.

.

lundi 31 août 2015

Yves Barsacq

Le sympathique Yves Barsacq a très bien connu Louis De Funès. D'une part, ils sont tous deux d'anciens élèves de l'Ecole de Photo et de Cinéma à Paris, d'autre part, il fut comédien dans "Le diable et les dix Commandements", "Des Pissenlits par la racine", "Pouic Pouic", "Le Gendarme se Marie", "Le Tatoué" et "Le Gendarme en balade". Preuve de son talent, Yves Barsacq a aussi côtoyé tous les plus grands, comme vous le verrez... Qui ne souvient pas de ses coups de sang qui ont donné des répliques cultes pour les passionnés de Louis De Funès ? "Pellot !" " Patate !". Depuis quelques années, il se consacre au doublage de films et de dessins animés. Il donna entre autres sa voix à l'un des deux Dupondt dans "Les Aventures de Tintin" ou au grand-père de "Cédric". Il nous reste à le remercier chaleureusement pour sa disponibilité et à le féliciter pour sa belle carrière. Il apparaît en effet dans plus de 170 films... Vous avez joué avec les plus grands: Blier, Gabin, Ventura, Serrault, Bourvil...quels souvenirs ?



                            


- J'ai "servi la soupe" à plus de cent vedettes : Bardot, Feuillère, Ventura dans "Le Gorille vous salue bien", c'est le seul qu'il ait fait, après ils ont pris Hanin et c'était quand même moins le personnage parfois. Lino était sympa à cette époque, il n'était pas encore une grosse vedette. Il était parfois renfermé et triste (je pense à cause du handicap de sa fille). Il n'avait pas eu de formation d'acteur mais cela ne l'a pas empêché de devenir un très grand acteur quand même, il était catcheur mais n'aimait pas ce terme, il voulait que l'on dise qu'il était lutteur.- Vos débuts remontent à 1957 dans "Charmants Garçons"...
- J'ai même joué dans un autre film avant. J'ai commencé par être technicien. J'ai fait l'école Louis Lumière. j'ai été deuxième assistant prise de vue et là j'ai connu beaucoup de techniciens. C'était très dur de percer à l'époque. J'ai pris aussi des cours d'art dramatique. Après 3 ans de cours, j'ai commencé à tourner un peu grâce aux gens que j'ai connus. Mais aujourd'hui, je ne connais plus personne. Les réalisateurs ne connaissent plus les seconds rôles de ma génération. J'ai commencé à tourner au cinéma en 1957 dans "Un amour de poche" de P. Kast avec Jean-Claude Brialy. Source : http://nimotozor99.free.fr/yves-barsacq.htm


                             

                 

Le septième juré : Film de Georges Lautner (France, 1962). D'après le roman de Francis Didelot. Image : Maurice Fellous. 90 mn. NB. Avec Bernard Blier : Grégoire Duval. Maurice Biraud : le vétérinaire. Francis Blanche : le procureur. Danièle Delorme : Geneviève Duval. 
Un notable, juré au procès de l'homme injustement accusé d'un crime qu'il a lui-même commis, va tout tenter pour le faire acquitter. Malheureusement, la ville préfère le faux coupable au vrai coupable...
Pourquoi le pharmacien Duval, homme au dessus de tout soupçon, partenaire de bridge des notables de la ville, s'acharne-t-il lors de son procès à faire innocenter le bellâtre Sautral qu'on accuse d'avoir étranglé sa compagne, une demi-prostituée qui l'entretenait? D'abord, parce que l'ironie du sort a voulu que Duval soit choisi comme juré du procès, ensuite, parce, l'ayant lui-même étranglé dans un moment d'égarement pour la faire taire quand elle se refusait à lui, le respectable pharmacien ne sait plus comment sortir d'une culpabilité qui le ronge... 



            

Petit à petit, le personnage de Duval évolue, au début, il voudrait bien sauver sa peau, ensuite, il ne veut pas faire condamner un innocent à sa place, puis, chemin faisant, alors qu'il a réussi à faire innocenter Sautral au tribunal, cela ne lui suffit plus. Soudain réveillé de l'anesthésie de sa vie vide de sens, non seulement  Duval veut aider Sautral, acquité mais montré du doigt comme un assassin remis par erreur en liberté par sa faute, mais il veut être reconnu coupable,  mieux, reconnu comme un homme capable d'avoir désiré une jeune femme. Une femme désirable qui lui rappelle une fille du même âge qu'il n'a pas osé aimer dans sa jeunesse. La morale du film est ambigüe : Duval est embarqué en ambulance alors qu'il sortait se livrer à la police, son épouse préférant le faire enfermer dans un hôpital psychiatrique que de compromettre l'avenir de la pharmacie. Mais Duval enfermé, "cette prison ou une autre", comme il le dit lui-même, sera sans doute plus libre dans sa tête que le pharmacien Duval derrière son comptoir ou faisant le quatrième au bridge avec ses pairs... 



                                           



Le réalisateur Georges Lautner n'a pas toujours fait des films parodiques et légers, il a commis d'autres films qu'on a oubliés comme "La Route de Salina", par exemple, dans les années 70, polar hippie culte mais introuvable. Avec "Le 7° Juré" Lautner  livre un film dans la tradition du film noir français des années 50/60 avec une analyse incroyablement sombre de la bourgeoisie de province. Non seulement, personne ne va soupçonner Duval, ni le commissaire de police, ni le procureur, ni aucun de ses semblables du milieu conservateur bien-pensant auquel il appartient, mais, pire, personne ne veut qu'il soit coupable et surtout pas son épouse Geneviève qui voyait en lui un futur député... Bernard Blier est franchement génial dans ce rôle d'un homme se réveillant d'une existence mortelle en commettant un meurtre, le visage et le regard tellement expressifs transmettant les tempêtes morales et les conflits qui le dévastent. Au casting également, du beau monde, Maurice Biraud, Francis Blanche, Danielle Delorme, etc... 
                                       

