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vendredi 17 juillet 2015

John Derek

John Derek (de son vrai nom Derek Delevan Harris), né le à Hollywood et mort le à Santa Maria (États-Unis), est un acteur, un réalisateur et un photographe américain.Il tourna aussi sous le pseudo de Dane Harris. Celui qui fut considéré comme un très grand espoir du cinéma américain fit une brillante carrière dans les films de séries B et cela s'observera chez de très bons réalisateurs spécialistes de cette série la B-movies. Il excella chez de bons réalisateurs (Ceci B. DeMille, Ray, Dieterle, Don Siegel). On le vit balader sa silhouette de beau gosse dans nombre de films qui ne passèrent pas inaperçus. Dans le genre qui nous intéresse, il fut la vedette ou partageant celle-ci dans pas moins de six westerns et qui pour la plupart bénéficient d'une réputation très pertinente. John Derek fut aussi le héros d'une série western TV Fontier circus (1961/1962) qui marcha très bien en Europe et outre-atlantique, mais dans le long-métrage ses bonnes compositions dans le western restent quand même : A l'ombre des potences (Run for Cover) 1955 .Les proscrits du Colorado (Outcast) 1954 .Il fit aussi une spécialité des films d'action et exotique et on put découvrir ses talents dans Les aventures d'Ali Baba, L'épée de Monte Cristo, La révolte des gueux. Devenu metteur en scène lui-même dans les années 60, il n'eut pas le même impact que sa carrière d'acteur. james  Sa performance d'acteur la plus mémorable fut sans doute son interprétation de Josué dans Les Dix Commandements. Il fut également réalisateur et fit tourner sa dernière femme, Bo Derek, dans plusieurs films. En tant que photographe, il s'illustra plus particulièrement en prenant des photos de ses trois dernières épouses pour le magazine Playboy. Wiki


                             


Étranges vacances (I'll Be Seeing You) est un film américain réalisé par William Dieterle, sorti en 1944. Ce qui surprend dans un premier temps dans le film de William Dieterle, ce sont les méthodes de représentation du traumatisme de la guerre. Que ce soit au travers de la direction d'acteurs et du jeu de Joseph Cotten ou bien dans la mise en scène même, les images, étonnament modernes, renvoient à d'autres, plus proches de nous. Les migraines, les crises et la tension qui habitent Zachary s'emparent de lui comme elles s'emparaient cette année de Benicio del Toro dans le dernier film d'Arnaud Desplechin (Jimmy P. (Psychothérapie d'un Indien des plaines, 2013). Ce que l'on demande aux deux acteurs - incarner et intérioriser physiquement les ravages de la guerre - est en effet assez semblable et trahit une même démarche : donner la parole à celui dont on a peur d'entendre l'histoire. Même si William Dieterle n'évite pas à plusieurs reprises une dialectique quelque peu lourde - lorsque Zachary se retrouve seul, il se parle à lui-même en voix off, comme si le cinéaste ne savait que faire d'une image nue -, l'écriture du personnage de Joseph Cotten et son interprétation dessinent intelligemment le discours général du film. William Dieterle ne condamne pas la guerre ni ne verse dans le patriotisme mais fait vivre ce soldat américain de retour dans son pays comme il fait vivre les hommes et les femmes autour. Le plus beau geste du cinéaste n'est pas de bâtir coûte que coûte une empathie autour de Zachary mais de le regarder comme n'importe quel autre personnage de cinéma et de lui donner autant de vie qu'il le peut. Ainsi, bien avant Apocalypse Now (Francis Ford Coppola, 1979), alors qu'à l'intérieur de sa chambre d'hôtel un ventilateur se transforme en hélice d'hélicoptère, dehors une histoire d'amour l'attend.
Ce qui intéresse le cinéaste, ce qui paraît être la seule solution pour sauver ses deux personnages, est de raconter une toute petite histoire. La guerre est désormais loin, tout comme ce qui a amené Mary en prison, et ce qui compte sont leurs premiers regards amoureux ; leurs premiers moments seuls. 


   

La pudeur avec laquelle William Dieterle les filme ne brise jamais l'intimité qu'ils ont réussi à construire dès leur première rencontre. La distance qu'il met entre lui et eux est la même qui le sépare d'une guerre n'apparaissant dans le récit que comme prétexte. Du coin de l'œil, William Dieterle les regarde comme un grand timide. Foncièrement romantique, Étranges vacances évite pourtant tous les écueils sentimentalistes pour suivre avec autant de sincérité qu'il le peut ses deux personnages. Aussi absurde que soit la rencontre entre Zachary et Mary, à aucun moment il ne semble possible de douter de leur amour. Pour les protéger, William Dieterle, plus encore que d'encadrer leur histoire dans le temps - ils ont une semaine avant que la jeune femme ne retourne en prison -, les enferme dans un lieu. La maison de l'oncle et de la tante de Mary où elle devait séjourner devient petit à petit la plus grande partie de leur univers et il manque un rien pour que le film entier ne se transforme en huis clos. Sans pathos et sans moquerie, le home front prend forme. Cachée derrière les quatre murs d'une maison pourtant semblable aux autres, une jeune femme attend son soldat. Dans ses bras, il reprendra vie. Contre lui, elle commencera la sienne. Source : http://www.iletaitunefoislecinema.com/chronique/6146/


                                         


