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mercredi 12 août 2015

Archie Mayo

Archie Mayo (29 Janvier 1891, New York City - 4 Décembre 1968, Guadalajara, Mexique) était un réalisateur de cinéma et comédien de théâtre qui s'installe à Hollywood en 1915 et a commencé à travailler en tant que réalisateur en 1917. Parmi ses films, citons Is Everybody Happy?(1929) avec Ted Lewis, Night After Night (1932) avec Mae West, The Doorway to Hell (1930) avec James Cagney et Lew Ayres. Convention City (1933) avec Joan Blondell, The Mayor of Hell (1933) avec James Cagney. La forêt pétrifiée (1936) avec Bette Davis et Humphrey Bogart, et Les Aventures de Marco Polo (1938) avec Gary Cooper. Mayo prends sa retraite en 1946, peu après la fin du tournage d'une nuit à Casablanca avec les Marx Brothers et Angel on My Shoulder avec Paul Muni, Anne Baxter, et Claude Rains. Mayo a une étoile sur le Hollywood Walk of Fame.
Archie Mayo débute au cinéma en 1916 comme acteur, gagman puis assistant réalisateur. Il réalise des courts-métrages de 2 bobines de 1918 à 1925. Archie Mayo s'illustre à l'avènement du parlant avec plusieurs films d'aventures et comédies à succès dont le plus célèbre reste Les Aventures de Marco Polo (1937). Après des débuts à la MGM, il rejoint la Warner, où il dirige John Barrymore dans Svengali (1931) et Humphrey Bogart dans La forêt pétrifiée (1935) et La Légion noire (1936). Considéré comme un bon directeur d'acteurs, il remplace à deux reprises Fritz Lang, démissionnaire, sur Confirm or deny (1941) et La péniche de l'amour (1942). Il signe l'un des derniers films des Marx Brothers, Une nuit à Casablanca (1946).



                             


Mes amis ! Oubliez « Bringing up Baby », « Philadelphia Story » ou autre “His Girl Friday”. Voici “It’s Love I’m After”, le sommet du genre Screwball Comedy ! Bon, j’exagère un poil, ne vous méprenez pas, mais cette petite pépite méconnue peut clairement prétendre être du même niveau et réussira pour sûr à vous faire pleurer de rire.
Comment diable se fait-il que ce film soit méconnu ? Le casting ? Du caviar. Bette Davis, Leslie Howard et Olivia de Havilland, rien que ça !
Le pitch est classique mais parfait pour nous offrir une comédie pétillante comme jamais ! Leslie Howard joue un acteur vaniteux, constamment en querelle avec son éternelle partenaire (Bette Davis) à laquelle il a pourtant promis un mariage qu’il ne cesse de repousser. L’intrusion d’une charmante admiratrice (Olivia de Havilland, ) viendra encore un peu plus semer la pagaille dans ce couple pour le moins folklorique. Le duo Leslie Howard / Bette Davis fonctionne à merveille, tous deux survoltés comme jamais. Et puis, voir Bette Davis dans le registre de la comédie est plutôt inhabituel, elle que l’on retrouve plus fréquemment dans des rôles dramatiques, mais quelle surprise ! Olivia, j’en suis tombé amoureux, encore une fois, comme à chacun de ses films. N’oublions pas non plus Eric Blore, qui, dans la peau du valet de Leslie, ne manquera pas de vous rendre jaloux si vous êtes vous-même amateur et imitateur de cris d’oiseaux.
Je ne vous en dit pas plus et vous laisse le soin de dénicher ce bijou ! Pour ma part, un grand merci à la CINEMATEK de Bruxelles de l’avoir projeté, j’en suis ressorti plus gai et léger que jamais. Source : http://www.senscritique.com/film/L_Aventure_de_minuit/critique/33953866






