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mardi 28 juillet 2015

Peter Vaughan

Né le 4 Avril 1923, Wem, Shropshire, Angleterre.
Avec plus de trente-cinq films et cinquante téléfilms à son actif, Peter Vaughan est l'un des acteurs britanniques les plus célèbres. Il a travaillé avec de grands réalisateurs comme Terry Gilliam, Charles Sturridge, Nick Hytner, Antonia Bird, James Ivory, Nic Roeg, Ken Russell, Bob Rafelson, Karel Reisz et Bille August. Il joue, entre autres, dans des films de Terry Gilliam comme Bandits, bandits, Brazil, ou le film avorté ''L'Homme qui tua Don Quichotte''. Il joue dans de nombreuses séries anglaises comme Chapeau melon et bottes de cuir, notamment dans le rôle d'un psychanalyste, un de ses rôles les plus marquants est dans la série télévisée Amicalement vôtre avec Tony Curtis et Roger Moore, où il joue le rôle du cruel Schubert dans l'épisode Un enchaînement de circonstances.

Toujours actif à 90 ans, il joue Mestre Aemon dans Game of Thrones.



                                


Time Bandits, où l'histoire d'une bande de nains, spécialistes de l'invention d'arbres pour la création divine, qui veulent s'improviser brigands temporels en "empruntant" à Dieu la carte temporelle. Ce bout de papier leur indique où sont ces étranges passages qui permettent de voyager entre les époques et les lieux, c'est donc tout en fuyant l'Être suprême qui veut récupérer sa carte que cette bande de joyeux lurons se précipite hardiment et presque au hasard dans les dédales de l'aventure.
Or pendant ce temps là, vers 9h environ, chez les cousins anglais des familles modernes de monsieur Hulot, Kevin va se coucher en rêvant de chevaliers. De son placard débarque alors ces mini faucheurs d'escarcelles aux voix de crécelles, l'entrainant dans cette folle épopée. C'est l'occasion pour Terry Gilliam de placer ses amis (ayant des problèmes d'érection et se faisant dépouiller par un fantastique Robin des bois) ou ses acteurs fétiches (saccageant des villes en regardant des spectacles de marionnette ou alors se roulant dans la poussière avant de décapiter le Minotaure), le tout de manière un peu foutraque mais plein d'émerveillement et de bonne volonté à l'image d'un enfant ! Car Time Bandits c'est la thématique du rêve, de l'enfant encore pur et innocent qui ne peut pas comprendre/entrer dans la logique du monde adulte (lié intimement au Mal caricatural du film), c'est des effets spéciaux très cheap mais qui dans cette optique naïve passent à merveille : les tableaux qui nous sont offerts sont soignés, tournant en dérision avec gentillesse de nombreuses figures célèbres (Titanic, Napoléon, Agamemnon ...). Le film pourrait alors tomber dans la facilité de la répétition mais en introduisant à bonne escient le Mal, le coté subversif des nains et en jouant sur la diversité des tableaux, on ne s'ennuit pas et on suit cette aventure avec plaisir. À noter que la fin est particulièrement savoureuse, se départant de toute morale, faisant la part belle au rêve et nous permettant d'apercevoir une dernière fois Sean Connery, un retournement de situation bienvenu qui laisse le sourire aux lèvres.

 
           


Voilà un Terry Gilliam bien fou comme on l'aime. En fait, ce Time Bandits m'a semblé être un mélange entre "The lord of the rings" et "Alice in Wonderland". On y retrouve pas mal des thèmes habituels de Terry (le spectacle, l'illusion, les chevaliers, la quête, le combat entre le bien et le mal, l'animation, ...). Le scénario m'a pourtant laissé sceptique sur la première demi heure : en effet, tout est un peu décousu, les premiers voyages installent juste le concept mais on ne sent pas de lien réel avec la vraie histoire. Les objectifs principaux ne commenceront d'ailleurs à être définis qu'à partir de ce moment là, et ce au travers de l'introduction des méchants. Dès lors, tout sera plus fluide, plus connecté, même si ça reste une sorte de road movie temporel. Les personnages sont chouettes, peut-être aurait-il été intéressant d'individualiser les bandits plutôt que de le construire comme un collectif. Un peu plus de sacrifices du côté des gentils aurait été agréable aussi (il reste tout de même une fin vraiment étrange où l'on ne sait pas trop si l'on doit se réjouir pour le petit Kevin ou pas). 


