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mardi 14 juillet 2015

Omar Sharif

Prince arabe, archiduc autrichien, conquérant mongol, docteur russe, guérillero castriste, tsar… Son physique de jeune premier n'aura pas empêché Omar Sharif de se glisser dans les rôles les plus divers, parfois inoubliables. De son vrai nom Michel Chalhoub, il est né le 10 avril 1932 à Alexandrie, dans une famille d'origine syrienne. Il a confié qu'il rêvait depuis toujours de devenir acteur. Il goûte au théâtre amateur au Victoria College mais, après ses études en mathématiques et physique à l'université du Caire, il rejoint sagement la société familiale de négoce de bois précieux. Comme le jeune homme n'a pas vraiment le sens du commerce, son père, Joseph Chalhoub, finit par accepter sa vocation. Le fils envoie une demande d'inscription à la Royal Academy of Dramatic Arts, à Londres. Avant que la réponse n'arrive, il rencontre par hasard le cinéaste Youssef Chahine qui lui offre ses premiers rôles dans Le Démon du désert et Ciel d'enfer, sortis tous deux en 1954. Michel Chalhoub prend alors le pseudonyme d'Omar El Sharif. En 1956, troisième film avec Chahine, Les Eaux noires. Cette fois, le jeune comédien prend du galon et partage l'affiche avec la grande vedette égyptienne du moment, Faten Hamama, qu'il a épousée en 1955. En 1962, David Lean lui confie, dans Lawrence d'Arabie, le rôle du prince Ali Ibn Kharish, compagnon de route de T.E. Lawrence qu'incarne Peter O'Toole. L'acteur égyptien, qui a simplifié son pseudonyme en Omar Sharif, reçoit le Golden Globe du meilleur second rôle et une nomination aux Oscars. L'acteur polyglotte (il parle le français, l'arabe, l'anglais, le grec, l'italien…) s'installe à Hollywood, fait ses gammes avec trois films mineurs avant de retrouver David Lean pour le Docteur Jivago, avec Julie Christie. Omar Sharif gagne le Golden Globe du meilleur acteur mais l'oscar lui échappe. En 1968, Terence Young l'entraîne dans une autre fresque romanesque, Mayerling, avec Catherine Deneuve.


                                

La Rolls-Royce jaune reprend la même formule que Hôtel International : une galerie de stars, du luxe, des maris trompés... Le fil conducteur est ici une belle Rolls-Royce qui change de propriétaire et le film comprend trois histoires successives. Une fois encore, l’ensemble est inconsistant, à peine plaisant malgré (ou à cause de) la présence d’une belle brochette d’acteurs. Le scénario est bien mince. La Rolls-Royce jaune respire le travail de commande, fait sans conviction. Anthony Asquith aurait mérité une plus belle fin de carrière.Sans conviction aucune, trois histoires sur les propriètaires d'une voiture coûteuse (une « Rolls-Royce jaune » en guise de titre de film) donnent lieu à une comèdie fort moyenne du grand et so british Anthony Asquith! Une coproduction internationale qui se dilue assez mal et qui rèussit presque à ennuyer plus de la moitiè du temps de projection! Tous les films à sketches ou à histoires courtes - l'annèe 1962 en fut prodigue - offrent de bons moments! Mais pas toujours avec une « Rolls-Royce jaune » particulièrement mince en terme de scènario! Comme quoi un casting de rêve ne fait pas toujours un grand film parce qu'on y trouve ici une distribution quatre ètoiles tout ce qu'il y a de luxueux : Rex Harrison en Lord, George C. Scott, Alain Delon, Omar Sharif...Jeanne Moreau en marquise, Shirley MacLaine et Ingrid Bergman! Ne prèsente d'autre intèrêt que d'avoir ètè tournè par Asquith, rèalisateur de mètier qui signait là son ultime long-mètrage! Prètexte aussi à montrer les stars de l'èpoque! C'est anecdotique mais la chanson « Forget Domani » a même remportè un Golden Globe...Une rolls-royce jaune, mince fil conducteur de l'ensemble, et un sacré casting de stars pour ce film, le dernier de son réalisateur Anthony Asquith, composé de trois sketchs. 



            

Premier sketch, avec Rex Harrison et Jeanne Moreau, qui raconte l'histoire d'un lord dans les années 30, plein au as et important diplomate, qui se rend compte que son épouse dont il est follement amoureux le trompe avec un de ses collaborateurs... 
L'ensemble est assez prévisible mais Harrison parvient à émouvoir en mari blessé. Deuxième sketch, toujours dans les années 30, où un ponte de la Mafia américaine visite l'Italie en compagnie de sa maîtresse et de son homme de main. Un jeune et très beau photographe va pour le moins perturber leurs vacances... L'interprétation de Shirley MacLaine, de George C. Scott et d'Art Carney est excellente, celle d'Alain Delon un peu moins. Mais ce qui ne convainc pas ici c'est l'histoire d'amour trop balancée au dernier moment pour être crédible. Il aurait été plus réaliste (à vrai dire il aurait été totalement réaliste car en toute franchise qui pourrait résister à un Alain Delon cru 1964 !!!) que la compagne du ponte de la Mafia ait juste envie de s'envoyer en l'air avec le jeune et très beau photographe.