Une merveille de screwball comedy digne des grands classiques du genre et assez inexplicablement méconnue, sans doute à cause de son casting qui aura peu eu l'occasion de déployer ses talents comique avec ce trio Leslie Howard (qui confirmera l'année suivante dans l'irrésistible Pygmalion d'Anthony Asquith), Bette Davis et Olivia de Havilland. L'histoire nous plonge dans le quotidien orageux du couple d'acteur shakespearien formé par Basil Underwood (Leslie Howard) et Joyce Harden (Bette Davis). Ces deux-là ne fonctionnent que dans le conflit permanent, l'égo surdimensionné de Basil n'ayant d'égal que le tempérament volcanique et la jalousie (justifiée) de Joyce. La mémorable scène d'ouverture les voyant interpréter sur scène le dernier acte de Roméo et Juliette donne le ton avec notre couple échangeant phrases assassines en douce et se déstabilisant mutuellement afin d'être l'attraction principale. Pourtant dans le public, une spectatrice vit le moment intensément tant elle est folle d'amour pour Basil, c'est la jeune Marcia (Olivia de Havilland) qui ira même lui déclarer sa flamme en coulisse. Tout cela au grand désarroi de son fiancé Henry qui va solliciter Basil afin qu'il dégoute Marcia de ses charmes. Ne reculant jamais devant la performance et souhaitant s'absoudre de ses infidélités passée avant une énième demande en mariage à Joyce, Basil accepte le défi et s'invite pour le weekend dans la richissime famille de Marcia Le potentiel de ce pitch prometteur sera génialement exploité grâce à l'abattage des acteurs du scénario à rebondissement de Casey Robinson et du rythme effréné qu'instaure Archie Mayo. 



                             

Leslie Howard jusque-là cantonné aux rôles de dandy romantique et d'intellectuel délivre là une prestation comique de haut vol. Il incarne là l'acteur narcissique dans toute sa splendeur, soliloquant du Shakespeare à toute occasion et en recherche constante de l'attention générale. On peut d'ailleurs y voir un second degré réjouissant sur lui-même puisqu'il jouait l'année précédente dans une adaptation de Roméo et Juliette signée George Cukor au côté de Norma Shearer Le voir ainsi tirer vers l'exagération ridicule les poses de héros romantique torturé est donc d'autant plus savoureux. Il retrouve ici Bette Davis avec laquelle il tourna L'Emprise (1934) et La Forêt pétrifiée (1936). Réticente au départ et n'ayant accepter que sur l'insistance du producteur Hal B. Wallis, cette dernière rayonne en actrice versatile,féroce puis radieuse, capricieuse puis jalouse et offre un répondant intense à Howard toutes leurs scènes communes étant chargée d'électricité. 


                                

Enfin Olivia de Havilland en ingénue se pâmant d'amour est parfaite, maniant la niaiserie de son personnage juste ce qu'il faut pour le rendre drôle sans le ridiculiser. Tous trois sont au diapason en poussant loin la caricature mais réussissant à rester attachant (notamment la faiblesse toute masculine d'Howard sous l'arrogance) et maintenir l'intérêt pour les enjeux Rien ne se passe ainsi comme prévu, Howard malgré ses bonnes intentions n'étant pas insensible au charme d'une Olivia de Havilland (les deux se retrouveront bien sûr en Ashley et Mélanie dans Autant en emporte le vent) à croquer de charme sous l'œil courroucé du fiancé (Patric Knowles un peu transparent au sein de la folie ambiante). On rit franchement plus d'une fois devant les attitudes odieuses de goujateries d'Howard en roue libre (l'arrivée nocturne bruyante dans la maison, le petit déjeuner épique) et une De Havilland énamourée qui lui pardonne tout à son plus grand désespoir Le meilleur moment reste lorsqu'il s'introduit dans la chambre de la jeune femme et qu'il se montre très entreprenant afin de l'effrayer et qu'au contraire elle s'avère encore plus pressante que lui. Mayo s'avère particulièrement inventif pour tirer ses situations loufoques dans leurs derniers retranchement notamment grâce au majordome déjanté de Basil génialement joué par Eric Blore tel cette scène où il imite sans succès tous les champs d'oiseaux possible pour prévenir son maître en fâcheuse posture (pas de chance une voilière se trouve juste à côté) de l'arrivée de Bette Davis Porte qui claquent, quiproquos en pagaille et gags s'enchaînent donc joyeusement jusqu'à un final où la morale bien malmenée jusque-là (De Havilland attendant Howard dans sa chambre d'hôtel) sera finalement sauve. Basil jamais aussi charmant que face à une partenaire le malmenant peut retrouver Joyce tandis que Marcia semble enfin avoir ouvert les yeux sur la mentalité des "acteurs". Et cette réplique de nous achever définitivement, Marcia s'avérant guérie de son amour pour Basile et lui un peu moins de son amour pour lui-même. (chroniqueducinephilestakhanoviste)



