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mercredi 10 juin 2015

Serge Leroy

Serge Leroy est un réalisateur et scénariste français, né le à Paris où il est mort le . D'abord aide laborantin (il développe des pellicules), il entre à la Télévision Française comme pigiste en 1960. Il parcourt le monde, notamment avec l'émission Cinq colonnes à la une, pour laquelle il couvre en 1963 l'assassinat de J.F. Kennedy. Il travaille également pour la RTB (Radio Télévision Belge) et pour Radio Canada. Entre 1960 et 1970, il réalise une centaine de reportages pour le petit écran.
Il fait ses débuts au cinéma avec Le ciel bleu (1970), un mélodrame situé dans le milieu du journalisme. Grand amateur du cinéma américain de série B, Serge Leroy s'en inspire directement à partir de Mataf (1973). Ses films suivants mêlent suspense et violence et veulent créer un effet de choc : ainsi La traque (1975), où il n'hésite pas à transformer une victime (une femme violée) en gibier pourchassé par ses agresseurs. En 1978, Attention, les enfants regardent, un conte fantastique avec Alain Delon, tranche avec une production ancrée dans le polar noir. IL affiche également quelques ambitions en s'attaquant à des sujets sensibles tels que la légitime défense avec le film du même nom, Légitime défense (1981), ou les rapports entre le pouvoir et l'information avec Le quatrième pouvoir (1985), mais une mise en scène parfois lourde en gâche le propos. Il revient au film de politique fiction en 1993 avec Taxi de nuit dans lequel il anticipe les possibles dérives de la société moderne.Au cours de sa carrière cinématographique, Serge Leroy fait des retours épisodiques à sa première passion, la télévision, et réalise plusieurs séries. Les plus connues sont Pause café (1980), Maigret chez les Flamands (1991) ou Le juge est une femme (1993).
Source : http://cinema.encyclopedie.personnalites.bifi.fr/index.php?pk=14234




                               


La Traque est un film français réalisé par Serge Leroy, sorti en 1975.
Second long-métrage pour Serge Leroy qui nous réserve pas mal de surprises avec La Traque (1975). Alors que le film démarrait assez mal (des scènes de brouhaha ininterrompus dans une salle à manger puis à l’extérieur d’une auberge), finalement, petit à petit le film commence à faire son petit effet et nous retient en haleine jusqu’à la dernière seconde (regrettant même que ce dernier se termine déjà au bout de 90 minutes). Il est assez rare dans le paysage cinématographique français d’avoir des survivals, alors lorsque l’on tombe sur une œuvre comme celle-ci et que cette dernière s’avère être une franche réussite, on ne va pas s’en priver pour le faire savoir. Alors que l’on pensait avoir affaire dans un premier temps à un banal drame, puis à un rape and revenge, Serge Leroy ne cessera de nous surprendre et de créer la surprise avec son œuvre radicalement sombre (et très réaliste) où la cruauté humaine prend toute sa forme. En fin de compte, on aura bel et bien eu affaire à un survival forestier à l’image aussi poisseuse que ses principaux protagonistes (des chasseurs animés par leurs pulsions animales et qui finissent tous par se dévoiler au fur et à mesure de l’intrigue). Ce qui fait la force du film, c’est bien évidemment la mise en scène de Serge Leroy, nous rappelant Les chiens de paille (1971) de Sam Peckinpah. Mais que serait ce film sans toute cette distribution de grandes gueules incarnée par des acteurs plus ou moins connus du grand public (Jean-Pierre Marielle, Jean-Luc Bideau, Michael Lonsdale, Philippe Léotard, Michel Constantin & Paul Crauchet), sans oublier l’une des rares femmes au sein d’un casting masculin : Mimsy Farmer, les cheveux courts, ressemblant à s’y méprendre à Mia Farrow période Rosemary's Baby (1968). Cette dernière est pratiquement présente dans tous les plans, elle subit sans relâche, tentant de fuir ses assaillants coûte que coûte. Si les rednecks appartiennent au paysage cinématographique US, on peut d’ores et déjà dire que nous avons ici trouvé les notre, d’une rare hypocrisie et d’une rare bestialité.



