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jeudi 20 août 2015

André Pousse

André Pousse est né à Paris le 20 octobre 1919, d'un père commissaire de police d'origine catalane et d'une mère auvergnate, il conservera toujours la marque de ses doubles origines. Il évolue dans les années 1920-1930, dans le Paris populaire de l'entre-deux-guerres, il en gardera son personnage de « titi parisien ». Sportif, il commence par la boxe. Après une sortie à vélo avec des amis qu'il laisse littéralement sur place, André Pousse débute une carrière de cycliste professionnel (essentiellement sur piste). Il participe et gagne aux Six Jours du Vél' d'Hiv' de 1942 à 1949, et Alain Delon, qui était alors enfant et son admirateur, se souvient même s'être disputé l'honneur de lui porter son vélo lors de cette manifestation. Cet événement sportif était suivi largement par la population de l'époque. Il arrête sa carrière de cycliste professionnel dans les années 1950, à l'âge de 30 ans. Dans les années 1950, on lui connaît une liaison avec Édith PiafÀ partir des années 1960, il devient acteur au cinéma et à la télévision. Il joue la plupart du temps des rôles de gangsters dans les films policiers de l'époque. On a pu le voir dans Le Pacha en dangereux gangster, dans quelques films de Michel Audiard, dans Le Clan des Siciliens en photographe ou encore en chef de la Gestapo dans La Septième Compagnie au clair de lune. Il fut l'agent de plusieurs acteurs. Il fut également un des directeurs artistiques du Moulin Rouge et du Casino du Liban, ainsi que fondateur et propriétaire de la discothèque « La Loco », 90 boulevard de Clichy à Paris.



                 


Georges Lautner renoue avec le style peu conventionnel des Tontons flingueurs. Un cran en dessous, Ne nous fâchons pas vaut quand même d'être vu pour ses dialogues souvent irrésistibles bercés par une musique très Sixtie's.
Quatre ans après les célèbres Tontons, le cinéaste Georges Lautner retrouve en 1966 une bonne partie des acteurs, menée par Lino Ventura, et les dialogues truculents de Michel Audiard. Pour apporter du sang neuf à cette mécanique déjà bien rodée, Lautner décide d'exploiter à fond le côté ours mal léché de Lino Ventura.
Malgré ses précédents succès, l'acteur ne se laisse pas convaincre si facilement. Après maintes relectures du scénario, Ventura accepte à la seule condition de ne pas tourner de scène de baiser ni de séquence en tenue légère. Durant les négociations, il se heurte néanmoins au refus des scénaristes de transformer son personnage en macho à la John Wayne...
Le tournage débute donc - non sans peine - et Lino n'est toujours pas d'humeur complaisante. Il entre même en conflit avec Georges Lautner à propos de plusieurs scènes, trop fades à son goût, et pousse Michel Audiard à remanier certains dialogues.
Trop perfectionniste, le comédien? Peut-être. Mais le jeu en valait la chandelle. Ne nous fâchons pas reste une référence en matière d'humour noir et de bons mots. Parodie oblige, même le titre de ce grand classique du cinéma français s'inspire d'une campagne publicitaire de l'époque: pour inciter à une conduite automobile détendue, des autocollants arborant un «Ne nous fâchons pas» fleurissaient sur les pare-brise. En guise de clin d'oeil, Audiard élabora une scène de cascade devenue culte. Wiki.


   


Pimenté par une sur-excentricité que le swinging London un poil pacotillard apporte de façon tellement ubuesque, le scénario s'essaie à draguer la jeunesse. C'est une tendance du cinéma de Lautner qu'on retrouvera dans ses autres films couleurs me semble-t-il dans les années 70-80. Un peu artificielle, voire ridicule a priori, mais finalement, avec le recul, je trouve cette naïve tentative plutôt réjouissante. La musique délirante, les danses frénétiques, les couleurs pétaradantes offrent un contraste saisissant aux discussions des malfrats du temps jadis. L'effet comique est heureux. Cela tient debout. Cela donne même un sel particulier à ce film. J'aime beaucoup ces disproportions, ces incongruités stylistiques.


                 


A 20h50 j'ai posé mon joufflu sur le canapé pour découvrir un nouveau film de Georges Lautner. A nouveau je me suis poilée, gondolée, poirée. Encore un beau film de mecs, de gnards, mais attention pas du branque ou du pegreleu.
Ca distribue des mandales, des torgnoles à tour de bras et ça défouraille à tout va.
Lino Ventura est toujours aussi bonnard, Mireille d'arc est drôlement choucarde et Jean Lefèvre est tellement gonflant qu'on a envie de le dessouder. Voilà encore une belle découverte.
Bon je vous laisse parce que maintenant je vais aller me brosser le râtelier et piquer un roupillon dans mon plumezingue parce que demain il faut aller marner. Source : http://www.senscritique.com/film/Ne_nous_fachons_pas/critique/27926312


                 

