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vendredi 14 août 2015

Joel Mc Crea

Considéré aux Etats-Unis comme un acteur de western à part entière, Joel Mc Crea fera ses premiers pas vers la célébrité aux débuts des anneés 1930 dans un western La horde d'argent. Joel Mc Crea y gagnera ses galons de western-b movies.  Joel Mc Crea tourne beaucoup dans ces années 30 mais très peu de western, sauf un qui attirera l'attention des journalistes spécialisés de l'époque Ville sans loi (1935).
Il sera à l'affiche d'un western très prometteur Une nation en marche qui récoltera une série de succès d'autant plus qu'il sera à l'affiche avec celle qui devint son épouse en 1933 Frances Dee.  En 1939, Pacific express remportera lui aussi un franc succès. Réalisé par un Cecil B. Demille assez confiant, qui le sera moins quelques mois plus tard pour ses Tuniques écarlates, Cecil B. Demille qui était devenu un très grand amis de Joel Mc Crea.  Il travaillera pour les grands majors Paramount, Fox, Warner etc... Toujours restant fidèle à sa réputation d'acteur simple et très efficace, du reste une citation était apparu à Hollywood dans ces années 40: "Si vous ne pouviez pas vous payer Gary Cooper ou Errol Flynn, prenez Joel Mc Crea". Il trouva cette formule très flatteuse pour sa personne.  Certains, par contre, diront que son plus beau rôle restera celui de Wyatt Earp dans Le sheriff aux mains rouges (1959), en ce qui me concerne j'ai une préférence pour Fort massacre (1958) rôle anti-pathyque qui lui valu chez lui les faveurs d'un public qui fut surpris par une telle attitude. Et Trooper Hook où il interprète le rôle d'un sergent devra ramener une femme blanche captive des Apaches, découvrant ainsi qu'il pouvait avoir plus d'une corde à son arc.  
Sa prestation de symbole dans Coup de feu dans la Sierra restant de Joel Mc Crea un cow-boy usé et vieillit qui aux côtés de Randy Scott lui valu une certaine consécration. Il serait mal de croire que le glas de la fin de notre genre western s'est éteint avec ce film, moi j'ai toujours pensé le contraire et encore à ce jour je reste persuadé que c'est le contraire. James .


                             


"Wells Fargo" est un film réalisé par Frank Lloyd qui, après avoir dirigé les premiers westerns de Tom Mix, avait connu son heure de gloire en 1935 avec sa version des "Révoltés du Bounty", celle restée la plus célèbre avec Clark Gable et Charles Laughton. Paradoxalement, malgré le fait qu’il ait bénéficié de moyens conséquents (la Paramount a déboursé $ 1,500,000), "Wells Fargo" aura été complètement oublié par la suite. De 1840 à 1865, à travers le parcours d’un personnage imaginaire, celui interprété par Joel McCrea, on découvre les audacieux projets et réalisations des sieurs Wells et Fargo qui jetèrent les bases d’un trafic postal régulier et rapide à l’aide d’un réseau de diligences. Nous voyons donc défiler devant nos yeux, en à peine 95 minutes, l’histoire d’un quart de siècle de la Wells Fargo, de sa création à son expansion à travers tous les USA, de l’époque de la conquête de l’Ouest à la période de reconstruction qui a suivi la guerre civile. S’il ne possède pas le souffle ni l’ampleur nécessaires pour nous être passionnant, "Wells Fargo" s’avère néanmoins un beau livre d’images avec une importante figuration, correctement réalisé et très bien interprété. Couvrant 25 ans d’histoire, le film est presque construit comme une suite de sketchs, chacune des périodes commençant par une vignette avec l’année et le lieu indiqués en son centre ; du coup, le film manque de liant et de progression dramatique. Néanmoins, l’histoire d’amour entre le couple interprété par Joel McCrea et Frances Dee (Mrs McCrea à la ville) n’est pas du tout désagréable, l’alchimie qui existe entre les deux comédiens ressortant assez bien ; le passage au mélodrame au deux tiers de l’histoire est plutôt réussi lui aussi grâce au talent des comédiens. Respectant avec une scrupuleuse fidélité les étapes principales de la croissance de la compagnie Wells Fargo, le film homonyme s’avère sympathique à défaut de captivant, faisant revivre les jours héroïques au cours desquels les vieilles diligences et les rapides coursiers de la poste jouaient les traceurs de piste d’un bout à l’autre du continent. 


   
       
Une épopée en mineur dont quelques images resteront gravées, même si depuis elles ont été reprises à maintes et maintes fois telle celle de l’homme du Pony Express chevauchant à perdre haleine, ne prenant même pas le temps de s’arrêter au relais suivant, changeant de monture sans quasiment avoir posé le pied par terre. Une épopée un peu trop sage qui, avec des moyens considérables et des ambitions au moins égales à celles de Wesley Ruggles, Raoul Walsh ou Cecil B. DeMille, a pourtant du mal à faire aussi bien que ces derniers à la même époque. Brassant trop de choses à la fois, l’intrigue, qui rappelle beaucoup celles des romans d'Edna Ferber, n’est pas entièrement satisfaisante au niveau de l’écriture. Au final, voilà un film jamais ennuyeux mais jamais enthousiasmant non plus. Généreux sur le papier, un peu terne à l’écran. En tout cas, le studio Paramount, avec consécutivement les prestigieux "The Plainsman" et "Wells Fargo", a redonné un nouveau souffle au genre qui commençait sacrément à décliner. Erick Maurel.



