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mercredi 3 juin 2015

Paul Lukas

Né Pál Lukács à Budapest, il fait ses études à l’Académie royale du Théâtre et des Arts de Budapest, et fait ses débuts au théâtre de Kassa dans l'Est du pays. Suite à un début de carrière prometteur en Hongrie, Allemagne et Autriche où il travailla avec Max Reinhardt, il vint à Hollywood en 1927 appelé par Adolph Zukor. Au début, il jouait d'élégants et charmants coureurs de jupons, mais au fur et à mesure il fut cantonné aux mauvais rôles, incarnant plusieurs fois des nazis. Parallèlement à sa carrière théâtrale, de décembre 1936 à mai 1938, il triomphe à Broadway avec Ruth Gordon dans la pièce Une maison de poupée de Henrik Ibsen. En 1933, il fut naturalisé citoyen américain des États-Unis. Il travailla ardemment dans les années 1930, faisant des apparitions dans films tels que le mélodrame Rockabye, le policier Grumpy, avec Alfred Hitchcock dans Une femme disparaît, la comédie Quatre femmes à la recherche du bonheur, et le drame Dodsworth. Il suivit William Powell et Basil Rathbone en jouant dans une série policière, Philo Vance, incarnant un New Yorkais cosmopolite, puis en 1935 dans The Casino Murder Case ; mais son rôle majeur fut en 1943 dans Quand le jour viendra, lorsqu'il reprit le rôle qu'il avait déjà joué au théâtre d'homme luttant contre les Nazis (il avait déjà joué un rôle semblable en 1941 à Broadway). 



                             

Il obtint l'oscar du meilleur acteur pour ce rôle, malgré la redoutable concurrence, avec Humphrey Bogart pour Casablanca, Gary Cooper pour Pour qui sonne le glas, Walter Pidgeon pour Madame Curie, et Mickey Rooney pour Et la vie continue. La même année, il fut invité à faire une apparition en tant que star comme personnage éponyme de l'épisode Mr. Markham, Antique Dealer dans la série Suspense.
De nos jours, Paul Lukas est plus connu pour avoir joué le professeur Aronnax dans le film Vingt Mille Lieues sous les mers de 1954, produit par Walt Disney. Cependant, à partir de ce moment, il fut, à l'âge de 63 ans, touché par une maladie causant des troubles de mémoires, ce qui le conduit apparemment à invectiver violemment l'équipe. Son ami hongrois Peter Lorre ne fut pas même épargné.
Dans les années 1940 Lukas fut un membre de la charte de la Motion Picture Alliance for the Preservation of American Ideals, un groupe conservateur s'opposant fermement à l'éventuelle influence communiste dans Hollywood. Pour la fin de sa carrière, il quitta Hollywood pour travailler dans la télévision. Son seul rôle chantant (bien qu'on l'entende chanter un air de Tchaïkovski en 1933 dans Les Quatre Filles du docteur March, montrant sa voix agréable) fut celui de Cosmo Constantine en 1950 pour Call me Madam, de Irving Berlin, faisant opposition à Ethel Merman. Il meurt d'une crise cardiaque le 15 août 1971 à Tanger, au Maroc, tandis qu'il cherchait un lieu où finir sa vie. Lukas a une étoile sur la Walk of Fame au 6841 Hollywood Boulevard.(Wiki)


                                


Les Quatre Filles du docteur March (Little Women) est un film américain réalisé par George Cukor et sorti en 1933, adapté du roman éponyme de Louisa May Alcott en 1868.
Tout le monde connaît les aventures mélodramatiques à souhait, larmoyantes, lacrymales, drôles et toujours de bon goût des quatre filles du Dr March. Tout le monde connaît ces quatre soeurs horripilantes finalement par leur gentillesse, leur générosité, leur bonté mais finalement si attachantes car ayant tout de même des défauts. Il y a Jo (Joséphine), garçon manqué qui ne supporte pas de voir sa famille évoluer, Meg, la coquette amoureuse,Beth la petite chétive, fragile et Amy la chipie qui caricature son maître d'école.
Cukor met l'accent sur l'époque, le lieu, avec les soldats qui partent à la guerre de sécession et la mère qui donne des vêtements aux nécessiteux, montrant immédiatement l'ambiance de charité qui baigne la famille March. Dans le remake de 1949, l'accent est tout de suite mis sur Jo qui arrive en courant et saute par dessus la barrière en chutant. Tout le long du film, l'accent sera plus mis sur les filles que sur les adultes. Dans la seconde version tout semble venir des filles alors que dans la première version, c'est souvent la mère ou le grand père Laurence qui influe les gestes de bonté de ses filles ou de son petit fils, comme le fameux petit déjeuner de Noel donné à une famille que Dickens n'aurait pas renié dans son Christmas Carol.


