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mardi 23 juin 2015

Max Steiner

Le compositeur américain d'origine autrichienne Max Steiner fut, dans les années 1930 et 1940, un des principaux compositeurs de musique de film d'Hollywood, aux côtés d'autres Européens émigrés – l'Autrichien Erich Wolfgang Korngold, le Hongrois Miklós Rózsa, l'Allemand Franz Waxman, l'Ukrainien Dimitri Tiomkin –, contraints à l'exil par la montée des régimes totalitaires sur l'ancien continent.
Max Steiner a composé plus de 250 musiques de film, principalement pour la R.K.O. et pour la Warner Brothers, parmi lesquelles celles de King Kong (1933), de Ernest B. Schoedsack et Merian C. Cooper, The Lost Patrol (La Patrouille perdue, 1934), de John FordThe Charge of the Light Brigade (La Charge de la brigade légère, 1936), de Michael CurtizGone With the Wind (Autant en emporte le vent, 1939), de Victor FlemingSergeant York (Le Sergent York, 1941), de Howard Hawks, Casablanca (1942), de Michael Curtiz, The Big Sleep (Le Grand Sommeil, 1946), de Howard Hawks, The Treasure of the Sierra Madre (Le Trésor de la Sierra Madre, 1948) et Key Largo (1948), de John HustonThe Caine Mutiny (Ouragan sur le Caine, 1954), de Edward Dmytryk. Il a reçu à trois reprises l'oscar de la meilleure partition musicale pour The Informer (Le Mouchard, 1935), de John Ford, Now, Voyager (Une femme cherche son destin, 1942), de Irving Rapper, et Since You Went Away (Depuis ton départ, 1944), de John Cromwell.


                              
                 

Depuis ton départ : Adaptation d'un recueil de lettres de Margaret Buell Wilder, cette production O. Selznick est une des plus emblématiques du home front, ce type de mélodrame s'attardant sur le quotidien difficile des familles de mobilisés sur le front de la Deuxième Guerre mondiale - c’est en tous cas lors de ce conflit que ce type de film se popularisa. Sans réelle intrigue directrice, le film nous fait ainsi suivre la manière dont est vécue l'absence du père au sein de la famille Hilton, désormais réduite à la « mère courage » incarnée par Claudette Colbert et à ses deux filles, l'adolescente Jane (Jennifer Jones) et la plus jeune Bridget (Shirley Temple). Le poids du vide laissé par l'absent se manifeste dès la magnifique séquence d'ouverture où la caméra s'attarde sur son fauteuil vide, puis parcourt la pièce en laissant apparaître les objets d’un passé heureux et uni de la famille. Tous les éléments sont là pour donner dans la mièvrerie agaçante - hormis l'odieuse mégère jouée par Agnès Moorhead, tous les personnages sont globalement positifs -, mais la justesse des situations et l'interprétation inspirée distillent finalement une incroyable chaleur émotionnelle.  Claudette Colbert incarne à merveille cette femme seule héritant sans y être préparée de l'entière gestion d'un foyer, alternant avec une vraie légèreté douce mélancolie et lassitude, dans une humeur changeante où elle surmonte plus ou moins sa solitude. La plus impressionnante de ces femmes est cependant Jennifer Jones, tour à tour adolescente insouciante, jeune amoureuse transie puis femme accomplie, qui accède à une maturité accélérée par la force d’évènements dramatiques. Future épouse de David O. Selznick dont les productions exploiteront plus sa dimension sulfureuse et volcanique, elle fait ici preuve d’une douceur et d’une prestance qui laissent pantois. Shirley Temple complète ce trio pour un de ses premiers rôles plus adultes, où elle s'avère tout aussi pétillante que dans ses interprétations enfantines, prouvant qu’une belle carrière l’attendait si elle l’avait poursuivie. 


   
       
La vie continue donc au rythme des amours et amitiés naissantes tandis que l'attente fébrile des nouvelles du front pèse telle une chape de plomb dans l'esprit de chacun. C'est réellement un film de personnages, ici nombreux à graviter autour des Hilton et dont les caractères et les problématiques orientent chaque direction narrative du film. Robert Walker - mari de Jennifer Jones à la ville avant qu'elle ne le quitte pour David O. Selznick - est ainsi très attachant en soldat timide et emprunté amoureux de Jennifer Jones, ayant du mal à sortir de l'ombre de son bougon grand-père campé avec énergie par Lionel Barrymore. Il introduit une facette sentimentale et candide tout en incarnant de manière poignante un de ces hommes risquant leur vie au front. Joseph Cotten amène une légèreté bienvenue avec sa figure d'oncle - presque une lecture positive de son personnage de L'Ombre d'un doute (Alfred Hitchcock, 1943) - séducteur au bagout irrésistible. Au-delà de ce détachement, il tire également son épingle du jeu en dévoilant subtilement les réels sentiments qu'il a pour Claudette Colbert. Là aussi sont subtilement évoquées la solitude et les tentations inévitables induites par la guerre, mais sans toutefois pousser plus loin ces thématiques, autant sous l’effet de la rigueur du Code Hays que de la réelle pudeur qu’emprunte le film vis-à-vis de ses héroïnes. Source : http://www.iletaitunefoislecinema.com/chronique/6149/


                           