Tourné en 1962, filmé en noir et blanc, jouant avec les ombres et les clair-obscurs, sur la voix off de Blier racontant son parcours mental, le procès n'est pas celui de Sautral (occupant une partie du film) mais un réquisitoire noir c'est noir contre l'hypocrisie bourgeoise et les préjugés d'une certaine élite provinciale bornée et réac pour qui l'assassin doit avoir le profil d'un assassin et payer au passage pour son absence de moralité (Sautral se fait entretenir par des femmes) et pas celui d'un  notable comme eux, ce qui entacherait la respectabilité de l'entité bourgeoise dans son ensemble. Programmé à 0h35 sur le câble, pour insomniaques, bien évidemment... ce film gagne à être (re)connu, une période du cinéma français riche en bonnes surprises. Source : http://www.cinemaniac.fr/le-7-jure-au-dessus-de-tout-soupcon/


                


Avec "Le Chat", adaptation du roman de Georges Simenon, Pierre Granier-Deferre revient sur la vie d'un couple après de longues années de mariages, ils ne se parlent plus beaucoup et leurs sentiments l'un envers l'autre ont régressé, mais un chat vient chambouler leur vie, lorsqu'il se prendra d'affection et pour lui et qu'elle en deviendra jalouse. Il nous livre un très bon film, mais surtout bouleversant, il aborde le thème de la vieillesse et notamment à travers le mariage, des relations de coupe, de la vie, de la nature humaine et tout ca à travers deux personnages merveilleusement écrit et bien interprété par un duo dont l'alchimie est impeccable. Simone Signoret est bouleversante dans la peau d'une veille marié au problème physique et Jean Gabin géant. La mise en scène est impeccable et adéquat, et l'atmosphère prenante, à l'image de cette vision Parisienne, entre chantier, bruit et désenchantement. La partition musicale est superbe. Un grand film, toujours juste, parfois dur et finalement bouleversant.  Un film dur et d'une infinie tristesse qui nous plonge dans le morne quotidien d'un couple au crépuscule de la vie, usé et aigri par le temps. De leur amour, il ne reste plus que de lourds silences et de vains regards qui en disent plus que n'importe quel dialogue. Seuls, diminués et reclus dans leur pavillon au cœur d'un quartier qui n'est plus qu'un vaste chantier de démolition, ils sont trop habitués l'un à l'autre pour se dire qu'ils s'aiment, sont trop vieux pour se séparer et n'ont désormais plus que la confrontation pour briser un tant soit peu l'indifférence qui s'est installée entre eux. Véritable drame humain, "Le Chat" m'a autant troublée par sa cruauté et son réalisme, qu'il m'a émue par sa pudeur, sa simplicité, et bien sûr l'interprétation magistrale et déchirante du couple Signoret/ Gabin. 



   

Un film amer mais plein de justesse qui n'a pas volé son titre de classique. Sous ses airs de huit clos étouffant qui soit dit-en passant est quasiment dépourvu de dialogues (du moins entre les deux personnages principaux), Le Chat est en réalité une histoire d'amour cachée sous la haine et l'indifférence d'un vieux couple ne se supportant plus et qui se déchire lentement. De plus, l'arrivée d'un chat va provoquer une tension supplémentaire. Gabin et Signoret ne communiquent que grâce a des petits messages sur papier. Chaque petit bout de papier envoyé traduit un éloignement inévitable et laissant croire qu'il n'y a plus aucun sentiments. Mais ces sentiments dissimulés éclateront au grand jour lors des dernières minutes du film... Le contexte: Paris sombre du début des années 70 qui est lui aussi victime du modernisme, on détruit les vieux pavillons pour les remplacer par des logements un peu plus luxueux. Un film culte du cinéma français avec en tête d'affiche deux monstres sacrés du cinéma français.Le chat fonctionne sur la relation violente et mutique entre les personnages joués par Jean Gabin et Simone Signoret. Tous les deux forment un couple d'enfer et les deux acteurs fournissent une excellente interprétation. Signoret, vieillie et usée prématurément est touchante en quinquagénaire alcoolique, boiteuse et mélancolique de sa jeunesse d'acrobate. 


                 


Le troisième personnage, tel sorti d'un film d'Antonioni, est le beau chat d'où tout converge (ses apparitions sont bien distillées, à la limlite du fantastique). Les scènes d'impossible communication entre les deux protagonistes renvoient aussi à un Antonioni très franchouillard ; ces scènes sont les meilleures du film dont le montage est bien réussi. Plus qu'un simple affrontement entre deux vieilles personnes ou l'étude des problèmes des vieux couples, le film montre aussi la fin d'une époque. Tourné en 1970, Le Chat est corrélatif de l'expansion du quartier de la Défense où les petits pavillons se sacrifient sur l'autel de la verticalité des habitations ce qui fait ressembler le vieux quartier en travaux du couple au Bronx de la pire époque. La monotonie de ce vieux couple pathétique affronte ainsi les mutations de l'environnement ; le vainqueur ne fait aucun doute, d'où la mort des deux ex amants, tel un suicide déguisé. Les films sur la vieillesse ne sont pas si fréquents au cinéma (le top étant tenu par Ozu, McCarey ou De Sica). Georges Simenon montre ici son immense talent dans la description des comportements humains. Il s'agit sûrement de l'un des meilleurs films de Gabin (en tout cas son dernier grand film) et peut être le plus réussi de Pierre Granier-Deferre généralement un cinéaste consensuel et académique.Jean Gabin et Simone Signoret ont reçu tous deux un Ours d'argent à Berlin pour leur interprétation. Source : http://www.allocine.fr/film/fichefilm-4686/secrets-tournage/

Wilfrid Hyde-White

Wilfrid Hyde-White est un acteur anglais, né à Bourton-on-the-Water (Gloucestershire, Angleterre, Royaume-Uni) le , décédé à Los Angeles — Quartier de Woodland Hills — (Californie, États-Unis) le .
Son nom est parfois écrit sans trait d'union (voire seul crédité), et son prénom quelquefois orthographié Wilfred. Au théâtre, il débute en 1922 à Londres, où il retrouve au St James's Theatre, en 1951, Vivien Leigh et Laurence Olivier, dans César et Cléopâtre (Shaw) (en) et Antoine et Cléopâtre. Tous trois reprendront ces deux pièces jusqu'en 1952 à Broadway (New York), où Wilfrid Hyde-White se produit au total à cinq reprises (entre 1947 et 1973).
Au cinéma, il participe à son premier film en 1934 et à son dernier en 1983, se partageant entre les films britanniques et américains. Mentionnons deux de ses rôles les plus marquants, celui de Crabbin dans Le Troisième Homme (1949), et celui du Colonel Pickering dans My Fair Lady (1964).
À la télévision, de 1953 à 1983, il tourne des téléfilms et des séries (Columbo, Mission impossible, La Quatrième Dimension...). Enfin, il se produit à la radio de 1962 à 1965, dans une comédie radiophonique de la BBC, The Men from the Ministry .



