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vendredi 31 juillet 2015

Donna Reed

Donna Belle Mullenger est née le à Denison, Iowa. Elle est l'aînée d'une famille de cinq enfants. Son élection comme « Reine du Campus » de son lycée à 16 ans lui vaut de faire la une du Los Angeles Times. Sa grande beauté attire alors l'attention de nombreux agents et responsables de studios. Une belle carrière d'actrice démarre.
L'agence Feldman Blum engage la jeune Donna Reed et, après un essai pour le cinéma jugé remarquable, la prestigieuse MGM lui fait signer un contrat. Elle fait des débuts remarqués au cinéma, en 1941, avec des seconds rôles comme dans le thriller Shadow of the Thin Man (Rendez-vous avec la mort) avec William Powell et Myrna Loy, ou dans la comédie musicale Babes on Broadway (Débuts à Broadway) mettant en vedette Mickey Rooney et Judy Garland. Peu de temps après, elle décroche une succession de rôles de plus en plus importants dans des films grand public, tels que Calling Dr Gillespie (Le jeune Dr Kildare, 1942) et See Here, Private Hargrove (1944). En 1945, elle se distingue dans son rôle de Gladys Hallward dans l'adaptation cinématographique du roman d'Oscar Wilde Le Portrait de Dorian Gray, succès du box-office malgré des critiques mitigées.
Après plusieurs années passées aux studios MGM, associée au jeune premier Robert Walker ou dirigée par John Ford, Reed est prêtée aux films Frank Capra Liberté pour It's a Wonderful Life (La vie est belle, 1946).


                               

Ce film, devenu ensuite l'un des favoris de la télévision américaine à Noël, et où Reed joue le rôle de l'épouse de James Stewart (Mary Hatch Bailey), n'obtient pourtant qu'un succès d'estime au box-office. Dans son film suivant, elle doit rivaliser avec Lana Turner. Puis elle partage la vedette de films mineurs avec Alan Ladd ou John Derek, joue avec Randolph Scott dans un western et John Wayne dans une comédie dramatique et sportive, s'essaie même au film de pirates avec Le Pirate des sept mers.
L'actrice connaît alors une relative traversée du désert de plusieurs années. Cependant, en 1953, elle fait un retour remarqué lorsqu'elle est choisie pour le rôle important d'Alma, la prostituée du bastringue dans From Here to Eternity (Tant qu'il y aura des hommes). Mettant en vedette des acteurs talentueux tels Burt Lancaster, Montgomery Clift, Deborah Kerr et Frank Sinatra, le film remportera 8 Oscars, dont celui de meilleur second rôle pour Reed. Donna tourne ensuite une comédie avec Jerry Lewis et Dean Martin, un thriller avec Dana Andrews, revient au western pour Bataille sans merci de Raoul Walsh face à Rock Hudson, et mis en scène par John Sturges Coup de fouet en retour au côté de Richard Widmark. Avec Elizabeth Taylor, elle participe à La Dernière Fois que j'ai vu Paris réalisé par Richard Brooks d'après F. Scott Fitzgerald. Elle interprète ensuite Sacagawea face à Charlton Heston dans la superproduction Horizons lointains et l'épouse de Benny Goodman dans un biopic. Le suspense La Rançon, tourné en 1956, fera l'objet d'un remake avec Mel Gibson et Rene Russo. Mais dès 1958, le policier Le crime était signé avec Stewart Granger, blacklisté à Hollywood, la classe dans les has been. Wiki.

Marqué au fer (Branded) et Le Souffle de la violence (The Violent Men), réalisés par Rudolph Maté, nous avaient laissé une agréable impression mais c’était surtout grâce à de solides scénarios et une bonne interprétation d’ensemble. La mise en scène en revanche ne nous avait guère enthousiasmés. Horizons lointains vient nous prouver, effectivement, que ce grand chef opérateur n’était qu’un bien piètre réalisateur même si l’on peut compter quelques petites pépites à son actif, notamment dans le domaine du film noir. C’est un comble qu’une des expéditions les plus épiques de l’histoire américaine ait accouché d’un film aussi peu ample et vigoureux, aussi mollasson et intempestivement bavard, le souffle de l’aventure étant irrémédiablement absent d’une œuvre dont c’était pourtant la vocation première. Bref, on l'aura compris : sans un scénario qui tient la route et sans une troupe de comédiens motivée, Rudolph Maté, pas assez doué, est incapable de parvenir à sauver les meubles d'une quelconque entreprise. Pour The Far Horizons, sa mise en scène se révèle aussi terne et dénuée d’inventivité que quasiment tout le reste. L'expédition de Lewis et Clark avait déjà lointainement inspiré Howard Hawks pour La Captive aux yeux clairs (The Big Sky) ; on retrouve dans les deux films les mêmes paysages, les mêmes costumes, les mêmes embarcations, voire les mêmes personnages (celui de l’Indienne dans le film de Hawks aurait d’ailleurs pris pour modèle Sacajawea, le personnage réel mis en scène dans The Far Horizons), et certains plans sont vraiment ressemblants comme ceux de la file d’Indiens sur les berges ou bien les hommes en train de hâler le bateau lorsque le lit de la rivière est trop bas... le tout cette fois en Technicolor. Les paysages sont magnifiques et dépaysants mais l'on reste à cent coudées au-dessous du film de Howard Hawks qu’on aurait bien rêvé du coup voir en couleurs.


