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jeudi 9 juillet 2015

Histoires extraordinaires

Histoires extraordinaires est un recueil de nouvelles écrites par Edgar Allan Poe, puis traduites et réunies sous ce titre par Charles Baudelaire en 1856.
Le recueil publié par le poète et conteur américain Edgar Allan Poe (1809-1849) en 1840, sous le titre de Tales of the Grotesque and the Arabesque, comprenait vingt-cinq nouvelles. Charles Baudelaire y ajouta une vingtaine d'autres contes, qu'il traduisit et préfaça pour obtenir le recueil Histoires extraordinaires, publié en 1856. Ces nouvelles appartiennent à deux grandes catégories thématiques qui se recoupent parfois. D'une part, les contes d'horreur qui se déroulent sur le mode du roman gothique dans un monde crépusculaire. D'autre part, les histoires de ratiocination, qui échafaudent des raisonnements pseudo-logiques, établissent les critères du roman policier moderne à partir des principes énoncés par Poe dans « Euréka, essai sur l'univers matériel et spirituel », publié en 1848.


                


Histoires extraordinaires est un film français de Jean Faurez sorti en 1949.
Ce film est inspiré par "De l'assassinat considéré comme un des beaux-arts" (On Murder Considered as one of the Fine Arts), ouvrage de Thomas de Quincey paru en 1854 où l'auteur imaginait une société de connaisseurs en meurtre se réunissant régulièrement pour apprécier les crimes célèbres, afin de les évaluer sous leur aspect esthétique. Ici ce sont 3 gendarmes expérimentés (parmi lesquels Paul Frankeur) qui, sous le Second Empire, font l'éducation d'une nouvelle recrue au cours d'une garde nocturne. Ils lui racontent 4 beaux types d'assassins qu'ils ont croisé au cours de leur carrière : 1-un égorgeur fasciné par la gracilité du cou des jeunes filles et qui s'en va assouvir sa passion dans un pensionnat 2-un psychopathe qui fait une fixation sur une taie dans l'oeil de son hôte, un riche vieillard, au point de le dépecer et de l'enterrer sous le plancher 3-un jaloux pathologique qui emmure son ami vivant 4-un parasite qui assassine un vieil anglais excentrique et fait accuser son neveu du crime Voici le détail des 4 sketches: INVITATION À LA VALSE (adapté d’un conte de Thomas de Quincey) Il y avait deux gorges à trancher dans ce pensionnat que Noël avait vidé de ses éléments à l’exception de deux d’entre elles. Aprés les avoir attirées en jouant au piano ”l’invitation à la valse”, Guillaume l’Egorgeur (Roger Blin) serait certainement parvenu à ses fins si, pour son plaisir, il n’avait prolongé inutilement l’angoisse de ses futurs victimes. Fatale imprudence qui fit du loup une bête traquée qui n’eut bientôt d’autre ressource que de s’ouvrir la gorge. Ce qu’il fit comme à son habitude avec le plus grand soin. LE CŒUR RéVÉLATEUR (adapté d’une nouvelle d’Edgar Poe) Si le mobile du crime conduit souvent à l’assassin, ce jeune homme bien rangé (Guy Decomble) pouvait être tranquille. Qui le soupçonnerait, en effet, d’avoir tué son vieil ami (Maurice Schutz) dont le seul tort était d’avoir l’œil droit recouvert d’une taie qui l’effrayait et le fascinait tout à la fois. 


   
   
Mais par un étrange et juste retour des choses, comment pouvait-il supposer que le cœur de sa victime continuerait de battre pour lui seul, et si fort dans sa tête que pour tenter de s’en délivrer, il avouerait son crime ? LA BARRIQUE D'AMONTILLADO (adapté d’une nouvelle d’Edgar Poe) C’est avec le miel qu’on prend les mouches. Fortunato (Jules Berry) aurait dû se rappeler ce sage précepte lorsqu’un ami (Fernand Ledoux) l’entraîna, à moitié ivre, dans une cave profonde afin de goûter du vin d’Amontillado. Il eut évité le désagrément d’être brusquement enchaîné puis emmuré vivant par son “ami” qui le fit délivrer par la police vingt ans plus tard… en exécution de ses dernières volontés. A noter que Vincent Price et Peter Lorre rejoueront les mêmes rôles pour Roger Corman en 1962 dans "L'empire de la terreur". LA RÉSURRECTION DE BARNABÉ (adapté d’une nouvelle d’Edgar Poe) Nul n’aurait jamais su ce qu’était devenu Barnabé, le vieil anglais (Martial Rèbe) si la venue d’une caisse de bouteilles de “Château-Margaux”, commandée avant de disparaître, n’avait servi de prétexte à réunir ses amis. A la fin du repas, on ouvrit la caisse. Horreur ! Elle contenait le cadavre de Barnabé. Tous s’enfuirent à l’exception d’un seul : l’assassin (Olivier Hussenot), qui mourut de saisissement devant le valet de Barnabé qui avait organisé cette funèbre mise en scéne pour le confondre. 