                 


Jack Lee Thompson ! De prime abord, le seul nom du réalisateur ne m’engageait guère à découvrir ce film d’aventures anglais des années 50. Pourtant, malgré toutes les réserves qui vont être émises par la suite, Aux frontières des Indes fait partie des films les plus regardables de ce piètre cinéaste. Il faut dire qu’en France, nous ne connaissons son oeuvre qu’à partir des années 60 et l’étonnant succès de l’insipide Les Canons de Navarone. Auparavant, il avait tout de même mis en scène quatorze autres films dont ce "western aux Indes". Pour pouvoir apprécier ce dernier, il vous faut donc absolument ne plus penser à cette impressionnante liste de films médiocres qui a suivi, des Nerfs à vif à Kinjite en passant par les sommets de ridicule que constituent Le Mystère des treize ou encore L’Or de MacKenna. Mais ne nous acharnons pas plus longtemps sur cette sinistre filmographie et revenons à cette sorte de "chevauchée fantastique" transposée aux Indes au début du siècle, un film qui, malgré ses nombreux défauts, possède le mérite non négligeable de ne presque jamais ennuyer le spectateur.
 Les dix premières minutes, quasi muettes, sont vraiment impressionnantes et laissaient présager un film beaucoup moins conventionnel qu’il se révèlera être. Le film débute par l’assassinat du père du futur prince après que les rebelles ont envahi le palais avant d’y mettre le feu. Un travelling arrière part du monarque en gros plan, le visage livide, pour s’élever et le découvrir encerclé par les musulmans qui viennent de faire irruption dans la salle du trône : un mouvement de caméra vraiment très réussi et qui se termine par la mort du monarque transpercé par une dizaine de sabres. 



   

Les scènes et les plans suivants montrent la fuite du jeune prince, l’attaque et le siège d’Haderaba sans presque qu’aucune parole ne soit proférée. Ce long prologue mouvementé est soutenu par une partition qui acquiert toute son ampleur dans ce superbe démarrage mais qui se fera malheureusement trop discrète par la suite ; une partition signée Mischa Spoliansky, espèce de symphonie "malhérienne", mélange d’éléments bouffons et de grandeur romantique. Après quelques envolées superbement grandiloquentes, un silence brutal correspondant à un changement de point de vue se révèle encore être une idée de mise en scène qui fonctionne à merveille ; ce plan d’ensemble voyant le palais princier se consumer possède une force exceptionnelle par la brusquerie du silence qui se fait. Une utilisation judicieuse de l’image (superbes Cinémascope et photographie de Geoffrey Unsworth) et du son qui va se raréfier au fur et à mesure de l’avancement du film. Celui-ci se poursuit avec encore quelques scènes spectaculaires à la figuration impressionnante, avant que l’on entre à l’intérieur des appartements du gouverneur de la ville où le calme règne encore à ce moment-là. Nous prenons alors connaissance de la situation, qui jusqu’à présent ne nous avait pas été plus explicitée, et des personnages qui vont ensuite devoir prendre place à bord d’un vieux train et traverser des centaines de kilomètres à travers des paysages désertiques et grandioses mais extrêmement dangereux.



                                  


Puisque ce film a parfois été comparé à Stagecoach, le wagon remplaçant ici la diligence, nous constatons d’emblée que les personnages sont aussi typés que dans le classique de John Ford, la différence étant que, malheureusement, leur évolution psychologique n’a pas lieu au cours de ce voyage qui aurait pu être initiatique ; tels ils sont au départ, tels ils seront à l’arrivée. L’odieux trafiquant d’armes, l’honnête officier britannique, le conducteur hindou à la langue bien pendue, la courageuse gouvernante, la femme du gouverneur patriote n’auront pas profité de cette aventure pour se voir enrichis par un scénario bien mené, mais finalement sans aucune originalité, de Robin Estridge. Cela n’aurait pas été bien grave si la qualité de la mise en scène de Jack Lee Thompson avait été constante et si la virtuosité du début avait perduré tout du long. C’est pourtant loin d’être le cas. Alors que, outre le début déjà évoqué, certaines autres séquences méritent d’être signalées, toutes les scènes dialoguées sont platement filmées, assez inintéressantes, et cassent le rythme du récit d’autant plus que les dialogues ne sont pas forcément mémorables et que la direction d’acteurs laisse à désirer. Dvdclassik.


                                 


Le Milliardaire serait l'un des plus mauvais films de George Cukor et l'un des moins brillants de la filmographie de Marilyn Monroe. Let's Make Love, son titre original, sort sur les écrans en 1960. A l'affiche, Marilyn Monroe et Yves Montand. Ce dernier incarne Jean-Marc Clément, un milliardaire français, qui apprend qu'il sera la risée d'une nouvelle comédie musicale (éponyme du titre original du film). Curieux, il assiste à une répétition de la troupe de Broadway et tombe sous le charme de la principale interprète féminine, Amanda Dell. Alors que ses jambes, gainées de noir apparaissent à l'écran, avant son visage, elle chante : « My name is... Lolita... and uh... I'm not supposed to... play... with boys!/ I just adore his asking for more but my heart belongs to daddy » (paroles et musique de Cole Porter, le film est nominé aux Oscars en 1960 dans la catégorie Meilleure musique pour une comédie musicale). La comédienne le prend pour un acteur qui auditionne pour le rôle de Jean-Marc Clément. Le Milliardaire laisse faire et Amanda décide de le prendre sous son aile. Pour la conquérir, l'homme d'affaires tente de s'initier à l'art de divertir. Ses professeurs ne seront autres que Milton Berle pour l'humour, Bing Crosby pour le chant et Gene Kelly pour la danse. Ils jouent leurs propres rôles mais ne figurent pas au générique.


