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jeudi 2 juillet 2015

Prehistoric Women

Même si la Hammer Films est avant tout connue pour ses films d'horreur gothiques depuis les énormes succès de FRANKENSTEIN S'EST ECHAPPE et LE CAUCHEMAR DE DRACULA, la maison de production britannique a tout de même continué à produire des films d'aventure tout au long des années 60. Après l'exploration du désert avec LA DEESSE DE FEU mettant en scène Ursula Andress, les étendues désertiques de la préhistoire seront donc un nouveau décorum à explorer pour la Hammer Films, qui décide de mettre en chantier un remake de TUMAK FILS DE LA JUNGLE, une production américaine datant des années 40. Le film original se servait de lézards pour personnifier les créatures préhistoriques mais la production ne trouvait pas le résultat très convaincant. Pour animer les créatures de l'histoire, il fallait donc faire appel à un spécialiste de l'animation image par image et, à l'époque, Ray Harryhausen était l'un des meilleurs dans le domaine. C'est ainsi que le spécialiste des effets spéciaux se retrouve à la tête du projet et propose à la production d'engager Don Chaffey avec qui il a mis en boîte quelques années auparavant JASON ET LES ARGONAUTES.
LA GUERRE DU FEU est devenu la référence en matière de film préhistorique. Le livre ayant été écrit bien avant TUMAK FILS DE LA JUNGLE et donc UN MILLION D'ANNEES AVANT J.C., on peut se demander s'il n'y a pas eu une certaine inspiration. En effet, le héros fait la rencontre dans les deux cas d'une tribu plus évoluée qui, si elle n'a pas ici l'exclusivité du feu, apportera une avancée dans la direction de l'évolution humaine. Sans oublier l'ajout d'une tribu encore moins évoluée qui est vraisemblablement cannibale. Toutefois, le film de Don Chaffey, tout comme l'original de Hal Roach, ne font pas grand cas du réalisme historique. L'homme y côtoie ainsi des monstres de taille imposante, pour notre plus grand plaisir !



 



Si les créatures d'un autre âge abondent sous l'animation de Ray Harryhausen, le film prend du retard dans sa réalisation technique et l'argent commence à manquer. Ce qui oblige finalement à devoir se rabattre sur des effets spéciaux plus rapides à tourner et, comble de l'ironie, ce sont donc justement des lézards tout à fait normaux qui seront utilisés dans quelques rares scènes du film. Des fautes de goût essentiellement placées au début du métrage, qui sera ensuite le terrain de jeu d'animations plus réjouissantes dont l'apparition entre autres d'un tricératops ou des ptérodactyles.
En plus des créatures préhistoriques, l'attraction du film, ne nous voilons pas la face, était la présence de nanas habillées en peau de bête et dévoilant juste ce qu'il fallait pour attiser le regard de tout homme normalement constitué à l'époque. Jusque-là, Raquel Welch n'avait été qu'une reine de beauté et assurait son existence en tant que modèle occasionnel ou en apparaissant de façon anonyme dans divers films comme L'HOMME A TOUT FAIRE avec Elvis Presley. Coup sur coup, elle va se retrouver à l'affiche de deux films fantastiques qui vont lui donner le coup de pouce providentiel. 


                  

Elle apparaît engoncée dans une combinaison moulante de plongée pour LE VOYAGE FANTASTIQUE puis parée d'un bikini dévoilant encore plus ses charmes dans UN MILLION D'ANNEES AVANT J.C. Ce dernier film l'imposant pour toujours comme un sex-symbol. De cette notoriété, elle tire la possibilité de tourner de nombreux films : UNE NANA NOMMEE FATHOM, FANTASMES (dont ENDIABLE est le remake) ou LES 100 FUSILS. Mais contrairement à pas mal de bimbos arrivées sur les écrans en raison de leur plastique, elle réussit à s'imposer comme une véritable actrice. Aux côtés de Raquel Welch, celui qui incarne une version velue de Tumak, si on le compare au Victor Mature du film original, n'est autre que John Richardson. Un acteur qui sera passé en catimini du côté des productions britanniques de la Hammer mais aura surtout œuvré pour des métrages transalpins dont LE MASQUE DU DEMON n'est pas des moindres puisqu'il y tenait l'un des rôles principaux. Il tourne ainsi des films d'horreur (TORSO, THE DEVIL'S EYE, LES ORGIES DE FRANKENSTEIN…) ou de la science-fiction (LA BATAILLE DES ETOILES, COSMOS : WAR OF THE PLANETS…). Source : http://www.devildead.com/indexfilm.php3?FilmID=595




                               



