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mardi 18 août 2015

Clarence Brown

Clarence Brown est né le 10 mai 1890 à Clinton, Massachusetts. Au début du siècle, la famille Brown s'installa dans le sud des États-Unis et Clarence poursuivit, jusqu'au diplôme d'ingénieur, des études d'électricité et de mécanique car il était passionné d'aviation et d'automobile. Il commença à travailler en 1909 et, bientôt, créa sa propre entreprise, la Brown Motor Corp. Mais, chaque jour à l'heure du déjeuner, il allait au cinéma : "J'aime ça : je me disais : je pourrais en faire autant (...) et je décidai de tout laisser tomber ! " Clarence Brown se rend alors à New York où il sera, de 1915 à 1920, l'assistant et le monteur de Maurice Tourneur, dont il dira plus tard : "c'était mon dieu, je lui dois tout. " Après avoir collaboré à The country fair (Edmund Mortimer, 1920), il signe son premier film en 1920. Clarence Brown fut un des plus prestigieux réalisateurs de la Metro Goldwyn Mayer pour laquelle il réalisa presque tous ses films dont six furent sélectionnés pour les Oscars. Il fut souvent considéré comme un cinéaste de femmes, essentiellement romantique. Mais Rudolf Valentino, Clark Gable (sept fois), Spencer Tracy ou Gregory Peck furent aussi ses interprètes; et il sut brosser, avec vigueur, des tableaux aux couleurs de l'Amérique profonde .Clarence Brown s'est retiré du cinéma et est revenu à l'automobile. Source : http://www.cineclubdecaen.com/realisat/brown/brown.htm



                               

Sa femme et sa secrétaire (Wife vs. Secretary), sorti en France sous le titre "Sa femme et sa dactylo", est un film américain de Clarence Brown, sorti en 1936. Van Stanhope est un patron de presse très amoureux de sa femme, Linda. Il est secondé par une secrétaire jolie, efficace et compétente, Whitey. L'entourage de Linda n'a de cesse de lancer des insinuations sur la relation entre Van et Whitey. Elle repousse ses soupçons autant que possible, refusant de croire aux ragots, jusqu'à ce que son mari parte pour un voyage d'affaire à Cuba sans elle, et qu'elle découvre qu'il a emmené sa secrétaire. 
Plus une comédie dramatique qu'une comédie pure, "Wife versus Secretary" possède un charme certain qui est dû en grande partie à son trio principal. Myrna Loy est encore une fois mignonne à croquer, Jean Harlow est pleinement convaincante dans un personnage plus grave que ceux qu'elle jouait d'habitude, et Clark Gable, au milieu, a un charisme qui fait encore des ravages. Il est dommage que les personnages de May Robson et de James Stewart, alors encore cantonné aux seconds rôles, ne soient pas beaucoup plus utilisés. Mais la réalisation de Clarence Brown, pour ce qui est surtout du rythme, reste irréprochable. Un bon film.
(Plume 231) .Un richissime publicitaire a tout dans la vie; une femme belle et admirable, une secretaire intelligente et débrouillarde et la chance d'exercer un métier dans lequel tout lui sourit, jusqu'au jour où un soupçon de jalousie féminine va faire irruption.
Il y a de quoi être déçu, énormément même. Jeter un oeil au casting, Myrna Loy, Jean Harlow, Clark Gable, il y a même Jimmy Stewart dans un petit rôle de soupirant attardé, et constater le résultat passable de l'ensemble a de quoi foutre le cafard. Le vrai, pas celui qu'on chasse au baygon et c'est d'autant plus impardonnable pour une screwball comedy.
D'abord parce qu'en cinquante minutes, le sujet du film est épuisé mais ce n'est pas pour autant qu'il s'arrête, au contraire, il s'égare dans une maladroite histoire de rachat d'une feuille de chou ni intéressante ni drôle ni crédible. Et on s'ennuie. Toute cette précipitation dans l'histoire et le vide global du film peuvent sans doute être expliqués par le personnage joué par Gable. Toujours au dessus de tout, jamais dans la faute, il est trop parfait pour faire tenir le film une heure trente. Mieux aurait valu qu'il ne dure qu'une seule petite mais suffisante heure. Du côté féminin, c'est parfait.



   
       


La femme d'un séduisant patron de presse devient peu à peu suspicieuse et jalouse de la secrétaire de son mari… L'histoire est particulièrement simple et cette comédie de Clarence Brown serait parfaitement insignifiante sans le charme de ses trois interprètes principaux. La MGM réunit ici trois de ses plus grosses vedettes et ne prend aucun risque : chacun est dans son rôle de prédilection. Clark Gable est l'homme idéal que toute femme voudrait avoir pour mari : attentionné, moderne, brillant et aisé. Myrna Loy est l'épouse idéale, sage et amoureuse. Jean Harlow représente la tentation, séduisante jeune femme au grand cœur. L'ensemble est très sage, aucune connotation sexuelle à l'horizon (on pourra d'ailleurs noter que Jean Harlow est un peu moins blonde que d'habitude), la cible est visiblement ‘tous publics'. Le film était à l'époque fortement connoté de modernisme : les métiers de l'édition et de la publicité étaient alors les plus modernes et les plus enviables qui soient, d'ailleurs Clark Gable semble toujours s'amuser. Le film reflète aussi un sujet alors très actuel, le dilemme pour une femme entre carrière professionnelle et vie sentimentale. A noter la présence de James Stewart dans un petit rôle ; c'est son 4e film. Sa femme et sa secrétaire a beau être un produit très calibré, il n'en reste pas moins plaisant. Mais il n'est guère plus que cela…Source : http://films.blog.lemonde.fr/2011/08/22/wife-vs-secretary/
Bonus : 