   


Toute l'intrigue du Milliardaire est construite autour d'un quiproquo dont la levée marque le dénouement du film. La situation est déstabilisante de par sa nature et de par ses implications pour le héros masculin. Jean-Marc Clément est dérouté par les codes de cette industrie dont il ne connaît pas les règles malgré tous les enseignements qu'il reçoit. L'amour le fragilise. Cukor multiplie les gros plans sur le visage de Montand pour montrer combien son personnage est désœuvré dans cet univers, en dépit de la stratégie pour le conquérir, et à travers lui l'amour d'une femme. Et quelle femme ! Marilyn Monroe est sexy. Ses tenues de scène : justaucorps et robes moulants, corsets et autres légèretés la mettent divinement en valeur.

Amanda Dell est une version, peut-être plus empathique, de ces personnages de femmes quelque peu ingénues que Monroe a l'habitude d'incarner. De fait, pour la première fois de sa vie, Jean-Marc Clément rencontre une femme qui ne s'intéresse pas à sa fortune. Amanda n'a d'yeux en réalité que pour sa co-star incarnée par Tony Randall, alias Tony Danton. Elle finira par céder aux avances du milliardaire qu'elle a pris l'habitude de défendre. Est-ce de l'amour ? Le scénario perd de sa crédibilité au fur et à mesure que le générique de fin approche. Car on voit l'industriel la séduire, mais jamais leur relation se construire.



Exemple quand elle accepte enfin de dîner avec lui, c'est pour permettre à son partenaire masculin de montrer ses talents au nouveau producteur du spectacle, qui n'est autre que le bras droit de Jean-Marc Clément. L'intérêt du film est relancé dans les dernières séquences du film, celles où Amanda peine à croire que Jean-Marc Clément est vraiment... Jean-Marc Clément. C'est d'autant plus ironique que le film repose sur l'idée qu'il sera aimé pour lui-même et pas pour ce qu'il représente. La construction narrative laisse entendre la thèse contraire dans cette version de Cendrillon revisitée par Cukor. Le réalisateur du mémorable My Fair Lady (1964) a pourtant fait de la comédie romantique une spécialité, tourne depuis en couleur et a réalisé sa première comédie musicale avec Une étoile est née (1954) avec Judy Garland.


A 34 ans, Monroe est à l'apogée de sa carrière et on ne le sait pas encore, tourne son avant-dernier film. Let's Make Love précède Les Desaxés (The Misfits, 1961) qui réunit Clark Gable et Marilyn Monroe. Deux acteurs avec lesquels Cukor a failli travailler quelques années plus tôt. Alors qu'il est écarté d'Autant en emporte le vent (1939), à cause de sa mésentente avec le producteur David O. Selznick, un mois avant le début du tournage de The Women (Femmes, 1939), il refuse de travailler sur Sept ans de réflexion (1955). L'une des perles de la carrière de Marilyn Monroe, à l'instar de Certains l'aiment chaud ou de Bus Stop. 



                      


L'anglais d'Yves Montand, de l'humour et quelques répliques cultes font de Let's Make Love un film plaisant. Surtout du fait des apparitions chorégraphiées de Marilyn Monroe. Son rôle a été renforcé dans le scénario par son époux d'alors, Arthur Miller qui n'est pas non plus crédité au générique. Le dramaturge a beaucoup contribué à faire exister Le Milliardaire. C'est lui qui suggère notamment Yves Montand. Le comédien français doit son entrée dans le casting à sa prestation dans Les Sorcières de Salem (The Crucible, 1957) de Raymond Bouleau au cinéma, deux ans après l'adaptation française de la célèbre pièce de théâtre produite en 1953. Simone Signoret, qui joue avec son compagnon dans ces productions, et Arthur Miller seront les victimes collatérales de Let's Make Love. La romance se poursuivra en dehors des caméras. 


Toute la crème masculine d'Hollywood est sollicitée pour interpréter Jean-Marc Clément. En vain. Charlton Heston, James Stewart, Rock Hudson, Cary Grant, Yul Brynner ont refusé de donner la réplique à Marilyn Monroe. Quant à Gregory Peck, il abandonne le projet parce qu'il estime que sa partition est réduite après le passage de la plume de Miller et craint les retards dont on dit Marilyn Monroe coutumière. Le Milliardaire n'a pas fait d'Yves Montand et de Marilyn Monroe, l'un des couples les plus mémorables du cinéma des années 60 et même au-delà (contrairement à la réalité), mais le film jouit d'un charme désuet qui opère toujours cinquante après sa sortie. Source : http://www.iletaitunefoislecinema.com/chronique/4082/le-milliardaire-lets-make-lovegeorge-cukor-1960

dimanche 30 août 2015

Lucien Rozenberg

Lucien Rozenberg est un acteur, scénariste, réalisateur et metteur en scène français, né le dans le 4e arrondissement de Paris et mort le (à 73 ans) à Neuilly-sur-Seine. Durant la Première Guerre mondiale, Lucien Rozenberg débute une série de courts-métrages humoristiques joués par lui-même, sous son simple prénom « Lucien ». Il en est à la fois l'acteur principal et plusieurs fois le réalisateur. Après la guerre, il met un terme à sa carrière cinématographique et revient au théâtre comme acteur et metteur en scène. Il devient directeur du Théâtre de l'Athénée au début des années 1930.
On le retrouve comme acteur de cinéma dans quelques films au cours des années 1930.


Abel Gance réalisa un film sur Beethoven en 1936 : "Un grand amour de Beethoven".
Harry Baur interprète Ludwig van Beethoven. Comme il est beaucoup question de dames, Thérèse von Brunswick est jouée par Annie Ducaux, et Juliette Guicciardi par Jany Holt.

