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mercredi 19 août 2015

Joan Weldon

Adolescente, Joan Weldon se forme au chant et auditionne en 1947 (à dix-sept ans) au San Francisco Opera, dont elle intègre le chœur. En 1952, alors qu'elle chante au sein du Los Angeles Civic Light Opera , elle est repérée par un producteur de la Warner Bros. et signe un contrat avec cette compagnie. Sous le nom de scène de Joan Weldon, elle contribue au cinéma à onze films américains sortis entre 1953 et 1958, dont les westerns Les Massacreurs du Kansas d'André De Toth (1953, avec Randolph Scott et Claire Trevor) et La poursuite dura sept jours de David Butler (1954, avec Guy Madison et James Whitmore), ou encore le classique de science-fiction Des monstres attaquent la ville de Gordon Douglas (1954, avec Edmund Gwenn et James Arness).
Elle apparaît également à la télévision, dans huit séries entre 1955 et 1958, dont Perry Mason (un épisode, 1957) et Maverick (un épisode, 1958). En 1958, renonçant à poursuivre une carrière d'actrice, Joan Weldon intègre la tournée américaine (jusqu'en 1961) de la comédie musicale de Meredith Willson The Music Man, en vedette aux côtés de Forrest Tucker. De novembre 1961 à janvier 1962, elle tient son unique rôle à Broadway (New York) dans la comédie musicale Kean , avec Alfred Drake personnifiant Edmund Kean. Suivent deux comédies musicales du tandem Rodgers-Hammerstein, Oklahoma ! (1963, avec Fess Parker, à New York et en tournée) et La Mélodie du bonheur (1964, à Fort Worth, dans le rôle de Maria Rainer), ainsi qu'une adaptation de l'opérette viennoise La Veuve joyeuse de Franz Lehár (1964, avec Mischa Auer, à New York).


                  
                           
Fort Bravo avait été le premier film tourné au format 1.75 pour la MGM ; au tour de La Poursuite dura sept jours d’inaugurer un format encore plus large au sein du western, le fameux CinémaScope sorti des studios de la 20th Century Fox l’année précédente avec pour cobaye le péplum La Tunique (The Robe) de Henry Koster. The Command est d’ailleurs également le premier film en scope de la Warner. Probable coïncidence mais, dans le genre, les westerns militaires auront été placés en première ligne pour affronter de nouvelles dimensions du cadre. Mais la ressemblance entre les deux films s’arrête là, puisqu’autant le film de John Sturges était une remarquable réussite autant celui de David Butler s’avère un film de série sans grand intérêt. Si, du même réalisateur, San Antonio et Calamity Jane avaient été fort divertissants, il n’en est pas de même pour ce nouvel opus bavard, paresseux et assez vite ennuyeux. Où l’on se rend compte que le nouveau format rectangulaire n’est pas évident à manier et qu’un réalisateur sans génie peut s’y casser facilement les dents. D’ailleurs, la même année, David Butler réalisait également dans ce format, auquel il n'avait visiblement encore rien compris, le catastrophique et interminable Richard Cœur de lion (King Richard and the Crusaders). Mauvais cru que 1954 pour un cinéaste habituellement très sympathique et notamment dans la comédie musicale, celles avec Doris Day notamment.
Il est curieux de savoir que Samuel Fuller a participé à ce scénario adapté d’un roman de James Warner Bellah (l’auteur des histoires adaptées par John Ford pour sa trilogie cavalerie) ; on se demande bien à quel niveau car on ne retrouve rien de ses préoccupations ni de son énergie dans ce western militaire qui semble nous faire opérer un retour arrière de quelques années concernant la description de la nation indienne. Si l'on pouvait encore accepter dans les années 30 et 40 un tel discours, ce n’est plus guère possible après la vague des westerns pro-Indiens qui ont déferlé ces dernières années.


          

Il faut donc non seulement supporter ici des Indiens idiots et braillards, mais aussi le discours paternaliste assez insupportable sortant de la bouche du personnage joué (très bien d’ailleurs) par Guy Madison. Alors que sa compagne lui demande la raison de ses sympathies pour les natifs, le médecin lui rétorque : “Perhaps because we destroyed the Indian's ability to make a distinction between the good and the bad. He has a child's logic : the white man hurt him, therefore all white men are bad.” Bref, pour résumer en nos termes : il faut avoir pitié de ces pauvres bougres, ils ne sont pas méchants, ils sont juste demeurés et infantiles (sic !) A la limite, ce discours rétrograde aurait pu passer si le film possédait d'autres qualités annihilant cette "tare" ; ce qui n’est pas le cas dans ce western de David Butler, dont les seules originalités sont en gros résumées dans le pitch ci-dessus.
Le film rentrait d’ailleurs immédiatement dans le vif du sujet et le postulat de départ était assez sympathique et même tout nouveau : un médecin se retrouvant sans le vouloir à la tête d’un régiment de cavalerie dont les membres, par fierté, ne supportent pas de se faire diriger par un homme peu au courant des protocoles du commandement. 


