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jeudi 16 juillet 2015

Elsa Martinelli

Elsa Martinelli, pseudonyme d'Elsa Tia, née le à Grosseto en Toscane, Italie, est une actrice italienne. Enfant d'une famille nombreuse et très pauvre, Elsa Martinelli devient mannequin international grâce à sa grande beauté. L'acteur et producteur américain Kirk Douglas remarque une photo d'elle dans le magazine Life et lui propose un rôle dans un western.
Les débuts d'Elsa Martinelli au cinéma sont fulgurants, grâce à son rôle d'Indienne dans La Rivière de nos amours (André De Toth, 1955) qui marque encore aujourd'hui la mémoire de nombreux cinéphiles. Cette femme d'une beauté rare se double d'une excellente comédienne. À l'aise dans le mélodrame (La Fille de la rizière de Raffaello Matarazzo en 1956) comme dans la comédie (Donatella de Mario Monicelli en 1956), elle mène une carrière internationale. Sa sophistication séduit Roger Vadim, qui lui confie le rôle d'un vampire dans Et mourir de plaisir (1960). Elle alterne les films de prestige (Hatari ! d'Howard Hawks en 1962 ; Le Procès d'Orson Welles en 1962) et des drames plus intimistes (L'Amica d'Alberto Lattuada en 1969). À partir des années 1970, ses activités de femme d'affaires prennent le dessus sur sa carrière cinématographique. Elsa Martinelli se lance dans la mode en créant une entreprise de design et de confection basée à Rome et à Milan. Elsa Martinelli est la mère de l'actrice italienne Cristiana Mancinelli. Wiki.



                                

Et mourir de plaisir (Il sangue e la rosa) est un film franco-italien réalisé par Roger Vadim et sorti en 1960.Transposée de nos jours dans la splendide campagne romaine, cette adaptation de la nouvelle de Le Fanu en a gardé toute sa langueur et son faste gothique. Il ne faut pas s’attendre à être pris de terreur, mais se laisser aller au rythme d’une narration lente et onirique accompagnée par l’envoûtante et majestueuse musique de Jean Prodromidès et richement illustrée par la photo flamboyante de Claude Renoir. Ce dernier a effectué un travail original en incrustant de rouge sang les cauchemars noirs et blancs vampiriques. Aucune séquence gore dans ce film, mais des rapprochements troubles que certains ont voulu voir comme un traitement érotique par Vadim alors qu’il a retranscrit, dans son style, la prédilection de Carmilla-Millarca pour des proies féminines. Resteront gravées les images de ces roses rouges qui se fanent tour à tour entre les mains des belles et langoureuses Carmilla (Annette Vadim) et Georgia (Elsa Martinelli) ou bien encore leurs apparitions depuis des flaques d’eau plombées ou dans les chambres hantées de leurs cauchemars. Nous voici transporté par Roger Vadim dans le climat inquiétant d'une nouvelle de Sheridan Le Fanu: "Il Sangue e la rosa" . En adaptant cette oeuvre à l'écran, nous sommes dès l'arrivée de Georgia les témoins de l'étrange comportement et à la métamorphose de Carmilla, énigmatique à souhait jusqu'à devenir, à si tromper, le reflet parfait de Millarca, son ancêtre dont le fastueux portrait ne cesse d'interpeller la jeune fille. Sommes-nous, avec Carmilla, dans un univers de réalité ou dans une phase de mimétisme? Les interrogations se succèdent lorsque des roses rouges dépérissent entre les mains des deux femmes ou lorsqu'elles apparaissent dans des lieux où leurs terribles cauchemars restent gravés. Est-ce une coïncidence ou une réalité lorsque Carmilla se retrouve, par un malheureux hasard, clouée au sol, transpercée par un pieu tombé accidentellement sur elle, tel le châtiment infligé aux vampires?


   
                 


Rarement ce style de sujet fut abordé dans le cinéma français et Roger Vadim décide de se lancer dans cette aventure. Je dois dire que le résultat est convaincant et il est fort regrettable que cette oeuvre reste l'une des moins connues de ce réalisateur. Cela peut être dû à ce sujet inattendu et surprenant dont Roger Vadim n'était pas spécialistes en la matière.
Et pourtant nous arrivons dans cette oeuvre à un curieux mariage entre beauté des images, mise en scène sophistiquée, intrigue surprenante et érotisme subtil. Tout ici rappelle le sang par les couleurs utilisées afin de mieux symboliser les cauchemars et l'univers des héroïnes de cette histoire. Pour mieux illustrer l'intrigue, je voudrais insister sur la prodigieuse bande originale du talentueux Jean Prodomidès qui nous offre une musique majestueuse et descriptive, ce qui constitue un élément essentiel à l' atmosphère troublante de ce film. Les interprétations d' Annette Vadim dans le rôle de Carmilla et d' Elsa Martinelli dans celui de Georgia sont fort convaincantes tout comme celle de Mel Ferrer dans le rôle de l'amant. 