Sorti juste après le mythique Johnny Guitar avec Joan Crawford, À l’ombre des potences pourrait passer à tort pour un film mineur dans la filmographie de Nicholas Ray. Si cette production de 1955 n’a pas suffisamment marqué la mémoire du cinéphile, c’est peut-être parce qu’on ne peut à aucun moment réduire son complexe enjeu dramatique à sa stricte dimension symbolique. Privé d’une image forte qui porterait en elle l’argument du film, celui-ci charrie néanmoins tous les thèmes les plus chers au réalisateur de La Forêt interdite : le tortueux rapport père-fils, le poids du passé et des déterminismes psychologiques, la pureté du sentiment amoureux à l’épreuve de la corruption du monde, etc. Si certains ont pu voir dans À l’ombre des potences une virulente dénonciation du maccarthysme (avec ses emballements populaires qui privent chaque individu de toute faculté d’analyse), ce western crépusculaire se définit avant tout par sa sentimentalité fatiguée et ce, à travers la figure d’un homme vieillissant et ancien repris de justice, venu refaire paisiblement sa vie dans une petite ville de l’Ouest après avoir pris sous son aile un jeune homme impétueux.
Dès la première scène, Nicholas Ray donne le ton : deux hommes sans histoire qui viennent de se rencontrer, Matt Dow (James Cagney) et Davey Bishop (John Derek), se retrouvent accusés à tort d’avoir commandité une attaque à main armée. Pris dans une embuscade, Davey est blessé par les hommes du village voisin. Son blanchiment et les excuses des fautifs n’y feront rien : le jeune homme devra continuer à vivre avec une infirmité qui lui rappellera constamment qu’on l’a jugé indigne d’être innocent. 


 
                       
Parce qu’il sait que l’injustice est inhérente au monde, Matt Dow va donc s’employer à stimuler son protégé pour l’encourager à s’affranchir de cette image qu’on lui colle à la peau. Cette lourdeur de l’être n’a jamais cessé de définir le tragique des personnages du cinéma de Nicholas Ray : des Amants de la nuit aux adolescents de La Fureur de vivre, la fatalité des destinées n’est pourtant jamais prétexte au moindre suspense dramaturgique. Comme dans l’autodestructeur Le Violent ou le tortueux Derrière le miroir, chacun porte en lui sa propre fin et il fait peu de doutes que la résolution des enjeux amènera son lot de déceptions et de résignation. Mais le fait que les perspectives soient à ce point obstruées n’empêchent pas les personnages de cultiver le sentiment et l’attachement pour survivre dans leur enfer. À l’opposé des codes du western qui érigent l’honneur et la dignité comme leitmotive, À l’ombre des potences se lit comme un étrange western mélancolique et sentimental, presque cérébral. Dans À l’ombre des potences, Matt Dow est celui à qui revient de porter le poids de ce monde malade. 


                              


Ancien repris de justice qui estime avoir payé sa dette et le droit de recommencer une nouvelle vie, il n’a rien du stéréotype du cow-boy athlétique capable de mettre le monde à ses pieds d’un seul coup de gâchette. Incarné par un James Cagney vieillissant et épaissi, Matt tente de vivre avec le poids d’un divorce et la perte d’un fils. Son chemin l’amène à croiser la route de Helga Swenson (Viveca Lindfors), vieille fille dévouée à son père rustre mais juste, qui n’attend rien d’autre que l’amour vienne frapper à sa porte. Avec un étonnant sens de l’épure, Nicholas Ray associe à cette promesse d’amour réparateur quelques étonnantes aérations comme la scène de demande en mariage. En ce court instant, le film érige la douceur réconfortante d’un foyer comme un véritable rempart à la menace corruptrice du monde extérieur, symbolisé tout au long du film par une succession de scènes en extérieur où la profondeur de champ expose les personnages à la violence de ce qui peut surgir du hors-champ. Mais on sait d’avance que ces respirations n’offrent qu’un répit trompeur car le fiel de la trahison (que l’on retrouve également dans la très belle adaptation par Ray du mythe de Jesse James avec Le Brigand bien-aimé) ne tardera pas à se répandre pour ramener les personnages à leur triste sort. C’est ce désenchantement ténu qui fait la belle valeur de cet À l’ombre des potences injustement méconnu. Source : http://www.critikat.com/actualite-cine/critique/a-l-ombre-des-potences.html


2 commentaires:

  1. http://r2---sn-tt17dn7y.c.docs.google.com/videoplayback?key=yt6&expire=1449266394&lmt=1429612544828360&sparams=dur%2Cid%2Cip%2Cipbits%2Citag%2Clmt%2Cmime%2Cmm%2Cmn%2Cms%2Cmv%2Cpl%2Cratebypass%2Csource%2Cupn%2Cexpire&mn=sn-tt17dn7y&mm=31&source=youtube&ratebypass=yes&ip=107.178.195.220&ms=au&id=o-ABMSLLWO-YxI0pQQ20nhpeWdFO3dl-tOYbWTxa45P4sj&pl=26&mv=m&mt=1449244646&dur=5098.428&mime=video%2Fmp4&itag=18&upn=f_yH6cypVps&ipbits=0&sver=3&signature=047BCFD78A687AEE094F4078D038FB85ABBCFFA8.0120050EE23481A0D57FEAC6AA0746668CFFB5&fexp=9408710%2C9416126%2C9417683%2C9420452%2C9422596%2C9422618%2C9423460%2C9423662&signature=&title=Ill%20be%20seeing%20you%201944
    https://8n8uv5.1fichier.com/

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  2. http://www.opensubtitles.org/fr/subtitles/3290080/i-ll-be-seeing-you-fr

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