                             

Au milieu de l’année 1949 sortait ce western de Raoul Walsh considéré aujourd’hui comme l'un des grands classiques du genre, étant en outre entré dans le cercle très fermé des films que Martin Scorsese a évoqués au cours de son Voyage à travers le cinéma américain, de même que louangé par Jacques Lourcelles et bien d’autres encore. Colorado Territory est le remake westernien de La Grande évasion (High Sierra) du même Raoul Walsh, film noir qu’il réalisa en 1941 avec Humphrey Bogart et Ida Lupino. Rares sont les films "remakés" par le même réalisateur, et l'événement s’avère encore plus inhabituel lorsque la transposition se fait au travers d’un genre totalement différent. Mais au final, les deux films ont sauvegardé une réputation identique, tous deux sont encore aujourd’hui considérés comme deux pierres angulaires à l’intérieur de leurs genres respectifs. Curieusement, Raoul Walsh n’a pas daigné faire apparaître au générique de Colorado Territory les noms des scénaristes et auteurs de l’original, à savoir W.R. Burnett et John Huston. Pour d'autres anecdotes, c’est John Wayne qui était prévu dans un premier temps pour le rôle finalement tenu par Joel McCrea, et enfin une nouvelle version de la même histoire verra encore le jour en 1955 : ce sera La Peur au ventre (I Died a Thousand Times) de Stuart Heisler, Jack Palance et Shelley Winters reprenant les rôles que tiennent Joel McCrea et Virginia Mayo dans le mal nommé La Fille du Désert.

Petite déception en ce qui me concerne à l’encontre de ce film quasi unanimement vanté ! Tout d’abord, une chose toute bête par rapport à ce que l’on a entendu dire du film à travers nos lectures ou autres, par rapport au ton censément noir, à ce fatum annoncé, à cette histoire d’amour fou d’un lyrisme échevelé… 

       
   

Alors que la plupart des cinéphiles savent que le fatalisme (issu du film noir) pèse sur cette œuvre romantique, toute la première séquence post-générique se déroule sur un thème guilleret qui ne convient pas du tout à ce que l’on en attendait. C’est évidemment tout à fait ridicule, mais nos attentes peuvent malheureusement jouer sur la réception d’un film. Il faut dire que si David Buttolph ne se prenait pas pour Max Steiner, auprès duquel il n’arrive pas à la cheville, avec un peu plus de personnalité il aurait pu faire atteindre au film quelques moments de grande émotion ; il y était parvenu pour Le Retour de Frank James mais n’a pas souvent renouvelé cette petite réussite. Si ici quelques uns de ses thèmes sont fort jolis et si la stridence des cordes lors des séquences d’action font grandement impression, le soufflé retombe souvent la seconde d’après, le compositeur voulant trop en faire sans jamais que sa partition n’arrive véritablement à décoller. C’est un détail qui ne touchera probablement pas grand monde mais au souvenir du thème d’amour de They Died with Their Boots On, du véritable fatalisme qui imprégnait la principale mélodie de Pursued ou de la poésie ébouriffée de la musique de Duel au Soleil, on ne peut que regretter que Max Steiner, le collaborateur habituel de Walsh, n’ait pas composé la bande originale de Colorado Territory.



                             


Si je viens d’évoquer Duel au Soleil, ce n’est pas pour rien ! Le personnage de Colorado ressemble étrangement à celui de Pearl Chavez dans le film de King Vidor. Métisse volcanique, sensuelle et pulpeuse, elle est source de tensions et de jalousies au sein des différents groupes, celui des bandits entre autres ; avec son caractère enflammé et l’érotisme qui se dégage de sa personne, il ne pouvait en être autrement. Virginia Mayo de ce point de vue est un choix parfait ; sa première apparition avec sa chevelure léonine détachée au milieu de la ville fantôme ou encore sa scène de dialogue au bord du puits avec Joel McCrea, lui faisant voir sa jambe dénudée, constituent d’inoubliables moments. Mais, alors que Jennifer Jones en faisait parfois trop, Virginia Mayo au contraire, soit en fait le strict minimum soit lorsqu'il s'agit d'y aller dans le style passionné se révèle finalement une actrice dramatique assez moyenne. Hormis lorsqu’elle met ses atouts féminins en valeur, elle s’avère assez fade, manquant du tempérament de son personnage. Sa rivale n’est guère mieux lotie ; Dorothy Malone, elle non plus, est loin d’être inoubliable. Et force est de constater qu’il en va de même pour le reste du casting : les "bad guys" manquent de charisme et au sein des seconds rôles, on a bien du mal à en dégager un plus qu’un autre. En revanche, Joel McCrea confirme l’assurance qu’il avait prise dans le western l’année précédente avec le curieux Four Faces West d’Alfred E. Green. Même s’il est encore difficile de l’accepter dans la peau d’un hors-la-loi, il possède ici une très grande classe ; sa manière de s’habiller, de rouler sa cigarette ou de monter à cheval commence à faire de lui l’un des héros de western les plus crédibles et attachants. Dans la peau de ce bandit fatigué et réservé, qui se trouve dans l’impossibilité de changer son destin tragique par le fait d’être trahi par tous (ou presque), il se révèle parfait au sein d’une distribution tout à fait honnête mais souvent trop juste. Source : http://www.dvdclassik.com/critique/la-fille-du-desert-walsh

1 commentaire:

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