Enfin, Jean-Louis Barrault est Karl. Abel Gance nous entraîne dans un film d'une très grande sensibilité. Tout n'est qu'atmosphère, et le noir et blanc se prête remarquablement à cette histoire. Ce film est d'un esthétisme sans reproche (mais la qualité du son reste détestable).
L'histoire est symbolique avant tout. Les grands moments de la vie du compositeur sont filmés comme autant de grandes épopées. Un souffle qui anime le film est conduit par le talent du réalisateur, Abel Gance, et de l'interprète principal, Harry Baur (qui joue Beethoven à tout âge avec le même visage et la même allure !).
Les personnages sont tous très machiavéliques : Giulietta est la muse de Beethoven, bonne et attentive ; Thérèse est égoïste, indécise et malheureuse ; Karl est le vaurien trop souvent dépeint ; les amis du compositeur forment une bande de joyeux drilles et de fidèles compagnons ; sa servante lui est dévouée toute sa vie... "Un grand amour de Beethoven" est sans aucnu doute l'un des meilleurs films sur Beethoven. La musique est de... Ludwig van Beethoven. Et le "Miserere" final, chanté sur la sonate "Au clair de lune" suscite une émotion formidable. Quel cinéaste français pouvait mieux que Abel Gance donner une représentation de la vie de Beethoven ? Je ne vois pas. Le souffle legendaire du cinéaste est passé même sans doute d'une façon excessive,non pas excessive sur l'esprit de cette histoire mais sur les nombreux épisodes montrant le musicien si malheureux et si pauvre. 


                 

Abel Gance ne se raconte pas tellement sa mise en scène est forte. A chaque séquence, il y a toujours quelque chose de plus que l'indispensable pour nous en mettre plein la vue. Mais, comme c'est fort beau la plupart du temps,nous n'allons pas nous plaindre. C'est un paradoxe que ces remplissages, car contrairement aux romans ou il faut remplir une page vierge;au cinéma il faut débarrasser le champ de la caméra que tout ce qu'il y a en trop. Inutile de dire quelle place la musique de Beethoven tient dans ce film et quels magnifiques montages Gance à réalisé...C'est absolument à ne pas rater. Sur le plan sentimental,il y a plus de choses à dire car si Juliette Guicciardi a bien été l'inspiratrice de la ''sonate au clair de lune'' elle ne fut sûrement pas celle de ''la lettre à l'immortelle bien aimée'' et lui attribuer cet honneur est une offense à l'histoire. L' « immortelle bien aimée » restera  une des passions de ce surhomme qui n'en manqua pas. Jany Holt, ici, se fait voler la vedette par Anne Ducaux et ce fut pour moi une surprise que l'étonnante héroïne de ''l'alibi '' passe autant inaperçue.


                             


Parmi toutes les géniales trouvailles audiovisuelles de ce film rare,je garderai les images du moulin en mémoire ...Il restera pour moi le moulin du cinéma. Biographie originale et puissante ou Abel Gance revendiquait le droit à la crèativitè, à condition de ne pas trahir l'essentiel, c'est à dire la musique qui porte le film de bout en bout! A cet ègard, la plus belle scène du film est celle ou Beethoven, pratiquement sourd, compose "La Pastorale"! Le musicien n'entend pas ce qu'il joue et transforme les sons en images, puis les images en musique! Ce que le spectateur perçoit avec son ouïe, Beethoven l'entend au-delà des sens! Cette sèquence, troublante à plus d'un titre, est restèe gravèe dans toutes les mèmoires, tout comme cette pleine campagne où les cloches sonnent à toute volèe, avec des plans fixes du magistral Harry Baur qui campe un modèle de hèros romantique, dans un silence total! Un grand classique du cinèma français... Source : http://www.allocine.fr/film/fichefilm-26221/critiques/spectateurs/recentes/



                               


Josette est un film français réalisé par Christian-Jaque, sorti en 1937Fernandel est la vedette d'un autre beau film de Christian-Jaque, "Josette", une comèdie sentimentale dans laquelle il interprète avec tendresse le rôle d'un simple et modeste employè de banque qui recueille une fillette de dix ans et transforme sa vie, et à laquelle la propre fille de Fernandel prête son visage et sa fragilitè! Albert Durandal / Fernandel n'a que pour toute fortune 300 francs et doit à tous les commerçants du quartier les 3/4 de son propriètaire! Quand il rentre dans son immeuble où il gite, il est obligè d'utiliser la ruse pour sa vieille sorcière de concierge! Ceci-dit, il ne sait pas si un jour il sera une grande vedette (ça peut arriver comme ça ne peut pas arriver) mais il y a une chose dont il est sûr, c'est qu'il prèfèrerait mourir de faim plutôt que de renoncer à son art! Une première partie rèussie dans une histoire qui lorgne du côtè de Frank Capra où les meilleurs passages resteront la complicitè èvidente et èmouvante entre Fernandel et sa fille! De plus, c'est dans ce film de Christian-Jaque que Fernandel chante en duo avec sa fille « C'est la fête à tante Aurore » , chanson sentimentale à deux voix! Et surtout la cèlèbre chanson « Cèlestine »...
 Josette, dont la mère part en convalescence, se voit confiée à son voisin Albert, comptable rêveur qui aspire à une carrière d'artiste et dont les fins de mois sont difficiles. Une rencontre inespérée lui permettra pourtant de réaliser son rêve, même si ce n'est pas tout à fait dans le registre qu'il imaginait. Albert deviendra Albertal et l'on pense automatiquement à Fernand devenu Fernandel et à sa propre histoire! 


   


C'est un petit film agréable et bien fait qui réunit Fernandel et sa propre fille, Josette. Le film termine sur un clin d'oeil à double sens et touchant. A noter cependant que certains termes et situations pourraient apparaître aujourd'hui ambigüs et certains ne manqueront pas d'y voir l'expression d'idées racistes. Je préfère y voir une forme d'humour et de dérision qui a un peu disparu de nos jours. Mais le contexte de l'époque n'aide pas à y adhérer. Un film ou Fernandel est très emouvant avec cette petite fille qui est joué par sa propre fille Josette. C'est un petite bijoux du cinéma français. A voir absolument... On a vu qu'à n'importe quel contrat au monde, il préfère la présence de sa femme Henriette et de ses trois enfants. D'autant que l'aînée, Josette, vient d'avoir dix ans et réclame toute son attention. "C'est une vraie petite bonne femme! affirme le comédien". Pareil compliment ne tombe pas, comme on dit, dans l'oreille d'un sourd, surtout quand il s'agit de celle d'un producteur: "Et si elle tournait un film avec toi?", propose délicatement M. Calamy. Fernandel en avale presque son pastis de travers. Puis l'idée fait son chemin, avec la malicieuse complicité de la jolie gamine. Il faut souligner que la vedette numéro un de l'époque s'appelle Shirley Temple, une star de huit ans. Papa Fernandel finit par céder, mais pose plusieurs conditions: premièrement, même si Josette (c'est le titre retenu) est un succès, il n'y aura pas de suite; deuxièmement, sa fille ne devra en aucun cas rater l'école; et enfin, la mise en scène sera supervisée par l'ami Christian-Jaque. 


