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dimanche 14 juin 2015

Margaret Lee

Margaret Lee naît Margaret Gwendolyn Box le 4 Août 1943 en Angleterre, à Wolverhamton précisément. Ses parents, d’aimable composition ne contrarieront pas sa vocation artistique et lui offriront une formation sérieuse à L’Italia Conti School de Londres dont elle sortira diplômée en 1960. Dès son diplôme obtenu, la jeune actrice aspirante à la gloire s’envole pour Rome qui lui semble plus propice à l’épanouissement des starlettes ambitieuses que Londres et le soleil Italien plus festif que les brouillards anglais. A peine débarquée, la jeune demoiselle rebaptisée Margaret Lee se présente à Cinecitta, tire la bobinette et se voit précipitée instantanément dans un péplum! C’est qu’on a toujours besoin d’accortes jeunes demoiselles évanouies dans les bras des musculeux héros d’aventures antiques! Bien sûr, Margaret Lee est à l’affut de sa »grande chance », de son tremplin vers la gloire lorsque le monde entier apprend incrédule le décès de l’icône Marilyn Monroe le 5 Août 1962. Le temps d’une pensée émue pour l’actrice défunte et Margaret se précipite sur le « décoloril numero 3″, substance chimique merveilleuse pouvant vous rendre en un tour de main superbement blonde ou magnifiquement chauve (la formule s’est améliorée depuis, rassurez-vous). Margaret aurait d’ailleurs été selon une légende tenace la secrétaire de Marilyn bien que je n’arrive guère à situer cet épisode dans la vie de feue l’icône. Nantie de sa nouvelle blondeur à la Marilyn et d’une moue boudeuse à la Brigitte, Margaret Lee se sent prête pour la gloire et la succession. Elle s’affiche dans bon nombre de comédies italiennes de série B. qui ne présentent aucun intérêt mais connurent un très honorable succès local. 


                 



Elle va tourner beaucoup, et poser en bikini encore plus, mais la gloire tant espérée ne vient pas, même si , prudente, la belle Margaret a épousé Gino Malerba, agent de publicité renommé et spécialisé en belles aspirantes à la gloire. Le couple aura bientôt un petit Roberto, menant grand train dans la Rome des sixities aujourd’hui entrée dans la légende. Les Malerba vivent dans le quartier cossu de Vigna Clara, à un jet de bouchon de champagne de chez Antonioni. Margaret pose beaucoup, donne de fort intéressantes interviews sur l’opportunité de poser nue pour une actrice ou de ne pas le faire suivant son humeur matinale. Suivant l’exemple d’illustres consoeurs telle Virna Lisi, Margaret décide soudain de renoncer à son affriolante blondeur afin d’être prise enfin pour une actrice sérieuse, ce qui n’arrivera pas. Elle aurait pu connaître une grande chance avec l’adaptation d au cinéma de la pièce d’Arthur Miller « Après la Chute » où elle aurait tenu un personnage directement inspiré par Marilyn. Encore elle. La pièce à succès se donnait déjà en Italie avec Monica Vitti dans le rôle et en France avec Annie Girardot. Le rôle au cinéma fut proposé à Sophia Loren qui ne voulut rien savoir puis il échut à Margaret. Manque de chance, le film ne se fera pas. Cette belle actrice qui prit sa retraite en 1974 malgré quelques tentatives hollywoodiennes aurait pu sombrer dans l’oubli si le hasard n’avait pas fait d’elle l’affolant trublion qui fait capoter le hold-up du « Soleil des Voyous » avec Jean Gabin et Robert Stack. Source : http://cinevedette3.unblog.fr/a-propos/159-margaret-lee/



                             


Un film franco-germano-italien de Calvin J. PADGET (1966) avec Ray Danton, Margaret Lee, Carlo d'Angelo, Jess Hahn, Marisa Mell... Alors qu'il aspire à se reposer après une périlleuse mission, Brian Cooper, plus connu sous le nom de «Super Dragon», est appelé en Hollande pour poursuivre l'enquête de son coéquipier, tué en mission. Il est chargé de surveiller un groupe d'étudiants au comportement étrange. Ces jeunes gens sont victimes d'une drogue injectée à leur insu dans la pâte des chewing-gums offerts par les dirigeants d'un bowling. La substance provoque des réactions particulièrement violentes. Ne pouvant rien prouver, Brian fait appel à «Bébé Rose», un rusé délinquant. Tous deux se rendent à Amsterdam, où ils rencontrent leur contact, Caroline, qui s'avère être un agent double...Avec son pitch idiot, le film fonctionne en fait comme un roman photo pop qui ne se prend pas une seconde au sérieux, il vaut mieux d'ailleurs quand il fait d'abord du racolage à la mode : l'intrigue est en premier lieu prétexte à investir une fac américaine et balancer quelques bonnes scènes avec des "djeunz", totalement en mode SLC yéyé et qui tournent à la stupididité finie puisque la drogue mystérieuse provoque notamment sur les campus de grosses bagarres (entre groupe de filles, c'est mieux à l'écran). L'Agent Super Dragon commence donc ses investigations passionnantes en foutant quelques tatanes au vendeur de chewing-gum louche du bowling du coin...



