort le 10 juin 1989 à Los Angeles, est un acteur et réalisateur américain. Il commença sa carrière d'acteur à 11 ans sur Broadway et apparait dans le film de John Ford, Le Monde en marche en 1934. En 1941, il joue le camarade de Judy Garland et Mickey Rooney dans la comédie musicale Débuts à Broadway. Il est mobilisé lors de la Seconde Guerre mondiale, puis il épouse l'actrice Susan Peters en novembre 1943, mais lors d'un voyage de chasse en 1945, Quine lui tire dessus involontairement, Susan deviendra paralysée, ils divorceront en 1948 et Susan meurt en 1952, à 31 ans d'anorexie mentale. Après la Seconde Guerre mondiale, Quine coréalise et coproduit Des gants de cuir en 1948, avec William Asher. À la fin des années 1950, Quine commence à connaitre le succès avec Le Bal des cinglés, Adorable voisine et Liaisons secrètes. Il produit aussi des comédies comme Deux Têtes folles en 1964, mais à la fin des années 1960, sa production a baissé; il passe à la télévision et tournera trois épisodes de Columbo avec Peter Falk dans le rôle principal. Quine revient au cinéma en 1979, avec Le Prisonnier de Zenda, avec Peter Sellers et participe à la réalisation du film Le Complot diabolique du docteur Fu Manchu en 1980, mais le film est un échec ; suite à ça, Quine tombe dans une grande dépression nerveuse et se suicide d'un coup de revolver à Los Angeles le
                                  

           

http://www.lesinrocks.com/cinema/films-a-l-affiche/le-bal-des-cingles-reprise/


                  


Quand Richard Quine réunit quatre stars exceptionnelles dans une même comédie, ça ne peut faire que des étincelles. Tony Curtis, Natalie Wood, Henry Fonda et Lauren Bacall se donnent la réplique dans le monde de la presse à scandales. Entre coups tordus, quiproquos, amourettes et dinguerie, le spectateur en a largement pour son argent, un peu moins pour sa cinéphilie. 8, une note du cœur pour cette bande de gais lurons qui m'aura fait rire durant près de deux heures. Une vierge sur canapé est un film lumineux à bien des égards, plutôt calme dans sa première partie et beaucoup plus amusant lorsque les diverses situations se décantent et laissent place à des scènes complètement tordues. La narration s'appuie constamment sur des décalages entre vérité et mensonge, des scènes où l'absurdité mêle des personnages crédules (Natalie Wood) ou au contraire parfaitement manipulateurs (Tony Curtis). Si la critique de la presse est grossière (à l'image du film, tout est exagéré et amplifié, elle n'est là qu'un prétexte pour créer l'antagonisme et la pseudo-romance) et les sentiments contradictoires de personnages totalement disproportionnés (Lauren Baccall déteste son mari puis l'aime à nouveau, pour ne citer qu'elle), c'est pour donner plus d'impact au sérieux de l'histoire qui dégringole, après la première heure, dans une folie qui monte crescendo. Des regrets sûrement sur cette volonté de vouloir tout miser sur le caractère dévergondé et comique du film, ce qui lui donne son charme et un certain cachet mais appauvrit l'impact de certains rebondissements par paresse scénaristique.



   
    

Utilisant les ressorts du théâtre, de sketchs et parfois même de dessins animés dans les mimiques et la bande-son, Une vierge sur canapé est le film fourre-tout et déjanté que l'on adore regarder avec un sourire d'enfant sur le visage. Un film qui de par bien des aspects, dépasse son support et se permet même quelques clins d’œil à son propre art, comme lorsque Tony Curtis fait référence à Certains l'aiment chaud. Il y en a pour tous les goûts, le réalisateur tourne tout en dérision, que ce soient l'amour, le sexe, la police ou les courses-poursuites, il semble avoir peu de limites, même quand il outre-passe le bon goût. On se passerait même de texte, parfois. Avec une course folle en guise de dernier chapitre (incroyable délire !), une Natalie Wood très souvent sensuelle (ben voyons...) et des dialogues très drôles (quoiqu'un peu occultés par le comique de situation), Une vierge sur canapé a fait mon bonheur le temps d'une soirée. Avec ses personnages sympathiquement maniérés et rafraîchissants, j'ai eu bien du plaisir, et c'est là l'important.


                 

Bonne comédie, dopée à coups de quelques malins gags et percutantes idées de situations ou de mise en scène. Surtout le rythme est soutenu avec intelligence et maîtrise. Les comédiens sont excellents. Le quinté gagnant dans l'ordre : Curtis, Wood, Bacall, Fonda père et Ferrer! A ces grands jeux d'acteurs, les femmes portent haut leur classe et leur talent. C'est pour moi une découverte de voir Bacall et Wood aussi alertes et vives, maîtrisant la vélocité du ton comique avec assurance. Gros plaisir.
Par contre, le film dépasse la ligne jaune, la double ligne jaune sur la fin, avec une course poursuite en voiture qui tourne au n'importe quoi avec le motard mais également par sa longueur vite lassante. Dommage parce que jusque là l'équilibre entre comédie et romance était bien ancré par un scénario peut-être ordinaire dans sa trame principale mais qui en fait parait être un immense prétexte squelette pour les joutes physiquo-verbiales des deux couples. Comédie classieuse, piquante, nerveuse.
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