                 

Je n'ai jamais été un inconditionnel de Roger Vadim dont son goût sur l'esthétisme l'emportait sur l'intrigue mais je fais exception pour ce film presque tombé dans l'oubli. C'est pourquoi j'essaie de vous le faire découvrir au cas où... Et si vous avez le bonheur de le voir à l'affiche dans une salle ou dans les bacs de DVD, alors n'hésitez pas, allez partager la dure vie de vampire avec Carmilla. La symbolique du film pointe d’autres thématiques liées au mythe du vampire. Notamment celle du temps qui passe, inexorable, et qu’on ne peut jamais retrouver. Une symbolique qu’on retrouve également dans le motif des fleurs, particulièrement présent dans le film, qui peut aussi être perçu comme une représentation de la jeunesse qui se flétrit. Un film intéressant, en cela qu’il s’agit d’une adaptation assez moderne du roman de Le Fanu, qui préfigure l’avènement du vampirisme saphique, cher à Franco dans son Vampyros Lesbos, même si on reste encore ici assez léger dans la mise en scène (pas ou peu de scènes de nus). Reste que les DVD de ce long-métrage ne sont pas légion, et que la version qui convient le mieux au public francophone (la version allemande) est loin d’être exempte de défauts : transfert de l’image et piste son pas terrible. A quand une version remasterisée digne de ce nom ? Source : http://www.vampirisme.com/film/vadim-et-mourir-de-plaisir-1960/


                 


Au 21e siècle, un jeu a été créé pour canaliser la violence et éradiquer les guerres : des « chasseurs » doivent traquer des « victimes » désignées par un ordinateur et les tuer. Les joueurs sont tour à tour chasseur et victime et doivent tenir dix rounds pour être sacré champion. C'est ainsi que le romain Marcello se retrouve chassé par une jeune new yorkaise Caroline. Tous deux sont de redoutables joueurs... Adapté d'une courte nouvelle de Robert Sheckley, La Dixième Victime d'Elio Petri joue plus sur le registre de la satire et de la comédie que sur celui de la prospective sérieuse. C'est donc avec ces yeux-là qu'il faut le regarder et goûter le style pop art des décors futuristes, des réflexions sur le divorce (l'italien explique à l'américaine qu'en Italie on ne se marie plus car il est devenu trop difficile de divorcer), sur le culte de la jeunesse (il garde ses parents chez lui dans une sorte de grand placard) ou sur la religion (amusante scène des adorateurs du soleil, cérémonie interrompue par des manifestants que Mastroianni traite de « néoréalistes »), des costumes (certains auraient été dessinés par Courrèges) et, bien entendu, la critique des media, la télévision américaine en l'occurrence. Elio Petri exploite la plastique d'Ursula Andress (qui bien entendu a une scène où elle sort de l'eau...), l'actrice apportant une note un peu facile de charme. De son côté, Marcello Mastroianni (teint en blond) traverse tout cela avec grand flegme, il semble même quelque peu absent. 


   

La Dixième Victime est loin d'être un grand film mais il reste intéressant pour ses multiples petites notes satiriques et son atmosphère pop art.La Dixième Victime est basé sur une nouvelle d'une vingtaine de pages que Robert Sheckley a écrite en 1953 : La Septième Victime. Peu après, il développera à nouveau le thème pour écrire une autre nouvelle, Le Prix du danger, qui sera adaptée au cinéma par Yves Boisset en 1983. A noter enfin que Robert Sheckley a novelisé le film d'Elio Petri sous le titre La Dixième Victime en 1965. La distorsion par rapport au prèsent est un peu plus nette dans des oeuvres mèconnues comme "La decima vittima" (inspirè d'un roman de Sheckley) d'Elio Petri, qui souligne, dans ce sujet de science-fiction, la possibilitè de donner une hypothèse du futur en agrandissant, en dilatant les dèfauts de la rèalitè contemporaine! Petri ètait un critique acerbe de la sociètè italienne contemporaine, venu à la rèalisation à partir de l'animation de cinè-clubs et de la critique cinèmatographique, qui inscrit sa contestation dans un univers de pure fiction! Cela est particulièrement sensible dans ce film fantastique plein de rèfèrences à l'actualitè jouè par un duo plein de charme: Ursula Andress et Marcello Mastroainni... Source : http://www.allocine.fr/film/fichefilm-2871/critiques/spectateurs/

3 commentaires:

  1. Merci pour cette brillante revue d'informations !

    Je connaissais un peu la Miss Martinelli pour l'avoir croisée dans quelques films que j'aime bien, citons Perversion story de Fulci avec Jean Sorel. Je la savais célèbre mais guère plus !

    Donc, je suis ravi d'en avoir découvert davantage...

    Merci beaucoup et, comme toujours, bravo !

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    1. Merci Tinte ! Quant à moi ,je vais regarder dés que possible Perversion story !
      Bonne fin de journée ...

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