Quelques messieurs trop tranquilles est un film français réalisé par Georges Lautner en 1972, sorti en 1973, adapté du roman de A. D. G., La nuit des grands chiens maladesUn film culte des années 70 et probablement une des plus belles réussites de Lautner. A la base il y a un très bon roman de la Série Noire de A.D.G., auteur contreversé du début de la S.N. , à l'origine ami de JP Manchette , mais qui se tourne ensuite vers la droite et même la droite extrème. Son roman , le 1er publié à la Série Noire est justement à la croisée de ces pensées, mélangeant des Hyppies de gauche, des gansters un peu fachos et une vieille comtesse. C'est un assemblage improbable , surréaliste, "utopique" de personnages. Ce mélimélo est le premier intérêt du film , et met en lumière tout le talent de ADG ( tous ces premiers romans des années 70 sont excellents, malheureusement souvent non réedités ). Ensuite il y a les dialogues , les répliques , nombreuses , incessantes, et cultes . Celal fuse de touts les côtés , c'est digne de Audiard. Cela n'a pas vieilli d'un poil , car cela confronte "la pensée de gauche bien pensante" , le populisme et l'élitisme ( complètement d'actualité en 2013) . On rigole, c'est aussi très fin ,très bien écrit. Ensuite une mise en scène brillantissime de Lautner , la poursuite en voiture est culte , peut -être la plus désopilante avec celle du "Corniaud". L'attaque du garage à la mitraillette qui finit dans un bain de mousse , torunage dans le village Hippy ou dans le chateau de la comtesse sont réussis. 



   

Et enfin les acteurs tous excellents et on devine qu'ils se sont tous lachés . Galabru entouré de deux filles aux seins nus , en string , dans le chateau de la comtesse est énorme, jamais une scéne de séduction et d'excitation a été joué avec autant de naturel, Galabru ne joue pas , il est cet instituteur lubrique , à la libido explosée , il est bien à deux doigts de craquer .Miou Miou toute mignonne, dans un de ces premeirs rôles, , Lefevre , toute la bande est excellente. Un film culte , une grande réussite , a voir et à revoir.  Voici ce que l’on peut sans rougir définir comme du VRAI CINEMA DE DIVERTISSEMENT ! « Quelques messieurs trop tranquilles » s’inspire du roman d’ADG (Alain Fournier dit le « Jeune ») « La nuit des grands chiens malades », chronique berrichonne… Ici l’auteur du bouquin abandonne sa sensibilité toute droitière pour nous offrir une galéjade anarcho-paysanne qui est bien plus profonde qu’il n’y parait… Et le film, dont les dialogues, savoureux, sont signés Lautner et Poiré, transposant l’histoire dans les causses du Quercy est du même tonneau en restant simplement HILARANT ET SIGNIFIANT de l’époque où il est tourné.


                  

Lautner est vraiment un réalisateur GÉNIAL… C’est toujours bon de réaffirmer une évidence ! Galabru, jean Lefèvre, Paul Préboist, Henri Guybet, André Pousse, Castelli sont de la partie et nous offrent un panel de fa(me)ux ahuris absolument gouleyante ! Car l’histoire farfelue, mais en prise directe avec l’esprit de l’époque, se goûte comme un bon vin de terroir charpenté et qui tient bien en bouche… La maman du réalisateur, la grande René Saint Cyr nous sert une comtesse foldingue s’extasiant dans une géode multicolore à l’image du chatoiement des hippies fleuris qui l’accueillent en minaudant! Le contraste fait mouche ! D’ailleurs ce film mémorable vaut aussi pour une pléiade de jeunes actrices et acteurs au physique des plus exposés et engageant ! De la haute gastronomie cinématographique vous dis-je! Launer offre à la toute jeune Miou Miou un de ses premiers rôles d’une belle et suave sensualité… Humour un peu trop caricatural me dira t’on? Peut-être ! (Voyons ce qu’en pense mon plagieur Jean Claude Meyer sur TL… Mais les bons mots fusent durant toute la durée du film (on savait servir une histoire courte et bien écrite en ce temps là !). Et le film, qui est le reflet d’une période révolue, n’a cependant pas pris une ride! L’EXEMPLE MÊME DU BON MOMENT DE DÉTENTE JOYEUX ET INTELLIGENT ! Source : http://www.allocine.fr/film/fichefilm-32546/critiques/spectateurs/recentes/

6 commentaires:

  1. Très grand film en effet que Ces quelques messieurs trop tranquilles alors que Les tontons flingueurs n'est pas si bon que cela, voire même faiblard. André Pousse a toujours tenu un peu prés le même rôle, bien qu'assez sympathique au final !

    Merci pour ce rappel d'une époque heureuse !

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  2. A mon avis,pas grand chose a sauver dans la carrière de Lautner a part peut être les monocles (au moins pour avoir confié ce rôle a Paul Meurisse!) ,"Sur la route de Salina" et effectivement ce très réussi "quelques messieurs...",bien belle adaptation d'un de mes série noire préféré de ce vieux réac d'ADG.
    Et André Pousse était un grand monsieur qui arrivait a être bon dans des films souvent bien moyens.
    radisnoir

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    1. Personnellement , j'ai un faible pour Le Septième Juré ...et je pense qu' Arrêtez les tambours est très correct ,non ?

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  3. c'est vrai que le septième juré est quand même plutôt réussi avec un excellent Blier dans mes souvenirs , je l'avais injustement oublié celui la , merci de la piqure de rappel.Quand a arrêtez les tambours,j'ai pas franchement de souvenirs...j'y remédie de ce pas...
    En tout cas merci pour la (les) piqure(s) et le film "quelques messieurs..."bien sur.
    bonne journée
    radisnoir

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  4. https://3be65z.1fichier.com/
    http://turbobit.net/fh9u8lepcd57.html

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