                


La Légion noire (Black Legion) est un film américain réalisé par Archie Mayo et Michael Curtiz (non crédité), sorti en 1937.
Lors de l'Âge d'or hollywoodien, la Warner Bros. était la Major la plus engagée et de très loin. "La Légion noire" en est un exemple parfait car c'est peut-être la seule oeuvre tournée à cette époque à dénoncer (du moins la seule produite par un grand studio hollywoodien !!!) les agissements du Ku Klux Klan (l’organisation dans laquelle entre le protagoniste s'appelle "Black Legion" mais il est plus que fortement sous-entendu qu'il s'agit en fait du KKK !!!). Pour cela, le scénario n'y va pas de main morte car plus que les scènes de violence qui sont plus suggérées que véritablement montrées c'est la stupidité de la "Légion" et de ses membres qui est abordée. Ainsi ceux qui la dirigent sont juste de froids hommes d'affaires qui profitent du fanatisme et de l'imbécillité de leurs "hommes" pour se remplir pleinement les poches, et difficile d'oublier le serment d'allégeance se faisant un pistolet sur la tempe qui est à lui seul une aberration comme seule la bêtise humaine peut en créer. Et puis, il y a le portrait du personnage principal... En fait, il s'agit juste d'un type normal, enfin plutôt d'un pauvre type normal, qui va être pris dans un engrenage qui va faire de lui autant une victime qu'un bourreau. Même s'il faudra encore attendre cinq ans avant qu'il accède au rang de star, Humphrey Bogart livre une prestation convaincante dans ce rôle et prouvait qu'il avait déjà pleinement le charisme pour faire voir que ce n'était qu'une question de temps. On notera aussi une scène assez étonnante qui se moque des médias et de leurs manières de "s'arranger" avec la vérité. On pourra juste regretter une fin un peu trop pompeuse et naïve pour convaincre. Mais il n'empêche c'est un film incontournable ne serait-ce qu'historiquement ou encore parce qu'il délivre un message malheureusement encore actuel. Source : http://www.allocine.fr/film/fichefilm-91070/critiques/spectateurs/


                                          


   

Alors que la promotion qu’il pensait devoir lui revenir est donnée à un de ses collègues d’origine étrangère, un ouvrier se joint à un gang qui organise des actions punitives contre les étrangers. La légion noire est ouvertement une dénonciation du Ku-Klux-Klan et l’originalité est de montrer comment un homme ordinaire peut succomber aux sirènes de cette organisation sinistre : une fois pris dans l’engrenage, il ne pourra plus revenir en arrière, lui-même victime autant que bourreau. Le film eut un grand retentissement à sa sortie aux Etats-Unis et fut même en partie banni en Europe. Il faut dire que, sans être exceptionnel, La Légion Noire est un film assez efficace, avec quelques scènes explicites lors des expéditions punitives qui, si elles ont perdu de leur impact aujourd’hui, marquèrent assez fortement les esprits dans les années 30. Pour l’un de ses premiers films où il tient la tête d’affiche, Humphrey Bogart livre une prestation assez convaincante. La Légion Noire peut sembler un peu naïf aujourd’hui, notamment dans son final, mais le fond de son propos, sur la xénophobie, reste toujours d’actualité, hélas. Source : http://films.blog.lemonde.fr/2009/05/05/legion-noire/

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