                

Andrex participe à l'aventure et Paul Fékété écrit le scénario, histoire d'une gamine fort maligne et d'un pauvre gars attiré par les feux de la rampe. Presque orpheline, la petite Josette parvient à séduire ce compagnon d'infortune jusqu'à ce qu'il épouse sa maman malade, retrouvée et miraculeusement guérie, interprétée par Jacqueline Prévost. Un "papa" plein d'émotion, lancé assez naturellement par Josette conclura le tout. Larmes furtives et mouchoir, c'est là un mélo à la sauce Charlie Chaplin, rappelant fortement le fameux Kid tourné en 1921. Pour Fernandel, néanmoins, le pari n'était pas gagné d'avance. "Je me sentais redevenir un débutant durant les prises de vues et il me semblait à chaque instant que je me dédoublais, jouant à la fois le rôle de ma fille et le mien." L'accueil du public sera des plus chaleureux. A son habitude, la critique acerbe y verra un film de complaisance produit "pour la seule joie familiale de Fernandel qui s'est payé ce petit souvenir cinématographique de sa fille"! Reste sur la pellicule une tendre histoire d'amour comme il en existe malheureusement très peu et gravée dans la vire une merveilleuse chanson, "C'est la fête à tante Aurore", interprétée par Josette et son père. Plus tard, ce sera au tour de Franck, "le pitchoun", de connaitre les joies du duo.  Jean-Jacques JELOT-BLANC, Fernandel l'accent du soleil, 1991.  

samedi 29 août 2015

Chad Everett

Chad Everett, né le 11 juin 1937 à South Bend, Indiana et mort à Los Angeles le 24 juillet 2012. C’était un acteur américain de cinéma et de télévision. Sa carrière commence en 1961 pour se terminer en 2009. Il joue dans plus de quarante films et séries télévisées. Il est surtout connu pour son rôle du Dr Joe Gannon dans la série télévisée dramatique des années 1970 Médecins d’aujourd’hui (Medical Center).
Le Pistolero de la rivière rouge (The Last Challenge) est un film américain de Richard Thorpe sorti en 1967.Formidable, Richard Thorpe a réalisé plus de 100 films parlants de valeurs inégales et achève sa carrière, à plus de 70 ans sur son plus beau western. Il y a mis tout son talent et surtout toute son expérience de vieux briscard (au sens militaire). Pour commencer, il a choisi le thème westernien par excellence : le duel au colt, puis la vedette : Glenn Ford, un immense comédien, en plus mon cow-boy préféré. 



                              


Comme présence féminine : Angie Dickinson, l’inoubliable Feathers de’’ Rio Bravo’’ toujours aussi belle et aussi bonne actrice à 36 ans . En rôle secondaire: Jack Elam ,sans conteste le numéro un du genre qui fait ici un festival. Ce n’était pas gagné d’avance avec des acteurs en fin de carrières mais tout est réussi : les mythes, les évocations, l’ambiance particulière, le cadre (intérieurs et extérieurs) , un passage fort drôle avec les indiens et un parcours psychologique sans failles. Il n’a même pas sacrifié au happy end pour aller au bout de son propos. Merci Richard Thorpe pour tous vos films d’aventures qui ont parsemé de rêves ma jeunesse.  Un des nombreux westerns de Glenn Ford avec le réalisateur Richard Thorpe plutôt meilleur dans les films "historiques" (Ben Hur, Quentin Durward, Les Chevaliers de la Table ronde ...). Ce western est des plus classiques et manque d'entrain. Chat Everett est un beau jeune portant son révolver d'une façon originale et tire comme un éclair. Glenn Ford est vraiment fatigué mais tire lui aussi encore très vite. Angie Dickinson est sans couleur et semble aussi fatiguée. Les autres acteurs ne comptent pas et sont seulement des figurants. Un meilleur scénario aurait peut-être donné un meilleur résultat. 
Le Pistolero de la rivière rouge (ridicule titre français) se laisse regarder pourtant il faut se rendre à l'évidence c'est un western extrêmement fade réalisé par un Richard Thorpe très peu inspiré ; en voyant ce type de western on comprend mieux que le genre ait lassé les spectateurs surtout qu'à la même période sortaient des films plus ambitieux tel que La Horde sauvage de Peckinpah.


           


Sympa le job de sheriff du côté de la rivière rouge! On passe ses journées à se prélasser entre le bar du saloon, le canapé et le lit de sa copine. Quand on bosse, ça dure trois secondes et il y a du personnel pour évacuer le cadavre. Surtout ne pas se surmener: "Quoi de neuf aujourd'hui? J'ai entendu dire qu'un type s'était fait descendre hier soir?" Le whisky coule à flot, d'ailleurs il faut toujours en écluser un avant de dégainer...pour ne pas trembler, sans doute... Et quand on va à la pêche pour montrer aux administrés qu'on ne devient pas pantouflard, on emmène une petite réserve pour ne pas manquer...de quoi assommer six guerriers indiens quand même! Alors quand arrive un jeune pistolero décidé à le défier, le sheriff s'inquiète...pour l'autre! Il a l'air si bien ce brave garçon qui veut le descendre. Mais le duel est inévitable! Alors un dernier whisky et Pan-Pan. Un instant, on a l'impression que le sheriff laisse échapper son pistolet en dégainant, mais rassurez-vous, jamais on est inquiet pour lui.....Ah si! Pendant son combat contre la truite!