                

La fin fonctionne sur le principe de Deus Ex Machina, mais en même temps il ne pouvait en être autrement. C'est d'ailleurs l'une des rares fois où ce concept se justifie pleinement. Puis, le côté humoristique désamorce un peu cette facilité narrative (ce n'est pas juste le bonhomme qui arrive de nulle part, sauve la mise et repart aussi vite, non, la scène est longue, truffée de dialogues et les nains doivent encore se racheter). La mise en scène est inventive. Gilliam utilise un peu de numérique et beaucoup de trucages réels. C'est très inventif, et le résultat est à la hauteur de l'ambition du scénario. C'est un bel hommage au cinéma à effets spéciaux aussi, avec pas mal de techniques diverses. La photographie m'a plu aussi : quelques jeux de lumière intéressants, beaucoup de poussière aussi. La scène des cages est vraiment bien fichues. Puis Gilliam sait vraiment bien utiliser le montage pour faire passer ses idées. Enfin, les acteurs jouent le jeu avec grande joie. Le gosse, en plus, n'agace pas. Bref, un très chouette film à ranger à côté de "The witches" dans sa dvdthèque. Source : http://www.senscritique.com/film/Bandits_bandits/critique/53785242



   


La Maîtresse du Lieutenant français (The French Lieutenant’s Woman), 1981, de Karel Reisz, avec Meryl Streep et Jeremy Irons. Scénario d’Harold Pinter, dramaturge et prix Nobel de Littérature en 2005. Pinter était le scénariste de The Servant (Losey, 1964). D’après l’œuvre de John Fowles. Si le film était seulement un émouvant mélodrame, ce serait déjà une belle réussite, tant les décors, costumes, images et comédiens sont impeccables. Mais le scénario, en plus, est un petit bijou d’écriture. Deux histoires d’amour sont menées en parallèles, se relançant mutuellement dans leur intensité, chacune faisant écho à l’autre, approfondissant les caractères, les sentiments développés : deux comédiens mènent une relation amoureuse, tandis qu’ils tournent un film (en costumes d’époque victorienne) dans lequel ils vivent une vraie passion. Les personnages de la femme, celle qui aurait été la maîtresse d’un militaire français, est joué par une Meryl Streep absolument ensorcelante, tout comme la version moderne de comédienne au travail, quelqu’un de carré, de libre. Elle entend bien que son aventure (extraconjugale) ne dépasse pas la durée du tournage. Son partenaire est-il vraiment épris d’elle ou du personnage extrêmement romanesque qu’elle joue ? Rêve et réalité, romantisme et modernisme, comédie et vérité, passé et présent, tout se confronte sans ne jamais s’opposer, pour évoquer, avec une distance subtile grâce au procédé narratif, des destins profondément humains et intemporels. Très beau film. 


 
           

Deux films en un avec deux acteurs remarquables Meryl Streep et Jeremy Irons, et une mise en abyme quant à leur histoire d'amour dans la vraie vie d'aujourd'hui et dans celle du film d'époque qu'ils sont en train de tourner ... Spoiler : L'intrigue est celle de deux acteurs amants de nos jours, dont la liaison semble arrivée à bout de souffle, et qui jouent un film d'amour situé à l'époque Victorienne, sur le destin d'une femme rejetée par la "bonne" société pour une mauvaise réputation qui lui colle à la peau, alors qu'elle n'a rien fait qui justifie ce rejet. Elle, Sarah Woodruff, une très jolie femme, est considérée comme "la maitresse d'un lieutenant français" parti au loin et qu'elle attend désespérément, cheveux aux vents, sur les côtes de Cornouailles, alors qu'il n'en est rien. Spoiler : Elle n'est qu'une institutrice sans noblesse, rejetée par la société victorienne, seule et dépressive. 


                             

Elle va croiser par hasard, sur le port anglais de Lyme, la route du richissime Charles Smithson, collectionneur de fossiles marins qui va s'attacher à elle, l'apprivoiser, et lentement lui redonner goût à la vie, (malgré sa maladresse notamment "intime"), pour finalement l'épouser. Dans le film, il est le "fort" et elle la "faible" ... Spoiler : Les deux époques sont très adroitement mêlées et la narration des deux histoires en quasi simultané est extrêmement bien faite. Deux fins donc à ce double film. Une fin heureuse dans l'époque Victorienne, et une fin malheureuse de nos jours. Film extrêmement romanesque et portés par deux grands acteurs. Réalisé en 1980 par Karel Reisz, ce film eut un grand succès, à la fois critique et commercial. Ce film a reçu 12 Nominations et 3 prix pour Meryl Streep : L'Oscar, le Golden Globe et le Bafta Awards / Orange British Academy Film Awards 1982 (édition n°35), de la Meilleure Actrice. A voir, pour les âmes romanesques ... Mery Streep, comme d'habitude, y est éblouissante ! Source : http://www.allocine.fr/film/fichefilm-26653/critiques/spectateurs/star-5/

3 commentaires:

  1. https://f39xgq9jkr.1fichier.com/
    http://uptobox.com/ckdmi3vt93vd

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    1. merci Corto pour le bon "time bandits' que je n'ai pas vu depuis belle-lurette.
      radisnoir

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