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dimanche 9 août 2015

Angie Dickinson

De ses modestes débuts dans les plaines du Dakota du Sud, à son accession aux hautes sphères hollywoodiennes, Angie Dickinson a toujours défendu sa vocation d’actrice authentique. Cristallisant toutes les qualités que les américaines voyaient en son modèle, au même titre que le charisme qui faisait chavirer les spectateurs masculins, la comédienne est restée chère au cœur du public.
Forte d’une carrière de légende, comptant une belle proportion de Westerns, Angie Dickinson s’est imposée comme la reine du genre en se distinguant, à la fin des années 1960, dans Le Pistolero de la rivière rouge ; une pépite signée Richard Thorpe, que vous pouvez (re)découvrir dès à présent dans le formidable écrin de la Collection Westerns des Trésors Warner. À cette occasion : retour sur les dates-clé qui ont marqué le parcours d’Angie Dickinson. Née dans la minuscule ville de Kulm, la jeune Angeline Brown – que ses proches surnomment déjà Angie – connaît une enfance épanouie loin de l’agitation des grandes villes, bien qu’elle aspire à un plus grand avenir. À dix ans, c’est avec enthousiasme mais non sans une certaine appréhension qu’elle part vivre en périphérie de Los Angeles, à Burbank. La proximité des studios de cinéma a tôt fait d’éveiller ses rêves de gloire, qu’Angie souhaite déjà se lancer dans une carrière d’actrice. Hésitant toutefois encore à devenir journaliste comme son père, la jeune femme tranche finalement en faveur d’une voie artistique, encouragée par son élection à un concours de reine de beauté qui se révèle décisif. (https://www.warnerbros.fr/articles/collection-westerns-angie-dickinson)


                                      
 
C’est la télévision qui lui offre une première opportunité, avec un petit rôle dans la série I led 3 lives, en 1954. Désormais, Angie Dickinson a un pied dans cet univers qui la fascine et qu’elle apprivoise en multipliant les projets et les registres. Faisant, parallèlement, une première incursion réussie au cinéma grâce à Mademoiselle Porte-bonheur, elle comprend qu’une carrière prometteuse lui tend les bras et s’oriente vers une filmographie populaire, destinée à toucher un large public.
Au-delà des rôles marquants qu’elle incarnera par la suite, la figure dominante d’Angie Dickinson reste celle de la femme à la fois forte et fragile, qui donne son intensité à l’intrigue. Sous la direction de Richard Thorpe, elle crève l’écran en tenancière de saloon réunissant des trésors de diplomatie pour éviter au Shérif Dan Blaine d’être rattrapé par un passé de gâchette facile dans Le Pistolero de la rivière rouge (1967). Formant un attachant duo avec Glenn Ford, la comédienne explore la veine sentimentale du Western avec le talent et le charme qui ont fait son succès. Source : https://www.warnerbros.fr/articles/collection-westerns-angie-dickinson




                  

Point Blank est le deuxième long métrage de John Boorman et son premier film tourné aux Etats-Unis. En adaptant un roman de Donald Westlake, le cinéaste britannique signe en 1967 l'une des œuvres séminales du cinéma du Nouvel Hollywood. On y retrouve les figures de la modernité qui marqueront le cinéma américain des années 70 : brouillage des repères (dans la mise en scène, dans le récit, dans la perception qu’ont les personnages du monde qui les entoure), perte de sens (le parcours du héros n’épouse plus une trajectoire morale), de but (figure concentrique de la construction narrative), empêchement de l’identification du spectateur, refus de la psychologie, dialogues minimalistes ou non signifiants... un héritage européen dont Boorman se sert pour travailler de l’intérieur (il signe son film pour un grand studio) les codes du film noir. Il les défragmente, en propose une relecture à l’aune de ce qu’est devenu l’Amérique dans les années 60 (paranoïa, théorie du complot...) et plie leur logique habituelle à l’univers mental de son héros. Montage fracturé, ralentis et essais expérimentaux nous font partager la trajectoire de Walker, là où le cinéma noir classique aurait pris en charge son voyage au bout de la nuit au moyen d’une voix off ; les jeux d’ombres et de lumières sont remplacés par l’utilisation extrême des couleurs ; la nuit cède la place au plein soleil...