Bien que la Hammer Films se soit taillée une belle réputation en ravivant les grandes figures de l’horreur, la maison de production britannique a pourtant produit toutes sortes de films, allant des comédies aux films policiers en passant par la science-fiction ou le film de guerre. Alors en plein âge d’or de l’horreur, la Hammer va lancer se lancer dans la production de quelques films d’aventures plus fortunés. Ce sera le cas de LA DEESSE DE FEU avec Ursula Andress puis UN MILLION D’ANNEES AVANT J.C. avec Raquel Welch. Dans les deux cas, il s’agit de nouvelles adaptations d’histoires déjà traitées auparavant au cinéma comme pouvait l’être les histoires de vampires, de loups-garous, de Frankenstein ou bien de momies. Ayant rencontré un certain succès, les deux métrages vont connaître des prolongements. Ainsi LA DEESSE DE FEU sera suivie de LA DEESSE DES SABLES et ce alors que la Hammer Films va mettre en chantier des films d’aventure préhistoriques. Rien de surprenant, UN MILLION D’ANNEES AVANT J.C. et son cocktail de jolies nanas évoluant aux milieux des dinosaures s’étant avérés extrêmement rentables ! S’ensuit LES FEMMES PREHISTORIQUES puis QUAND LES DINOSAURES DOMINAIENT LE MONDE. Ce dernier sera vendu auprès de Warner Brothers – Seven Arts à peu près au même moment que DRACULA ET LES FEMMES. A ce moment là, Michael Carreras n’a pourtant rien de plus qu’un visuel d’affiche. Mais avec l’assurance d’un budget conséquent, on demande à l’écrivain de science-fiction J.G. Ballard de plancher sur une histoire préhistorique. L’écrivain ne remettra pas un scénario mais un traitement d’une vingtaine de pages exposant une histoire aux ramifications jugées un peu complexes. Ce sera Val Guest, engagé pour mettre en scène le film, qui va reprendre l’écriture de manière à rédiger un véritable scénario à partir de ce premier jet. Le réalisateur va simplifier l’intrigue et ne conserver, au final, que bien peu de choses du premier traitement remis par J.G. Ballard. Evidemment, le nom de l’écrivain à l’origine du CRASH de David Cronenberg ou de L’EMPIRE DU SOLEIL de Steven Spielberg sera tout de même conservé au générique.


   




Val Guest envisage d’aller filmer les extérieurs à Malte mais faute de trouver tous les décors nécessaires aux rebondissements de l’histoire, une grosse partie des prises de vue sera finalement localisée aux Canaries. Un tel déplacement d’une équipe de tournage est d’ailleurs clairement la preuve que le budget du film est bien plus élevé que les productions habituelles de la Hammer Films. A l’instar de UN MILLION D’ANNEES AVANT J.C., QUAND LES DINOSAURES DOMINAIENT LE MONDE est un produit de prestige qui ne répondra pas vraiment aux attentes du studio à l’arrivée. Après les dinosaures, ce sont les jolies filles qui vont assurer le spectacle. Pas de Ursula Andress ou de Raquel Welch au générique mais, à la place, la Hammer Films engage Victoria Vetri, une pin-up qui s’étale dans les pages du magazine Playboy dont elle deviendra l’une des playmates de l’années. Un tel choix est certainement dicté par l’envie d’exposer la plastique de la comédienne dans toute sa splendeur durant quelques scènes. On pourra ainsi admirer la belle totalement nue, de dos puis de face, durant deux séquences. 


                             

Ce n’était pourtant pas gagné puisqu’à l’époque, la censure anglaise veille au grain. Quelques plans seront coupés ici ou là de manière à édulcorer les ébats des deux tourtereaux préhistoriques ou encore atténuer les mœurs primaires de nos hommes des cavernes. Il subsiste tout de même pas mal d’images qui donnent un poil d’érotisme gentil, de nos jours, à l’aventure ! Si habiller des actrices avec des bikinis limite à leur taille tout en multipliant les angles suggestifs ne coûte pas excessivement cher, les bestioles préhistoriques sont déjà bien plus difficiles à exhiber sur un écran. On envisage de confier la réalisation des effets spéciaux à Ray Harryhausen qui s’était occupé d’animer les dinosaures de UN MILLION D’ANNEES AVANT J.C.. Pas de chance, le technicien est déjà pris puisqu’il travaille à ce moment là sur LA VALLEE DE GWANGI. D’ailleurs, plus tard, Warner distribuera aux Etats-Unis en double programme QUAND LES DINOSAURES DOMINAIENT LE MONDE avec LA VALLEE DE GWANGI. Mais pour l’animation images pour images, on fait donc appel à Jim Danforth qui s’était occupé au préalable des effets, entre autres, de JACK LE TUEUR DE GEANT. Le spécialiste des effets spéciaux accepte le travail mais personne à la Hammer ne le consultera avant qu’il n’arrive au moment du tournage. Il en résultera des soucis car Jim Danforth aurait pu donner son avis sur les prises de vues avant que le tournage ne soit lancé. Cela provoquera pas mal de désagréments lorsqu’il s’attellera à l’animation des dinosaures, pas mal de plans nécessitant un travail supplémentaire alors que cela aurait pu être réglé au moment des prises de vues dans les décors naturels. Source : http://www.devildead.com/indexfilm.php3?FilmID=2162&NamePage=quand-les-dinosaures-dominaient-le-monde--when-dinosaurs-ruled-the-earth-

2 commentaires:

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