                             


Le justicier de l'Arizona : Western - États-Unis - 1967 -Réalisé par James Neilson
L'ami d'un couple de Mexicains assassinés par des pillards, assure la protection de leur fille et va à la recherche des criminels. Incorrectement condamné au travail forcé, Minnesota Clay échappe pour revenir à Mesa Encantada. Les deux bandes rivales se battent pour la ville, tous essaient de fournir des services Clay, connu pour une bonne détente. Il n’a pas accepté une alliance, ne doit pas seulement faire face à la colère des deux leaders, mais aussi le désir de vengeance manipuler kobiety.Ostateczny duel est de lutter contre les flics et les seuls survivants du camp opposé, mais Clay a été aveuglé. À la fin du XIXe siècle, en Arizona, Ben Wyatt, un aventurier vieillissant et désabusé, fait équipe avec une jeune Mexicaine afin de venger son père, fermier assassiné par le bandit Clay Sutton...Ce western de facture classique est en réalité un téléfilm ayant une telle audience à la télévision américaine que ses producteurs programmèrent une seconde sortie dans les salles, on peut donc dire que c’est une série B. Il a été tourné à Old Tucson, bourgade de l’Arizona édifiée en 1940 pour le cinéma, et où furent tournés Rio Bravo et Winchester 73 notamment.
Lyle Bettger, en bandit sadique, réalise une de ses meilleures performances. C’est un des derniers rôles de Robert Taylor… et un de ses meilleurs westerns.


          


Avec plaisir et un peu de nostalgie nous retrouvons Robert Taylor et Chad Everett dans ce western tardif.  Ce fut même un bonne surprise que ce western TV, le scénario sur une histoire de Burt Kennedy nous tient bien en haleine jusqu'à la fin, quelques éléments nous sont livrés de temps en temps juste ce qu'il faut. Cela sent bien la TV, avec les éclairages trop forts dans les scènes d'intérieurs, mais le film est aussi ponctué de quelques pauses, assez sympathiques, présentant nos 3 protagonistes déambulant dans les paysages espagnols (je crois) sur fond musical assez sympa , et cela m'a rappelé les scènes du même genre chez Boetticher (Commanche Station..) D'ailleurs cette équipe avec, le Gunfighter sur le retour (Robert Taylor), accompagnant la jeune fille à "LordsBurg" , et le jeune cowboy blessé, est plutôt sympathique. Les choses vont se corser à l'arrivée dans la ville... Quelques surprises ... Un combat et le dénouement final. Source : http://forum.westernmovies.fr/viewtopic.php?style=5&f=10&t=6340&sid=504d7a7a06a5cab755d5a0e2c6497cdd

vendredi 28 août 2015

A cheval !!

À pied, à cheval et en voiture est un film français réalisé par Maurice Delbez en 1957.
Gentille petite comèdie qui rencontra un succès populaire sinon artistique et passa même à l'ètat de proverbe! L'histoire d'un petit comptable dans une entreprise de pompes funèbres que campe un attachant Noël-Noël qui se dècide à acheter une voiture d'occasion où les gags sont toujours de bon goûts! Le rèalisateur Maurice Delbez, qui fut longtemps assistant, nous gratifie de belles visites (en bagnole) dans le Paris des annèes 50 où l'on pourra reconnaître de futurs grands acteurs comme Jean-Paul Belmondo ou Jean-Pierre Cassel, ici à leurs dèbuts! Une comèdie sympathique qui connaitra même une suite rèalisèe par Jean Drèville: "A pied, à cheval et en spoutnik"...
 Sa fille étant amoureuse d’un jeune homme riche, Martin (Noël Noël) décide d’acheter une voiture pour faire bonne figure à la partie de chasse en Sologne à laquelle il a été invité. Comédie assez typique de celles sévissant dans les années soixante. Sans prétention, sans mise en scène, sans grande imagination. Cela fait parfois sourire, on voit qu’à l’époque il y avait déjà des embouteillages et des snobs ; on redécouvre la Quatre-chevaux et Belmondo en jeune débutant. Le bon jeu des acteurs ne peut rien contre l’insignifiance du propos. Pour une soirée pluvieuse d’automne où il n’y a pas mieux à faire. Film naïf et qui date. Uniquement pour les nostalgiques des années 50 qui aiment revoir les modèles de voitures de l'époque, mais surprise... on peut apercevoir un tout jeune Jean-Paul Belmondo dans un second rôle. Ce film peut paraître aujourd'hui bien naïf et faire sourire mais c'est toujours un plaisir de retrouver ces acteurs qui savaient servir un film dans la plus parfaite simplicité. 



                  


Cette comédie obtint à l'époque un gros succès car le cinéma de divertissement était sans prétention et jouait sur le registre des petites misères du moment. Les embouteillages qui commençaient déjà à rendre la circulation difficile et, revoir cette période bon enfant des années 50 permet de se plonger, tel un documentaire, dans un Paris qui a bien changé de nos jours.
C'est bien simple, je l'ai regardé une première fois, pour l'histoire, puis une deuxième fois, rien que pour le plaisir de voir de bons acteurs, c'est drôle, intéressant, surprenant (Sophie Daumier inattendue), et extrêmement bien joué, Noeël-Noël et Denise Grey sont tellement humains, ils nous font du bien. Les épisodes dans l'entreprise de pompe-funèbres m'ont bien fait rire, et Darry Cowl inénarrable en vendeur de voitures d'occasion. Un régal, je vous dis ! Source : http://www.amazon.fr/pied-%C3%A0-cheval-voiture/dp/B0007PH8OO



                  

À pied, à cheval et en spoutnik est un film français en noir et blanc. Cette comédie burlesque, réalisé par Jean Dréville est sortie en 1958.
A la suite d'un accident de voiture, M. Martin souffrant d'un traumatisme, a perdu la mémoire. Sur les conseils du médecin, sa femme l'emmène à la campagne, sans journaux ni radio. Il vit au calme. Ignorant tout des événements présents, Martin, croyant qu'il s'agit de Friquet, son chien disparu depuis quelques jours, recueille Fédor qui vient de sortir d'un spoutnik atterri non loin de là. M. Martin est peiné de voir Friquet refuser d'abord toute nourriture, mais il s'aperçoit ensuite que l'animal mange lorsqu'il entend retentir une sonnerie. Des fonctionnaires de la Préfecture alertés par l'ambassade soviétique vont chez M. Martin pour reprendre le chien en lui expliquant l'histoire du spoutnik à laquelle il ne comprend rien mais, recouvrant peu à peu ses facultés intellectuelles, il accepte de rendre le chien à ses maîtres, non sans regret. Il va même en Russie l'accompagner. Il s'attarde dans ses adieux à la brave bête lorsque celle-ci doit repartir dans la fusée du professeur Papov et il part avec.