                              

Malheureusement, excepté également la traditionnelle rivalité entre cavalerie et infanterie et l’intégration au sein de l’intrigue d’un suspense lié à la probable propagation d’un virus, le scénario a du mal à progresser et se met rapidement à tourner en rond puis à faire du sur-place. L’humour made in Warner est toujours aussi pénible (Harvey Lembeck chiquant, jurant et crachant à tout bout de champ ; les soldats se travestissant en femme) et Dimitri Tiomkin toujours aussi inégal à l’intérieur d’une même partition, cette dernière préfigurant en mineur sa plus grande réussite, celle à venir pour Alamo.
Au sein de ce western laborieux et paresseux, il reste un duo de deux bons comédiens (Guy Madison et le toujours excellent James Whitmore dans la peau du sergent "grande gueule") qui arrivent à nous tenir éveillés, une Joan Weldon charmante (chanteuse d’opéra par ailleurs, elle sera en haut de l’affiche la même année dans le très bon Des monstres attaquent la ville - Them de Gordon Douglas) et de nombreuses séquences d’action qui, même si mollement mises en scène, peuvent faire agréablement passer le temps. Pour la petite histoire, le film fut également tourné en 3D mais cette version n’a jamais été diffusée. Il n'y a guère grand-chose de plus à en dire. Source : http://www.dvdclassik.com/critique/la-poursuite-dura-sept-jours-butler


                    
                             
La Journée des violents : Le juge Jim Scott doit juger Rudy Hayes, convaincu de l'assassinat d'un fermier. Tout le pays pense que Hayes doit être condamné mais Scott ne laisse rien prévoir de sa décision. Les choses cependant ne sont' pas tellement faciles : quatre frères ou parents de Hayes se retrouvent auprès de Cora, la maîtresse du prévenu. Ils disent vouloir seulement assister au jugement mais, lorsque le jeune shériff, Barney Wiley. vient les désarmer, ils le rossent. Le Juge Jim Scott doit lutter avec les parents vicieux d'un meurtrier qu'il est sur le point de condamner, et sa fiancée infidèle.
Malgré ses qualités cinématographiques : mise en scène correcte, bons acteurs, ambiance acceptable ce western ne méritait pas une ressortie sauf pour les spécialistes curieux de tout. Autant un peu de psychologie est bienvenue autant beaucoup nuit complètement au genre. Ici, nos méninges sont pleines, il y a tant de sujets à discussion que l’intérêt se dilue totalement, en plus les raisonnements volent bas... Les deux femmes n’engendrent pas l’intérêt et Marie Windsor est même totalement insupportable, le chef de la famille voyou Hayes en faisant lui aussi trop. Il reste juste à admirer la stricte tenue physique du juge ainsi que sa rigueur morale pour appliquer la loi. Fred McMurray sauve à lui tout seul ce western raté de l’oubli. Le combat final tant attendu est aussi une déception. Tout cela ayant été traité à maintes reprises avec plus de force dans de nombreux autres westerns. Par contre, il est satisfaisant en découvrant ces raretés de constater que les meilleurs films ont été préservés de l’oubli, les exceptions restent des exceptions.
Le scénario reprend le schéma du célèbre film de Zinneman, LE TRAIN SIFFLERA TROIS FOIS. Un juge intègre, une ville plus ou moins apeurée et quatre bandits venus sauvés leur complice qui va être pendu. La mise en scène de Harry Keller est assez terne et on ne peut guère apprécier la photo du film car celui-ci n'est pas sorti dans le bon format pour les raisons qu'indiquent Patrick Brion dans le bonus. Malgré ces réserves, on suit le film avec plaisir.  Disons le tout de go : Fred McMurray ne compte pas parmi mes acteurs de prédilection. Hormis sa prestation chez Wilder dans Assurance sur la mort son jeu plutôt monolithique a du mal à emporter mon adhésion sauf lorsqu'il est associé à une actrice pétulante comme Carole Lombard ou Claudette Colbert, l'antagonisme entre les partenaires générant des étincelles absentes des films où il est en seule tête d'affiche. 


   

A ce titre, j'ai été plutôt surpris d'apprécier son interprétation dans Day of the bad man mis en scène par Harry Keller en 1958. Il faut dire que dans le rôle de ce juge intransigeant un peu borné qui affronte une bande de criminels désireux d'éviter la potence à l'un des leurs Fred n'a pas beaucoup à forcer son naturel. C'est d'ailleurs à peine s'il s'énerve lorsque les habitants de la bourgade cessent de le soutenir et que sa fiancée lui avoue qu'elle est amoureuse du jeune shérif, l'introversion de McMurray servant alors tout à fait le propos d'une justice en marche qui refuse de transiger. Le réalisateur connu pour exceller à décrire des poursuites où s'affrontent des hommes de caractère (que l'on pense aux Sept chemins du couchant)parvient à instiller dans sa mise en scène une certaine tension et ceci en dépit des personnages tracés à gros traits par le scénariste Lawrence Roman (Charly le méchant qu'interprète Robert Middleton passe son temps à ricaner; on dirait un personnage de cartoon). Autre point qui ne s'inscrit pas en défaveur de cette journée des violents son casting avec notamment Marie big blue eyes Windsor et Lee Van Cleef dont la seule démarche respire le danger. Source : http://www.avoir-alire.com/la-journee-des-violents-la-critique-du-film-et-le-test-dvd


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