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dimanche 5 juillet 2015

Hans Conried

Hans Conried est un acteur américain, né le 15 avril 1917 à Baltimore, dans le Maryland, et mort le 5 janvier 1982 à Burbank, en Californie (États-Unis).
Situé quelque-part entre Le Magicien d’Oz (la féérie magique du conte merveilleux) et Mary Poppins (la vision enfantine d’un monde peuplé d’adultes), tout en ressemblant à l’œuvre littéraire Charlie et la chocolaterie de Roald Dahl, Les 5 000 doigts du Dr. T reste un grand moment d’émerveillement magique et rempli de sidérantes idées narratives, toutes plus folles les unes que les autres. Film longtemps oublié, il semble qu’il soit redécouvert ces dernières années au travers de festivals de cinéma ou bien d’éditions DVD lui permettant de pénétrer les foyers durant les longues soirées d’hiver. Echappant à la logique de production hollywoodienne de l’époque concernant le cinéma de genre, Les 5 000 doigts du Dr. T offre une expérience de cinéma hors norme, n’intégrant aucune caste stylistique ou thématique en particulier. Et cela même si le film peut bien se présenter comme un conglomérat de plusieurs influences esthétiques, principalement de la comédie musicale et du conte fantastique. Film pour enfants, mais pas seulement, Les 5 000 doigts du Dr. T détonne donc au sein de la production typique de l’âge d’or hollywoodien (pourtant déjà extrêmement novatrice et réactive en temps normal)... Aussi parce que son studio de production n’est guère habitué à ces tonalités (on aurait bien plus vu ce film se fabriquer entre les murs de la MGM). En effet, la Columbia n’était pas attendue à ce tournant-là en particulier.


                

Reste un film visuellement saisissant, débordant d'imagination graphique, ne reculant devant aucun délire narratif, aux scènes cultes nombreuses quoique peu variées, et surtout empli d'une folie furieuse contagieuse. Véritable comédie musicale d'aventure dans laquelle s'entrecroisent les décors les plus baroques et invraisemblables qui soient (une échelle gigantesque menant sur du vide, des bâtiments incurvés dans tous les sens, des portes dérobées, des passages secrets...), Les 5 000 doigts du Dr. T fascine avant toute chose par son sens du spectacle. Délicieux à presque tous les niveaux, on y croise tantôt la scène de bagarre stylisée la plus improbable de l'histoire du cinéma (un superbe numéro de danse grotesque et jubilatoire entre Hans Conried et Peter Lind Hayes), tantôt les populations souterraines capables de fédérer leurs efforts autour du plus incroyable concert jamais donné... En aucun cas le rythme du film ne sacrifie sa bonne humeur, son entrain, sa grande célérité dans l'abondance de morceaux de bravoure insensés. On ne peut guère l'expliquer, il absolument le voir pour le croire. L'ensemble de l'histoire se passe dans la tête d'un enfant, dans ses rêves ou plutôt ses cauchemars. Le sens en est à la fois clair et complexe, puisqu'il procède d'une passionnante introspection au cœur des chimères enfantines, avec sa logique freudienne, son œdipe refoulé, et paradoxalement son illogisme constant, déroutant, partant d'un point à un autre sans réel lien apparent, aspirant à toujours demeurer dans le mouvement perpétuel. Seul celui-ci compte, pour autant qu'il soit téméraire et plongé dans les aventures les plus périlleuses. Il en ressort alors un constat finalement assez simple vis-à-vis du film. Souvent considéré comme très riche, y compris fondamentalement, Les 5 000 doigts du Dr. T est en réalité assez binaire, moins théorique que purement fantasmagorique. 



   

C'est un époustouflant moment d'énergie colorée en forme de bombe protéiforme, et qu'il ne faut pas trop longuement chercher à transcender par la réflexion. En effet, aussi riche soit-il, le film ne propose clairement que la réflexion qu'il opère frontalement, à savoir un moment d'évasion dans les méandres de l'esprit d'un enfant, mais aussi un discours assez fort contre toute forme de dictature politique, morale et sociale. On y perçoit le docteur Terwiliker comme un dictateur forcené, obligeant tous les enfants à jouer d'un seul et même instrument, le piano, et donc participer à une seule mélodie. A côté de cela sont montrés les parias, ceux qui jouent de tous les autres instruments et qui forment, via cette cacophonie maîtrisée, un même idéal au sein duquel chacun peut néanmoins s'affirmer en portant sa propre identité culturelle et morale en étendard. La différence fait la richesse d'une société, contre toute forme de pensée unique et donc délétère. Voilà de quoi parle Les 5 000 doigts du Dr. T, parfois maladroitement équilibré entre la fantaisie de l'enfance et le sérieux de son discours, quoique dynamique et très enlevé. 



