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samedi 22 août 2015

Les donneurs

Après un premier long, "La nuit de Saint-Germain des Prés" (1977) avec Michel Galabru et Daniel Auteuil, Bob Swaim atteint la reconnaissance et le succès avec ce polar qui modernise les codes du genre en France et qui annoncera un genre plus proche de la réalité (même s'il y a encore du boulot !). Le réalisateur réunit un casting solide mais alors encore peu starisé à l'exception notable de Maurice Ronet dont ce sera l'avant-denrier film. Le succès du film changera leur carrière (surtout Richard Berry, Léotard et Nathalie Baye)...
Philippe Léotard avait déjà tourné pour Bob Swaim dans ses courts métrages du début et il était alors en couple avec Nathalie Baye ; "La Balance" sera leur 5ème et dernier film ensemble... Derrière un polar qui parait classique le réalisateur montre comment les services de police usait de moyens peu orthodoxes pour forcer la main à des voyous afin qu'ils deviennent à l'insu de leur plein gré indicateur, cousin, balance,... Une plongée réaliste dans l'ensemble entre tragédie et sentiment avec une violence directe et sans esbrouffe. On sourit un peu sur quelques erreurs grossières (une douille de revolver dans un walkman entre autre) mais la tension  est bien là, les quelques stéréotypes sont par ailleurs symptomatique d'une époque certe (peut-être) révolue mais qui a bien existée. 3 Césars sur 8 nominations dont Meilleur film et meilleur acteur/actrice pour le duo Léotard-Baye... A noter qu'un remake serait dans les cartons, réalisés par Florent-Emilio Siri et avec Benoir Magimel. Un excellent film, parfait exemple des eighties à la française.




Il y a Nicole la putain, André l'ex-bandit et Palouzi le flic. Ce dernier veut coincer Massina, un redoutable caïd. Sa précédente "balance" vient d'être liquidée, alors il faut la remplacer. Palouzi décide donc de lorgner du coté de Dédé et de sa catin pour en faire des indics. Une tâche assez compliquée en perspective... "La Balance" est une petite révolution pour son temps car Bob Swain, caméra à l'épaule s'attarde sur les méthodes d'infiltration de la police qui doit lutter face à une criminalité nouvelle. Même si l'histoire est très classique et tient sur un timbre poste, ce film est un polar âpre et musclé et violent par moments magnifié par l'interprétation sans failles de ces 3 acteurs principaux. Enorme succès en 1983, "La Balance" est un film marquant du cinéma français des années 80... Y a bien sûr des côtés kitchissimes (oulah la ce générique atroce stylé "les enfants du rock"), mais La Balance a plutôt bien tenu la distance. Film assez novateur et historiquement important, puisqu'il préfigure dans ses codes narratifs et esthétiques nombre de séries policières qui inonderont le petit écran plus tard. Et encore un mot pour souligner que si Nathalie Baye et Richard Berry sont excellents, Philippe Léotard est lui carrément énorme (et le film lui doit beaucoup du reste).



                              


Un film culte, pur produit des années 1980. Il faut avouer que "Le Balance" a quelque peu vieillit, il suffit de voir la scène du début ou Richard Berry est en voiture parcourant Pigalle en pleine nuit, Ray Ban sur le nez avec une musique très eighties en fond. Cependant, la réalisation est soignée et très dynamique, la photographie et certains plans sont superbes. Certaines scènes sont très violentes pour l'époque comme l'éxécution de Maurice Ronet ou encore la fusillade finale. Les acteurs sont excellents, à part Florent Pagny qui est insupportable avec sa voix de crétin et sa tête de gamin (il a bient fait de se mettre à la chanson). En revanche Richard Berry est très crédible et naturel dans son rôle de flic sanguin, charismatique et nonchalant. Quant à Tchéky Karyo, il est vraiment très inquiétant dans son rôle de truand désaxé. D'ailleurs je dois avouer que j'ai pris un plaisir coupable à le voir éclater la tronche de Florent Pagny dans une certaine scène. Enfin bref un film à voir pour le jeu des acteurs, la qualité de la réalisation et l'ambiance eighties. Nostalgie quand tu nous tiens. Source : http://www.allocine.fr/film/fichefilm-28043/critiques/spectateurs/