   

Le Ray Danton amidonné de service ne quitte pas son sourire au lèvre, qu'il se prenne une correction ou assiste à la mort d'un acolyte, il est toujours zen, d'ailleurs il fait du yoga avec la sous Moneypenny, ici une petite blonde pulpeuse rose-bonbon, toujours disponible pour le héros... C'est ce qui aide à faire passer la pillule tout du long : c'est sucré et très con, avec des idées en permanence saugrenues (toutes les tentatives d’exécution du héros sont vraiment à base de plans sophistiqués stupides, et à chaque fois le gadget parfait, jamais présenté au spectateur auparavant bien évidemment, apporte une solution). Même si une fois Amsterdam ça trainasse quand même un peu plus, les rebondissements restent toujours plus débiles et gratuits : voir ce besoin totalement inutile au plan du méchant par exemple d'avoir à sa disposition une base ultra sophistiquée (enfin cheap quand même). Mais il y a vraiment une bonne humeur générale dans cette petite bande, et bon vieux Jess Hahn fait en prime à la fois office de Q et de dérivé du Berrurier de San Atonio... Source : http://forum.plan-sequence.com/new-york-appelle-super-dragon-giorgio-ferroni-1965-t16233.html


               

Dans le sillage du succès phénoménal des James Bond a émergé à la fin des années cinquante toute une vague d'espions cinématographiques plus ou moins crédibles, plus ou moins risibles et plus ou moins comiques. Jamais en retard d'un barbouze (cf. l'affaire du Rainbow Warrior sous l'ère Fabius), la France a ainsi pu s'offrir à moindre frais les services d'un OSS 117, d'un Coplan, d'un Vicomte, d'un Gorille, d'un Tigre, voire d'un Monocle. Sous le pseudonyme de Calvin J. Padget (on le connaît aussi sous l'étiquette Jackson Padget) se cache Giorgio Ferroni (1908-1981), un vieux routier du cinéma italien très connu pour des péplums comme La guerre de Troie (1961), Hercule contre Moloch (1964), Hélène, reine de Troie (1964) ou La terreur des gladiateurs (1965). Lorsque le western-spaghetti débarqua sur la péninsule, notre homme prit un pseudo à consonance américaine, comme beaucoup de ses confrères de l'époque (Sergio Leone compris). Il réalisa Le dollar troué (1965), l'un des premiers du genre. Giorgio Ferroni a également signé en 1960 un bon film d'horreur, Le moulin des supplices, au programme particulièrement alléchant...


   

Frappé par le succès de L’OISEAU AU PLUMAGE DE CRISTAL de Dario Argento, la production cinématographique transalpine découvre une nouvelle veine sanglante à exploiter. Les producteurs sautent sur l’occasion et passent commande auprès des réalisateurs disponibles. C’est dans ce contexte que Fernando Di Leo se retrouve derrière la caméra de LA BESTIA UCCIDE A SANGUE FREDDO. Cela se fera d'ailleurs très vite puisqu'il aurait fallu seulement douze jours pour emballer le tournage. A la vue du résultat final, quelle que puisse être la version du film que vous pourrez découvrir, le cinéaste n’avait que faire du mystère et il traite finalement ses meurtres par-dessus la jambe. Une constatation qui pourrait signer de suite un jugement négatif à l’encontre du film de Fernando Di Leo. Pourtant, ce drôle de giallo s’avère plus que consommable de par son traitement du genre très particulier !
Mais laissez vos préjugés au générique, LA CLINIQUE SANGLANTE n’est pas un giallo qui suit une trame conventionnelle. Sa trame, le film la perd parfois de vue pendant assez longtemps pour que le spectateur en fasse de même. Vous êtes prévenu. L’expérience est donc des plus curieuses tout comme ce préambule gothique où un mystérieux personnage déambule dans les couloirs de la clinique en quête de sa victime. Une très longue séquence qui s’étire démesurément mais ne vous faites pas terrasser par cette première impression ! La suite sera plus rythmée ou, en tout cas, plus attractive. L’ennui de cette séquence va donc s’oublier assez vite et on pourrait même dire que l’on va par la même occasion en oublier le tueur lui-même. En effet, le récit va s’orienter vers une étude des désirs réfrénés au sein de la clinique. Coup de chance, les patientes sont plutôt jolies : Margaret Lee, Rosalba Neri et Jane Garret. Trois femmes qui ont des affinités érotiques à même de multiplier les séquences suggestives. A force de voir Rosalba Neri faire tout son possible pour laisser libre cours à ses accès nymphomanes ou Jane Garret découvrir sa bisexualité en compagnie d’une infirmière (Monica Strebel), le film prend des airs de métrages érotiques sur lequel plane une ambiance étrange.