                           

Troisième sketch, qui cette fois se déroule en 1941, où une veuve riche et autoritaire se trouve bien malgré elle mêlée aux activités de la Résistance yougoslave. Elle va savoir y faire preuve d'un courage désintéressé... Un duo Omar Sharif-Ingrid Bergman, ça ne refuse pas ; d'autant plus que Bergman y donne une composition qui ne manque pas de saveur. Dommage donc que l'ensemble soit trop répétitif pour être efficace et prenant. Une rolls-royce, un sacré casting de stars, et globalement une déception...
La rolls Royce comme lieu de perdition au centre de ce film à sketch. Il y a un romantisme très élégant dans ce film. Des histoires d'amour tourmentées et touchantes. Le dernier sketch est un peu à part avec son traitement un peu humoristique avec une Ingrid Bergman duchesse très haute en couleur; mais c'est très réussi et émouvant. Source : http://www.allocine.fr/film/fichefilm-44579/critiques/spectateurs/


                               

La première image du film est un crucifix se divisant en deux pour se transformer en guerriers s’affrontant à l’épée. Cette ouverture donne le ton (en plus de signaler l’influence des films de samouraï sur James Clavell), portée par la musique ténébreuse aux accents médiévaux de John Barry pour bien nous signifier que la religion ne sera ici que source d'affrontements. A l’époque de la sortie du film, les deux principales zones de conflits dans le monde sont l’Irlande du Nord et le Moyen-Orient, où le motif religieux sert de prétexte à d’autres intérêts moins avouables mais c'est de manières symbolique et universelle toute forme de confrontation de cet ordre dont il est question. La Vallée perdue, adapté d’un roman de J.B. Pick, se fait donc l’écho de ce contexte et sous son aspect de film historique et d’aventure, son propos s’avére encore tristement contemporain aujourd’hui.A la tête de ce projet à haut risque, on trouve James Clavell, une des personnalités les plus singulières du cinéma anglais de cette période. Clavell entre dans la catégorie de ces cinéastes baroudeurs à la John Huston, ces hommes qui ont vécu mille et une vies et bourlingué à travers le monde avant d’intégrer le milieu du cinéma. Jeune officier durant la Seconde Guerre Mondiale, il passe de longs mois dans les camps de prisonniers japonais. Cette expérience éveillera son intérêt pour l’Asie et nourrira toute son œuvre à venir. Tout d’abord écrivain, il sera l’auteur de grands succès tel que King Rat (directement inspiré de son expérience de prisonnier de guerre) et surtout Shogun, récit historique narrant la découverte du Japon par un aventurier européen. La série adaptée de ce dernier (avec Richard Chamberlain) et produite par Clavell au début des années 80 remportera un grand succès. Clavell connaîtra une première consécration en 1963 lorsqu’il cosignera le scénario de La Grande Evasion où une nouvelle fois son parcours apportera force et véracité aux situations. Ce petit aperçu montre le goût du réalisateur pour les entreprises aventureuses et complexes qui trouve son aboutissement dans La Vallée Perdue, sa dernière réalisation (au sein d’une filmographie mince mais précieuse) pour le cinéma, film dans lequel il semble avoir le plus donné de lui-même.


   

Le film aborde une période historique rarement traitée au cinéma : la Guerre de Trente ans. Une ère sombre et sanglante durant laquelle la zone regroupant l'ancien Empire romain germanique a perdu le tiers de sa population. Dès les cauchemardesques premières minutes suivant l’errance du personnage d'Omar Sharif, c’est l’enfer de ce monde barbare et sans espoir qui s'offre à nos yeux. Famines, villages massacrés, viols, charniers de cadavres victimes de la peste, Clavell multiplie les images apocalyptiques montrant l’horreur dont l’Homme est capable. Le contraste est d’autant plus saisissant lorsque l'action s'installe dans la vallée, jardin d'Eden abondant et oublié. Ce contexte paradisiaque n’est pourtant qu’illusion, là encore les mêmes problèmes persistent à une échelle plus réduite. La seule force de régulation demeure l’armée de mercenaires commandée par Michael Caine, installée de force dans la vallée pour l’hiver à l’abris des combats. L’histoire dépeint les tensions dues à la difficile cohabitation entre les soldats et une population rurale totalement dominée par un terrifiant prêtre fanatique incarné par Per Oscarsson.Plusieurs situations révoltantes démontrent la mainmise de celui-ci sur les esprits faibles, l’usage qu’il en fait servant plus à asseoir son emprise mise à mal et assouvir ses penchants sadiques. 


                 

Ainsi un vieux patriarche définira son rapport avec Omar Sharif tour à tour amical et hostile selon l’humeur du curé. Pire encore, il acceptera d’offrir sa fille en pâture aux soldats concupiscents en échange de l’absolution pour elle. Pourtant, même là, la religion s'avère un instrument de pouvoir et de manipulation, le prêtre étant téléguidé par Gruber, véritable maître de la vallée, conforté dans son statut par la piété et la crainte des paysans.Clavell offre des questionnements passionnants sur le rapport à la religion à travers ses deux personnages principaux. Michael Caine trouve un de ses plus grands rôles en soldat cynique revenu de tout et ne croyant plus en rien. Capable des pires écarts de violence, c’est un fou de guerre tout à fait à l’aise dans ce cadre où la force prime. Le scénario et la prestation subtile de Caine l’humanisent pourtant peu à peu en dévoilant légèrement ce passé qui l’a rendu si glacial. Il semble également retrouver une forme de sérénité et de paix spirituelle au contact des gens simples de la vallée et grâce à la romance qu’il entretient avec une des femmes. Source : http://www.iletaitunefoislecinema.com/chronique/3512/la-vallee-perdue-the-last-valleyjames-clavell-1971

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