                


L'indic : France, Paris années 1980 Le frère de Malaggione, un tueur redouté est éliminé par un autre assassin. Malaggione avec l’appui de Dominique Leonelli retrouve la trace du tueur et le supprime à son tour. L’inspecteur Bertrand décide de suivre Leonelli, il approche pour cela Sylvia récente petite amie du gangster dont il veut faire d’elle un indic. Mais Sylvia est amoureuse de Dominique sachant même la vie malhonnête de son homme…Serge Leroy s’est fait une spécialité du genre policier. Après le controversé « Légitime violence » voici ce film tiré d’un roman de Roger Borniche . Serge Leroy s’appuie sur un scénario du journaliste et écrivain Didier Decoin. Mais Serge Leroy semble empétré dans cette histoire qui manque de fluidité et de tension. Même le jeu de Thierry Lhermitte et de Daniel Auteuil n’est pas au niveau habituel. Pascale Rocard quant à son jeu il est d’une faiblesse incroyable! La réalisation est donc mollassone personne ne croit à ce qu’il fait, même la musique de Michel Magne n’est pas digne du talent du compositeur. On peut comprendre que pandant les années 1990-2000 le polar ait vécu une grosse traversée du désert. Merci à Bernard-Pierre Donnadieu pour son implication et rend ainsi ses apparitions attendues. Roger Borniche auteur du livre dont est tiré le scénario du film est un ex flic ayant participé à l’arrestation du « Gang des tractions avant » et notamment celle d’Emile Buisson dont a été tiré le film « Flic Story » de Jacques Deray .Petit polar français des années 80, avec de bons petits jeunes de l'époque, plutôt versés dans la comédie et qui s'essayaient là au genre plus sérieux du flingue et du sang qui coule. A noter la présence jolie de la plutôt rare Pascale Rocard.


   



Adapté d’un roman de Roger Borniche, ancien policier reconverti dans l’écriture, le film n’atteint pas le niveau des autres films de Serge Leroy. Il est typique des polars qui se tournaient à cette époque-là. Les handicaps sont nombreux. D’abord, il y a un scénario un peu lourdingue qui insiste trop sur les relations ambiguës de Sylvia entre le policier et le voyou. C’est un peu le schéma du Deuxième souffle avec le commissaire Blot qui est attiré par Manouche la femme de Gu, le vieux truand. Mais dans le roman de Giovanni, comme dans le film de Melville, réalisateur vers lequel Leroy louche le plus souvent, cela n’était qu’une illustration de la complexité des caractères. Ici ces relations triangulaires ralentissent considérablement l’action.Le deuxième handicap est l’interprétation. Lhermitte en voyou et Auteuil en policier ne sont guère crédibles. Surtout qu’ils surjouent. Lhermitte essaie de se donner des airs sombres et romantiques, mais ça ne marche pas.


                              

Auteuil s’agite, sans trop d’effet, il a l’air de s’être égaré en dehors du sentier bien balisé de la comédie populaire dans laquelle à l’époque il se cantonnait. Pascale Rocard est bien trop transparente pour qu’on imagine que deux hommes rompus à la violence et aux moments forts se la disputent. Curieusement le seul qui est crédible, c’est Bernard-Pierre Donnadieu qui joue Ange Malaggione avec brio. Ce qui nous rappelle que cet acteur très tôt disparu a été souvent très mal employé et n’a pas trouvé de véhicules dignes de son talent.Comme dans ses autres films, le point fort de Serge Leroy est sa capacité à filmer les scènes d’actions en donnant de la profondeur de champ à ses décors qui généralement sont très bien choisis. On retiendra la scène de l’exécution de l’assassin de son frère dans un cimetière, l’attaque de l’avion qui transporte les fonds, ou encore le rendez-vous de Dominique avec Ange à l’intérieur de la gare. La fusillade finale agrémentée d’une poursuite est aussi très bien filmée.En définitive le film se laisse revoir avec plaisir, mais sans nous donner une grande impression d’achèvement. Source : http://alexandreclement.eklablog.com/l-indic-serge-leroy-1983-a114844648

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