.

.

vendredi 24 juillet 2015

Hugh O'Brian

Hugh O'Brian est un acteur américain, né le à Rochester, État de New York, États-Unis.
« De tous les films que j'ai faits à Hollywood, Seminole est celui qui a obtenu les plus mauvaises critiques. Moi, je l'aime beaucoup, car il était très honnête. Il y avait une grande part de vérité dans ce film. Les Indiens Séminoles sont la seule nation qui, ayant été en guerre avec les États-Unis, ne s'est point avouée vaincue. Ils n'ont jamais signé de traité. Après avoir vu les Séminoles, après avoir étudié leur histoire, j'ai fait un film sur eux et j'ai dit la vérité : ils ont donné une sacrée raclée aux gars de West point. Les Américains se sont en fait retirés, pour ne pas dire qu'ils ont été battus, et ce sont les Indiens qui ont gagné cette guerre. Voilà ce que j'ai voulu montrer » disait Budd Boetticher à Bertrand Tavernier lors d’un entretien repris dans l’imposant et indispensable ouvrage de ce dernier, Amis américains.
Belles et nobles intentions de la part du réalisateur à l'occasion de son troisième western pour la compagnie Universal ! Mais l’on sait que les bonnes intentions ne font pas forcément les bons films et même si je serais désormais beaucoup moins sévère que lors de sa découverte, Seminole est un semi-ratage qui manque singulièrement de vigueur et de puissance dramatique, faute surtout à un scénario trop schématique et qui n’approfondit pas quelques pistes intéressantes lancées dès le début, ainsi qu’à une mise en scène bien trop sage et anonyme pour espérer retenir l’attention du spectateur tout du long. 



                              

Mais semi-ratage supposant semi-réussite, nous nous attarderons ensuite plus longuement sur ce qui fait de ce "eastern" un film néanmoins tout à fait regardable, voire même de plus en plus plaisant au fur et à mesure des différents visionnages. Avant Seminole, il n'y eut qu'un précédent pour aborder les années 1830 en Floride. Mais si Les Aventures du Capitaine Wyatt (Distant Drums) de Raoul Walsh ne prenait ce background de l’histoire des États-Unis que pour servir de toile de fond à un film d'aventure "exotique" (et pourquoi pas d’ailleurs, même si le résultat me semble bien mauvais), l'œuvre de Budd Boetticher se veut un peu plus ambitieuse à travers un violent pamphlet pro-Indiens mettant en vedette un officier va-t-en-guerre incompétent et belliqueux qui n'a qu'une idée en tête : massacrer les tribus alentours (« Quand ils dormiront, nous les crèverons une fois pour toute »). Cet honorable et passionnant postulat de départ avec à la baguette Budd Boetticher avait a priori tout pour que le résultat soit aussi puissant que l’étaient La Porte du diable (Devil’s Doorway) d'Anthony Mann ou Tomahawk de George Sherman. Seulement, Charles K. Peck Jr. n’avait pas une grande expérience dans le domaine de l’écriture et cela se ressent grandement au vu de son travail moyennement convaincant. Son histoire a beau être intéressante, le scénariste a du mal à nous la rendre passionnante. Il est fort dommage que les relations entre les personnages joués par Rock Hudson, Anthony Quinn et Barbara Hale ne soient pas plus développées, car les rapports tissés à l'intérieur de ce triangle amoureux (notamment la très forte amitié qui lie les deux hommes alors qu’ils aiment la même femme) ne restent qu’à l’état d’ébauche. 



           


Quand on voit aussi la tendresse avec laquelle le réalisateur filme les deux trop courtes séquences entre Osceola et Revere, on se prend à rêver aux sommets d’émotion qu’aurait pu atteindre son film s’il avait approfondi cette histoire d’amour qui prouvait à nouveau que Boetticher n’était pas qu’un cinéaste viril mais également un réalisateur très sensible et possédant un fort tempérament de romantique (rappelez-vous des superbes séquences d’amour dans ses deux précédents westerns, les relations amoureuses entre les personnages joués par Yvette Duguay et James Best dans Cimarron Kid ou celles entre Robert Ryan et Julia Adams dans Horizons West). Si l’on ne s’en tient qu’à la noblesse du propos et à la diatribe contre le gouvernement américain de l’époque, c’est en revanche plutôt réussi et tout à fait sérieux (aucun humour ne vient phagocyter le film). Les Indiens sont constamment décrits avec respect au sein d’un épisode des guerres indiennes peu abordé au cinéma, celui de l'affrontement entre l'armée américaine (avec un chef d'escouade arrogant et raciste) et la tribu des Séminoles qui ne s'avouera jamais vaincue : une des périodes les plus obscures et méconnues de l’histoire des conflits entre natifs et pionniers aux USA. Les Séminoles, de pacifiques sont devenus hostiles pour la simple et bonne raison qu’ils refusaient de suivre l’exemple d’autres tribus telles les Choctaws, les Cherokees ou les Creeks qui avaient déjà été "déplacées" dans des réserves plus au nord. 