   

Dès lors, il n’est plus question de rigueur ou de scénario réglé comme une horloge suisse. Bien au contraire, l’intrigue est des plus invraisemblables tout comme les grossières ficelles utilisées. Tout bon giallo se doit ainsi de multiplier les coupables potentiels mais dans LA CLINIQUE SANGLANTE, on ne tentera finalement que de vous imposer un thérapeute très zélé auprès de sa patiente. Et quand ce même psychiatre n’est autre que Klaus Kinski, cela parait normal que tout puisses l’indiquer comme le tueur présumé y compris sa coupe de cheveux ! Mais peine perdue, cela s’avère bien trop gros pour qu’on puisse gober cette éventualité. D’ailleurs, Kinski, impérial, traverse la clinique avec une sobriété des grands jours. Mais alors qui peut bien être le tueur qui rôde entre deux scènes érotiques ? Ne cherchez pas trop, on n’arrête pas de vous le dire depuis le début, il ne s’agit pas d’un giallo conventionnel !Peu crédible dans sa révélation finale, certains auront déjà vu arriver le truc une heure avant, le récit accumule les invraisemblances. 



                

Comme l’implication de la police un peu trop tardive pour être jugé honnête ou bien encore la démence qui s’empare inexplicablement de l’assassin et qui vient combler en quelques petites minutes le quota de morts violentes. Une façon de nous rappeler que nous sommes bien en train de regarder un film d’horreur ! Dans son ensemble, le film de Fernando Di Leo oscille donc entre un érotisme osé, pour l’époque, et un giallo bancal. Mais, au moins, il a le mérite de ne pas laisser indifférent et de proposer une mise en image très soignée !
Ce sera en tout cas le seul «véritable» giallo de Fernando Di Leo qui s’illustrera bien mieux dans le registre du polar à l’Italienne avec MILAN CALIBRE 9 ou encore en dirigeant Ursula Andress dans URSULA L’ANTIGANG
En France, lorsque le film sort dans les salles, il n’est pas titré LA CLINIQUE SANGLANTE et encore moins une traduction littérale de son patronyme original qui aurait pu être LA BETE TUE DE SANG FROID. Son distributeur va plutôt opter pour un très surprenant LES INSATISFAITES POUPEES EROTIQUES DU DOCTEUR HITCHCOCK.
Bonus :


                                 

Très surprenant car si la mention «d’insatisfaites poupées érotiques» est plutôt bien vue en regard des nanas en proie à leurs envies, on a bien du mal à saisir le rapport avec un docteur Hitchcock totalement absent du film. On ne peut même pas penser à une éventuelle affiliation avec L’EFFROYABLE SECRET DU DR. HICHCOCK ou LE SPECTRE DU PROFESSEUR HICHCOCK, tout deux de Riccardo Freda, puisqu’ils étaient sortis une dizaine d’années auparavant. Peut être étais-ce tout simplement une façon de rallier le film de Fernando Di Leo à la filmographie d’Alfred Hitchcock dont une histoire de tueur en série, FRENZY, fut distribuée en France plus ou moins à la même période. Le mystère demeure ! En tout cas, la version distribuée en France proposait un montage plus épicé que ceux distribués aux Etats-Unis et en Italie. On pouvait ainsi y découvrir quelques gros plans sur l’entrejambe de Rosalba Neri et Monica Strebel. Mais, si pour cette dernière il semble que ce soit bien l’actrice qui s’adonne à cette caresse solitaire, cela n’est pas certain en ce qui concerne Rosalba Neri. En fonction des sources, il semblerait qu’il s’agisse d’un plan ajouté par la suite avec une autre actrice. Pour d’autres, le fantasme marche à fond et il n’y a aucun doute, cette séquence salace en gros plan ne peut appartenir qu’à Rosalba Neri. A vous de trancher à la vision du film ! Source : http://www.devildead.com/indexfilm.php3?FilmID=1266

3 commentaires:

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  2. Bonjour Corto !

    Merci pour tes beaux articles, comme toujours !

    Il me semble que Margaret Lee fut la doublure de Monroe et que ce fut sa mort qui orienta sa carrière en Italie. Elle y épousa un producteur, eut au moins un fils avec lui, qui sera plus tard producteur aux U.S.A.

    Dans une autre partie de sa vie, elle fut la maîtresse de Klaus Kinski mais tua un fan trop entreprenant. L'affaire reste encore mystérieuse. Cela la conduisit en prison et, si le monde du cinéma lui tourna le dos, Kinsi fut l'un des rares qui allait la visiter.

    Sortie vers 1980, le monde du cinéma avait trop changé pour elle...

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  3. Merci Tinterora ! Je te rappelle que je ne fais que l'assemblage des articles ci-dessus ...
    Merci en tout cas pour tes précisions surprenantes !
    À bientôt !

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