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mercredi 8 juillet 2015

Kent Smith

Kent Smith est un acteur américain né le à New York, dans l'État de New York aux États-Unis et décédé le à Woodland Hills (États-Unis).
George Sherman a réalisé une dizaine de très bons westerns et parmi ceux-ci, son chef-d’œuvre, Tomahawk, un western pro-Indien d’une rare puissance d’évocation à propos des massacres perpétrés envers les "Natives". Même si après The Battle of Apache Pass (Au mépris des lois) en 1952, le cinéaste ne nous a plus donné d’autres titres aussi réussis dans le genre, et surtout pas sa ridicule hagiographie de Crazy Horse (Le Grand chef), on pouvait néanmoins fonder un semblant d’espoir sur ce western à gros budget produit par la United Artists. Car le studio n’avait pas lésiné sur la figuration, le film étant tourné en Cinémascope et en extérieurs naturels dans la région de Durango au Nouveau-Mexique. George Sherman faisait à cette occasion une infidélité à la Universal, mais malheureusement cela n’a pas réussi à le remettre sur les rails car à mon humble avis, il s’avère encore plus mauvais que tous ses ratages précédents. Comanche est un western sans quasiment d’autre intérêt que de nous présenter l’un des chefs indiens les plus curieux qui aient jamais existé, Quanah Parker.


                  


A l’instar du portrait de Cochise dans La Flèche brisée (Broken Arrow), nous avons donc l’occasion au travers de ce western de faire la connaissance d’un des plus éminents chefs du peuple Comanche, Quanah Parker, un Indien Kwahadi dont la mère, Cynthia Ann Parker, était une femme blanche enlevée en 1836 à l’âge de neuf ans par la tribu lors du massacre de Fort Parker. D’ailleurs, comme dans le film de Delmer Daves, l’histoire est avant tout celle d’un éclaireur allant essayer de faire aboutir des négociations pacifiques entre Blancs et Indiens - ici entre Mexicains, Américains et Comanches. L’animosité du peuple indien envers les Mexicains remonte à assez loin, puisque au début du 18ème siècle les Espagnols firent des Comanches leurs esclaves, les utilisant pour travailler dans les mines d’argent se trouvant sur les propres territoires de ces derniers. A un moment donné, les Indiens se rebellèrent et perpétrèrent des massacres. Depuis ce jour, les Espagnols offrirent des primes à qui rapporteraient des scalps d’Indiens, femmes et enfants compris. Une fois le Mexique ayant obtenu son indépendance, le gouvernement mis fin à cette pratique mais les chasseurs de scalps ne voulurent jamais mettre fin à un business aussi rentable qui perdura néanmoins. Dans le film de George Sherman, on évoque ainsi tous ces sujets historiquement vraiment très peu abordés au cinéma ; on trouvait donc pas mal d’éléments intéressants et assez nouveaux à la base avec également, faisant office de "bad guys", des chasseurs de scalps, des personnages encore jamais croisés jusqu'ici. Mais quand on est producteur, on ne s’improvise pas scénariste du jour au lendemain ; ce fut le cas sur ce film, Carl Krueger s'étant attribué les deux rôles. Scénariste est un métier, ce que Carl Krueger ne semblait pas avoir pris en compte !


   

Et tout logiquement, le résultat au niveau de l’écriture est tout simplement catastrophique : aucune intensité ni progression dramatique, aucun rythme, aucun personnage intéressant mais une succession de séquences aussi bavardes et ennuyeuses les unes que les autres. Quant aux passages mouvementées, ils ont beau bénéficier d’une importante figuration (rarement avions-nous eu l’occasion de voir réunis autant de guerriers indiens au sein d’un même plan), George Sherman semble s’en être totalement désintéressé. Hormis le fait de mettre en valeur les paysages qu’il avait à sa disposition, excepté le soin apporté à son cadre, le cinéaste parait avoir abdiqué toute tentative de sauver les meubles au vu de l'indigence du scénario, du ridicule des dialogues ainsi que de l’exécrable interprétation d’ensemble. Sont-ce d’ailleurs les comédiens qui étaient mauvais ou bien le cinéaste qui n’a pas trouvé indispensable de les diriger ? Reste que Dana Andrews a rarement été aussi terne, que Kent Smith n’est pas une seule seconde crédible dans le costume du grand chef indien, que Linda Cristal se révèle une piètre actrice pour son premier rôle dans un film hollywoodien, et que Nestor Paiva fait un peu pitié dans sa tentative d’être drôle comme pouvaient l’être ses ancêtres "old timers" westernien à l’écran, George Gabby Hayes, Arthur Hunnicut ou Walter Brennan. Source : http://www.dvdclassik.com/critique/comanche-sherman