                            


Il est certain que lorsqu'on èvoque l'Empire britannique et son colonialisme, on songe avant tout à la permanence anglaise aux Indes! En dehors de la mise en scène irrèprochable de Clarence Brown, tout l'honneur est offert dans ces aventures exotiques aux deux vedettes principales! Le rôle du prince hindou est tenu par un bon Tyrone Power et celui de l'honorable dame anglaise, prête à oublier dans un moment de faiblesse ses devoirs de mère et d'èpouse, est tenu respectivement par Myrna Loy! Le meilleur du film restant tout de même la scène du tremblement de terre et celle de l'inondation, deux morceaux de bravoure spectaculaires en diable qui donne le prix au film! A noter que "The Rains Came" eut droit à un remake colorisè en 1955, signè par Jean Negulesco, un autre bon metteur en scène hollywoodien mais qui n’a pas su retrouver l'originalitè de cette première version... Un film catastrophe de facture assez classique mais néanmoins très plaisant à regarder. La longue scène d'inondation est très réussie.
Voilà du grand et beau mélodrame romanesque dont Clarence Brown avait le secret avec ce superbe The rains came qui le voyait adapter le roman à succès de Louis Bromfield paru deux ans plus tôt. Comme le titre l'indique, c'est bien le climat qui détermine la tonalité du récit qu'on peut ainsi diviser entre sécheresse et mousson. La sécheresse de la première partie est autant due à la température qu’au cœur des personnages qui se dissimulent derrière des masques. On découvre ainsi le quotidien de la communauté étrangère établie dans cité de Ranchipour. Entre réception et dîners mondain, les personnalités se distinguent. Le blasé jouisseur Tom Ransom (George Brent) qui va croiser la route d'une ancienne amante Edwina (Myrna Loy, rôle au départ prévu pour Marle Dietrich) désormais mariée, le médecin indien dévoué à sa cause Rama Safti (Tyrone Power) ou encore la jeune Fern (Brenda Joyce) rêvant d'une vie plus excitante. Le destin va lier ces quatre être lorsqu'Edwina va tenter de séduire Safti par jeu et que Fern va tomber amoureuse du pourtant peu recommandable Ransom.


   
          

Toute ces relations sont vouées à l'échec tant chacun semble ancré dans ses certitudes bonnes ou mauvaise et le film déroule une ambiance lascive et sensuelle (le doux échange dans l'obscurité entre Myrna Loy et George Brent, le regard de ce dernier qui change sur Fern lorsqu'elle apparaît plus femme en mettant une tenue épousant ses formes). Le tournage qu'on devine pour large part effectué en studio rend vraiment bien l'atmosphère indienne si particulière dépeinte par Louis Bromfield et s'équilibre bien entre pittoresque et respect du cadre dépeint que ce soit par la direction artistique somptueuse de William S. Darling et George Dudley ou la prestation pleine de noblesse de Tyrone Power (tout à fait crédible en jeune indien) et Maria Ouspenskaïa plus vraie que nature en charismatique Maharani. On est ainsi loin de la vision colonialiste et impérialiste d'autres film de cette période se déroulant dans ce cadre comme Gunga Din ou Les Trois Lanciers du Bengale, sans être appuyé. Une extraordinaire séquence de catastrophe naturelle fait basculer l'intrigue. Un moment apocalyptique et terrifiant filmé avec virtuosité par Clarence Brown où d’impressionnants effets spéciaux nous montrent une population locale décimée par un tremblement de terre puis une inondation dévastatrice. 

La mousson est là et avec elle les carcans imploser pour révéler la vraie nature des personnages dans l'adversité. C’est un torrent de sentiments qui se déchaîne à travers le doux rapprochement entre Ransom baissant la garde face au regard admiratif de Fern (ce beau moment ou après avoir traversé les flots il revient la chercher épuisé) et surtout la passion aussi intense que platonique de Tyrone Power et Myrna Loy. Celle-ci, si hautaine et détachée dans la première partie devient bouleversante dans son sacrifice total à celui qu'elle aime et qui lui fait découvrir la satisfaction à secourir autrui. Quand à Tyrone Power, son masque de quiétude s'estompe peu à peu pour le rendre plus humain quand il s'abandonne enfin voyant son amour lui échapper. Les contradictions qui animent les personnages entre devoir et aspirations personnelles, détachement et sincérité sont magnifiquement capturées par la mise en scène de Brown. Toutes les nuances de la photographie (qui devient immaculée sur le visage de Myrna Loy à l'agonie) ou des choix de mises en scène rendent finalement ces moments dramatiques plus intenses que le morceau de bravoure qui donne son titre au film. La chanson lourde de souvenirs revenant lors du couronnement final indique un retour de ce romanesque vers u nouveau règne des apparences mais le visage troublé et ému de Tyrone Power laisse comprendre que quelque chose a changé. Entre temps, la mousson est passée... Source : http://chroniqueducinephilestakhanoviste.blogspot.fr/2011/11/la-mousson-rains-came-clarence-brown.html

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