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jeudi 13 août 2015

Jean Desailly

Jean Marcel Desailly commence ses études supérieures à l'École nationale supérieure des beaux-arts, puis fait ses classes au Conservatoire de Paris après un passage à La Roulotte, une compagnie dirigée par André Clavé. Il sort du Conservatoire avec le premier prix, puis entre à la Comédie-Française en 1942 pour jouer des rôles de jeune premier. Il y rencontre Jean-Louis Barrault qui monte des pièces (Phèdre, Le Soulier de satin…).
Il rejoint Barrault qui fonde sa compagnie en 1946 avec Madeleine Renaud. Dans cette troupe, installée au Théâtre Marigny, il va connaître une très riche vie professionnelle et privée. Il y retrouve surtout Simone Valère avec qui il avait joué en 1943 dans Le Voyageur de la Toussaint de Louis Daquin. Ce fut pour eux, dix années de succès, lors desquelles ils jouent dans Les Fausses Confidences, Intermezzo, Occupe-toi d'Amélie, La Cerisaie…, il connut aussi quelques échecs comme Bérénice et Le Songe d'une nuit d'été. Après 1956, il rejoint la troupe du Théâtre de l'Odéon qui va sur décision du ministre de la Culture, André Malraux, être confié en 1959 à la compagnie Renaud-Barrault et renommé Odéon-Théâtre de France. Il connaît un nouveau succès avec le Mariage de Figaro où il joue les deux rôles principaux, Figaro en province et le Comte Almaviva à Paris.



                             


Il connaît aussi le succès dans Il faut passer par les nuages de François Billetdoux. Jean Desailly débute au cinéma dans des rôles de jeunes premiers un peu fades. Avec l'âge, il campe des rôles plus fouillés et cinq de ses prestations sont particulièrement remarquables : le mari impuissant et assassin de Maigret tend un piège (1958) où, dans une scène d'anthologie face à Jean Gabin (Maigret), il livre un portrait de psychopathe hallucinant ; il affronte à nouveau Jean Gabin dans le film de Denys de La Patellière Les Grandes Familles (1958), tiré du roman éponyme de Maurice Druon ; le commissaire, dans Le Doulos de Jean-Pierre Melville ;
dans La Mort de Belle (1961) où, encore bien assis socialement, suspecté de meurtre, il devient assassin ; dans La Peau douce (1964) où il campe avec finesse et sensibilité un homme partagé entre une liaison adultère et son statut social. Au début des années 1960, il joue pour la télévision dans Le Chevalier de Maison-Rouge qui fut une grand feuilleton populaire, ce qui lui permet de relancer sa carrière au cinéma qui lui offre alors quelques beaux rôles. Après , et la fin de la direction du couple Renaud-Barrault au le théâtre de l'Odéon, commencent pour le couple Desailly-Valère quelques années difficiles. Wiki


                                


«La Symphonie pastorale» (France, 1946) de Jean Delannoy en tant qu’il a été l’un des premiers films récompensés du Grand Prix au Festival de Cannes serait un incunable du film de la France Libérée. Se satisfaire des récompenses délivrées dans le passé aveugle le goût et enraye le jugement du spectateur. Alors renions ce Grand Prix et voyons ce qu’il en est vraiment. Adaptation de Gide par Aurenche et Bost, réalisé par Delannoy, tous les ingrédients sont réunis pour produire une œuvre de la Qualité française. Tant décriée par les «jeunes turcs» des Cahiers jaunes dans les années 50, notamment par Truffaut, cette Qualité s’exprime dans «La Symphonie pastorale» à travers plusieurs points. La minutie parfaite des éclairages, le jeu juste mais peu exaltant des acteurs (et notamment Pierre Blanchar) et le ton tranquille du scénario participent à une œuvre de qualité, soignée. L’application apportée à la réalisation n’est pas égale au soin porté, pour la même époque, à un film de Ford. Il équivaut plutôt à la précaution donnée à un objet. On aime Delannoy comme on aime une machine industrielle qui engendre de beaux produits. «La Symphonie pastorale», cette histoire d’un prêtre généreux qui recueille une enfant aveugle et l’élève dans la charité, sollicite les émotions pathétiques du spectateur en lui proposant un film efficace. Et il n’y a rien de pire qu’un film qui se base sur l’efficacité. Un film de qualité invite l’ensemble des spectateurs à réagir de la même façon aux mêmes gestes, à la même note de musique. Tous s’émeuvent au même instant. Du totalitarisme en quelque sorte. Pourtant la félicité gracieuse du visage de Michèle Morgan, plus belle ici que chez Carné, renvoie aux plus beaux des visages féminins de Bresson. A notre déception, l’analogie entre Delannoy et Bresson s'arrête là. Car Delannoy, malgré tous ses soins, manque de ton et d’originalité. Son cinéma est similaire à Autant-Lara, peu soucieux des puissances du cinéma et versé dans le cynisme solennel. 


          


Une des premières Palme d'or (parce qu'il y en a eu plusieurs en cette année 1946, date du premier Festival de Cannes !!!), enfin un des premiers films à avoir la récompense suprême à Cannes qui s'appelait à l'époque Grand Prix ; et aussi le premier Prix d'interprétation féminine de l'Histoire pour Michèle Morgan. Adapté d'un excellent roman d'André Gide, difficile d'être aussi enthousiaste que le jury de l'époque à propos de ce film autant sur le plan de la réalisation que sur celui de l'interprétation, l'un découlant un peu de l'autre. Jean Delannoy a été la principale tête de turc de la "Nouvelle Vague" et c'est difficile de donner tort aux Truffaut-Godard et Cie. Pour traduire les sentiments troubles des personnages, le réalisateur ne trouve pas mieux que de s'appuyer quasi-uniquement sur le dialogue, oubliant le fait que le cinéma est un art visuel et que les décors neigeux se prêtaient aussi très bien à eux seuls à traduire les tourments. Delannoy était un réalisateur péniblement académique et on en a un bel exemple ici. Académisme en rien arrangé par un jeu d'acteurs, bavard évidemment mais aussi un peu trop appuyé pour réussir à convaincre. L'oeuvre de Gide aurait mérité une bien plus belle adaptation. 