                     

Si les nouvelles d’Edgar Allan Poe furent fréquemment adaptées sous forme de court-métrages et donnèrent lieu à un film français à sketches en 1949 (déjà nommé Histoires extraordinaires), il faut attendre les années ’60 pour voir l’écrivain connaitre un regain de popularité par le biais des nombreuses adaptations signées Roger CormanEn 1968, trois cinéastes européens réputés (Roger Vadim, Louis Malle et Federico Fellini) décident, à leur tour, de porter à l’écran les récits macabres de Poe sous forme d’un long-métrage composé de trois sketches indépendants.
Le premier, « Metzengerstein », traite des rapports étranges entre une comtesse débauchée, Frédérique (Jane Fonda) et un étalon noir qui pourrait être la réincarnation de son cousin, Wilhelm (Peter Fonda). Ce-dernier après avoir repoussé les avances de la comtesse avait péri dans l’incendie de son écurie en tentant de sauver son cheval favori.  Filmé dans la forteresse médiévale de Kérouzéré, ce segment bénéficie de la présence d’une Jane Fonda au sommet de sa beauté et sublimée par la caméra de son mari d’alors, Roger Vadim. Malheureusement, si ce-dernier aime filmer son épouse se promener en tenue émoustillante sur son cheval, « Metzengerstein » tire à la ligne et son manque de substance s’avère problématique. L’atmosphère de débauche et de décadence des quinze premières minutes se révèle cependant réussie en dépit de sa timidité (n’espérez pas des séquences de nudité ou de cruauté gratuite, la suggestion est ici de rigueur) mais la suite de l’intrigue manque d’intensité et parait bien longuette, impression renforcée par une voix off envahissante à la préciosité irritante. L’interprétation de Jane Fonda se montre cependant très crédible et les dialogues sont révélateurs de la psychologie de son personnage : lorsqu’elle constate la destruction d’une tapisserie, la belle comtesse demande sa restauration. Lorsqu’un serviteur lui rétorque que c’est impossible, l’aristocrate ne veut rien entendre et affirme « c’est possible puisque je le veux ».



   


Agréable à l’œil, « Metzengerstein » touche timidement à différents tabous (entre autre la zoophilie), développe des rapports de domination proches du sadomasochisme et pose, au final, un regard sans complaisance sur sa principale protagoniste. Celle-ci, une débauchée aux limites de la nymphomanie, vit uniquement pour la satisfaction de ses désirs et utilise sa sexualité comme une arme capable d’accroitre son pouvoir. Difficile néanmoins de se passionner pour cet épisode (d’une durée d’environ 35 minutes) qui parait, au final, bien prévisible et médiocre. Louis Malle se montre, pour sa part, plus inspiré avec son « William Wilson » dans lequel on retrouve avec plaisir Alan Delon et Brigitte Bardot. Basé sur un postulat classique en littérature fantastique, le segment confronte un nommé William Wilson avec son sosie, un double qui semble le suivre partout et se révèle, en réalité, la matérialisation de sa conscience. A un prêtre, Wilson se confesse et se souvient de son existence débauchée, d’une tentative de disséquer vivante une prostituée à un jeu de carte truqué qui lui permet de soumettre à son bon vouloir l’arrogante Guiseppina (Bardot). Chaque fois, un étrange « doppelganger » intervient pour l’empêcher de parvenir à ses fins. Superbement filmé et interprété, ce segment s’avère une belle réussite emplis d’une fascinante perversité dans sa description des relations dominants / dominés, laquelle trouve son paroxysme dans le traitement sadique infligé à une Bardot dénudée par un Delon en fureur. 


                  


Très prisé des cinéphiles, le sketch de Fellini, « Toby Damnit », risque, par contre, de décontenancer les fans de Poe. Le réalisateur italien a, en effet, confié n’avoir même pas pris la peine de lire la nouvelle qu’il est censé porter à l’écran. L’intrigue, assez lâche, traite d’un acteur shakespearien réputé, Toby Damnit (joué par un extraordinaire Terence Stamp) invité à tourner dans la Péninsule le premier western catholique. Sur place, l’arrogant comédien croise la route d’une fantomatique gamine. Visuellement splendide, le court-métrage use de couleurs chaudes et déroule un véritable carnaval d’excentricités, dominé par la présence d’une cohorte de freaks qui rendent le film profondément surréaliste et, parfois, fascinant. Le spectre enfantin, pour sa part, renvoie directement à une figure similaire apparue deux ans plus tôt dans le formidable Opération Peur de Mario BavaSi les inconditionnels d’Edgar Poe ou de pure épouvante risquent de se sentir floué par ce troisième sketch, ses qualités sont évidentes et sa durée réduite en rend les outrances acceptables et digestes y compris par les spectateurs qui, habituellement, ne prisent guère le style particuliers de Fellini. Source : http://www.cinemafantastique.net/Critique-de-Histoires.html

1 commentaire:

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