                   

Première adaptation parlante du roman de Louisa May Alcott, et la troisième que je vois qui est peut-être la meilleure des trois (la version MGM de 1949 étant peut-être un peu trop rose bonbon, celle de 1994 souffre du fait que la "Jo" de Winona Ryder est trop douce !!!). Il faut passer sur un côté sirupeux, embrassades et cie, sur le fait que les actrices ont dix balais de plus que leurs personnages, et que l'acteur qui joue "Laurie" est d'une très grande fadeur... Mais autrement, ça se laisse regarder avec plaisir la mise en scène de George Cukor étant une fois de plus élégante et en étant une des nombreuses preuves que le réalisateur est un des plus grands directeurs d'actrice de tous les temps ; les très drôles scènes de chamailleries entre le personnage de Katharine Hepburn et celui de Joan Bennett (encore blonde à l'époque !!!) suffisent amplement à le prouver.
Délicieusement daté et ringard. Un peu comme un de ces petits gâteaux au pain d'épices en forme d'étoile filante ou de sapin qu'on trouve dans les marchés de Noël.



                            


Les Racines du ciel (The Roots of Heaven) est un film américain réalisé par John Huston et sorti en 1958. C'est l'adaptation du célèbre roman éponyme de Romain Gary.
Film méconnu de la filmographie de Huston qui fut un bide en son temps. Il est vrai qu’alors le discours écologique pouvait sembler abscon dans une ambiance bercée par les progrès technologiques élément moteur des Trente Glorieuses. Il est vrai aussi qu’il est surprenant de voir Huston chasseur devant l’éternel se porter à la tête d’une telle entreprise. Mais comme on le sait l’homme est rempli de contradictions et sans doute qu’amoureux de l’Afrique Huston a saisi la balle au bond tout en voulant peut-être expier sa faute d’avoir massacré tant de grands fauves. Le film est très lent et très bavard mais le propos est généreux et devant le résultat des 50 années qui ont suivi on peut voir que déjà à l’époque on pouvait savoir les dégâts de l’action de l’homme sur son environnement. Les méthodes de Trevor Howard sont expéditives et rappellent un peu celle de Green Peace. La description de l’Afrique comme colonie française semble un peu tronquée même si elle demeure féroce. Le mélange d’acteurs français tels Andre Luguet, Juliette Gréco ou Christian Marin est savoureux même si quelquefois la paritition semble un peu fausse.C’est toujours avec nostalgie qu’on revoit Errol Flynn en bout de piste peu de temps avant qu’il ne rende son dernier souffle après que son foie lui ait crié définitivement « Stop ! ». S’il est pathétique, l’anecdote dit que sur le film il fut le seul avec Howard à ne pas tomber malade n’ayant consommé que de la Vodka, du whisky et autres délices alcoolisés.
Un film magnifique qui raconte la lutte d'une poignée de défenseurs de la nature, en particulier des éléphants, contre les chasseurs qui tuent ces derniers uniquement par plaisir et pour récupérer l'ivoire, en Afrique Equatoriale Française. 
Mais ces écologistes avant l'heure se font plein d'ennemis quelques-uns mourront pour leurs idées. 





Ce film m'a aussi permis de découvrir que Juliette Gréco n'était pas seulement une bonne chanteuse mais aussi une très belle femme et une excellente actrice. Mais je dois avouer que je comprends pas du tout la fin : alors qu'ils devraient être arrêtés parce qu'ils gênent trop de monde (et d'ailleurs ils s'y attendent car ils vont se constituer prisonniers à un poste français), les soldats français leur font une haie d'honneur et leur présentent les armes, puis les laissent partir après qu'ils déposent Minna épuisée à l'hôpital et ceux-ci continuent leur route vers rien du tout, en jetant leurs affaires, et sans reprendre des forces ?
Un film magnifique qui met en scène une nature menacée (les animaux), un acteur en fin de carrière (Errol Flynn), et divers autres personnages cassés par la vie. En résumé, on touche à la dramatique de la vie tout simplement. La tragédie, le rire et les larmes se mèlent. On est forcément touché par ce film précurseur qui montre l'Homme en tant que prédateur sexuel, avide de pouvoir, et chasseur envers les animaux.Que le grand chasseur John Huston ait tourné ce film est un mystère. Sûrement une forme de Mea Culpa. Source : 
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=59216.html

1 commentaire:

  1. http://uplea.com/dl/F9061D18FA9F7F6
    http://turbobit.net/buwb54hq4lnw.html

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