                           
   

Mais la trajectoire de Walker fait partie d'un projet plus vaste et Boorman, très finement, utilise un code classique du film noir et du cinéma américain en général (l'individu seul face au système) pour in fine le contredire. Un goût amer reste en bouche, Boorman évacuant toute notion de rédemption, thème central du cinéma noir, ainsi que tout effet cathartique pour ne garder du genre que l’absurdité des trajectoires humaines, l’implacable présence du mal et la déshumanisation (ou monétarisation) de la société. Il est étonnant de voir qu’un tel film ait pu être réalisé dans le cadre du cinéma commercial hollywoodien. Si John Boorman a pu expérimenter à ce point et livrer une œuvre purement conceptuelle, il le doit à la volonté de Lee Marvin de laisser les coudées franches à ce jeune cinéaste britannique. En déléguant son droit de regard sur le scénario, la distribution et le choix de l’équipe technique (droit que l’acteur possède par contrat) à Boorman, il impose à la MGM de lui laisser une totale liberté artistique. Marvin avait le nez fin : Point Blank est l’un de ces films qui font avancer le cinéma. Source : http://www.tvclassik.com/notule2.php?id_film=1472



                 


Avec « LA VENGEANCE DU SHÉRIF », Burt Kennedy auteur-réalisateur attachant mais excessivement inégal, est allé puiser son inspiration dans l'œuvre d’Howard Hawks : Angie Dickinson avec ses bas noirs joue une ‘Feathers’ mûrissante, le shérif est assiégé dans son ‘office’ avec un prisonnier, un jeune pistolero lui prête main-forte et on voit même un conducteur de diligence imitant ouvertement Walter Brennan. On nage en pleine mythologie « RIO BRAVO ». Mais malgré ces belles références, ce pastiche-hommage-plagiat s’avère assez catas-trophique...
On a l’étrange sensation que les producteurs ont tenté après-coup, de donner des airs de comédie à un western tout ce qu'il y avait de sérieux, en lui collant une musique « cartoonesque », dissonante qui fausse complètement l'ambiance. Les décors sont franchement laids, à peine dignes d'un « BONANZA », et l'action se traîne de cliché en cliché. Robert Mitchum fait son vieux numéro routinier, bedaine en avant, en soupirant (un peu trop souvent) de lassitude. On peut le comprendre ! Le jeune Robert Walker, Jr. est quasiment invisible tant il est transparent et David Carradine se débat mollement avec un rôle imprécis de faux-gentil-méchant-traître-copain.
On ne comprend pas très bien la nécessité de produire un tel film, surtout que Hawks venait lui-même de signer un quasi-remake de « RIO BRAVO », avec son « EL DORADO », autrement plus réussi. Et dans lequel apparaissait également Mitchum ! Oui, décidément, il y avait vraiment de quoi être las…


   
       
Un western qui n'honore ni la filmo de l’acteur alors au plus bas à cette époque, ni même celle plus erratique de Kennedy. Et pour le coup, la patine du temps n’a même pas joué en sa faveur. Au départ je m'attendais vraiment à un très bon western au vu du casting et des photos d'exploitation mises par Jica mais ... c'est long, c'est lent et ça bouge pas beaucoup surtout au début, je me suis vraiment demandé si Kennedy n'a pas voulu par certains points imiter Leone : le train qui arrive en gare, les inconnus armés qui attendent ... pas une seule parole avant presque 10 minutes de bande et presque 15 pour parler en Français ( sinon ce sont les Mexicains en Espagnol ), là dessus Kennedy a battu Daves pour La dernière caravane mais le résultat est tout autre Certaines scènes et certains plans ont été bâclés, c'est limpide. Niveau casting pour Clint Walker c'est bof bof, Angie Dickinson ne prend pas l'ampleur nécessaire pour se tailler une vraie personalité par rapport à son personnage et on sent Robert Mitchum tatônner ... quant à David Carradine je l'ai trouvé largement sous-exploité alors qu'on aurait pû avoir un bon face à face aussi bien psychologique que physique avec Bob Mitchum !! Là on passe au travers de tout pour un "duel final" ( si on peut l'appeler comme ça ) original mais assez fantaisiste et inadapté ... sans compter les nombreuses invraissemblances de ce film. C'est pareil pour la bande sonore du film, bien qu'elle soit chantée par Robert Mitchum, elle revient trop souvent et toujours dans les mêmes tons ... enfin bref j'en arrête là, la seule scène où j'ai un peu pris du plaisir c'est l'attaque de diligence, le reste est très dispensable .Source : http://forum.westernmovies.fr/viewtopic.php?t=4705

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