                 

Cela étant, l'ensemble ne constitue pas un modèle de finesse, avec son ton direct et son affichage plastique sensationnel mais porté par l'insistance d'un propos peut-être trop appuyé pour ne pas devenir répétitif et un brin lassant. Car le film l'est bien un peu, entre deux chorégraphies sympathiques mais finalement pensées selon les mêmes concepts esthétiques.Charge vigoureuse menée par l'écriture du fameux Dr. Seuss, Les 5 000 doigts du Dr. T devient même, malgré la personnalité imaginative et très tolérante à tous les niveaux de l'écrivain, autre chose à la lumière de son époque de sortie en salles. En 1953, le maccarthysme bat son plein, l'anticommunisme est partout aux USA, et les studios hollywoodiens produisent des films dont les discours sont difficiles, trahissant cette cause injuste ou bien l'épousant avec conviction. Même écrit par le Dr. Seuss, il convient absolument de ne pas oublier de concevoir Les 5 000 doigts du Dr. T comme ce qu'il est avant toute chose : un film de studio, de producteur même, puisque réalisé par l'incolore mais très capable Roy Rowland, un bon technicien mais guère plus (pourvoyeur de quelques bons westerns et surtout d'un excellent film policier, le fameux Rogue Cop). Source : http://www.dvdclassik.com/critique/les-5000-doigts-du-dr-t-rowland



                               


Trois bébés sur les bras (Rock-a-Bye Baby) est un film américain réalisé par Frank Tashlin et sorti en 1958. Encore une excellente comèdie avec Jerry Lewis qui se montre un très grand acteur comique, tel qu'on en avait pas connu depuis Buster Keaton! La mise en scène est efficace, Frank Tashlin sait manier une camèra et profiter de tous les usages qu'on peut en faire, avec une èlègance sans pareille, et ses gags hèritent d'une solide tradition, qu'il sait renouveler et rèinventer avec bonheur grâce aux gaffes de l'inègalable Jerry Lewis alias Clayton Poole qui se retrouve avec trois bèbès sur les bras en assumant à sa façon le rôle du citoyen-admirateur moyen comique! La scène poilante du tuyau d'arrosage vaut à elle seule le dètour avec pas mal de catastrophes en tous genre! Sans parler d’un Lewis grimaçant qui fait dans le final un numèro d'imitation d'Elvis Presley des plus savoureux! Rèalisè en 1958, ce film de la Paramount, comme tant d'autres, est aujourd'hui un classique du genre mais on peut dire que les maîtres de la parodie cinèmatographique ètaient bel et bien Frank Tashlin et surtout Jerry Lewis, qui appuie son comique sur un ègocentrisme dèlirant! De belles chansons accompagnent le tout... 
Clayton Poole (Jerry Lewis) est un gars solitaire sans amour ni enfant qui vit seul dans son appartement mais qui est amoureux fou d'une amie d'enfance, Carla Napollis (Marilyn Maxwell). Elle est une star de cinéma et donne naissance à des triplées. Malheureusement le mari de Carla est mort et elle veut confier ses filles à Clayton qui accepte, mais il se rend compte qu'élever trois filles seul est dur et il n'est pas marié. Il a le père de Carla, Gigi Napollis, sur le dos, mais celui-ci finit par apprécier Clayton. Pour garder ses trois filles, il se marie avec la petite sœur de Carla, Sandra Napollis (Connie Stevens). 



   

Finalement Carla annonce ses fiançailles secrètes avec Clayton, et celui-ci est recherché par la police... La débilité qui se transforme en génie n' est-ce pas là la meilleure façon de vaincre l'impossible lorsqu'il s'agit de nous faire oublier ces tracas d'un quotidien fastidieux et trop lourd à supporter ? Génie des gags lumineux de Jerry Lewis,génie de ses dons de comédien délirant! empli d'un humour bienfaisant sans oublier en l'occurrence la direction de big Tashlin. La qualité d'une oeuvre se moque du temps, d'une époque et même d'un changement de mentalité! Je n' ai jamais vu ,personnellement,au cinéma une telle finesse dans l'art de la drôlerie que celle de Jerry dans laquelle se mêle même! une infinie tendresse. Excellentes qualités d'images et de son, du délire génial des grands maîtres du cinéma qui vise à chasser toute idée noire chez les spectateurs par un art consommé. N.B. Je me dois d'ajouter par ailleurs que , paraît-il , Godard lui-même apprécie beaucoup Frank Tashlin!!!!



                             

La première scène du tuyau d'arrosage est un monument. Inutile d'en dire plus : à se procurer d'urgence. ...d'autant plus que Lewis remet ça un quart d'heure plus tard avec le numéro des faux programmes télé incluant la campagne électorale d'un psychopathe: inoxydable.Et tant pis pour les quelques 15 minutes de sentimentalisme prononcé (essentiellement incarné par le père italien qui en fait des tonnes), car ces instants sont balayés par la fureur des meilleurs moments de comédie pure. Le film inclut aussi quelques très jolies chansons du génial vétéran songwriter hollywoodien Harry Warren, parmi ses moins connues. Edition impeccable quoique sans bonus...dommage quand on connait la qualité des archives bonus (essais de comédiens, chutes de tournage diverses) généralement proposées dans cette impeccable collection Lewis, où l'inégal côtoie l'indescriptible.. Source : http://www.amazon.fr/review/R2ADUTN1SB64TA

1 commentaire:

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