 Papov malade, c'est Martin qui dirige la fusée et, après avoir été vers la lune, il retournera enfin sur la terre où il sera admiré et fêté, puis il repartira à la campagne y vivre tranquillement avec Madame Martin et le chien.


   
       
Le film est en deux parties la première qui se passe en France dans laquelle Darry Cawl domine nettement la distribution sans trop se forcer et la seconde qui se passe en URSS et dans l'espace où le réalisateur s'amuse avec les effets spéciaux d'apesanteur. Noël Noël est plutôt bon, mais mettre le nom de Francis Blanche en tête d'affiche est une escroquerie tellement on le voit peu (quant au chien qui interprète le rôle de Friquet, on ne saura jamais qui il était !). C'est un film souriant, qui nous fait passer un bon petit moment pourvu qu'on aime le burlesque et le grand n'importe quoi, mais qui n'évite pas les lourdeurs et les gags ratés (les emprunts russes). Source : http://www.allocine.fr/film/fichefilm-45877/critiques/spectateurs/


                               

Un cheval pour deux est un film français réalisé par Jean-Marc Thibault en 1961.
Maurice a passé la guerre en prison pour avoir volé une bicyclette. Alors qu'il entreprend de rentrer chez lui, il rencontre Roland, un employé de la poste. Tous deux entreprennent de voler un cheval pour en faire de la viande de boucherie. Mais l'animal ne tarde pas à les attendrir. Roger Pierre écrivit le scénario et les dialogues et Jean-Marc Thibault réalisa le film, c'était son troisième d'ailleurs. Duo comique par excellence, le but était bien de faire rire et, même si les situations paraissent désuétes , le pari est réussi. Sorti sur les écrans en 1962, ce film en noir et blanc situe l'action à la libération en 1944. Maurice (Roger Pierre) a passé 5 ans en prison pour vol de bicyclette, il est libéré par les FFI comme les autres. Un peu déboussolé, même son costume est très démodé, il cherche à retrouver ses marques dans la société encore sous le coup du rationnement. Soudain il pense avoir l'idée : voler le cheval du marchand de vin et le vendre en steaks au marché noir. Pour cela il retrouve un copain d'école Roland (Jean-Marc Thibault) et cache "Berlingot" le cheval chez celui-ci. Tout un tas de gags vont suivre, car garder un cheval chez soi ne passe pas inaperçu et entraine pas mal de soucis... Certaines scènes sont particulièrement désopilantes comme celle de Maurice dansant la java à l'époque des zazous et du swing, la cohabitation nocturne difficile avec Berlingot qui ronfle, ou la bataille des bouchers (Vaugirard contre La Villette). 


   

Totalement désuet mais un humour sympathique, très belle prestation de Roger Pierre et la java ! Quelques très bons gags. A replacer dans le contexte d'après guerre et les situations quelque peu sévères dans la réalité (tickets et cartes de rationnement) deviennent l'occasion de savoureuses plaisanteries, sans pour autant tomber dans le mauvais goût.
Enfin du rire et du vrai pour les inconditionnels des années humour,les acteurs étaient authentiques,les gags un peu lourds mais cela faisait rire.  Nous avons cherché longtemps ce film qui nous rapelle une bonne soirée en famille quand nous étions enfants.Que du bonheur même si le cinéma a bien changé, nous avons bien apprécié ce retour au début de la télévision. Source : http://www.amazon.fr/Un-cheval-pour-Roger-Pierre/dp/B001BA1QLU


                                     

Le Cheval d'orgueil est un film français de Claude Chabrol sorti en 1980. C'est l'adaptation du livre éponyme de Pierre-Jakez Hélias.
Film rarement diffusè à la tèlèvision, cette chronique quotidienne d'une famille du Pays bigouden au dèbut du XXe siècle est un Chabrol mineur et inattendu qui suscitera une certaine nostalgie à nos amis bretons! Un film dèdiè au Pays bigouden d'après l'oeuvre de Pierre-Jakez Hèlias! Chabrol, c'est la prècision du regard et une camèra à la place de l'oeil! Si on aime le petit train bigouden, le kilhou koz, les lits clos, les gracieux napperons, les armoires à clous, les coiffes en broderie découpèe et, surtout, de beaux costumes et des paysages esthètisants, on admirera ce "Cheval d'orgueil". Les autres regretteront peut-être que le malicieux Chabrol n'ait pas utilisè la langue bretonne pour son film! De plus, les acteurs non professionnels eurent mieux convenu pour une meilleure immersion (franchement, que vient faire Michel Blanc dans le film ?), même si Jacques Dufilho et François Cluzet sont plutôt bons! Ecouter les histoires des autres, c'est aussi se libèrer! Tel est "Le cheval d'orgueil"...  Le Cheval D’orgueil est une adaptation du livre autobiographique de Pierre-Jakez Helias. Le film décrit de manière minutieuse la vie des paysans bigoudens avant la première guerre mondiale (vie rurale, honneur paysan, poids des traditions…). Du point de vue cinématographique, il n’y a pas grand-chose à ce mettre sous la dent: réalisation pépère et acteurs peu marquants. En revanche, la reconstitution historique semble de qualité et les magnifiques paysages bretons flattent l’œil du spectateur. C’est peut être culturel, mais je dois bien avouer que ça ne m’a pas intéressé une seule seconde.



       

A réserver aux amoureux de la Bretagne d’antan.  Une tendre chronique de la Bretagne au début du siècle. C'est vraiment intéressant et passionnant sur la vue d'une époque révolue. Ce qui est dommage c'est la langue: On demande aux enfants de ne plus parler breton mais d'apprendre le français "car sinon on reste court, comme une vache à son pieu" or on ne les entend jamais parler breton..... C'est absurde et vraiment dommage. De plus on ne voit Dufilho que dans la dernier partie du film; on aurait aimé le voir davantage.  Une chronique très réussie de la Bretagne au début du XX° siècle. Entre fiction et documentaire, ce film évoque avec beaucoup de réalisme les conditions de vie très difficiles des Bretons, marquées par le poids des croyances et des coutumes. Les décors sublimes de la Bretagne profonde apportent au film une très grande esthétique. Un film un peu à part dans la filmographie abondante de Chabrol, mais qui vaut d'être vu. Source : http://www.allocine.fr/film/fichefilm-29789/critiques/spectateurs/