                              

Osceola, le personnage qu’interprète Anthony Quinn avec une belle dignité (il n’a ici aucune tendance à cabotiner), a réellement existé même si sa mort fut moins glorieuse -  il est décédé lors de son emprisonnement après avoir attrapé la malaria. Un western historiquement intéressant, un constat amer et désabusé sur l’incapacité de deux civilisations à pouvoir vivre en paix, les uns voulant coûte que coûte s’approprier les terres des autres, les premiers estimant que le territoire des "sauvages" n'est pas utilisée à bon escient (déjà l’insupportable politique de la productivité à tout prix, à l’œuvre près de 200 ans avant notre époque). D'un côté un militaire borné, raciste et sans ouverture d’esprit qui ne pense qu’à la gloriole ; de l’autre un chef indien qui souhaite la paix sans cependant devoir obéir aux ordres de politiciens sans âmes. Le film n’est pas manichéen pour autant puisque entre les deux hommes vient prendre place Lance, jeune officier faisant tout son possible pour que l’armée laisse les Indiens en paix, n’hésitant pas à entrer frontalement en conflit avec son supérieur direct, lui jetant en pleine figure son incompétence et sa vilenie : « Votre sens du devoir s'est changé en une folie de haine ; vous stigmatisez une race pour une défaite dont vous êtes la cause ! » Source : http://www.dvdclassik.com/critique/l-expedition-du-fort-king-boetticher


                            

Première Victoire (en anglais : In Harm's Way, littéralement : La Voie difficile) est un film de guerre américain réalisé par Otto Preminger et sorti en 1965Première Victoire a été produit et réalisé par Otto Preminger. Ses principaux interprètes sont John Wayne, Kirk Douglas et Henry Fonda. Le scénario a été écrit par Wendell Mayes sur la base du roman Harm's Way de James Bassett. Le film raconte de façon spectaculaire la vie d'officiers de la marine des États-Unis et de leurs épouses basés à Hawaï au début de la Seconde Guerre mondiale. Il est à noter que Première Victoire débute où se terminait Tant qu'il y aura des hommes. Après l'attaque de Pearl Harbor par la force aérienne japonaise, l’Amérique rentre en guerre. Film de guerre avec une histoire qui suit son petit chemin. En prenant en compte tout de même que cela soit dans les airs ou en mer, peu de scènes de combats. Le film se base bien plus sur les relations des personnages. Et le casting bien servi, John Wayne, Kirk Douglas, Henry Fonda suffit à maintenir notre attention. Soulignons la petite présence de James Mitchum, qui n'est autre que le fils de Robert Mitchum.
Un film de guerre classique dans la lignée de "Tant qu'il y aura des hommes"...avec une incroyable brochette de stars : John Wayne, Kirk Douglas, Henry Fonda, Burgess Meredith, George Kennedy... Si les moyens sont conséquents pour retranscrire les batailles navales, le partis pris de l'époque qui ne pouvais concevoir une narration sans présence féminine ralentit le propos !  


         

Une rencontre entre deux géants du cinéma, grandes figures du cinéma hollywoodien (John Wayne et Kirk Douglas), laissait entrevoir de belles promesses. Et on n'est pas déçu du résultat, à condition d'être un amateur du genre. En tentant d'introduire une dimension psychologique sur les répercussions de l'attaque de Pearl Harabor par les Japonais sur les soldats américains, on sort du pur genre de guerre de l'époque, ce qui apporte une plus-value indéniable à l'oeuvre. Wayne et Douglas sont charismatiques, et les scènes de combat très réussies. Une plutôt belle réussite ! La première partie laissait entrevoir un film excellent avec avec un scénario et des personnages "complexes" . Hélas ces éléments sont plus ou moins escamotés par la suite pour incorporer de vagues préparatifs d'offensives et une dernière escarmouche avec le peu de budget restant. En 1965, un moment particulier et cèlèbre de la dernière guerre mondiale est le sujet d'un film à grand spectacle de 2h45 : "In Harm's Way" d'Otto Preminger, sur l'attaque japonaise de Pearl Harbor et l'effort amèricain ultèrieur! Ce film de guerre a des longueurs (passages bien inutiles dans les scènes intimistes) mais la mise en scène est quasi-parfaite et dègage avec intelligence les liens entre les problèmes personnels, et les objectifs et buts militaires!


                 


John Wayne et Kirk Douglas en sont les vedettes principales où interviennent ègalement l'infirmière Patricia Neal et Paula Prentiss dans les rôles fèminins! Sans oublier le commandant Burgess Meredith, les amiraux Dana Andrews, Franchot Tone et Henry Fonda dont les mots sonnent toujours justes : « L'indècision est un virus qui contamine une armèe et dètruit sa volontè...ou même sa survie ! » Un film militariste spectaculaire mais sans originalitè au niveau du scènario, qui mènage quand même quelques surprises avec des nymphettes, des explosions, une bagarre virile au « Blue Lagoon » et des rapports tendus entre un père et son fils! Les amateurs de V.F seront dèçus de ne pas retrouver les voix habituelles de Wayne et Douglas... Le film évoque essentiellement les événements militaires qui ont suivi la défaite de Pearl Harbour. Comme d''habitude, Preminger choisit d'entremêler histoire collective et individuelle. Sa mise en scène est ample et ne manque pas de lyrisme. C'est le point fort du film avec l'interprétation sans faille des acteurs, John Wayne en tête. Malheureusement, le film est plombé par un scénario qui accumule les conventions et les clichés (relations amoureuses, relation père-fils, etc...) traités à la manière d'un roman pour midinettes à l'exception de l'examen des rapports de pouvoir dans l'armée américaine (le rôle tenu de Patrick O'Neal).(Amazon) 


1 commentaire:

  1. https://6gfrk6ae86.1fichier.com/
    https://evh3fs.1fichier.com/
    https://18yzhw.1fichier.com/

    RépondreSupprimer