   

Ce film est une allégorie sur l'effet de groupe. La chasse est un prétexte ainsi que la notabilité des individus. Tous viennent de classes sociales différentes, ils sont ordinaires et donc insoupçonnables, tous sont dans ce groupe par amitié ou par intérêt.... Mais tous, et c'est l'effet souhaité par le réalisateur peuvent devenir des monstres..... Les acteurs sont si convaincants qu'on les détestent, c'est la preuve qu'ils jouent excellemment...... et quelle brochette d'acteurs, tous les superbes seconds rôles de ces années là....... Et Mimsy Farmer est grandiose dans ce rôle et on aurait tellement voulu qu'elle ne s'obstine pas devant eux pour s'enfuir et enfin porter plainte..... Un film coup de poing......


                

"La Traque" est une chronique de la violence ordinaire qui met aux prises plusieurs amis chasseurs et une anglaise, Helen Wells (Mimsy Farmer), qui a été violée par deux d'entre eux, Albert (Jean-Pierre Marielle) et Paul (Philippe Léotard) Danville, et qui s'est vengée en tirant sur ce dernier avant de s'enfuir... Ce film de Serge Leroy (son meilleur) est très éprouvant, car il montre de manière réaliste et sans concession que derrière chaque homme – même le plus respectable – peut se cacher un violeur ou un tueur et que les hommes peuvent faire preuve d’une solidarité malsaine quand ils sont dos au mur et qu'ils veulent éviter l'opprobre d'une condamnation. La mise en scène sobre, la musique discrète, la violence rare mais brutale et la fin très immorale renforcent l'impact de ce long-métrage. Tous les comédiens sont formidables, à commencer par Mimsy Farmer, qui livre une performance quasi mutique d'anthologie. C'est sans conteste son plus grand rôle. A ses côtés, on retrouve d'excellents acteurs interprétant des personnages qui représentent chacun à leur façon la nature humaine dans ce qu'elle a de plus méprisable : Jean-Pierre Marielle (le violent), Philippe Léotard (le chien fou), Jean-Luc Bideau (l'indécis), Michel Constantin (le militaire aux idées rétrogrades), Michael (Michel dans le film) Lonsdale (le lâche), Paul Crauchet (le faux gentil machiavélique), Michel Robin et Gérard Darrieu (les suiveurs). En conclusion : "La Traque" est un film coup de poing dont on ne sort pas indemne. Source : 
http://www.allocine.fr/film/fichefilm-55703/critiques/spectateurs/recentes/
                 


Les Passagers est un film français de Serge Leroy, sorti en 1977.
L'adaptation du roman de Dean Koontz "La mort à la traîne" tournée en version pain sous le bras et béret vissé sur le crâne contredit toutes les adaptations de romans américains que l'on peut voir aujourd'hui dans les salles françaises qui projettent nos étrons bien de chez nous. A l'heure où l'on a plus qu'à adapter les œuvres passables de Grangé, là, dans l'ancien temps, nous avons eu à faire à une adaptation qui a de la Gueule avec un grand G. Alors certes, 1977, c'est vieux. Desproges n'avait pas fait son premier spectacle, Coluche n'était pas encore mort, Trintignant était encore acteur, Renaud sortait "Laisse Béton", Dalida faisait un carton avec "Salma ya salama", John Cena, Virginie Efira, Tom Welling et Damien Saez naissaient pendant que Groucho Marx, Chaplin, Prévert et Elvis Presley mourraient (osez me dire que nous n'avons pas perdu aux changes). Et pourtant, même si c'est "vieux", que c'est une adaptation, que c'est franco-italien, c'est boooon. C'est l'histoire d'un mec, il se précipite à Rome pour aller chercher le gamin de sa femme pour le ramener à Paris parce que Paris et Bordeaux sont les deux seuls villes que les américains connaissent. Alors il prend la route, mais une camionnette toute noire le suit. Pas de panique, c'est sans doute l'imagination jusqu'à ce que le taré se met soudain à tuer des flics. La route continue, des duels d'une grande intensité ont lieu jusqu'à la capitale française (de laquelle nous ne verrons que l'intérieur d'un appartement, difficile à dire s'ils se sont donné la peine de faire la route de Rome à Paris). Alternant les scènes entre le beau-père et le gamin et les scènes avec le schizophrène poursuiveur, l'histoire arrive au point culminant de la rencontre entre ce type dangereux et cet homme, protégeant sa famille. 