Né le 10 mai 1888 à Vienne, Maximilian Raoul Walter Steiner appartient à une famille renommée dans le milieu du spectacle : son grand-père, Maximilian Steiner, a dirigé le prestigieux Theater an der Wien ; son père, Gabor Steiner, producteur de théâtre et hommes d'affaires, a fait construire la grande roue du Prater, immortalisée dans Le Troisième Homme. Le jeune Max Steiner grandit dans l'atmosphère enivrante de cette Vienne juste avant son déclin.
Il naît dans une famille juive baignant dans le milieu artistique, son père était ainsi directeur d'un théâtre et son parrain était Richard Strauss. Très jeune il montre des talents de compositeur prodige. Il étudie la musique et reçoit l'enseignement de Gustav Mahler et Johannes Brahms. Dès l'âge de 16 ans, il écrit une opérette.


                 


La charge de la 8e brigade : Un jeune cadet tout frais émoulu de West Point, le Lieutenant Hazard (Troy Donahue), se voit attribuer comme première affectation le commandement d’un fort presque en ruine situé dans une région désertique et reculée pas loin de la frontière mexicaine derrière laquelle s’est réfugié le chef Chiricahua War Eagle. Indiscipline, racisme, ennui, luxure et violence vont être son lot quotidien jusqu’à se qu’il se décide à reprendre ses soldats en main en leur infligeant une discipline de fer. Le danger devient de plus en plus pressant d’autant plus que les Indiens ont décidé d’essayer de reprendre leurs terres en massacrant les Tuniques Bleues… Très loin d’être parfait ce dernier film du grand Raoul Walsh ! Bourré de défauts même : un scénario haché, une musique puissante mais souvent envahissante, une truculence parfois gênante, des romances bâclées, une interprétation inégale, quelques transparences grossières, des décors cartons-pâtes, une certaine vulgarité de ton…mais malgré tout, il n’en demeure pas moins une assez belle réussite. En à peine dix minutes qui arrivent en toute fin de film (avec un changement de ton d’ailleurs assez étonnant), Walsh se révèle même presque plus convaincant que John Ford en 160 minutes la même année sur le problème indien. Alors que Les Cheyennes manquait singulièrement de vie et de souffle, le western de Walsh en regorge au contraire au point d’en être parfois écœurant. Quelle vitalité dans sa mise en scène encore à 72 ans bien tassés ! Le scénario file à 100 à l'heure, ne prend jamais le temps de nous laisser reprendre notre souffle aidé en cela par la partition survoltée de Max Steiner, un poil encombrante mais tellement efficace ! Quant au protagoniste principal, il est interprété par l’acteur des mélodrames de fin de carrière de Delmer Daves, le bellâtre Troy Donahue, qui, s’il n’en fait certes pas assez mais s'en sort néanmoins pas mal du tout dans ce rôle fort bien écrit et plus ambigu qu’il n’y parait de prime abord. 


   

Susan Pleshette est charmante mais la palme revient à l’acteur James Gregory dans la peau du personnage de loin le plus attachant du film, le général Quait qui récite à tour de bras des extraits en latins des grands auteurs de l’Antiquité. Les paysages sont admirablement croqués en scope (étonnant celui des cascades de boue vers le camp indien lors de la séquence de ‘diplomatie’ entre Troy Donahue et le chef Indien) et les scènes d'actions superbes. Quel rythme dans le montage (peu de séquences dépassent les 30 secondes) et à l’intérieur même des plans (fulgurantes traces de couleurs laissées par la vitesse de déplacement des indiens lors des scènes de batailles). On aurait préféré que Walsh s'arrête de temps en temps un peu plus longuement sur la description de ce microcosme militaire mais ça n'a jamais été son fort (sans jeux de mots) ; pour ceux à qui ça aurait fait défaut, ils ont toujours la possibilité de pouvoir se reporter sur l’insurpassable trilogie ‘cavalerie’ de John Ford pour apprécier de tels instants. A Distant Trumpet ne plaira certainement pas à tous d’autant plus que les personnages sont loin d’être forcément sympathiques, mais tel quel, un très beau chant du cygne, certes inégal mais d’une telle vigueur ! Source : http://www.dvdclassik.com/critique/la-charge-de-la-8eme-brigade-walsh


                                



Travaillant au Royaume-Uni en 1914, il obtient malgré sa nationalité des papiers pour partir aux États-Unis grâce au parrainage du duc de Westminster. Pendant 15 ans il travaille à New York comme chef d'orchestre ou arrangeur à Broadway.
En 1929 il rejoint Hollywood, initialement pour l'orchestration du film Rio Rita pour la RKO Radio Pictures. Sa carrière est lancée par la bande originale de King Kong en 1933. Il a composé pour des dizaines de films parmi lesquels CasablancaArsenic et vieilles dentellesLe Rebelle ou Autant en emporte le vent.
Max Steiner a été proposé 26 fois aux Oscar de la meilleure musique de film, les recevant à trois reprises. Il a eu à titre posthume son étoile sur le Walk of Fame (1551 Vine Street).
Oscars de la meilleure musique de film : 
1935 : Le Mouchard (The Informer) de John Ford
1942 : Une femme cherche son destin (Now, Voyager) de Irving Rapper
1944 : Depuis ton départ (Since You Went Away) de John Cromwell et André De Toth

1 commentaire:

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