                                


Cheminement de l’amour spirituel d’un pasteur.  Découvrir les facettes de l’amour. Problématique pour le spectateur de concilier l’image et la réalité. Est-ce que le conflit présenté dans cette histoire Spoiler : provient de la relation intérieure entre les deux protagonistes ou bien des pressions sociales extérieures ? Est-ce que les pressions sociales auraient été les mêmes si Gertrude était laide ? Est-ce que le pasteur avait raison de croire qu’un cheminement plus espacé dans le temps aurait aidé au développement de Gertrude ? Lorsque le pasteur camoufle leur affection devant les autres, est-ce pour se protéger, la protéger ou pour protéger les autres ? Est-ce que la valeur morale du pasteur serait diminuée, pour certains, par le fait que sa générosité le récompense de la confiance de Gertrude ? Est-ce que l’aspect physique est la finalité de cette histoire ? La beauté de ce film est de nous présenter un conflit et de ne pas répondre à notre place aux questions soulevées. La recherche qu’on en fait semble dépendre considérablement en fonction de notre recherche de vérité ou d’apparence de vérité. Source : http://www.allocine.fr/film/fichefilm-6699/critiques/spectateurs/
Bonus :
 
                 

La Revanche de Roger la Honte est un film français réalisé par André Cayatte, sorti en 1946.
Fortune faite, Roger Laroque revient en France sous le nom de William Farnell. Il cherche à retrouver ceux qui ont détruit sa vie. Très vite, il découvre que, si sa femme est morte de chagrin, Suzanne, sa fille est amoureuse de Raymond de Noirville, le fils de son ancienne maîtresse. Avec l'aide de quelques amis, il prépare froidement sa vengeance.La Revanche de Roger La Honte : - D'après le roman de Jules MARY - Douze ans ont passé. Laroque, sous le nom de Farrell, s’est établi au Canada, où il a fait fortune. Mais Suzanne, devenue une ravissante jeune fille, est hantée par le drame qui bouleversa son enfance. À l’occasion d’une compétition automobile, Laroque décide de rentrer à Paris avec elle afin de faire éclater la vérité...Cette suite contient les mêmes défauts que l'opus précédent. Trop de mélo, trop de scènes convenues. Heureusement, le casting est somptueux. Je ne peux toutefois pas noter ce film aussi généreusement que le précédent. Après trois heures d'attente et de suspens, on assiste à un happy end mièvre et à une vengeance expédiée en quatrième vitesse. Dire que l'on finit par une déception est un euphémisme.
Réalisé en 46 dans un style loin d'être d'avant garde voilà un film bien décevant pour un réalisateur comme Cayatte qui nous avait habitué à des films plus nerveux et sérieux.



   

Amours, Délices et Orgues est un film français réalisé par André Berthomieu sorti en 1946.
Les mots du titre sont tirés d'une règle de français : ce sont les trois mots de la langue française qui sont masculins au singulier, féminins au pluriel : un bel orgue, les grandes orgues. Ils peuvent aussi faire référence aux trois péniches "Amour", "Délices" et "Orgues" que le couturier Paul Poiret présenta en 1925 pour l'exposition des Arts décoratifs.
Une petite ville de province, son château, son collège et ses personnages burlesques ou gracieux qui défilent. Le principal du collège, d'un naturel aimable, aime le jazz et le théâtre qu'il inculque à ses élèves. Un jeune pion amoureux surnommé Pivoine pour sa timidité et une jeune fille charmante objet de son amour. Un surveillant général à cheval sur le règlement. La délicieuse fille du châtelain et son aristocratique soupirant.
Une comédie sans prétention où tout commence et finit par des chansons. Au collège de Saint-Amour, Pierre, Etienne et Martin ont remarqué Madeleine, une jeune fille délicieuse, durant le concert municipal. Ils la prennent pour la fille du comte de Coeurjoli. Il ne s'agit, en fait, que de la demoiselle de compagnie de Yolande de Coeurjoli, que son père garde jalousement enfermée...



   

Au collège de Saint-Amour, Pierre, Etienne et Martin, trois grands, ont remarqué, au concert municipal, une jeune fille délicieuse, Madeleine, qu'ils prennent pour la fille du comte de Coeurjoli. Il ne s'agit, en fait, que de la demoiselle de compagnie de Yolande de Coeurjoli, que son père garde jalousement enfermée. Or, Madeleine est fiancée à Jean Pelletier, surveillant au collège. Martin écrit anonymement au comte que sa fille se compromet avec un « pion ». Madeleine avoue que c'est d'elle qu'il s'agit et perd sa place. Pelletier perd la sienne à son tour. Mais tout rentre dans l'ordre le dimanche suivant : Pelletier est réintégré, Madeleine dotée et Pierre de Beaucourt agréé comme candidat à la main de Yolande. Source : http://kebekmac.blogspot.fr/2015/06/berthomieu-1946-amours-delices-et-orgues.html

1 commentaire:

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