   

Et malgré tout un bon film, on se tape une fin que je nommerai de fin à la "Va te chier, j'ai pas eu le temps de faire une fin convenable parce que de toute façon la fin du roman est pire". Alors tout d'abord, mon zami littéraire, voguons ensemble sur cette adaptation. Il y a des différences fondamentales, premièrement sur les personnages principaux. Dans le film, on a à faire à un gamin qui patauge entre l'inutile et le dispensable, tandis que dans le livre, il est loin d'être con. Dans le film, notre papa est un mister costard-cravate qui hésitera à prouver qu'il en a une paire, comme tout homme censé dans sa situation tandis que dans le livre, c'est un espèce de hippie de merde dont même le chien est sale (voilà que je recommence). Dans le film, le tueur est complètement fou, limite terrifiant (on le doit à son interprète) qui n'hésite pas à tuer, il est presque ordonné et malin. Dans le livre, le tueur de Koontz vacille un peu, on le sent perdu et surpassé, loin d'être une étoile. Parfois on a même du mal à le croire méchant méchant … Après, la grosse différence est le lieu, dans le livre ça se passe en 5 jours, dans le film, Paris Rome peut se faire en 2. Et forcément, la fin est différente, mais dans les deux cas elle est loin d'être terrible. Faut quand même saluer le face à face terrible que l'on a entre Trintignant et Fresso est tout simplement terrible. 


                                

Certes, j'ai appris le nom de Trintignant en regardant la VF de Kubrick sur laquelle je m'arrachais scrupuleusement les veines avec mes dents de lait, mais sa voix est quand même bien bad ass (très mal utilisé dans Shining, c'est triste), puis en face on a Bresson, ancré dans son rôle, il nous sort dans un Thriller à tendance policière des putains de moments de flippe car ce type fait flippé. Bresson est un excellent acteur, et là chose rare dans les adaptations, il donne cent fois plus de personnalité à son rôle qu'un chapitre entier de description de Koontz. Bresson à la gueule, il a la voix, il a le regard, il a le jeu et surtout, il a cet espèce de détachement dans ce qu'il fait qui le rend super fort. Mais il n'est pas super fort, il est mieux que ça même il est surpuissant ! Et au lieu de nous prendre la tête, Bresson nous prend les tripes. Un beau rôle que très peu de personnes ont sans doute pu voir. Le film a quand même pas mal de défaut, le reste du casting est plutôt faiblard niveau talent et crédibilité, notamment la blondasse qui sert d'héroïne à la fin. Les scènes d'action ont, avouons le, vieillit salement. (Les salement n'y sont pour rrrrien là dedans comme dirait Angela). On a une scène rappelant vaguement un certain "Duel" où l'on nous sert dix fois les mêmes plans à la "ni vu ni connu j' tambouille". Et même si certains passages sont très bons, on a quand même un beau nombre de scène assez molle. D'ailleurs, Trintignant aussi, a beau enfilé son beau costume et ses Ray-bans, sa personnalité molle n'attire pas les foules (c'est sans doute une contrepèterie), heureusement qu'il est bon acteur, ça sauve un peu son rôle. Ce film m'aura au moins appris qu'en France, on peut parfois sortir de belles adaptations et rivaliser secrètement contre le monopole américain … enfin "pouvait". Bon Film :) Source : http://www.allocine.fr/film/fichefilm-203017/critiques/spectateurs/

4 commentaires:

  1. http://uptobox.com/16jboapx3qzc
    https://ns4m3a.1fichier.com/

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  2. Très grand cinéaste assez méconnu (il aurait dut éviter l'insupportable série Pause-café ! ) .Ces 2 films sont superbes.
    Si un jour l'occasion se présente ,je reverrai aussi avec beaucoup de plaisir 'l'indic' et 'le quatrième pouvoir'.
    Merci Corto.
    radisnoir

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  3. http://wipfiles.net/l7455s8mlqrz.html

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