         

Dans la réalité, Meriwether Lewis, capitaine de l'armée américaine, devint secrétaire du président Thomas Jefferson en 1801. Il planifia une expédition qui devait explorer les territoires à l'Ouest du Mississippi et trouver un passage pour arriver jusque sur les côtes de l'Océan Pacifique. Avec son ami, le Lieutenant Clark, ils partirent de St Louis (Missouri) en mai 1804 et atteignirent les côtes de l'Oregon en novembre 1805. Lewis, en plus de commander la troupe, accomplit un travail de naturaliste tandis que Clark s'occupa de cartographier les régions traversées. Un voyage qui dura presque un an et demi avec une seule perte à déplorer parmi les soldats qui constituaient la troupe. Cette dernière, en empruntant une route plus au sud, regagna sa base de départ en mars 1806 pour arriver à bon port seulement six mois plus tard. Lewis fut ensuite nommé gouverneur de la Louisiane mais se suicida peu après, en 1809. C'est Clark qui fut responsable de la publication de leur journal de bord écrit durant l'expédition, qui comptait effectivement l'Indienne Sacajawea (également nommée "Birdwoman") ; non seulement elle guida les troupes mais œuvra aussi en tant que "diplomate" auprès des diverses tribus indiennes rencontrées au cours de leur périple.


                  


Contrairement à sa situation dans le film où elle tombe amoureuse de Clark, elle fut accompagnée durant tout le voyage par le trappeur canadien Toussaint Charbonneau qu'elle avait épousé avant le départ et qui, contrairement à sa description dans le film, était loin d'être antipathique. Les historiens ou les lecteurs du journal de Lewis & Clark édité encore de nos jours diront que les faits relatés dans le film sont assez éloignés de la réalité. Mais on sait ce que pense Hollywood de la véracité historique et nous ne nous en offusquerons pas une fois de plus. L'essentiel aurait été de bénéficier d'un film épique à l'image de cette grandiose aventure, ce qui est fort loin d'être le cas. Comme les scénaristes ont décidé de consacrer la majeure partie du film à la romance qui se fait jour entre Charlton Heston et Donna Reed, c'est l’aventure qui en pâtit. Cette histoire d'amour n'étant à aucun moment convaincante, le film devient assez vite totalement insignifiant, se contentant entre deux scènes de bavardages interminables entre nos deux tourtereaux de nous montrer de très beaux paysages photographiés assez correctement. Si seulement les auteurs avaient profité de cette romance entre un Blanc et une Indienne pour aborder avec intelligence ou sensibilité la question des affaires indiennes, les thèmes des relations inter-raciales ou de la place de la femme dans la société... 


                               