                                

En 1960, à l’occasion d’une correspondance avec Bertrand Tavernier, Delmer Daves écrivait : "Le scénario de The Badlanders était mauvais comme tout. Je l'ai réalisé uniquement pour rendre service à Alan Ladd qui avait signé un contrat pour ce film. Le début était intéressant mais le développement était trop arbitraire." Le cinéaste était donc assez lucide au sujet de son film, ce que le public et les critiques finirent d’entériner, cet Or du Hollandais ayant toujours été considéré comme le western le moins ambitieux du cinéaste de même que le moins réussi. Car l’un n’induit pas forcément l’autre, le système des studios ayant prouvé à maintes reprises que des films de commande signés par les plus grands cinéastes s’étaient révélés parfois plus satisfaisants que certains de leurs films plus personnels. En l’occurrence, la réputation assez moyenne du film est tout à fait compréhensible surtout après que Daves nous a emmenés vers des sommets tels que, uniquement pour le genre qui nous concerne ici, La Flèche brisée (Broken Arrow), L’Homme de nulle part (Jubal), La Dernière caravane (The Last Wagon) ou encore 3.10 pour Yuma. Cette même année 1958, Delmer Daves nous avait déjà proposé l’honnête et généreux Cow-Boy avec Glenn Ford et Jack Lemmon, ainsi que dans le domaine du mélodrame guerrier l’attachant Kings go Forth (Diables au soleil) avec Tony Curtis et Frank Sinatra. The Badlanders sera l’avant-dernier western du cinéaste. Dès l’année suivante et jusqu’à la fin de sa carrière, après La Colline des potences (sur lequel nous reviendrons plus tard), il se lancera dans une série de mélodrames consacrés à la jeunesse parmi les plus lyriques de l’histoire du cinéma, malheureusement aussi méprisés que méconnus. Mais revenons-en à cet Or du Hollandais qui, s’il ne se déroulait pas en Arizona, aurait probablement été considéré comme un mélange de film d’aventures et de film noir, et non pas un western. Il s’agit d'ailleurs d’un remake déguisé du célèbre Quand la ville dort (The Asphalt Jungle) de John Huston, Richard Collins s’étant servi comme base pour son scénario du même roman de W.R. Burnett ; Alan Ladd reprend en quelque sorte le personnage de Sam Jaffe, Ernest Borgnine celui tenu par Sterling Hayden. Ce n’est pas la première fois que des films noirs sont "travestis" en westerns ; parmi les exemples les plus réputés, il y eut La Grande évasion (High Sierra) de Raoul Walsh "remaké" en western par Walsh lui-même avec La Fille du désert (Colorado Territory), Le Carrefour de la mort (Kiss of Death) de Henry Hathaway repris par Gordon Douglas pour The Friend who Walked the West ou encore La Maison des étrangers (House of Strangers) réadapté par Edward Dmytryk pour La Lance brisée (Broken Lance). 


   

Mais honnêtement, je n’ai pas pensé une seule seconde au film de Huston en visionnant le western de Daves ; si tous deux possèdent évidemment des points communs au niveau de l’intrigue, cela s’arrête là, le ton tragique de l’original étant totalement absent du second. Les deux cinéastes sont tellement différents que la comparaison entre les deux films n’aurait de toute manière que très peu d’intérêt. Oublions donc Quand la ville dort et plongeons-nous dans ce western qui, pour la première fois, utilise un décor de mines souterraines en profondeur. Si Randolph Scott et ses hommes se retrouvaient déjà prisonniers sous terre dans Les Conquérants de Carson City d'André de Toth, c’était à l’occasion du creusement d’un tunnel ; quant à la mine du Jardin du diable, elle s’enfonçait sous terre mais à l’horizontale. Malgré la faible réputation du western de De Toth, force est de constater que ses séquences souterraines étaient plus tendues et efficaces que celles que nous offre Delmer Daves ; il y avait pourtant matière à ce que ces scènes possèdent une bonne dose de suspense, ce qui prouve d’emblée que The Badlanders n’est pas franchement une grande réussite. Toute la portion du film se déroulant au fond des mines (une bonne vingtaine de minutes) se suit donc avec intérêt (en partie pour sa nouveauté) mais sans passion particulière ; il en va de même pour le film en son ensemble. Source : http://www.dvdclassik.com/critique/l-or-du-hollandais-daves

1 commentaire:

  1. http://turbobit.net/hu6m4glz4hul.html
    https://rnhb0i.1fichier.com/

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