Aujourd'hui surtout réputé pour ses westerns, John Sturges avait pourtant déjà plus de 20 films à son compteur lorsqu'il tourna Backlash, qui n'est seulement que sa deuxième incursion dans le genre si l'on ne prend en compte ni le médiocre The Walking Hills (Les Aventuriers du désert) ni le superbe Bad Day at Black Rock (Un homme est passé), étant donné que l'intrigue des deux films se déroule à peu près à la date de leur tournage, c'est-à dire-dans la deuxième moitié du XXème siècle. On a eu un peu trop tendance à lire à propos de Coup de fouet en retour qu'il s'agirait de l'un des premiers "sur-western", à savoir un western à tendance psychologique et psychanalytique. A posteriori, c'est tout à fait exagéré : d'une part puisqu'il y eut déjà auparavant bien d'autres titres (et non des moindres) à aborder des thématiques identiques - celles de la recherche du père, du problème de conscience qui se pose lorsque la vérité se fait jour et qu'elle va à l'encontre de ce à quoi l'on s'attendait, etc. (je n'en dirai pas plus afin de ne pas trop dévoiler l'histoire) -, de l'autre puisque tout simplement Backlash est avant tout un film de série B rempli d'action et de retournements de situations mais dont l'axe psychanalytique ne tient quand même à pas grand chose. A vrai dire, la vérité cachée qui est à l'origine de la quête de notre héros relève plus d'un "whodunit" à la Hitchcock que d'une réflexion psychologique pointue et passionnante. Bref, il ne faudrait simplement pas s'attendre à un grand western "adulte" au risque d'être fort déçu : rien que pour ce début d'année 1956, des films comme La Prisonnière du désert (The Searchers) de John Ford, La Loi de la prairie (Tribute to a Band Man) de Robert Wise ou L'Homme de nulle part (Jubal) de Delmer Daves pouvaient se targuer d'aller bien plus loin dans cette voie de la maturité. Quoi qu'il en soit, Backlash (un titre anglais qui claque bien), sorte d'enquête en milieu westernien, est un film qui file à toute vitesse et qui s'avère très agréable à regarder ; seulement pour un western Universal produit par Aaron Rosenberg (on se rappelle surtout de ceux d'Anthony Mann avec James Stewart), on pouvait espérer mieux surtout que, concernant John Sturges, nous en étions restés sur le formidable Fort Bravo, un western MGM d'une toute autre envergure.



           


« My father was killed at Gila Valley, and I'm going to find the man who murdered him » dira Jim Slater, le personnage interprété par le toujours aussi talentueux Richard Widmark. Voilà le départ de l'intrigue de Backlash et son enjeu principal. Au départ, un groupe de six détenteurs de la somme non négligeable de 60 000 dollars : après un raid indien, cinq morts sont enterrés dans les ruines d'une cabane brûlée et un survivant s'est échappé avec le butin. Jim Slater n'a plus qu'une idée en tête : retrouver et tuer le traitre, celui qui était censé chercher du renfort lors de l'assaut du groupe par les Apaches mais qui a préféré prendre la poudre d'escampette. On connait le nom de trois des cinq hommes morts mais le mystère reste entier concernant les deux autres, trop mutilés et donc impossible à identifier. Un fuyard, cinq morts dont trois identifiés ! Qui des trois est le survivant entre le fils d'un grand rancher texan, le père de Jim Slater ou le mari de Karyl Orton ? C'est cette quête de la vérité et de l'argent disparu qui va faire voyager nos deux personnages principaux de l'Arizona au Texas. Coup de fouet en retour est un western qui débute de la plus belle des manières : le thème musical principal composé par Herman Stein est une pure merveille, intense, dramatique et tourmenté. Dans sa représentation du western, c'est un thème presque aussi définitif que celui écrit par Hans J. Salter pour Les Affameurs


                                

Il nous met immédiatement dans l'ambiance et la première séquence, qui nous plonge directement dans l'action, s'avère remarquable. Pourquoi, alors que Jim et Karyl sont réunis à l'endroit où les cadavres sont enterrés, le frère d'une des victimes cherche-t-il à les tuer ? Nous ne le saurons jamais mais qu'importe ; ce personnage aura permis d'emblée de nous offrir une scène magistrale, presque aussi réussie que les meilleures séquences de Fort Bravo et qui rappelle fortement la dernière séquence de Winchester 73, l'affrontement dans un duel à mort en un endroit désertique, rocheux et montagneux. Où Sturges nous démontre qu'il n'avait rien perdu de son génie de l'appréhension de l'espace et de la topographie ! Une séquence pleine de suspense, parfaitement découpée et sublimement filmée. Le film de John Sturges partage d'ailleurs d'autres similitudes avec le premier western de l'association Mann/Stewart. La construction du récit par Borden Chase (scénariste des deux films) est assez similaire, même si dans Backlash les personnages principaux resteront les mêmes jusqu'au bout alors que dans Winchester 73 c'était le fusil du titre qui passait de main en main. Mais, dans les deux westerns, le film passe d'un endroit à l'autre d'une manière assez théâtrâle, dans celui de Sturges au fur et à mesure des indices récoltés par les deux personnages. Alors que cela semblait très fluide dans le film de Mann, la structure du récit parait parfois ici un peu artificielle, une sorte de jeu de piste un peu schématique et systématique empêchant le spectateur d'y être totalement immergé et le film de prendre l'ampleur qu'il aurait méritée. Sources : http://www.dvdclassik.com/

1 commentaire:

  1. https://1fichier.com/?6fvvacuosg
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